AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782226108210
288 pages
Albin Michel (01/04/1999)
3.44/5   8 notes
Résumé :
" Au matin, de très bonne heure, les hommes avaient chargé la grossière plate-forme.
Tourtes et couronnes, fumant entre les ridelles, présentaient des têtes rondes, mates dans le petit jour, comme des casques de soldats dans une barge de débarquement. Leurs croûtes étaient noires sur les tranches. Entre les larges balafres faites par la lame, les panses rebondies avaient gardé la couche blanche de la farine, " fleurée " sur les paniers pour que la pâte ne col... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique

Années trente, dans le Lot. Cyprien découvre avec bonheur le métier de son père boulanger, avec tout ce que ça comporte de travail, de créativité, de longues heures de travail pour fabriquer le pain, que les villageois de Vayrac viendront acheter et déguster. Puis les années difficiles de l'avant guerre arrivent, et même dans ce petit village du Haut-Quercy elles vont laisser des traces dans le coeur des hommes. Heureusement il y a le bon pain, celui qu'on partage, qu'on échange.

Une belle lecture sur la France rurale d'avant guerre.

Cyprien est un petit garçon bien attachant qu'on prend plaisir à suivre

Commenter  J’apprécie          10

Magnifique

Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Ma vie a commencé sous le signe du feu. Mon entrée dans l'existence s'est faite sur la grande échelle des pompiers. C'était par une belle nuit de septembre 1923. Paquet vagissant, emmailloté dans des chiffons mouillés, je suis passé de barreau en barreau entre les mains des hommes du "quartier bas", cependant que la population du "quartier haut", à l'abri des hauts murs du vieux rempart, craignait que les flammes qui dévoraient la boulangerie Charrazac ne gagnent l'ensemble du village de Vayrac.
C'est du moins ainsi que, soixante-quinze ans plus tard, je revis cet événement à partir des récits que m'en firent mon père, Célestin Charrazac, et sa femme Amélie, ma mère. J'ai donc été confié à Albertine, une voisine secourable, le temps que mes parents, avec l'aide de la famille de mon père, rebâtissent boutique et maison.
Commenter  J’apprécie          70
une économie de subsistance se mettait en place, signe des périodes de crise économique profonde. Comme le meunier, nous étions victimes d'un temps où chacun se méfiait de tous.
Commenter  J’apprécie          30
Un long mois, j'ai vécu comme un étranger dans ma propre maison, caché dans le grenier de la boulangerie. Seuls les rais de lumière m'indiquaient si c'était le jour ou la nuit. La vie nocturne du fournil me servait aussi de repère
Commenter  J’apprécie          10
Il était temps de recueillir les mille enseignements qu'il avait à me transmettre. J'avais déjà acquis la partie technique du métier. Il lui restait à m'aider à devenir un patron boulanger.
Commenter  J’apprécie          10
Le moment venu de mon premier enfournement, d'un geste plein d'assurance feinte, je saisis la poignée brillante de la porte du fonte du four.
Commenter  J’apprécie          10

Lire un extrait
autres livres classés : lotVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus





Quiz Voir plus

Marseille, son soleil, sa mer, ses écrivains connus

Né à Corfou, cet écrivain évoque son enfance marseillaise dans Le Livre de ma mère. Son nom ?

Elie Cohen
Albert Cohen
Leonard Cohen

10 questions
290 lecteurs ont répondu
Thèmes : provence , littérature régionale , marseilleCréer un quiz sur ce livre