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ISBN : 2070793257
Éditeur : Gallimard (09/03/2017)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 502 notes)
Résumé :
Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons : la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une lign... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (199) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  26 août 2018
Un livre plein d'allégresse. Un livre drôle et désinvolte. Un livre pas sérieux du tout réservé aux grands enfants. Tu lis toujours sourire en coin, te raccrochant aux mille images qu'il fait défiler dans ta tête : des fées-lucioles qui papillonnent ; des chats ailés qui pontifient ; un marronnier qui fume la pipe ; le Paris de 1900 avec ses becs de gaz, ses premières automobiles pétaradantes, ses rues pavées, ses chapeaux claque, ses guêtres, ses ombrelles, ses robes à traîne, ses éventails, ses manches gigots, ses dentelles, ses perles et ses rubans ; un gnome avec le parladure du titi parisien ; une Reine Noire aussi maléfique et venimeuse que la belle-mère de Blanche-Neige ; une baronne enchanteresse, belle et enjouée comme un matin ensoleillé, mutine, enjôleuse, un brin gredine ; un mage aussi puissant que grognon, fidèle, trop honnête, hardi et qui toujours, toujours, en revient à son premier amour ; des cauchemars qui prennent vie et veulent vous dévorer tout cru ; des mondes qui s'imbriquent les uns dans les autres, que l'on rejoint par des passages fugitifs, des chemins de traverse déguisés, des ponts incertains ou tout simplement en prenant le métro ; un antiquaire malhonnête que l'on rend amnésique, un diplomate assassiné, des russes massacrés, des gargouilles sanguinaires ; une légende plus vieille que le monde que des mains peu recommandables exhument d'un très vieux livre…
L'histoire est si bien écrite, si bien contée que tu n'as aucune difficulté à entrer dans ce monde enchanté, étrange, insolite, abracadabrantesque en un mot, et pourtant si familier…
« Par les pierres dressées de Karnak ! », une belle et trépidante aventure que j'ai vécu avec mon amie Srafina dont le ressenti est le même que le mien. Enthousiaste ! D'ailleurs, je vous invite à lire son joli billet.
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lyoko
  25 avril 2018
Pevel est un magicien qui nous fait voyager dans son monde. Ici il nous emmène dans le Paris de la belle époque, mais un Paris un peu transformé puisque la magie y opère. En effet la capitale Française est un lieu ou il existe un passage avec un autre monde ou règne la reine des fées.
Pevel nous décrit Paris avec brio et même plus parce qu'il m'a donnée l'envie d'y être, de faire partie intégrante de cette magnifique ville. Et puis cette atmosphère Steampunk est loin de me déplaire, bien au contraire.
Les personnages sont très travaillés et assez attachants. J'ai beaucoup apprécié les personnages principaux, même si ma préférence reste au chevalier Kantz. C'est un duo qui gagne à être connu... rien que leur relationnel vaut la peine. Et puis, le fait de croiser tout le bestiaire fantastique dans Paris est juste un régal.
L'écriture de Pierre Pevel est agréable et fluide. Sans oublier cette touche d'humour qui rend juste ce roman magique.
J'ai également beaucoup apprécié les petites incursions , les allusions aux personnages connus de cette époque... et pour moi la cerise sur le gâteau a été la rencontre avec les brigades du tigre... ou l'auteur a poussé jusqu'à leur donner le nom des personnages de la série... j'ai juste adoré !! Enfin , ceux qui me connaissent savent que j'aime beaucoup ces petits clins d'oeil.
Bref un pur moment de régal en ce qui me concerne.
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Pavlik
  11 mai 2016
Première incursion dans l'univers de Pevel et ce "Paris des Merveilles" me laisse une agréable sensation...
Une des grandes forces de ce roman est son univers, original, coloré, attrayant pour tout dire. On sent bien les origines "rôlistiques" de l'auteur. D'ailleurs, je ne sais pas si l'adaptation en jeux de rôle existe mais, à n'en pas douter, elle serait très sympathique. Nous sommes en 1909, en pleine Belle Epoque, à Paris. le pays des fées, dragons, ogres et autres créatures imaginaires ou mythologiques existe : son nom est l'Outremonde et des passages avec notre réalité existent également depuis toujours. Néanmoins, ils n'étaient connus que des seuls initiés et difficiles d'accès. Sans que l'on sache pourquoi, Méliane, la reine de l'Outremonde, fée de son état, a choisi de révéler l'existence de son royaume au monde, lors des guerres napoléoniennes et cette révélation s'est concentrée à Paris. Voilà donc un siècle que la France entretien des relations avec Ambremer, capitale de l'Outremonde. Il existe ainsi une ligne de métro reliant les deux villes / réalités. A côté de ces deux réalités coexiste le Troisième Monde, l'Onirie, domaine des rêves et cauchemars des mortels...
Les deux personnages principaux de ce roman sont Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan (le genre, réservé aux hommes, cigares, porto, discussions feutrées mais versions magiciens) et Isabel de Saint Gil, une fée autrefois bannie d'Ambremer (les fée en exil sont nommées enchanteresses et, vivant dans notre monde, perdent, peu à peu, leur immortalité, leurs pouvoirs féeriques mais aussi les faiblesses de leur peuple). La encore, leur caractérisation est très réussie. le style de Pevel est très dynamique, assez dialogué et l'auteur arrive bien à recréer l'ambiance propre au Paris de la Belle Epoque. de fait, c'est une écriture très visuelle et on peut dire que le décors est magnifique...
Deux bémol néanmoins : je suis un peu frustré au niveau du background, qui suggère beaucoup de choses (notamment sur la dimension historique) mais en laissant de nombreuses questions en suspend. Par ailleurs, je trouve que c'est léger en ce qui concerne les relations politiques entre notre réalité et l'Outremonde, d'une part, et sur la réaction des autres états concernant la relation privilégiée de Paris avec ce royaume magique, d'autre part.
Le deuxième bémol se situe au niveau de l'histoire, qui accroche d'emblée et apparaît comme présentant de multiples ramifications, des intrigues à tiroirs, et s'avère finalement beaucoup plus simple qu'il n'y parait, et c'est clairement l'action qui l'emporte sur l'enquête (au passage, on dirait un super scénar de JdR).
Pour autant, je ne boude pas mon plaisir. Voilà un divertissement des plus rafraîchissant qui constitue une excellente introduction à l'oeuvre de Pevel, mais également un bel hommage à Gaston Leroux, Maurice Leblanc et Jules Vernes.
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Foxfire
  02 décembre 2016
"Les enchantements d'Ambremer", 1er tome du cycle du "Paris des merveilles", porte magnifiquement son titre. Cette lecture est véritablement enchanteresse. J'ai été littéralement envoûtée. C'est simple, tout au long de ma lecture, un grand sourire était peint sur mon visage. Pevel a un don pour interpeller l'enfant qui sommeille dans le coeur du lecteur adulte, qualité qui a déjà toute ma sympathie.
L'univers dépeint par Pevel est sublime. Les éléments fantasy s'intègrent magnifiquement dans le Paris début de siècle fantasmé par l'auteur. C'est tellement beau qu'on prend un immense plaisir à croire à tout ce que raconte Pevel. Que mages, fées et gnomes évoluent à Paris, qu'un train relie la capitale au monde des fées, que la tour Eiffel soit faite de bois... tout ça parait naturel sous la plume de Pevel. Pour autant, même si tous ces éléments semblent couler de source, dénués de toute artificialité, le lecteur est surpris et émerveillé par chaque trouvaille de l'auteur. Et des trouvailles et idées géniales, le roman en fourmille ; l'idée des 3 mondes (le monde "ordinaire", Ambremer, le monde des fées, et Onirie, le monde des rêves et cauchemars), des arbres qui parlent et sont émus par des amoureux venant se bécoter sous leurs branches, des gargouilles qui prennent vie, des chats ailés qui lisent en dormant sur les livres... Et j'en passe. En lisant "les enchantements d'Ambremer", le lecteur vit un rêve éveillé.
Cet émerveillement ne vient pas uniquement des habitants qui peuplent l'univers de Pevel. La magie et la féérie sont aussi dans son écriture. La plume de Pevel, sans jamais être prétentieuse, est fine, élégante, légère comme une plume. Et l'auteur ne se prive pas d'agrémenter son récit d'une pincée d'humour. C'est très bien écrit tout en étant très facile à lire.
Toutes ces qualités servent une intrigue bien menée, simple mais ménageant des effets de surprises et pleine de péripéties. Et les personnages sont très bien dessinés et très attachants. le duo Griffont / Isabel, et leurs prises de bec, est savoureux.
Voilà une lecture féérique, idéale en cette période où approchent les fêtes de fin d'année. Si vous avez envie de magie et de légèreté, foncez, c'est un délice.
"Les enchantements d'Ambremer" étaient mon 1er Pevel. Et non seulement je vais poursuivre la trilogie du cycle du "Paris des merveilles", mais en plus je compte bien découvrir d'autres oeuvres de l'auteur.
Challenge ABC 2016-2017 - 10/26
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florencem
  13 septembre 2017
Je vais lâcher le "gros mot" tout de suite : je n'ai pas accroché... MAIS (bah oui, il y a un mais), seulement durant le premier quart. Ensuite, lorsque l'on comprend où l'auteur veut en venir et que l'histoire se met vraiment en place, impossible de lâcher le roman. Je vais d'ailleurs lire les deux autres dans la foulée car j'ai bien envie de retrouver Griffont et Aurelia rapidement.
Les couvertures de la version grand format m'avaient fait de l'oeil, il y a bien longtemps, et récemment une de mes amies s'est mise à lire la trilogie. Ses chroniques étaient plus qu'alléchantes, j'ai donc sauté le pas. Et malgré un début difficile, comme je l'ai indiqué, il n'en reste pas moins que j'ai passé un excellent moment dans ce Paris des merveilles. La Belle époque, un monde où la féérie se chevauche avec notre réalité, des créatures mystiques, de l'humour comme je l'aime et bien entendu un mystère à résoudre. Pratiquement tous les ingrédients dont je raffole dans une histoire de fantaisie. Pas de quête mais franchement, cela ne m'a pas manqué. J'ai même adoré le fait que l'on soit face à une sorte d'enquête. Cela m'a d'ailleurs rappelé Magies Secrètes de Hervé Jubert que j'avais aussi beaucoup aimé.
Le monde que nous propose l'auteur est original, entre fantaisie et réalité. Des références historiques sur les personnages et les lieux agrémentent parfaitement ce monde imaginaire (juste un petit bémol sur les descriptions souvent trop longues à mon goût). Outremonde et Onirie ne sont cependant pas en reste. Les deux "cités" ont aussi leur part belle et ce n'est pas uniquement Paris que nous visitons. Un très bon équilibre qui nous permet de "garder" pied, de ne pas être trop perdu. Bien entendu, ce monde a ses propres règles. Les mages et autres créatures ont intégré notre société. Un bouleversement qui n'a pas trop l'air de chambouler la vie du quidam. Certes, ils mettent du piment dans la vie des parisiens, surtout quand une menace magique se profile.
Louis Griffont, l'un de nos héros, nous présente donc ce monde et celui des mages. Ce dernier est tout de suite sympathique. Je ne saurais pas trop décrire pourquoi, ce qui est étrange, mais il est ce genre de personnage nonchalant, gentil, sérieux, dévoué qui fait que l'on a tout de suite confiance. Et pourtant, derrière cette image, nul doute n'est permis : il ne faut pas se frotter au magicien. Il n'en reste pas moins que c'est quelqu'un de bon et il nous le prouve à de nombreuses reprises. Je l'ai beaucoup aimé. Et franchement quand Aurelia débarque dans sa petite vie bien tranquille... Je l'ai encore plus adoré ! Il faut dire qu'Aurelia (ou Isabel) n'a pas son pareil pour titiller notre mage et quelle femme ! Pétillante, mordante, forte et déterminée. Elle n'en fait qu'à sa tête mais cela fait aussi tout son charme. Et intelligente qui plus est ! Un duo qui porte le roman et le sublime. Leur complicité comme leur prise de bec m'ont émue mais aussi fait mourir de rire.
Il y a bien entendu, d'autres personnages. Les "gentils" m'ont tous plu, chacun à leur manière. Une diversité qui donne tout son charme au roman. Les "méchants"... m'ont moins plu, à contrario. Peut-être trop "simple" en un sens. Il donne du fil à retordre à nos héros, et jouent très bien leur rôle mais j'aurai apprécié quelque chose de plus "pointu". En même temps, je me dis qu'ils auront aussi le temps de s'étoffer, surtout que certains protagonistes ne sont absolument pas blancs comme neige, loin de là.
L'intrigue prend son temps au début pour ensuite aller crescendo. Différentes affaires se croisent à mon plus grand plaisir, demandant à nos méninges de travailler un peu. J'aime beaucoup suivre le cheminement d'une résolution de mystère et là, j'ai été servie. Il y a de l'action, de l'humour comme je l'aime avec ce côté pince sans rire et ironique, de la réflexion, des émotions à gogo. Et puis, tout est très bien tourné. Plus on avance, plus nous en apprenons jusqu'à découvrir de lourds secrets. le monde n'est pas ou blanc ou noir, encore une fois.
Un très bon premier tome qui m'a vraiment emballé. J'ai hâte de découvrir la suite en espérant retrouver tout ce qui m'a plu (et plus encore) dans les tomes deux et trois.
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Citations et extraits (98) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   16 août 2018
Imaginez des nuées d'oiseaux multicolores nichées parmi les gargouilles de Notre-Dame ; imaginez que, sur les Champs-Elysées, le feuillage des arbres diffuse à la nuit une douce lumière mordorée ; imaginez des sirènes dans la Seine ; imaginez une ondine pour chaque fontaine, une dryade pour chaque square ; imaginez des saules rieurs qui s'esclaffent ; imaginez des chats ailés, un rien pédants, discutant philosophie ; imaginez le bois de Vincennes peuplé de farfadets sous les dolmens ; imaginez, au comptoir des bistrots, des gnomes en bras de chemises, la casquette de guingois et le mégot sur l'oreille ; imaginez la Tour Eiffel bâtie dans un bois blanc qui chante à la lune ; imaginez de minuscules dragons bigarrés chassant les insectes au ras des pelouses du Luxembourg et happant au vol les cristaux de soufre que leur jettent les enfants ; imaginez des chênes centenaires, et sages, et bavards ; imaginez une licorne dans le parc des Buttes-Chaumont ; imaginez la Reine des Fées allant à l'opéra dans une Rolls-Royce Silver Gost ; imaginez...
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Eric76Eric76   21 août 2018
La promesse de l'aube faisait déjà pâlir l'horizon. Mais Paris dormait encore et la nuit n'était nulle part ailleurs plus souveraine que dans le grand cimetière du Père-Lachaise. Là régnait une obscurité silencieuse et immobile qui semblait ne jamais devoir finir. Caressés par la lueur des étoiles, les tombeaux et caveaux dessinaient un désordre de silhouettes ténébreuses livrées aux ronces, aux lierres, aux mousses, aux herbes folles. Des arbres nombreux dominaient ce dédale, des arbres dont les racines avaient au fil des ans bousculé les croix, incliné les stèles et fendu la pierre de monuments oubliés. Très mal entretenu, le cimetière de l'Est - c'est le nom officiel du Père-Lachaise - devenait dès le soir un royaume funèbre et désolé dont la quiétude apaisait moins qu'elle n'oppressait.
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Eric76Eric76   24 août 2018
Ils se garèrent à l'ombre d'un marronnier qui fumait la pipe et laissèrent la Spyker sous la garde de Lucien. L'automobile, déjà, attirait des fées-lucioles curieuses et mutines. Isabel et Griffont continuèrent à pied, Azincourt trottant dans leurs jambes.
Digne et fière, la baronne était plus émue qu'il ne semblait. Après toutes ces années, arpenter les rues de sa ville natale ravivait le souvenir. Ses yeux d'ambre fauve où étincelaient des éclats d'émeraude s'embuèrent ; elle avait la gorge serrée. Lorsque l'on vit poindre, au hasard des rues étroites et pavées, les premières tours du palais au-dessus des toits d'ardoise, Isabel prit la main de Griffont et se raidit un peu. Lui, par pudeur, ne parla pas, de sorte qu'ils pénétrèrent en silence dans la magnifique bibliothèque envahie de lumière et de verdure. L'instant avait quelque chose d'à la fois intime et solennel, car c'était là, sous les hauts plafonds de cette cathédrale dédiée aux arts, au savoir et aux livres, c'était là que, véritablement, battait le cœur de l'OutreMonde.
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WitchbladeWitchblade   30 septembre 2016
La mémoire est un ciment solide. Si solide et durable que la nostalgie survit parfois longtemps à l'amitié. Elle peut même s'y substituer et nous tromper. Combien de fois nous sommes-nous aperçus trop tard que rien ne nous attachait désormais à tel ou telle, sinon le souvenir d'une époque évanouie ? Quand cette idée frappe, douloureuse, le temps paraît faire un bond et nous nous découvrons subitement face à un étranger que les hardes de sentiments défunts ont cessé de déguiser. Cela, plus que les ans, fait que l'on vieillit. L'âge est le catalogue de nos désenchantements intimes.
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TatooaTatooa   01 septembre 2015
Cet univers (Ndr : L'Outremonde, le monde des fées) voisine avec le nôtre. Jadis, ils étaient si proches qu'ils se frôlaient parfois. Alors naissaient des passages fugitifs, des chemins de traverse déguisés, des ponts incertains jetés sur l'abîme qui, d'ordinaire infranchissable, sépare les mondes. Tel promeneur pouvait ainsi rencontrer, au détour d'un sentier perdu, une reine attristée caressant un grand cerf blanc dont une flèche perçait le flanc; tel berger explorait une ravine et découvrait au-delà une vallée que la vengeance d'un sorcier condamnait à un hiver éternel; tel chevalier solitaire passait, en quête de gloire, le rideau étincelant d'une cascade vers des régions inconnues où l'attendait l'aventure. Combien firent semblables expériences? Combien de poètes et de ménestrels contèrent ces voyages? Assez pour être entendus, sans doute. Trop peu pour être crus. A l'époque déjà, les esprits sages niaient l'existence de l'OutreMonde et de ses prodiges. Et les mêmes, aujourd'hui, continuent doctement à vouloir peindre nos rêves en gris...
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