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ISBN : 2070793257
Éditeur : Gallimard (09/03/2017)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 355 notes)
Résumé :
À première vue, on se croirait dans le Paris de la Belle Époque. En y regardant de plus près, la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, et une ligne de métro rejoint le pays des fées... Dans ce Paris des merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, est chargé d'enquêter sur un trafic d'objets enchantés, lorsqu'il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. Il lui faudra alors ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (147) Voir plus Ajouter une critique
Pavlik
  11 mai 2016
Première incursion dans l'univers de Pevel et ce "Paris des Merveilles" me laisse une agréable sensation...
Une des grandes forces de ce roman est son univers, original, coloré, attrayant pour tout dire. On sent bien les origines "rôlistiques" de l'auteur. D'ailleurs, je ne sais pas si l'adaptation en jeux de rôle existe mais, à n'en pas douter, elle serait très sympathique. Nous sommes en 1909, en pleine Belle Epoque, à Paris. le pays des fées, dragons, ogres et autres créatures imaginaires ou mythologiques existe : son nom est l'Outremonde et des passages avec notre réalité existent également depuis toujours. Néanmoins, ils n'étaient connus que des seuls initiés et difficiles d'accès. Sans que l'on sache pourquoi, Méliane, la reine de l'Outremonde, fée de son état, a choisi de révéler l'existence de son royaume au monde, lors des guerres napoléoniennes et cette révélation s'est concentrée à Paris. Voilà donc un siècle que la France entretien des relations avec Ambremer, capitale de l'Outremonde. Il existe ainsi une ligne de métro reliant les deux villes / réalités. A côté de ces deux réalités coexiste le Troisième Monde, l'Onirie, domaine des rêves et cauchemars des mortels...
Les deux personnages principaux de ce roman sont Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan (le genre, réservé aux hommes, cigares, porto, discussions feutrées mais versions magiciens) et Isabel de Saint Gil, une fée autrefois bannie d'Ambremer (les fée en exil sont nommées enchanteresses et, vivant dans notre monde, perdent, peu à peu, leur immortalité, leurs pouvoirs féeriques mais aussi les faiblesses de leur peuple). La encore, leur caractérisation est très réussie. le style de Pevel est très dynamique, assez dialogué et l'auteur arrive bien à recréer l'ambiance propre au Paris de la Belle Epoque. de fait, c'est une écriture très visuelle et on peut dire que le décors est magnifique...
Deux bémol néanmoins : je suis un peu frustré au niveau du background, qui suggère beaucoup de choses (notamment sur la dimension historique) mais en laissant de nombreuses questions en suspend. Par ailleurs, je trouve que c'est léger en ce qui concerne les relations politiques entre notre réalité et l'Outremonde, d'une part, et sur la réaction des autres états concernant la relation privilégiée de Paris avec ce royaume magique, d'autre part.
Le deuxième bémol se situe au niveau de l'histoire, qui accroche d'emblée et apparaît comme présentant de multiples ramifications, des intrigues à tiroirs, et s'avère finalement beaucoup plus simple qu'il n'y parait, et c'est clairement l'action qui l'emporte sur l'enquête (au passage, on dirait un super scénar de JdR).
Pour autant, je ne boude pas mon plaisir. Voilà un divertissement des plus rafraîchissant qui constitue une excellente introduction à l'oeuvre de Pevel, mais également un bel hommage à Gaston Leroux, Maurice Leblanc et Jules Vernes.
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Foxfire
  02 décembre 2016
"Les enchantements d'Ambremer", 1er tome du cycle du "Paris des merveilles", porte magnifiquement son titre. Cette lecture est véritablement enchanteresse. J'ai été littéralement envoûtée. C'est simple, tout au long de ma lecture, un grand sourire était peint sur mon visage. Pevel a un don pour interpeller l'enfant qui sommeille dans le coeur du lecteur adulte, qualité qui a déjà toute ma sympathie.
L'univers dépeint par Pevel est sublime. Les éléments fantasy s'intègrent magnifiquement dans le Paris début de siècle fantasmé par l'auteur. C'est tellement beau qu'on prend un immense plaisir à croire à tout ce que raconte Pevel. Que mages, fées et gnomes évoluent à Paris, qu'un train relie la capitale au monde des fées, que la tour Eiffel soit faite de bois... tout ça parait naturel sous la plume de Pevel. Pour autant, même si tous ces éléments semblent couler de source, dénués de toute artificialité, le lecteur est surpris et émerveillé par chaque trouvaille de l'auteur. Et des trouvailles et idées géniales, le roman en fourmille ; l'idée des 3 mondes (le monde "ordinaire", Ambremer, le monde des fées, et Onirie, le monde des rêves et cauchemars), des arbres qui parlent et sont émus par des amoureux venant se bécoter sous leurs branches, des gargouilles qui prennent vie, des chats ailés qui lisent en dormant sur les livres... Et j'en passe. En lisant "les enchantements d'Ambremer", le lecteur vit un rêve éveillé.
Cet émerveillement ne vient pas uniquement des habitants qui peuplent l'univers de Pevel. La magie et la féérie sont aussi dans son écriture. La plume de Pevel, sans jamais être prétentieuse, est fine, élégante, légère comme une plume. Et l'auteur ne se prive pas d'agrémenter son récit d'une pincée d'humour. C'est très bien écrit tout en étant très facile à lire.
Toutes ces qualités servent une intrigue bien menée, simple mais ménageant des effets de surprises et pleine de péripéties. Et les personnages sont très bien dessinés et très attachants. le duo Griffont / Isabel, et leurs prises de bec, est savoureux.
Voilà une lecture féérique, idéale en cette période où approchent les fêtes de fin d'année. Si vous avez envie de magie et de légèreté, foncez, c'est un délice.
"Les enchantements d'Ambremer" étaient mon 1er Pevel. Et non seulement je vais poursuivre la trilogie du cycle du "Paris des merveilles", mais en plus je compte bien découvrir d'autres oeuvres de l'auteur.
Challenge ABC 2016-2017 - 10/26
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florencem
  13 septembre 2017
Je vais lâcher le "gros mot" tout de suite : je n'ai pas accroché... MAIS (bah oui, il y a un mais), seulement durant le premier quart. Ensuite, lorsque l'on comprend où l'auteur veut en venir et que l'histoire se met vraiment en place, impossible de lâcher le roman. Je vais d'ailleurs lire les deux autres dans la foulée car j'ai bien envie de retrouver Griffont et Aurelia rapidement.
Les couvertures de la version grand format m'avaient fait de l'oeil, il y a bien longtemps, et récemment une de mes amies s'est mise à lire la trilogie. Ses chroniques étaient plus qu'alléchantes, j'ai donc sauté le pas. Et malgré un début difficile, comme je l'ai indiqué, il n'en reste pas moins que j'ai passé un excellent moment dans ce Paris des merveilles. La Belle époque, un monde où la féérie se chevauche avec notre réalité, des créatures mystiques, de l'humour comme je l'aime et bien entendu un mystère à résoudre. Pratiquement tous les ingrédients dont je raffole dans une histoire de fantaisie. Pas de quête mais franchement, cela ne m'a pas manqué. J'ai même adoré le fait que l'on soit face à une sorte d'enquête. Cela m'a d'ailleurs rappelé Magies Secrètes de Hervé Jubert que j'avais aussi beaucoup aimé.
Le monde que nous propose l'auteur est original, entre fantaisie et réalité. Des références historiques sur les personnages et les lieux agrémentent parfaitement ce monde imaginaire (juste un petit bémol sur les descriptions souvent trop longues à mon goût). Outremonde et Onirie ne sont cependant pas en reste. Les deux "cités" ont aussi leur part belle et ce n'est pas uniquement Paris que nous visitons. Un très bon équilibre qui nous permet de "garder" pied, de ne pas être trop perdu. Bien entendu, ce monde a ses propres règles. Les mages et autres créatures ont intégré notre société. Un bouleversement qui n'a pas trop l'air de chambouler la vie du quidam. Certes, ils mettent du piment dans la vie des parisiens, surtout quand une menace magique se profile.
Louis Griffont, l'un de nos héros, nous présente donc ce monde et celui des mages. Ce dernier est tout de suite sympathique. Je ne saurais pas trop décrire pourquoi, ce qui est étrange, mais il est ce genre de personnage nonchalant, gentil, sérieux, dévoué qui fait que l'on a tout de suite confiance. Et pourtant, derrière cette image, nul doute n'est permis : il ne faut pas se frotter au magicien. Il n'en reste pas moins que c'est quelqu'un de bon et il nous le prouve à de nombreuses reprises. Je l'ai beaucoup aimé. Et franchement quand Aurelia débarque dans sa petite vie bien tranquille... Je l'ai encore plus adoré ! Il faut dire qu'Aurelia (ou Isabel) n'a pas son pareil pour titiller notre mage et quelle femme ! Pétillante, mordante, forte et déterminée. Elle n'en fait qu'à sa tête mais cela fait aussi tout son charme. Et intelligente qui plus est ! Un duo qui porte le roman et le sublime. Leur complicité comme leur prise de bec m'ont émue mais aussi fait mourir de rire.
Il y a bien entendu, d'autres personnages. Les "gentils" m'ont tous plu, chacun à leur manière. Une diversité qui donne tout son charme au roman. Les "méchants"... m'ont moins plu, à contrario. Peut-être trop "simple" en un sens. Il donne du fil à retordre à nos héros, et jouent très bien leur rôle mais j'aurai apprécié quelque chose de plus "pointu". En même temps, je me dis qu'ils auront aussi le temps de s'étoffer, surtout que certains protagonistes ne sont absolument pas blancs comme neige, loin de là.
L'intrigue prend son temps au début pour ensuite aller crescendo. Différentes affaires se croisent à mon plus grand plaisir, demandant à nos méninges de travailler un peu. J'aime beaucoup suivre le cheminement d'une résolution de mystère et là, j'ai été servie. Il y a de l'action, de l'humour comme je l'aime avec ce côté pince sans rire et ironique, de la réflexion, des émotions à gogo. Et puis, tout est très bien tourné. Plus on avance, plus nous en apprenons jusqu'à découvrir de lourds secrets. le monde n'est pas ou blanc ou noir, encore une fois.
Un très bon premier tome qui m'a vraiment emballé. J'ai hâte de découvrir la suite en espérant retrouver tout ce qui m'a plu (et plus encore) dans les tomes deux et trois.
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Witchblade
  09 juin 2016
Livre lu dans le cadre de la pioche de Mai 2016.
Je remercie Pas-chacha pour cette pioche car cela fait maintenant quelques années qu'il m'intéressait mais j'avais eu du mal à l'obtenir à un prix décent du fait de son arrêt de diffusion. J'avais réussi à l'avoir à 12,76€ (pour un petit livre à 6€) alors qu'on le trouve encore à 19€ (hors frais de port) malgré la réédition récente en Bragelonne. Et depuis qu'il était arrivé chez moi, il était enterré dans ma PAL (2 ans).
Malgré une lecture lente (1 semaine pour 350p), l'histoire était toujours intéressante et intrigante où fleurait bon une aura de mystère bien particulière. Ma lenteur venait principalement du fait du boulot (peu de temps pour lire le soir dans la semaine) et du nombre impressionnant de détails à retenir. L'auteur mélange allègrement plusieurs histoires avec différents personnages, sachant que certains détails d'une histoire sont en fait intéressants et utiles à une autre. de quoi embrouiller un peu si on n'est pas totalement assidu à la lecture. le tout pour créer une enquête policière des plus complexes se déroulant principalement à Paris et à Ambremer, le royaume des fées. Nous voyons également apparaître des gargouilles vivantes, des gnomes, des licornes et des dragons. Nos principaux personnages sont des mages de plusieurs siècles pouvant enfin vivre au grand jour.
Côté histoire, nous avons droit à différents rebondissements liés à des cambriolages, meurtres, massacres et à des personnages assez inattendus. le moins que l'on puisse dire, c'est que l'auteur ne cesse de nous surprendre car sa narration et son style sont très riches, aussi bien en détails anodins (descriptions des vêtements et de certains lieux) qu'importants (liens infimes entre différentes histoires, personnages communs...). Les différentes histoires mettent quand même du temps à se rejoindre malgré un narrateur omniscient et un personnage principal, Louis Denizart Hippolyte Griffont , très courageux pour ses dames. L'auteur nous a créé tout un panel intéressant de personnages avec leurs secrets et leurs particularités. Il nous dévoile également un monde de magie assez particulier qui est gouverné par des fées non exemptes de secrets. Nous faisons ainsi la connaissance de différents personnages plutôt atypiques (des dragons à allure humaine, des chats-ailés qui enregistrent tout ce qu'ils lisent... en dormant..., …). Dommage néanmoins que certains aspects de ce monde ne soient que survolés.
Comme vous l'aurez compris, j'ai très apprécié ma lecture et ma découverte de ce roman. J'ai donc lancé en suivant l'achat de l'ancien tome 2 aux éditions Pré aux Clercs pour en continuer la lecture rapidement. Malgré une lecture lente, l'auteur a su créer un univers suffisamment intrigant et une histoire complexe pour que j'accroche jusqu'au bout. Et pour une fois, je suis bien contente d'avoir persévéré. Si vous êtes amateur de policier et d'heroic fantasy, je vous conseille très fortement de découvrir cet auteur et son imaginaire par le biais de ce roman. Pour ma part, j'attends le tome 2 avec impatience !
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Tatooa
  04 septembre 2015
Magnifique ! LE coup de cœur de l'année 2015 !
C'est frais, c'est léger, ça se mange sans faim, ça se digère tout aussi bien, c'est poétique, amusant, bref, une pure pépite !
En ouvrant ce bouquin je ne savais pas trop à quoi m'attendre (si ce n'est que j'adore Pevel et sa façon d'écrire).
Or j'ai retrouvé son sens de l'humour si fin et son esprit d'enfant qu'on voit passer sans arrêt sur FB, on sourit ou on rit à longueur de pages.
Je n'achète que rarement des grands formats, ici j'ai acheté la trilogie d'une part parce que ça faisait un petit moment que je voulais ce bouquin, je l'avais cherché d'occasion mais, apprenant une prochaine re-édition, j'avais renoncé. D'autre part les couvertures sont si belles que cela aurait été dommage d'attendre une hypothétique sortie poche.
Les personnages sont attachants, Griffont, Isabel, (et ses acolytes Lucien et Auguste, qui sont extra !), Falissière, ou même Farroux le flic, qui évoluent dans ce Paris "magique" du début du XXème siècle et y croisent moult références, c'est juste du pur bonheur à lire, et même pour une fois que l'auteur s'adresse parfois au lecteur, ça ne m'a pas agacée mais amusée (il faut voir comment il nous parle, lol !)...
Et comme l'histoire se clôt à la fin de ce tome 1, je ne vais pas sauter sur le tome 2, parce que quand c'est bon à ce point, j'aime bien faire durer le plaisir, un peu, lol !
Je ne sais pas si la précédente édition contenait la nouvelle à la fin (Magicis in mobile), mais j'ai éclaté de rire en lisant le nom du général à haute voix pour mon mari, d'autant que j'avais absolument pas réalisé le jeu de mot en le lisant "pour moi", parfois je suis un peu dure à la comprenette.
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Citations & extraits (90) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   01 septembre 2015
Cet univers (Ndr : L'Outremonde, le monde des fées) voisine avec le nôtre. Jadis, ils étaient si proches qu'ils se frôlaient parfois. Alors naissaient des passages fugitifs, des chemins de traverse déguisés, des ponts incertains jetés sur l'abîme qui, d'ordinaire infranchissable, sépare les mondes. Tel promeneur pouvait ainsi rencontrer, au détour d'un sentier perdu, une reine attristée caressant un grand cerf blanc dont une flèche perçait le flanc; tel berger explorait une ravine et découvrait au-delà une vallée que la vengeance d'un sorcier condamnait à un hiver éternel; tel chevalier solitaire passait, en quête de gloire, le rideau étincelant d'une cascade vers des régions inconnues où l'attendait l'aventure. Combien firent semblables expériences? Combien de poètes et de ménestrels contèrent ces voyages? Assez pour être entendus, sans doute. Trop peu pour être crus. A l'époque déjà, les esprits sages niaient l'existence de l'OutreMonde et de ses prodiges. Et les mêmes, aujourd'hui, continuent doctement à vouloir peindre nos rêves en gris...
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WitchbladeWitchblade   30 septembre 2016
La mémoire est un ciment solide. Si solide et durable que la nostalgie survit parfois longtemps à l'amitié. Elle peut même s'y substituer et nous tromper. Combien de fois nous sommes-nous aperçus trop tard que rien ne nous attachait désormais à tel ou telle, sinon le souvenir d'une époque évanouie ? Quand cette idée frappe, douloureuse, le temps paraît faire un bond et nous nous découvrons subitement face à un étranger que les hardes de sentiments défunts ont cessé de déguiser. Cela, plus que les ans, fait que l'on vieillit. L'âge est le catalogue de nos désenchantements intimes.
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PavlikPavlik   09 mai 2016
C'est un abîme, une nuit éternelle où flottent, lointaines, d'immenses nébuleuses pourpres et bleu. Parfois, on croit deviner des parcelles de paysages, des décors dont les perspectives torturées gênent l’œil et provoquent un léger sentiment de vertige. Apparaissent des villes idylliques, des châteaux étranges, des landes désolées, des forêts tourmentées, des grèves interminables, des monts déchirés, des régions souterraines pleines d'échos mystérieux. Mais ces visions - comme empruntées à l'imagination d'un ivrogne ou d'un fou - restent rares et fugitives. Il n'y a qu'un grand vide sinon, une infinité sans loi ni temps offerte à tous les possibles, et qui attendait d'être traversée, habitée, façonnée par les chimères des vivants, leurs souvenirs, leurs hantises et leurs espoirs. Telle est l'Onirie, le Troisième Monde, celui des Rêves et des Cauchemars.
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WitchbladeWitchblade   29 septembre 2016
- Me dis pas que ça te manque ! intervint Auguste.
- Non... Mais à la longue, je vais me retrouver sur la touche.
- Ça vaut mieux que sur le carreau avec un surin dans le buffet.
- C'est sûr.
- Ou avec une praline dans le crâne...
- Je suis d'accord.
- Ou enchristé par les condés...
- Mais puisque je te dis que je suis d'accord !
- Ou vérolé à mort par une courtisane tragique...
- Dis, tu serais pas en train de te payer ma fiole, par hasard ?
- Ça va, mon Lulu ! T'énerves pas ! Je disais ça, c'est juste histoire de causer...
L'échange amusa la baronne car le bon sens d'Auguste Magne, pour pesant qu'il fût parfois, avait quelque chose de rafraîchissant.
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florencemflorencem   12 septembre 2017
Mais il fallait aussi compter avec la frilosité craintive et parfois hostile que le vulgus pecum manifestait à l’égard des mages. Car si M. Tout-le-Monde considérait d’un œil désormais presque indifférent les peuples et créatures de l’OutreMonde, il persistait à froncer le sourcil sur ces magiciens qui étaient un peu plus que des êtres humains sans être tout à fait autre chose. De sorte qu’un cercle vicieux bien connu, source de tous les racismes, avait survécu aux siècles. On évitait les mages parce qu’on les redoutait ; on les connaissait mal puisqu’on ne les fréquentait guère ; et de l’ignorance naissait la crainte et les plus folles rumeurs.
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