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Anne-Marie Carrière (Traducteur)
ISBN : 2264042532
Éditeur : 10-18 (21/09/2006)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 58 notes)
Résumé :
En cet automne 1891, Londres semble bien triste au commissaire Thomas Pitt, depuis que sa chère Charlotte est partie se reposer à Paris. Mais il n'a guère le temps de sombrer dans le spleen, car la découverte du corps d'un homme habillé en femme dans une barque, sur la Tamise, l'entraîne dans une nouvelle aventure pleine de mystère. Qui était la victime et pourquoi cette mise en scène macabre ?
Aidé de l'irascible sergent Tellman, Pitt fouille les consciences... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  17 juillet 2015
Une enquête du désormais commissaire Pitt, et dans ce volume il ne reçoit pour une fois aucune aide extérieure, car Charlotte, sa femme, est partie en vacances à Paris avec sa soeur Emily et Gracie, leur dévouée petite bonne a emmené les enfants à la mer.
Cette intrigue est particulièrement intéressante , elle débute avec un meurtre assez étrange et nous entraîne à la fois dans l'univers des arts (théâtre, littérature et photographie) et nous permet également de découvrir un très lourd secret de famille concernant la grand-mère insupportable de Charlotte.
Pour une fois, l'enquête ne concerne pas des aristocrates qui passent leurs journées à s'ennuyer dans leurs clubs chics ou à se rendre visite histoire de pallier l'ennui.
On rencontre le célèbre Oscar Wilde et Pitt découvre le milieu culturel, tout aussi plein de faux-semblants que l'est celui de la haute bourgeoisie.
Ce tome est passionnant et ravira ceux qui ont déjà lu un certain nombre d'autres volumes de cette série, car on y apprend plein de choses personnelles sur des personnages récurrents.
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belette2911
  01 octobre 2014
♫ Depuis que je suis loin de toi, Je suis comme loin de moi, ♪ Et je pense à toi là-bas ♪…
Cette petite chanson aurait pu être fredonnée par le commissaire Thomas Pitt car sa douce moitié, Charlotte, est partie visiter Paris avec sa soeur Emily et son beau-frère. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.
Contrairement à Thomas, je n'ai pas souffert de l'absence de Charlotte et de sa petite bonne, Gracie.
Attention, j'adore ces personnages, mais vu que le roman était très court (280 pages – lu en une journée), je n'ai pas eu le temps de me languir de leur absence.
Il faut dire que l'auteur ne perd pas son temps, dès la première page, boum, un meurtre assez sordide de par sa mise en scène : un homme, mort, habillé en femme et menotté dans une barque, les jambes écartés comme si… vous voyez ce que je veux dire.
L'enquête devra faire la lumière sur le coupable, le mobile et surtout, trouver l'identité de l'assassiné !
Dans ce roman policier victorien, le sujet traité sera "l'orgasme féminin dans la bonne société victorienne"…
Réanimez les culs-bénis, jetez de l'eau aux lecteurs en rut et restez calme !
Le sujet était tabou à ce siècle mais puisque l'art précède le progrès, c'est une actrice de théâtre qui a décidé de dénoncer le fait que la femme mariée devait rester passive durant l'acte, attendant que monsieur ait terminé sa petite besogne. Ça la fou en rogne que les femmes soient victimes des préjugés des hommes…
Le plaisir féminin ? Quel plaisir féminin ? Ça n'orgasme pas, une femme ! Et d'ailleurs, dans la bonne société, on n'en parle pas, on n'y pense même pas.
Le rythme de l'enquête est assez rapide, pas de temps à perdre à déguster des petits fours ou des sandwiches au concombres, bien que l'enquête soit tout de même entrecoupée par des petites scènes de vie quotidienne dans la famille de de Charlotte : en l'occurrence, sa mère et sa grand-mère.
S'il y avait bien un personnage que je détestais, c'était la grand-mère paternelle de Charlotte ! Une vieille dame aigrie, une vieille peau acariâtre et méchante. Bref, ce que je nommerai une frustrée de la vie doublée d'une mal baisée. de plus, cela fait plus de 20 ans qu'elle porte le deuil de son mari. Vous parlez d'un triste !
Et bien, ce tome a le mérite de m'avoir fait revisiter mon jugement sur cette sale bique octogénaire ! La tatie Danielle a des blessures secrètes et l'auteur fera monter le suspense jusqu'aux aveux. J'ai apprécié d'aller m'immiscer là où personne ne va voir.
Cette aventure m'a emmenée dans le Londres victorien des salons de thé et des pubs un peu mal famés, j'ai passé du temps avec des photographes, j'ai discuté un bout de gras avec Oscar Wilde, j'ai fouillé les tiroirs dans des arrières boutiques, mettant la main sur les ancêtres de nos images pornos… Et à cette époque, une jambe dénudée, c'était le summum de l'érotique.
Des cartes postales inhabituelles ??? C'est à ce moment là que je me suis rendue compte que j'avais déjà lu ce roman il y a très longtemps. Diable, j'avais réussi à oublier le traumatisme de la tatie Danielle (pourtant, je n'aurais pas dû oublier, il est costaud) ? Par contre, les cartes postales osées étaient là, bien présentes dans ma mémoire. Mémoire sélective quand tu nous tiens.
Pas grave, de toute façon, j'avais tout oublié et le coupable, je ne l'ai pas vu venir ! Enfin, j'ai cru "le voir venir" mais je me suis plantée.
Un roman court, intense, pas le temps de s'ennuyer, l'auteur nous distille quelques vérités tout en nous proposant un sujet intéressant qui nous apprend un peu plus sur les moeurs de cette époque. Comme à chaque fois.
Attention, que, à force de partir en croisade, on en oublie les autres, leurs sentiments et le mal qu'on peut leur faire sans le savoir…
Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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Symphonia2
  27 avril 2019
Ce n'est pas une grande surprise. J'ai beaucoup aimé cette nouvelle enquête de Thomas Pitt. Anne Perry est décidément très douée pour renouveler ses enquêtes, et les faire se dérouler dans des cadres originaux et presque uniques. On n'en oublierait presque que chaque livre raconte plus ou moins la même chose. Or, je ne me lasse toujours pas des aventures de Thomas Pitt, bien au contraire. Je dois dire qu'après avoir lu le très long et très riche livre sur l'histoire criminelle des Etats-Unis, il me fallait une lecture me permettant de me ressourcer et de me détendre. Anne Perry a toujours été une valeur sûre pour cela.

Comme à son habitude, l'enquête est toujours passionnante, avec de multiples pistes, maintenant le suspens jusqu'à la dernière page. Je trouve que cette enquête est particulièrement bien réussie, même s'il n'y a pas eu autant de rebondissements ou de crimes comparé à d'autres livres. Ce n'est pas une affaire facile pour Pitt, et j'ai pris plaisir à suivre le chemin difficile et long de son enquête. Ici, pas de police scientifique qui te règle l'affaire en moins de deux grâce à l'ADN ou des empreintes digitales. Non, le processus prend du temps, nécessite de multiples conversations, interrogatoires. C'est ce que j'aime dans ces romans.
Afin d'éviter justement cette lassitude, Anne Perry tente toujours de donner une couleur particulière à ces affaires, en ajoutant un arrière-plan politique, ou un contexte particulier de l'époque. Dans celui-ci on est plongé dans le milieu artistique, à la fois du théâtre et de la photographie. Rien d'extraordinaire, mais ce milieu libre est parfaitement propice au débat et à la réflexion sur la censure, l'apport de nouvelles idées dans la société grâce à l'art et aux artistes, et aussi à la liberté des femmes et à la façon qu'ont les hommes de se représenter les sentiments et le plaisir féminins. Un extrait est tout à fait parlant:
« Pitt se surprit à reconsidérer ses idées sur les relations entre les hommes et les femmes; son propre mariage lui avait apporté tout ce qu'il en attendait, mais en allait-il de même chez les autres? Avait-on le droit de croire le bonheur conjugal? L'épouse devait se soumettre aux exigences de son mari; devoir conjugal, mais surtout devoir d'obéissance, obligation de toujours se comporter avec tact, responsabilité et discrétion. Légalement, le mari n'avait pas les mêmes devoirs envers elle: il devait lui offrir un toit, se montrer honnête et tempérant et, s'il prenait son plaisir ailleurs, le faire avec discrétion. Mais était-il obligé de lui donner du plaisir? Ce besoin était-il inconvenant pour une femme honnête? Ne suffisait-il pas de lui avoir donné des enfants? »
Derrière une enquête se passant à une période que l'on pourrait considérer comme rétrograde et vieillotte, avoir le plaisir de débattre et réfléchir sur des sujets et problématiques de l'époque qui nous touchent toujours aujourd'hui, est un vrai plaisir pour moi. C'est l'une des raisons qui me fait aimer les romans d'Anne Perry et continuer la série.
Une autre raison réside dans les personnages récurrents que j'apprécie tous, y compris les moins aimables, et les relations entre eux. Dans ce roman, surprise! Charlotte n'est pas là, elle est en voyage à Paris avec sa soeur. Pas de Charlotte donc, pas d'Emily, pas de Lady Vespasia. On passe davantage de temps avec Caroline, la mère de Charlotte et Emily, et leur grand-mère, Mme Ellison. Cela m'a quelque peu surprise au début car les personnages de la mère et de la grand-mère sont souvent au second plan. Voire au troisième. Mais ici Anne Perry rajoute une intrigue personnelle à l'intrigue criminelle qui se déroule en parallèle. Et c'est totalement réussi. J'y ai totalement adhéré. Cela m'a touchée d'en savoir plus sur ces deux femmes diamétralement différentes. L'une, âgée et désagréable avec tout le monde pour une raison inconnue, et l'autre, certes pas de la première jeunesse mais qui tente de se libérer et de vivre la vie qu'elle souhaite.
C'est définitivement un très bon roman d'Anne Perry, qui a réussi à me surprendre, malgré le fait que j'ai déjà lu de nombreuses aventures de Thomas Pitt.
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Sharon
  17 juillet 2015
Cette enquête n'est pas facile à chroniquer, tellement elle est foisonnante, tellement elle crée un réseau avec d'autres oeuvres. Half Moon street est véritablement un roman sous influence !
L'influence première est Hamlet, et pas seulement la pièce de Shakespeare, le mythe tout entier comme le prouve la manière dont le meurtrier a mis en scène le cadavre comme dans le tableau de Millais. Pourquoi Ophélie ? Tout vous révéler gâcherez le plaisir de lire. Sachez seulement qu'une troupe joue Hamlet, et que les acteurs qui jouent Gertrude et Hamlet sont réellement mère et fils dans la vie.
Mais cette troupe ne se contente pas de jouer des classiques, elle interprête aussi une pièce d'Oscar Wilde qui choque dès sa première représentation et est retirée de l'affiche. Son tort ? Montrer une femme qui exprime ses sentiments, ses craintes, ses tourments, bref, qui révèle en public ce que l'on ne confiait qu'à ses intimes, ou même que l'on ne confiait pas du tout. le débat sur la censure sous-tend le roman tout entier, les questions qui sont soulevées sont toujours d'actualité. Comment protéger ses enfants ? de qui ou de quoi doit-on les protéger ? A Half Moon Street, les devantures des échopes ne proposent pas de contrôle parental.
On pourrait avoir l'impression de s'éloigner de l'enquête. Il n'en est rien. Il est vrai cependant qu'il est étonnant de lire une enquête de Thomas Pitt où la seule présence avérée de Charlotte est les lettres qu'elle lui envoie de France. La vision qu'elle y donne de notre pays m'a fait penser aux romans de Claude Izner. S'il faut chercher un personnage féminin d'importance, ce n'est pas Cecily, brillante actrice luttant contre la censure, mais Caroline Fielding, mère de Charlotte et Emily. Celle-ci voit apparaître dans sa vie le demi-frère de son défunt mari, venu tout droit d'Amérique, et ce nouveau personnage bouleverse l'équilibre de Mariah Ellison, sa belle-mère. En effet, non seulement Samuel est le fils de la première madame Ellison, dont toute la famille ignorait l'existence mais Samuel est le portrait de son défunt frère. de plus, la première madame Ellison n'est pas morte, elle s'est enfui aux Etats-Unis alors qu'elle était enceinte. Je vous laisse imaginer les possibilités romanesques offertes par ses personnages hors normes pour la société victorienne. Je peux vous dire aussi qu'Anne Perry a su exploiter ses personnages d'une manière absolument inattendu.
Depuis Ashworth Hall, les enquêtes de Thomas Pitt avaient pris une tournure politique. Ici, nous nous retrouvons dans la sphère privée, et c'est vraiment dans les mobiles les plus intimes qui soient que le commissaire devra trouver le mobile du meurtre.
Encore un très bon cru.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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Guillaume72
  05 avril 2018
L'idée de départ est très bonne : 5 individus réunis plus ou moins par le hasard se lancent à la découverte du tombeau du premier empereur QinSshi Huangdi, chacun avec ses propres motivations ou presque (celle des enfants est avant tout de suivre Elvira). Matilde Asensi fait preuve d'une bonne dose d'humour et d'une très bonne érudition sur la Chine et sa culture millénaire. Vous passerez ainsi en revue les principes du Feng shui, quelques préceptes taoïstes, les différents arts martiaux que sont le Taï Chi Chuan et le Kung Fu, les chroniques historiques chinoises, une petite partie de l'histoire de la Chine avec le premier empereur, mais aussi l'histoire des légations étrangères, Pou yi et les volontés impérialistes du Japon, le Kuomintang et les triades....Est-ce que cela ne fait pas un peu trop ????
Pour ne rien cacher, j'ai eu le sentiment que par moment cette volonté d'érudition prenait le pas sur la dimension romanesque et créait des logngueurs dans le roman. Par exemple, l'histoire du carré magique est très longue. Une fois le principe expliqué au lecteur, l'auteure aurait pu faire plus court.
Le roman se découpe en deux phases : la première est une chasse au trésor afin de reconstituer le document permettant de localiser le tobeau du premier empereur et donnant les clés de l'accès aux différents niveaux, la seconde correspond à la visite de la tombe. Là, j'ai eu l'impression d'être dans un jeu vidéo en passant les différents niveaux.
L'histoire est parfois un peu tirée par les cheveux. Les différentes parties du manuscrit sont certes cachées, mais ne semblent pas si inaccessibles que cela. Par ailleurs, le petit tigre est vraiment un génie providentiel du haut de ses treuze ans... !
Ce roman n'est pas de la grande littérature, mais il se lit relativement bien malgré ses longueurs et son style parfois un peu pesant. Son intérêt réside surtout dans l'imaginaire tissé autour de la tombe de cet empereur qui fait encore rêver de nombreux archéologues puisque faut-il le rappeler, à ce jour, nous connaissons son armée en terre cuite, mais le mausolée n'a pas encore été visité et exploré...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   30 septembre 2014
— J'ai entendu dire que c'était un pays peuplé de sauvages coupeurs de tête, murmura Mrs. Hunter-Jones.
— Des chasseurs de scalps, madame, la corrigea-t-il. Ce sont les Français qui coupent les têtes, si je ne m'abuse. Et sachez que ce sont les Blancs qui ont introduit la coutume du scalp; les indiens n'ont fait que les imiter. Ils étaient d'ailleurs bien plus doués que nous...
Il regarda au loin.
— Nous, nous avions les fusils, le whisky, la rougeole... Nous avons gagné.
Mariah Ellison lui lança un regard noir.
— Je ne comprends pas. Vous avez bien dit "rougeole" ?
— Oui, madame. Les Indiens ne supportaient pas le whisky, et la rougeole les a décimés par milliers. Nous pensons souvent, à tort, que les hommes ont la même constitution.
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belette2911belette2911   30 septembre 2014
— Seuls les mots qui dérangent sont capables de nous faire réfléchir et évoluer. Grandir est souvent douloureux, mais refuser de grandir est le début d'une mort lente...
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belette2911belette2911   30 septembre 2014
— Les esprits étroits critiquent toujours ce qu'ils ne comprennent pas, pour faire croire qu'ils dominent le sujet, en masquant leur ignorance, expliqua-t-il avec véhémence. C'est pour moi une perpétuelle source d'étonnement de constater que plus l'homme est stupide, plus il fait étalage de ses imperfections.
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belette2911belette2911   30 septembre 2014
— La marche du progrès n'est pas sans provoquer des drames; elle laisse dans son sillage de nombreux cadavres. Parfois les meilleurs éléments d'une nation sont écrasés. Les plus forts gagnent, mais la disparition des plus faibles et de leurs rêves laisse un vide difficile à combler.
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belette2911belette2911   30 septembre 2014
— [...] La corruption ne se cachait pas; d'ailleurs, elle venait d'en haut : le gouvernement, les hommes politiques étaient corrompus. La violence régnait de chaque côté; la police ne valait guère mieux que les malfaiteurs. C'est terrible, n'est-ce pas ?
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Anne Perry parle de "La disparue d'Angel Court". Partie 1
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