AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782809711684
176 pages
Editions Philippe Picquier (03/03/2016)
3.88/5   12 notes
Résumé :
Une exploration littéraire de la société coréenne entre ville et montagne, rencontres et paysages, réalité et imaginaire. L’écriture, tour à tour précise ou contemplative, ponctuée d’humour, respire au fil des découvertes. Peu à peu ce promeneur curieux de tout est entraîné vers un vagabondage intérieur. En allant toujours plus à l’est, c’est lui-même qu’il a trouvé.
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
sandrine57
  30 juillet 2021
C'est un jour d'hiver que Benjamin Pelletier atterrit à Séoul. Il y passera les quatre saisons, seul étranger à Malli-dong, quartier populaire à flanc de collines, enchevêtrement de constructions anciennes, habitations et gargotes. Pendant un an, il va découvrir une culture, une langue et essayer d'appréhender ce pays qui lui est inconnu.
Par petites touches, Benjamin Pelletier nous introduit en Corée du sud. L'esprit ouvert et bienveillant, il parle de ses rencontres, de ses découvertes culinaires, des moeurs coréennes, truffant d'anecdotes, parfois drôles, parfois tendres, un récit de voyage original. Sans essayer de brosser un tableau global, l'auteur s'attache aux détails qui rendent chaque voyage si particulier.
Une année bien remplie, suffisante pour s'attacher à ses vieilles voisines, pour se familiariser avec les traditions millénaires du pays, pour découvrir son Histoire, s'imprégner de ses couleurs, de son atmosphère. Un an aussi pour quitter la capitale, s'envoler pour l'île de Jeju ou aller voir les miradors nord-coréens sur la DMZ. Quatre saisons pour goûter au froid glacial de l'hiver coréen, à la douceur du printemps, aux pluies diluviennes qui précèdent un été chaud et lourd, à la magie des ginkgos parés d'or en automne.
Mélange de méditations philosophiques, d'explications théoriques et de récits du quotidien, Toujours plus à l'est est une véritable invitation au voyage qui se lit comme un roman. Agréable et dépaysant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          382
LePamplemousse
  19 janvier 2021
Cette découverte de la Corée du Sud est un mélange de récit de voyage, de réflexions philosophiques et de petits points d'informations historiques.
L'auteur prend son temps pour nous raconter une année de sa vie, une année contemplative, immersive dans une culture très différente de la nôtre.
J'ai aimé son écriture, le fait qu'il ne fasse pas un récit exhaustif de ses journées mais qu'il prenne son temps pour nous parler aussi bien de la réaction de ses voisines, de vieilles dames intriguées par ce jeune étranger, que du ginseng, de son travail de professeur de français ou de ses visites touristiques à la frontière avec la Corée du Nord.
J'ai été ravie de découvrir la Corée du Sud de cette façon, par petites touches, comme on apprécie un tableau dans un musée sans se sentir obligé de regarder attentivement tous les autres tableaux de la pièce.
Commenter  J’apprécie          240
Fuyating
  15 novembre 2019
Récit d'un voyage initiatique au pays du "matin calme"
Beaucoup plus qu'un récit de voyage ou un carnet de bord, ce livre nous fait part d'un voyage initiatique. L'auteur nous plonge dans une Corée pittoresque tout en nous donnant des informations historiques et en développant une certaine philosophie de la vie. Au fil du récit, certains objets, des aliments (comme le ginseng), ou des paysages sont sources de réflexions philosophiques intéressantes et poussées.
L'écriture de Benjamin Pelletier est très agréable. L'auteur mêle une touche d'humour au récit qui délecte le lecteur, certains passages sont d'ailleurs mémorables !
L'auteur ne prend pas en compte les diatribes d'un Français qui n'a peut-être pas essayé de comprendre ce pays, et nous fait découvrir une tout autre Corée, à laquelle il s'attache, émerveillé et intrigué par toutes les nouveautés et le dépaysement total auxquels il se retrouve confronté. Toutes ses réflexions peuvent d'ailleurs être utiles pour ceux qui préparent un voyage touristique ou pour ceux qui voudraient découvrir le pays du "matin calme" d'une façon originale ! 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
polarjazz
  31 mars 2018
J'ai emprunté ce livre car il s'agissait des éditions Philippe Picquier que j'affectionne tout particulièrement. J'ignorais qu'ils éditaient des recueils de voyages.
J'ai navigué sur internet afin d'en savoir plus sur Benjamin Pelletier. C'est un homme éclectique et donc passionnant.
Dans "Toujours plus à l'est", il nous raconte sa rencontre avec le peuple coréen. L'auteur est professeur de français pour des étudiants et des salariés d'entreprises. Il découvre un monde de couleurs, d'odeurs fait de sourires et de petites attentions. Une société encore encrée dans ses traditions mais pas arriérée. Même si le modernisme et le capitalisme grignotent peu à peu ce mode de vie, il est quelques îlots de résistance.
Il y a aussi des blessures qui ne guérissent pas (partition entre deux Corée).
C'est sensible et précis mais pas désenchanté.
Commenter  J’apprécie          30
CVolland
  15 avril 2021
Pour quelqu'un comme moi qui ne connait pas la Corée et sa culture ce petit récit de voyage peu être une première approche. le récit n'est pas exempt de clichés ni d'envolés lyriques.  Benjamin Pelletier est parti vivre dans cette péninsule on ne sait trop pourquoi, on ne sait trop comment aussi il parvint à ce faire engager comme professeur de Français pour des  adultes mais les réflexions de ses élèves sont parfois déroutantes un des meilleurs passages d'un livre qui ne laissera pas un souvenir inoubliable.   
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LeBorgneLeBorgne   01 novembre 2016
Qui aime les moments intermédiaires, la transition de la veille au sommeil, le soir, le printemps, l'automne, la rêverie plutôt que la conscience, le questionnement plutôt que la certitude, l'état indécis qui précède une promenade improvisée, les rafales annonciatrices de la tempête, l'élan d'une bête en chasse, le départ d'un feu, ces instants de pur devenir qui soulagent de l'obsession pour les identités figées; qui a le goût des entre-deux préfère aussi les lieux mitoyens, la lisière à la forêt, les contreforts à la haute montagne, le littoral à la pleine mer – et la frontière au territoire. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
LeBorgneLeBorgne   01 novembre 2016
Ce n'est que bien des années après, quand on apprend à sortir des ornières des faux départs en conquérant sa propre langue, qu'on réalise combien les premiers mots plaqués par certains sur nos premières images sont comme des dalles en pierre posées sur des herbes sauvages. 
Commenter  J’apprécie          180
polarjazzpolarjazz   31 mars 2018
Les bouteilles se vident, les yeux pétillent, les voix s'élèvent, les démarches deviennent moins assurées, tandis que les regards se libèrent des convenances sociales. Je sens des yeux qui se posent sur moi, d'abord à la dérobée, puis qui s'attardent de plus en plus, libérés de toute crainte et bienveillants. A côté du bus, au milieu des sacs et des cartons, nous sommes des acteurs en coulisse, découvrant l'être commun qui se dissimule derrière le maquillage de notre personnage. Je suis certain qu'à cet instant où les différences de culture, de langue, d'âge disparaissent d'un coup, il ne me voient pas plus français que je ne les vois coréens - il n'y a pas de frontière entre nous.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
FuyatingFuyating   15 novembre 2019
Tristan me fait l'effet d'un gardien de phare qui attend la relève avec impatience pour s'enfuir au plus vite. Il me tourne autour, il guette, il a dans le coin de l'œil une avidité de vampire. Il se lance enfin, plantant ses crocs dans mon innocence, prêt à inoculer le venin dans son ressentiment : Méfie-toi, méfie-toi, Séoul, ville infernale, les Coréens, fais gaffe, tu verras, les types qui rotent au restaurant, les vieilles qui pètent, les gamins qui se moquent de ton nez, les rues qui ne portent pas de nom, les trucs qui pourrissent sur les toits,les culs-de-jatte du métro, les insupportables sonneries de portables, des écrans géants partout, une consommation effrénée, un monde américanisé, y pensent qu'au fric, et puis les vieux qui te doublent quand tu fais la queue, [...]Voilà, c'est ça, la Corée. Qu'est ce que tu viens foutre ici ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
kuroinekokuroineko   15 février 2020
Trop loin à l'est, c'est l'ouest.

Proverbe irlandais
Commenter  J’apprécie          170

Video de Benjamin Pelletier (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benjamin Pelletier
Vidéo de Benjamin Pelletier
autres livres classés : corée du sudVoir plus
Notre sélection Non-fiction Voir plus





Quiz Voir plus

Voyage en Italie

Stendhal a écrit "La Chartreuse de ..." ?

Pavie
Padoue
Parme
Piacenza

14 questions
544 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , voyages , voyage en italieCréer un quiz sur ce livre