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Vérane Otero (Illustrateur)
EAN : 9782344019399
120 pages
Éditeur : Glénat (28/02/2018)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Le chef-d’œuvre de Stefan Zweig, version eighties. L’épouse d’un membre de la haute société s’enfuit avec un jeune homme qu’elle n’a rencontré qu’un jour auparavant. L’occasion pour une femme âgée de revenir sur un épisode similaire de sa vie : une journée qui avait changé le cours de son existence... Tout le monde ou presque connaît l’intrigue de 24 heures de la vie d’une femme : ce récit d’une passion foudroyante, brève et aiguë, l’un des plus grands chefs-d’œuvre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  15 décembre 2019
Lorsque l'on garde d'un récit un souvenir jubilatoire, c'est tout naturellement, empreint d'une certaine et bien légitime excitation toute en retenue, que l'on se penche sur son pendant à bulles histoire de rejubiler un chouïa.
Ben des fois, faudrait pas.
24 heures de la vie d'une femme en est l'exemple parfait.
Le problème, une dichotomie plus que gênante entre le vocabulaire usité et le contexte historique tristement actualisé.
Ça ne matche absolument pas entre un vocable de début XXe et une recontextualisation dans les années 80.
Le dessin est plutôt agréable mais la gêne persistante ressentie à la lecture des toutes premières planches finit par lasser, pire, irriter. Ami Génois, rien de personnel...
Je ne retrouve pas le charme désuet évoqué alors par Zweig.
Je me fade une histoire tristement banale qui n'a d'autre intérêt que d'avoir été initialement contée par un orfèvre des mots qui se suffisaient alors à eux-mêmes.
Au fallacieux mais néanmoins louable prétexte de "reboot en mode sans échec", nul besoin d'y accoler des dessins, surtout s'ils contribuent, au final, à dénaturer une oeuvre première d'une force et d'une intensité que l'on pressentait déjà complexes à imager.
24 heures de la vie d'une femme.
Tiens, j'aurais dis bien plus...
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ManouB
  28 janvier 2019
D'après le roman éponyme de Stefan Zweig.
Alors qu'il est en vacances sur la côte californienne, le narrateur assiste incrédule à la disparition de Clarissa, l'épouse d'un des vacanciers. Elle aurait quitté son mari et ses deux filles pour partir subitement avec le jeune prof de tennis, un jeune playboy qu'elle connaissait à peine depuis 24 heures.
Les langues se délient et tous les vacanciers présents émettent leurs hypothèses. Parmi eux, seul Brett Burroughs, le narrateur, écrivain de son état, va la défendre avec sincérité.
Le soir venu, Madame Z., touchée par ses paroles, va lui confier à son tour qu'elle aussi a vécu, des années auparavant, un épisode de passion intense, inexorablement attirée par les mains d'un homme, croisé par hasard et qu'elle ne connaissait pas auparavant.
L'auteur Nicolas Otero a choisi, pour cette adaptation en Bande dessinée, de transposer le grand classique de Stefan Zweig dans le Las Vegas des années 80.
Il y glisse au passage quelques références de ces années-là, mais les personnages rebaptisés, y jouent le même rôle. Malgré ces quelques changements, le texte d'origine a été conservé dans sa majeure partie.
J'ai tout de même été gênée par le décalage avec l'oeuvre de Zweig.
L'intensité dramatique n'est pas au rendez-vous et les moments de passion ressentis à la lecture du roman de Zweig, sont comme "assourdis" dans la bande dessinée.
La transposition dans les années 80 n'apporte rien à l'histoire et la rend moins crédible : les femmes étaient bien plus libres à cette époque que dans les années 30 et si une femme mariée quittait ainsi subitement son mari, cela ne provoquait pas du tout le même genre de "scandale", même dans les milieux bourgeois, qu'au début du XXe siècle comme c'est le cas dans le roman de Zweig.
Je ne connaissais pas le graphisme de Nicolas Otero et j'ai découvert une oeuvre très cinématographique intéressante.
Mais le fait de la transposer dans des temps plus modernes a, à mes yeux, enlevé beaucoup au charme de ce classique que par ailleurs j'adore.
Même si cette Bande dessinée se lit facilement, je n'y ai pas retrouvé l'intensité de la passion du récit d'origine.
J'ai trouvé par contre la couverture magnifique mais je reste et resterai une inconditionnelle de la version d'origine...
Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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Noctenbule
  01 juillet 2018
Direction eighties dans un hôtel chic en Californie. Tranquillement autour de la piscine, les locataires de quelques nuits discutent de la fuite de Clarissa avec un jeune homme abandonnant époux et enfant. Tous se permettent de juger de la morale de cette femme qui ose tout plaquer pour une amourette. Mais qu'en savent-ils vraiment des raisons qui l'ont poussé ainsi ? Se croient-ils supérieur aux autres ? Brett Burroughs leur oppose un autre discours qui ne leur plaît guère. Cependant cette prise de partie va toucher une résidente qui l'invitera dans sa chambre. Elle a une histoire de femme à lui raconter qui a duré une journée qui a, à jamais, bouleversé sa vie. Un récit qui ne laissa pas de marbre cet auteur toxico car un livre naquit peu de temps après. D'ailleurs, n'est pas ce livre que nous venons de lire ? le dessinateur se permet cette mise en abîme en fin de tome.
J'aime beaucoup ce texte, Stefan Zweig et j'ai encore en mémoire la prouesse graphique de David Sala pour « Le joueur d'échecs ». Alors il y avait une attente assez importante de ma part pour la lecture d'autant plus avec cette couverture assez sublime avec un magnifique travail de couleur. La déception est arrivée très vite car l'univers graphique à l'intérieur n'a rien à voir avec l'extérieur. Normal, c'est la compagne du dessinateur qui l'a réalisé, 1ver2anes. On tombe sur un dessin, certes bien fait, mais stantard qui respecte un code assez classique. On retrouve dans quelques cases un travail de couleur mais ce n'est pas suffisant pour rattraper le reste. Les bordures des cases sont arrondies et parfois une demi-page se focalise sur un détail. Faire un choix de mettre l'histoire dans un contexte plus moderne peut éventuellement discutable toutefois pourquoi cette rupture dans le dessin ? Pourquoi la couverture n'est pas en regard avec le contenu. Nicolas Otera est manifestement à l'aise aussi bien à l'écriture qu'au dessin et au dessin, son talent est multiple. le graphisme dans « Le joueur d'échecs » de David Sala était tellement étonnant et riche de détail que là, je me sens un peu frustré. Je ne me suis pas laissée emporter et je le regrette amèrement. Il manque une force, une énergie, du tourment, de la passion qui ne se retrouve nullement. Dommage.
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sassenach
  04 décembre 2019
A la résidence Casa Blanca, petit hôtel de luxe d'un quartier huppé de San Diego, les clients sont témoins, une nuit, de la détresse d'un des clients. Monsieur de Saint-Just, un habitué des lieux, cherche à grand bruit son épouse Clarissa. Il semblerait que cette belle blonde soit partie avec le jeune professeur de tennis, passionné de surf à l'allure rasta. Les autres clients, qui connaissent bien le couple, ne peuvent s'empêcher de jaser et de s'interroger sur ce départ inattendu car Clarissa n'avait rencontré le jeune homme que peu de temps avant et ne semblait pas avoir eu beaucoup de contact avec lui. Cela énerve un peu Brett Burroughs, un écrivain en mal d'inspiration, qui pense que l'amour peut survenir de façon inattendue. Sa défense passionnée de Clarissa est remarquée par Miss Z, une vieille dame habituée des lieux et qui décide de se confier à lui. Elle va lui raconter sa rencontre à Las Vegas, alors qu'elle est devenue une jeune et riche veuve sans but ni motivation, avec un jeune homme accro au jeu …
Les adaptations de romans en BD ne manquent pas depuis quelque temps … il semble même qu'elles pullulent et ce n'est pas pour me déplaire, même si, le plus souvent, je n'ai pas lu le roman adapté. Ici, c'est donc encore le cas : je n'ai pas lu le roman de Stefan Zweig (en fait, c'est facile, je n'ai rien lu de lui !) et je ne peux donc juger de la fidélité à l'histoire originale, sauf, bien sûr que le récit de la BD se passe de nos jours et donc pas à l'époque du roman. Par contre, il me semble que la façon de s'exprimer des personnages, un peu surannée et précieuse, est bien ancrée dans l'oeuvre originale (à moins que ce ne soit juste que le milieu huppé dans lequel ils vivent qui les fait parler ainsi !). Une partie du récit se déroule donc maintenant et les évènements racontés par Miss Z ont lieu en 1986, période qui est tout à la fois éloignée et proche. le dessin m'a énormément plus mais forcément, c'est Nicolas Otéro aux crayons et j'adore son style donc cela ne pouvait que me plaire … d'ailleurs, c'est parce que c'est lui le dessinateur que je suis allée vers cet album. J'ai tout de suite reconnu le trait anguleux et précis, les décors soignés et les personnages bien typés, le tout magnifié par des couleurs bien choisies. L'histoire est celle d'une femme qui tente de sauver un homme, qui est en proie à une passion, un amour fou, qui essaie de convaincre sa raison de faire les bons choix mais dont les émotions sont puissantes. C'est étonnant de voir combien un homme a su rentrer la psychée féminine, à comprendre ce qui peut se passer dans le coeur d'une femme, ses espoirs, ses déceptions, ses besoins et ses envies, et comment le coeur et la tête se disputent les décisions. J'ai donc trouvé l'ensemble bien mené, sans excès et réaliste. Pas un coup de coeur pour avoir eu un peu de mal à m'identifier malgré tout à Miss Z, qui m'a paru très « fleur bleue » et adolescente dans ses réactions (mais cela se comprend vu la vie protégée qu'elle a mené avant) mais pas loin quand même !
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zazimuth
  07 août 2019
Je connaissais de nom le roman de Stefan Zweig sans jamais l'avoir lu je ne peux donc pas savoir comment le texte a été modifié ou interprété dans cette adaptation.
J'ai été attirée à la médiathèque par la couverture de l'album que je trouve magnifique avec un sublime travail sur les techniques, textures et couleurs.
Il y a un récit cadre dans lequel un auteur en panne d'inspiration dans un luxueux hôtel de station balnéaire assiste à la disparition d'une femme qui semble avoir quitté son mari pour un jeune surfeur sur un coup de tête.
C'est dans ce contexte qu'il se rapproche de Miss Z., vieille femme qui va lui raconter un épisode de sa vie qui a complètement changé son existence… 24 heures dans la vie d'une femme qui a rencontré un Angel possédé par le démon du jeu dans un casino.
Récit prenant
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critiques presse (2)
Sceneario   26 mars 2018
Question philosophique, mais traitement accessible. Et beau dessin classique. 24 heures passionnantes en leur genre !
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest   27 février 2018
Pour qui ne connaît pas l’œuvre, Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme s'avère un exercice de style indéniablement réussi sur la forme, mais, du fait d'un défaut de crédibilité et d'un graphisme ne relayant pas le souffle de l'écrit, l'amateur de classique ressentira un soupçon de déception là où le néophyte sera satisfait.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
zazimuthzazimuth   07 août 2019
Ce n'est nullement une insulte, Vincenzo. Mais la négation du fait incontestable qu'une femme, à maintes heures de sa vie, peut être livrée à des puissances mystérieuses plus fortes que sa volonté ou son intelligence, dissimule seulement la peur de notre propre instinct, la peur du démonisme de notre nature et que des personnes comme vous semblent prendre plaisir à se croire plus fortes, plus morales et plus pures que les gens "faciles à séduire" !! (p.19)
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ManouBManouB   28 janvier 2019
Depuis je vis paisiblement, car au fond, vieillir n'est pas autre chose que de n'avoir plus peur de son passé.
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zazimuthzazimuth   07 août 2019
Tout être humain sur cette planète combat ses démons personnels, son addiction, qu'il s'agisse de jeu, de sexe, de sport ou de barres chocolatées… (p.14)
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zazimuthzazimuth   07 août 2019
J'ai personnellement plus de plaisir à comprendre l'être humain qu'à le juger. (p.21)
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