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Nicolas Jamonneau (Illustrateur)
EAN : 9782491874032
283 pages
Éditeur : Éditions Crin de chimère (26/04/2020)

Note moyenne : 4.46/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Enfant, Jessica Janin a connu l’horreur. Enlevée et séquestrée par Léon Schwartz, un pédophile de la pire espèce, elle a sauvé sa vie de justesse.
Lorsque vingt-quatre ans plus tard, elle apprend la mort du criminel en prison, la jeune femme pense qu’elle pourra enfin tourner la page du traumatisme qui la hante toujours.
Mais Schwartz, qui a passé un pacte avec le Diable, revient d’entre les morts sous la forme d’un vampire, bien décidé à se venger de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Wolkaiw
  29 juin 2020
Une tache rouge sang macule la partition d'une des Nocturne de Chopin… Les notes de musique s'effacent à mesure que le liquide progresse sur la feuille. Il ne reste bientôt plus qu'un informe magma, seul témoin de la violence de la scène trônant fièrement sur le pupitre du piano. Les gouttes ruissellent le long de ce majestueux instrument, formant une sinistre cascade, vernissant les touches d'une délicate couleur pourpre. Une ombre malfaisante glisse et s'échappe par la fenêtre ; l'heure est venue, le spectacle peut enfin commencer.
Nocturne de Sang est un roman singulier associant la bestialité des vampires au pouvoir de la religion, le tout rehaussé par la somptuosité de la musique classique et la beauté de la solidarité. Les thèmes abordés sont aussi durs et impitoyables que peuvent l'être les créatures maléfiques envers leurs victimes. Certaines scènes peuvent choquer voire heurter la sensibilité des âmes les plus sensibles. Il est question de massacre, de pédophilie, de traque... Michel Pelini narre une histoire sombre et violente, il ne ménage personne et cela fait du bien ! le lecteur n'est pas un enfant à qui l'on met une main devant les yeux pour qu'il ne voit pas les choses, au contraire, on l'incite à regarder, à comprendre le fonctionnement, à enregistrer les mécanismes pour déchiffrer l'intrigue. Il est aux premières loges d'un lugubre concerto, spectateur malgré lui d'un drame dont il ne soupçonne pas la portée.
Jessica, une jeune pianiste, est l'unique rescapée d'une série de meurtres tous plus accablants les uns que les autres. Elle a été la victime d'un pédophile-tueur et ne doit sa survie qu'à son incroyable et vive intelligence mais aussi à son amour pour le célèbre compositeur ; Frédéric Chopin. le calvaire qu'elle a enduré nous saute au visage, une détention malsaine, sournoise, pernicieuse et violente. Si l'enfer sur Terre portait un nom, ce serait sans conteste Léon Schwartz, cet être ignoble, totalement immoral et répugnant. le ton est donné, l'histoire gravitera autour du personnage de Jessica Janin, une âme brisée ayant trouvé la force de se battre dans la musique. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même, une figure que l'on projette sur le devant de la scène, une personnalité que les médias et les réseaux sociaux érigent au rang de victime mais aussi de symbole.
L'ombre se faufile à travers la ville, slalome entre les voitures et grimpe aux arbres afin de rejoindre une destination connue d'elle seule. Les effluves fruités de son dernier repas se rappellent à sa mémoire et la créature se lèche les babines en guise de satisfaction. Un grognement guttural s'élève dans la nuit et brise le silence. D'autres lui répondent, formant un choeur dont l'écho se répercute à l'infini…
Oh les vampires ! Un vaste thème ayant fait couler énormément d'encre. Dracula, Twilight, les idées reçues et les succès sur ces suceurs de sang ne manque pas. Que faire ? Suivre la marche ou emprunter une route sinueuse et escarpée dans l'espoir de se différencier ? Je ne suis pas experte en vampire, je ne puis donc vous affirmer si le traitement de ces créatures est ici novateur ou non. Michel Pelini, à travers le personnage antipathique de Léon Schwartz, propose d'assister à la “naissance” d'un vampire, de découvrir les épreuves qu'il va devoir passer ainsi que l'objectif qu'il doit atteindre. Au fil du récit, le lecteur rencontre plusieurs vampires dont les pouvoirs diffèrent selon l'âge qu'ils ont. Chaque vampire a un rôle bien défini dans ce que l'on pourrait appeler l'organisation du Mal. Les plus puissants sont au sommet de la hiérarchie et distribuent les ordres. Avec délectation, j'ai appris à découvrir les vampires de Nocturne de Sang, des individus corrompus, abjects et violents, des êtres damnés pour qui plus aucune rédemption n'est possible.
La religion occupe une place intéressante dans la mesure où elle fait intervenir des chasseurs de vampires dont les armes ne sont pas forcément égales à celles des suceurs de sang. Les forces sont déséquilibrées mais les combats font rage.
le personnage de Jessica, bien que relativement passif face à la succession des événements permet d'introduire et de traiter de nombreuses thématiques. Femme célèbre non seulement pour son talent en tant que musicienne mais aussi pour à cause de son histoire d'enlèvement et de séquestration, Jessica mène une vie sous le feu des projecteurs, une vie qu'on lui impose et dont elle ne tire pas les rênes. Son passé la hante et les souvenirs de ces horribles années lui vrillent le coeur. Tout le monde la considère comme une victime, comme la pauvre petite fille ayant survécu à ce tristement célèbre tortionnaire, ravivant chaque fois les plaies qu'elle s'évertue à panser. Les plateaux-télé parlent régulièrement de l'affaire et ne cessent de la solliciter pour répondre à des entretiens.Personne n'imagine qu'au fond, ce qu'elle désire, c'est passer l'éponge, tourner la page et aller de l'avant sans qu'on s'arrête chaque fois sur son passé. La gestion de cette double célébrité est très intéressante, contribuant à rendre le personnage de Jessica aussi bien atypique qu'horriblement torturé.

D'épaisses volutes de fumée percent le rideau opaque de l'obscurité. le feu semble tellement loin que nul ne le remarque, personne ne s'en méfie. Pourtant, il n'y a pas de fumée sans feu et le danger pourrait être bien plus près qu'il n'y paraît. Quelque part dans les fourrées qui bordent la forêt, un étrange rituel a lieu. Une hideuse et informe créature sort de terre, tous crocs dehors. Son hurlement est tel que tous les oiseaux s'envolent dans un même mouvement, terrorisés par ce cri venu tout droit des entrailles des enfers.
Plusieurs rencontres jalonnent le récit parmi lesquelles celles de deux frères chasseurs de vampires ; Mathieu et Maxime. Leur route va croiser celle de Jessica et c'est ensemble qu'ils vont effectuer une partie du chemin. Les passages relatifs aux deux frères sont particulièrement réussis, témoignant du lien sacré et privilégié qui les unit, de cette même détermination à sauver les autres, de ce même désir à vaincre les créatures du Mal. Maxime est atteint d'autisme et je ne vous cache pas que cela renforce les liens fraternels, apportant quelques touches de tendresse non négligeable dans l'océan de noirceur qu'est le livre. Maxime n'est pas un personnage figuratif, son trouble neurologique est en réalité un don qu'il transforme en force. L'auteur en a fait une figure importante voire centrale dans le récit, lui accordant une attention toute particulière. Avec son frère, Mathieu, ils apportent l'aspect religieux du livre, ils incarnent cette éternelle lutte du bien contre les forces du malin, cette opposition millénaire contre un ennemi presque invisible et pourtant si violent.
L'auteur a effectué un véritable travail sur la personnalité et surtout l'origine de chaque protagoniste, mettant un point d'honneur a parlé du passé de chacun, à insister sur les moments-clés de leur vie afin de brosser un portrait le plus complet possible. J'ai été très sensible aux flash-back, notamment ceux concernant la famille de Mathieu et Maxime. Chaque personnage, à sa manière, a un destin brisé, une existence torturée, tous me font penser à des âmes en peine que le hasard a réunies autour d'une immense confrontation. Ils ont énormément souffert et cela se ressent, non seulement dans la façon dont ils se comportent les uns envers les autres mais aussi dans l'appréhension, dans cette peur d'être déçu à nouveau ou de perdre un être cher.
Chaque personnage est amené à livrer de multiples batailles, certains sur des terrains physiques, d'autres sur des terrains plus psychologiques. Que cela se passe sur terre ou dans la tête, la violence et la brutalité des affrontements restent la même ; personne n'en sort indemne.
le livre est divisé en plusieurs parties assez longues qui sont autant de chapitre de la vie de la musicienne et de son bourreau, Léon. Les multiples sous chapitres apportent des précisions, permettant de changer les points de vue et les époques, dressant ainsi un large panorama non seulement des personnages mais aussi des thématiques abordées. Cela étant, le rythme imposé par Michel Pelini est intense, l'intrigue haletante et nous suivons chaque avancée avec énormément d'attention, décortiquant le moindre détail à la recherche d'un indice, d'une révélation. En effet, le roman ressemble à un immense puzzle dans lequel les pièces les plus éloignées finissent par se rejoindre et ainsi former une superbe mosaïque très colorée. le destin de chaque personnage semble intimement lié à celui des autres, comme si une force supérieure c'était amusée à volontairement brouiller les pistes puis à soudainement lever le voile.
La bête ouvre les yeux et déjà elle ne pense qu'à se repaître. L'appel du sang est si fort qu'elle doit réfréner ses pulsions pour ne pas se précipiter et gâcher son repas. le monde autour lui semble tellement vaste qu'il lui donne presque le tournis. Au loin, elle distingue quelques accords de musique, réveillant une vieille douleur, de celles qui vous hantent même après la mort.
Attention à ne pas mettre ce livre entre les mains de tout le monde, comme je le disais précédemment, certaines scènes violentes peuvent heurter les âmes sensibles. Les sujets abordés sont durs, pédophilie, séquestration, massacre ; la mort dans toute sa splendeur. L'auteur ne fait pas dans la dentelle, offrant à l'histoire une ambiance très sombre, si noire que l'on pourrait presque s'y perdre. Tout est malsain et le personnage de Léon incarne à lui tout seul le summum de la malsanité.
Nocturne de sang aborde également d'autres thèmes, sans doute pas aussi violents mais tout de même très durs et surtout délicats. La question de l'autisme est évoquée avec le personnage de Maxime. À travers le vécu et la célébrité de Jessica Janin, l'auteur parle du respect de la vie privée et de la facilité des gens à juger. Bien souvent, les individus pensent tout savoir sur les autres, se nourrissent de ce qui circule sur la toile et se forgent ainsi une opinion des personnes dont la vie est exposée. Ils sont persuadés, à tort, de pouvoir expliquer telle ou telle réaction en tenant compte de tel ou tel événement.
Michel Pelini possède une très jolie plume, cette dernière nous immerge parfaitement dans Nocturne de Sang, ce récit fantastique teinté d'horreur. le seul bémol que j'ai soulevé concerne la présence de quelques termes appartenant au registre familier dans la narration, cassant totalement le rythme de la phrase. Je sortais de la lecture, me demandant ce qu'ils faisaient là. Il s'agit d'un tout petit point que je tenais toutefois à soulever. Dans l'ensemble, j'ai été séduite par les qualités de conteur de l'auteur, par la facilité avec laquelle il nous entraîne dans la noirceur de son récit sans jamais nous ménager.


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Chroniqueuse
  20 mai 2020
Que diriez-vous d'un thriller fantastique avec un récit haletant qui puisera vos réserves d'adrénaline? Nocturne de sang par Michel Pelini est le roman par excellence à se procurer sans attendre.
Je tiens à remercier éditions Crin de chimère, mon partenaire pour m'avoir proposé cette pure merveille.
Je suis tombé sous le charme de cette SUBLIME première de couverture qui transmet parfaitement le thème de l'ouvrage et s'accorde avec le plat verso lequel m'a davantage incité à accepter ce service presse.
Michel Pelini plonge le lecteur dans un univers sombre, effrayant, sanglant où le répit est impossible voir inexistant.
L'histoire de Jessica est douloureuse et traumatisante cause de son enlèvement et sévices subis par un pédophile ignoble.
Michel Pelini aborde la pédophilie crument, certains passages seront éprouvants, mais nécessaires pour le déroulement de l'histoire.
Après son évasion de son bourreau, c'est une femme musicienne talentueuse qu'on retrouve avec des forces et des faiblesses essentiellement une certaine réticence à lâcher prise avec un homme et une incapacité à extérioriser convenablement ses sentiments avec sa fille aussi.
C'est une alternance entre le passé et le présent bien détaillé qui va s'installer pour présenter chaque personnage en divulguant son passé, brossant son portrait psychologique avec une plume totalement immersive afin de poursuivre ce récit sanguignolant, où l'ignominie de Satan et des vampires est immonde , mais la foi présente à travers un personnage attachant comme Maxime.
L'ambiance est parfois oppressante par ce combat incessant entre le mal et le bien qui divulgue la noirceur ou la bonté de l'être humain.
C'est un bain de sang à haute dose qui vous attend donc âmes sensibles s'abstenir et pourtant il serait dommage de le manquer, car l'écriture est diablement envoûtante!
Une suite à Nocturne de sang serait la bienvenue.

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Kioki
  04 mai 2020
Deuxième lecture chez Crin de Chimère, et une deuxième jolie découverte que j'ai apprécié lire. Michel Pelini a su présenter le vampire sous ses aspects les plus bruts et les plus cruels, loin des clichés de la bit-lit, et si on peut lui accorder un bon point, c'est bien celui-là.
L'histoire se déroule entre plusieurs personnages de divers horizons, mais tous reliés par une chose : la mort. Il a été très intéressant d'en apprendre sur chacun d'eux, de toucher leur vision du monde réel et surnaturel, de voir les liens que chacun nourrissait. Même les personnages qui ne sont plus présents à l'instant T de l'histoire finissent par nous séduire et donner au roman ce petit plus très étrange, entre mort et vie, un peu atemporel, à l'image de la vie de vampire finalement.
Et parlons-en de ce petit truc. La plume est dotée d'un petit truc qui accentue davantage l'atemporalité de ce récit sombre. de prime abord, elle est assez simple, fluide, lisible, mais plus on plonge dans le texte, plus on s'aventure entre deux points de vue, et plus le côté très particulier de l'histoire ressort. Michel Pelini a choisi une structure de récit aussi étrange et angoissante que son univers, un petit plus atypique qui compense et efface, peut-être peut-on le dire, ces quelques maladresses plus communes à la littérature.
Malgré l'originalité choisie pour partager le récit, plusieurs éléments sont malheureusement venus teinter ma lectures de quelques hésitations, même de déceptions. J'ai trouvé dommage de lire quelques répliques à la mode méchant cru forcé, un peu "too much", et ces quelques bon vieux clichés qui traînent sur certains détails, notamment la vision du monde fédéral celle de l'hôpital psychiatrique, un peu dépassée depuis plusieurs années. Mais ce qui m'a le plus gênée reste sans doute les personnages. Si tous avaient ce quelque chose d'intéressant au début (peut-être l'effet nouveau), je n'ai pas le moins du monde su m'attacher à l'un d'eux, si ce n'est peut être notre bon vieux Léon Schwartz, détestable à souhait. le personnage de Jessica, mère fragile aux sentiments faciles, celui de Mathieu, chasseur de vampires sans trop de défaut, et celui de Maxime, son petit frère autiste, m'ont paru trop peu approfondis, trop restés en surface, pas assez convaincants ou touchants. Et c'est dommage, parce que le personnage de Jessica aurait pu être tellement plus vu ce qu'elle laissait transparaître au début des événements.
En bref, une jolie découverte qui mérite un coup d'oeil et une attention. On se plaît à découvrir l'intrigue et l'apprécier sans mal. Outre les personnages peut-être maladroits, il s'agit surtout d'un récit d'aventures sombre, plein de scènes pesantes et terribles, réelles mais dérangées, au coeur des Hommes les plus mauvais que l'humanité ait connus et ceux qui cherchent à les faire disparaître.
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Satinesbooks
  16 juin 2020
Je remercie chaleureusement les éditions Crin de Chimère pour l'envoi de ce roman en service presse. Nocturne de sang est un roman dans lequel je me suis lancée avec une petite réticence. N'étant pas forcément fan du côté pédophilie, j'ai eu peur que ça prenne beaucoup de place dans ma lecture. Finalement, j'ai passé un très bon moment de lecture !
On fait la rencontre de Jessica Janin, une femme dont la jeunesse a été marquée par la séquestration et les viols répétés de Léon Shwartz dont le nom est aussi noir que son âme. Retenue en otage par cet homme, elle réussit à lui échapper de justesse lors d'un moment d'inattention. Depuis, elle essaye d'avancer et de reconstruire sa vie. Sa vie va prendre un tournant inattendu lorsque la mort de son bourreau est annoncée. Seulement, ce qu'elle ne sait pas, c'est que Léon a fait un pacte avec le diable et que ce qu'il veut par-dessus tout… C'est se venger.
Le pitch est simple mais original. Je n'avais jamais lu de roman où les vampires croisent les pédophiles. J'aime plutôt l'idée de renouveau dans ce genre. Vous le savez (ou pas), si vous avez lu mon article au sujet de ces petites choses que je n'aime plus retrouver dans mes romans, les vampires sont un sujet qui m'a lassé. Je ne lis que très peu de romans avec ces créatures mythiques. Ici, cela ne m'a pas dérangé plus que cela parce que cela reste quand même au second plan. Bien sûr, le personnage de Léon est important mais, personnellement, je me suis plus focalisée sur le personnage de Jessica Janin.
Les personnages sont vraiment bien travaillés : Léon m'a fait froid dans le dos. Aucun remord, aucune envie de se répandre en excuse. Non, le mec est un connard jusqu'au bout. J'ai aussi beaucoup aimé Mathieu et Maxime. Deux frères qui sont proches l'un de l'autre : Maxime est un jeune autiste très attachant. Sa vision de la vie et ses pouvoirs sont très intéressants. Mathieu est un personnage que j'ai apprécié découvrir pour sa réflexion, son calme et son intelligence.
Ce que j'ai beaucoup apprécié, c'est l'équilibre dans ce roman. La pédophilie est présente, clairement. Ce n'est pas un roman à mettre entre toutes les mains. Cependant, j'ai trouvé que l'auteur n'en faisait pas trop. Oui, ce n'est pas top, oui, on parle d'un monsieur qui a un sacré gros problème mais cette thématique est abordée que lorsque c'est nécessaire, lorsque cela fait avancer l'intrigue et ça, c'est top ! Ça m'a rapidement rassuré. On a la même chose avec l'autisme de Maxime. En effet, c'est une thématique dont je ne pensais pas croiser la route dans ce roman. Je suis positivement surprise. Beaucoup d'auteurs en parlent de nos jours, mais ce que je n'aime pas avec ce genre de thématique, c'est de montrer la différence entre les autistes et autres. Ici, on n'est pas forcément le cas. Oui, Max est autiste, on en fait une force et ça passe. En aucun cas il y a Max d'un côté et les autres de l'autre. Non, on forme une équipe, une unité avec ses différents personnages et psychologies et ça, j'aime énormément !!! Bravo à l'auteur pour cette touche que j'ai grandement appréciée.
L'intrigue va mêler intelligemment une réalité certaine à un univers de créatures légendaires comme les vampires. Plus l'intrigue avance, plus on avance dans le dérangeant, le fascinant. L'auteur parvient à ne plus faire décrocher le lecteur du roman avant d'avoir le fin mot de l'histoire. J'ai trouvé ça chouette. L'intrigue va aussi permettre d'avoir deux histoires (celle de Jessica et celle de Mathieu & Maxime) qui vont s'entrecroiser et finir par se rejoindre dans un final intense et filmique. Sortez le popcorn, c'est assez spectaculaire.
Seule chose qui m'a un peu fait tiquer, c'est le statut de personnage spectatrice qu'à Jessica. En effet, même si elle est au coeur de l'intrigue, elle est la victime principale, on se retrouve avec un personnage qui, par moments, va se « laisser porter » par les événements et par Mathieu et Maxime qui sont en première ligne du combat.
La plume de Michel Pelini est très visuelle. J'aime beaucoup ce côté-là de la plume. Cela apporte beaucoup d'actions dans l'imagination du lecteur. Michel Pelini a un certain talent pour décrire les ambiances, les paysages, les décors. On passe du calme à la folie en quelques mots, les émotions se véhiculent d'une manière intense et intelligente.
Bravo à l'auteur pour ce roman et à l'illustrateur pour cette couverture incroyablement belle.
Lien : https://satinesbooks.wordpre..
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Loudesboisblog
  08 juin 2020
Nocturne de sang est une histoire vraiment, mais vraiment pas comme les autres. Nous suivons les aventures de plusieurs personnages dont les membres de la famille Leroux, mais surtout l'histoire de Jessica Janin qui fut la victime d'un kidnapping et de multiples agressions sexuelles lorsqu'elle n'était qu'une enfant. Elle est d'ailleurs connue parce que c'est la seule victime du pédophile Léon Swartz à avoir survécu.
Nocturne de sang est un roman fort en émotion, riche en suspense et qui se lit d'une traite. À peine commencé, je suis restée scotchée à ma liseuse pour connaître le fin mot de l'histoire. C'est fou, car le roman est très réaliste grâce aux différents sujets qu'il traite comme les violences sexuelles, la pédophilie, la célébrité, les religions et les différentes croyances. Et puis en parallèle, il y a tout le côté imaginaire avec les vampires. J'ai adoré l'équilibre entre les deux univers et c'est vraiment plaisant à découvrir.
Je trouve d'ailleurs ce travail d'équilibre finement bien mené, par moment, on oublierait presque qu'il y a des vampires dans l'histoire. Et un instant plus tard, nous sommes spectateurs de faits horribles. D'ailleurs, il faut avoir le coeur bien accroché pour dévorer ce livre. Mais je vous rassure, étant une âme sensible moi-même, j'avais quelques appréhensions et puis, je me suis laissée porter par le roman. Résultat ? Je l'ai vraiment adoré. Et pourtant, je ne suis pas une grande amatrice de vampires, pour ne pas dire que je n'en lis pas du tout. Mais il y avait ce petit quelque chose dans le résumé qui a titillé ma curiosité et heureusement. C'est une lecture que je ne suis pas prête d'oublier.
Tout est vraiment bien dosé dans ce roman, autant les moments sombres que les moments d'espoir. On ne sait vraiment pas où l'auteur va nous mener, mais on veut quand même y aller. La présence de la musique dans le livre est d'ailleurs apaisante et permet d'offrir des instants de répit. Il ne faut pas sous-estimer son pouvoir et son côté “thérapeutique” si je peux me permettre.
De plus, le roman nous propulse à différentes périodes pour mieux nous présenter chacun des personnages. On y apprend leur passé, leurs faiblesses et les événements qui ont fait d'eux qui ils sont aujourd'hui. J'ai vraiment aimé les liens entre les différents personnages, pourtant au début, on nous présente plusieurs personnes à des périodes différentes qui ne semblent avoir aucun point commun. Et au fil de notre lecture, on comprend. L'auteur nous distille des éléments et des indices sur la suite des événements sans que l'on s'en rende compte. C'est comme si chaque page nous donner une pièce d'un puzzle et c'est vraiment bien joué.
J'ai adoré la force mentale de Jessica, autant petite qu'adulte, elle a de la ressource et tente toujours de garder son sang froid. J'ai vraiment apprécié la manière dont ce personnage est traité. Malgré son passé, elle ne se laisse pas abattre et même réfléchit toujours à la meilleure façon d'agir. Elle sait prendre du recul, se remettre en question et tente de faire aux mieux les choses pour sa fille. Aussi, j'ai aimé la façon dont est traité son traumatisme, rappelant que ce genre de violence se rappelle à nous tout au long de notre vie. Contrairement à ce que nombreuses romances tentent de nous faire croire avec des traumatismes qui disparaissent à la vue d'un beau brun ténébreux et orgueilleux. (Je m'égare non ?)
Avec les différents points de vue, on découvre aussi la façon de penser de Léon, le monstre et pédophile de l'histoire. C'est assez troublant de découvrir sa vie, ses pensées et sa manière d'agir, mais je trouve ça très intéressant de voir son point de vue. Souvent, le point de vue des “méchants” est rapidement traité, alors que dans ce livre, il est vraiment développé et travaillé.
Je pense que c'est ce que j'ai préféré dans ce livre, la façon dont chaque personne est vraiment écrit et développé. Bien sûr, je pourrais vous parler de Mathieu et de Maxime, mais je préfère vous laisser découvrir leur histoire.
Je terminerai avec le style de l'auteur. Je l'ai trouvé très prenant. Comme je vous ai déjà dit plusieurs fois, le livre est très bien équilibré et il est vraiment addictif. On ressent vraiment quelque chose en le lisant, parfois de la peur, parfois de l'espoir. La façon dont est raconté tout cela nous pousse à imaginer des scénarios différents, certains plus heureux que d'autres. Et tout semble possible.
En bref, ce fut un vrai coup de coeur pour moi. J'ai adoré ce roman et je ne peux que vous le recommander si vous n'avez pas peur d'un peu de sang et des scènes difficiles.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
LadyRavenyaLadyRavenya   03 mai 2020
« Oui, oh oui… Jessica… Je te ferai subir plus de tourments que le Diable en personne…
— Vous êtes un peu vantard, non ? »
Il se redressa d’un bond sur son lit. Quelqu’un venait de parler dans sa cellule. Pourtant, il était censé être seul.
Il observa le fond de la pièce, plongé dans le noir total.
« Il y a quelqu’un ? » hasarda-t-il.
Depuis la pénombre, une voix féminine lui répondit :
« Je disais : vous êtes un peu vantard, non ? Croire que vous pourriez faire mieux que le Diable. »
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AlouquaLectureAlouquaLecture   23 mai 2020
« Tu as bien changé, tu sais ? J’ai failli ne pas te reconnaître »

L’intrus qui s’adressait à elle restait invisible dans le noir, mais la voix lui était familière. Trop

Mon Dieu, on dirait…

« C’est bien moi. »

Lentement, Léon Schwartz émergea des ténèbres et vint se placer dans un carré de lumière jaune projetée par la fenêtre.

« Bonsoir ma douce, dit-il. Heureux de te retrouver. »
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KiokiKioki   04 mai 2020
Elle se pétrifia alors que son cerveau en ébullition cherchait en vain à interpréter le spectacle aberrant qui s’étalait sous ses yeux. Malheureusement, aucune explication un tant soit peu acceptable n’était de mise, à présent.

Un cadavre d’animal reposait sur le marbre blanc, ouvert en deux comme les lapins vendus chez le boucher. Sauf que le pelage blanc tacheté n’était pas celui d’un anonyme futur plat en sauce mais celui d’Uggie. Le petit chien avait été éventré et vidé ; ses organes reposaient à côté de lui en un magma de viscères gluants.
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WolkaiwWolkaiw   14 mai 2020
Maxime songeait souvent qu'il était sans doute plus facile de prévoir la trajectoire d'un électron que de comprendre un être humain avec son incohérence, sa déraison, son absurdité, et ses contradictions à côté desquelles le chat de Schrödinger, à la fois mort et vivant, était un exemple de simplicité.
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