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Michel Arnaud (Autre)André Bouissy (Autre)
ISBN : 2070370631
Éditeur : Gallimard (25/10/1978)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 242 notes)
Résumé :


Adapté de l’italien par Stéphane Braunschweig
et suivi de « Six personnages en quête d’auteur » : histoire pour l’écran de L. Pirandello et de Adolf Lantz

Extrait :
Je me pose beaucoup de questions sur comment on peut faire du théâtre aujourd’hui, si ça a encore du sens de travailler à partir de textes, avec des personnages, de la fiction, sans considérer – comme tout le monde fait – que tout est « matériau », et que l’im... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  24 janvier 2016
Luigi Pirandello avec sa pièce la plus célèbre, Six Personnages En Quête D'Auteur, ne nous invite pas AU théâtre mais DANS le théâtre. Il nous fait nous pencher sur le processus de création théâtrale, tant sur le plan de l'écriture que sur la mise en scène.
Le sujet, pourtant fort, disparaît complètement derrière cette réflexion sur le théâtre en tant que spectacle et tirant sa moelle du drame quotidien des gens. Cette réflexion devenant, pour le coup, le véritable sujet de la pièce.
Il y a en fait beaucoup de questions, clairement posées ou latentes, dans cette oeuvre. Les personnages de fictions sont-ils moins réels que les personnages réels qui jouent la fiction ? Est-ce l'auteur qui écrit la pièce ou n'est-il que le transcripteur de ce que les personnages ont à dire lorsqu'on les laisse interagir entre eux ? Les drames humains qui nourrissent le théâtre et la création fictive en général peuvent-ils et doivent-ils devenir de simples divertissements, de simples activités " comme une autre " pour tous ceux qui en vivent ? Où se situe la limite entre la scène et la vie ? La vie n'est-elle pas un théâtre au même titre, à plus juste titre même, que le théâtre ?
On pourrait multiplier comme ceci les interrogations buissonnantes et quasi métaphysiques soulevées par Luigi Pirandello mais telle n'est pas mon intention. Je tiens simplement à dire ou redire le distinguo que font beaucoup personnes à propos du théâtre et vis-à-vis duquel je ne suis pas toujours (voire, pas souvent) d'accord.
En substance, beaucoup me disent : « le théâtre, ça ne se lit pas ; ça doit se voir sur scène. » Personnellement je ne partage pas du tout ce point de vue. Pour moi, il y a des pièces qui gagnent à être lues plutôt que vues, il y en a pour lesquelles les deux sont à peu près équivalentes, il y en a pour lesquelles les deux se valent mais pour des raisons différentes (complémentarité) et enfin, seulement, il y en a pour lesquelles la représentation sur scène est très supérieure et souhaitable par rapport à la lecture.
Une fois cette distinction faite, je tiens à signaler que cette pièce gagne beaucoup à être vue plutôt que lue. Elle est vraiment fondue dans le lieu même d'un théâtre et l'ambiguïté voulue entre scène de théâtre et scène de la vie réelle n'est parfaitement rendue qu'au théâtre.
Je ne sais pas si le fait de parler du sujet qui est débattu dans la pièce a beaucoup de sens ou beaucoup d'importance, eu égard à ce qui me semble être le principal projet de l'auteur. J'en dirai donc simplement deux mots.
Lors d'une répétition dans un théâtre où divers gens de troupe sont présents (directeur, accessoiriste, acteurs, etc.) six personnes (presque sept en fait) arrivent de façon impromptue et se disent à la recherche d'un auteur pour transcrire le drame de leur histoire. le personnel du théâtre, d'abord importuné, se montre peu à peu intéressé par le drame " réel " vécu par ces " personnages ".
Il est alors rapidement convenu que les personnages vont jouer leur propre rôle devant les acteurs afin que ceux-ci s'en infusent avant d'assumer eux-mêmes les rôles. Mais très vite, ce sont des discussions sans fin entre les personnages, le directeur et les acteurs. Les uns prétendants être mieux informés que quiconque de la façon de jouer leur propre vie et les autres prétendants être mieux informés que quiconque de la façon de jouer dans un théâtre.
Je me permets de ne rien révéler du noeud de l'intrigue mais qui, je le rappelle, ne constitue sans doute pas (à mes yeux) le plus important de ce que cherche à nous dire l'auteur.
De mon point de vue, il s'agit d'une pièce intéressante mais pas du tout captivante. Une curiosité, devenue quasiment l'archétype de la mise en abîme (au théâtre ou ailleurs) et qui a probablement fait des petits à bien des endroits, au cinéma ou ailleurs. (Je pense par exemple au film Dogville de Lars von Trier où le réalisateur nous invite à réfléchir sur le décor et sur la fiction.) Mais, bien entendu, tout ceci n'est qu'un minuscule avis en quête de hauteur, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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raton-liseur
  19 juillet 2013
Le titre de cette pièce m'a toujours intriguée, mais j'avais peur d'une pièce un peu trop intello et se regardant le nombril, si bien que je n'ai jamais pris le temps de la lire. En la trouvant libre de droits et parce que je cherchais un prix Nobel de littérature pour les années 30 (les défis de lecture font faire de drôles de choses de temps en temps…), je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais de faire une petite excursion littéraire du côté de cette oeuvre fameuse.
Le titre est assez explicite pour que je n'aie pas besoin de faire un résumé. du théâtre dans du théâtre, ou plus exactement de la création littéraire dans la création littéraire, voila une situation de mise en abyme finalement assez classique. Mais c'est sans compter l'étonnement de la première page, lorsque, moi qui m'attendais, sans raison véritable, à trouver six personnages, je me retrouve devant une liste d'une bonne douzaine d'acteurs !
L'oeuvre est donc la confrontation entre les personnages qui sont la réalité de la fiction, et les acteurs, réels mais incarnant des personnages fictifs. « Vous avez compris ? / - Moi ? Non ! / - Eh bien, moi non plus ! » (dialogue entre le Directeur et le Grand premier rôle masculin, p. 8)
Ce fut une lecture intéressante, instructive, mais ce ne sont pas forcément des adjectifs très flatteurs sous ma plume. C'est plutôt une façon de dire que la lecture valait certes le détour, que je ne la regrette pas, mais que je n'y ai pas pris particulièrement de plaisir.
La pièce est cependant moins obscure que ce que je craignais. Je n'en ai peut-être pas perçu toutes les subtilités, mais je pense en avoir saisi l'essentiel. Et le plus intéressant, me semble-t-il n'est pas la mise en abyme théâtrale (qui est certes un art que je connais peu et qui ne m'intéresse que marginalement), mais la réflexion sur la réalité de la personnalité humaine. Apres la lecture il y a peu de Huis clos de Sartre, où l'homme se définit par ses actes, ou plus exactement par son acte déterminant, celui qui le marque et le range comme un salaud ou un brave (pour prendre l'exemple le plus emblématique, celui de Garcin), ici Pirandello prend un parti inverse, et fait dire, au père surtout, la complexité de l'homme, et peut-être l'incapacité à comprendre la personnalité, l'essence d'une personne, protéiforme selon les situations et les interlocuteurs, changeante selon les instants. Qui connaît, où se fait la synthèse de ces différentes facettes ? Cette synthèse est-elle-même possible, et rend-elle mieux compte de ce qu'est une personnalité ? Pirandello ne répond pas et laisse le lecteur comme le spectateur dans le doute.
Et il enfonce même le clou, si je peux utiliser une expression aussi triviale, en sous-entendant que finalement, les personnages de fiction, et en particulier ceux du théâtre, pour qui les traits sont forcés, l'action concentrée dans un instant, pourraient être plus réels que nous-mêmes puisqu'après tout ils sont de fait définis uniquement par l'action qui constitue leur apparition sur scène et leur drame. Mais encore une fois, une pirouette, le personnage peut être vrai, mais la représentation que l'on en fait, passée au crible des conventions théâtrales, n'est qu'une représentation, une image imparfaite de ces personnages.
Le mot de la fin de cette pièce serait donc peut-être que la vérité est encore à trouver et que, finalement, cette pièce de théâtre est plus vraie sur le papier que sur les planches, comme semble le suggérer une didascalie qui commence ainsi : « Celui qui voudrait tenter une traduction scénique de cette pièce… » (p. 8-9) et dont le conditionnel m'enchante. Paradoxe jusqu'au bout, paradoxe que Pirandello veut probablement laisser insoluble, et je le laisserai ainsi aussi.
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Fifrildi
  19 janvier 2017
Il y a... bien longtemps (j'avais 17 ans) j'ai assisté à une pièce de théâtre où à un moment tout a dérapé. Une dispute avait éclaté entre les comédiens et je n'ai pas peur de le dire : j'y ai vraiment cru. Bien évidemment c'était dans le script ^_^
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette pièce de Pirandello. Au cours d'une répétition, des gens débarquent pour demander au directeur-chef de la troupe que leur drame familial soit interprété. Ils n'ont pas de texte et donc il vont "rejouer" les scènes clé dudit drame afin que les acteurs puissent en quelque sorte apprendre leur rôle. Et puis quand ce sera au tour des acteurs, cela ne va pas trop convenir aux personnages. C'est comme quand vous entendez quelqu'un répéter quelque chose que vous avez dit et que vous vous écriez : "non, je n'ai pas dit cela de cette manière!"
La réflexion semble tourner autour de celle de son "Un, personne et cent mille" que je relirais bien dans la foulée.
J'aime beaucoup le style de l'auteur.
Un bon moment de lecture... à réitérer.
Challenge multi-défis 2017 (8)
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Musardise
  06 janvier 2018
Arf... Pourquoi, mais pourquoi m'obstine-je à lire du Pirandello ? Deux pièces en deux mois, et je ne peux déjà plus le voir en peinture.
Ai-je besoin de rappeler l'argument de Six personnages en quête d'auteur, pièce où surgissent, au milieu d'une répétition, des personnages (forcément) qui réclament un statut, un vie, que leur a refusés leur auteur ? Après les avoir nonchalamment créés, il les a tout aussi nonchalamment laissés traîner dans ses tiroirs et les voilà en mal d'existence, réclamant à corps et à cris qu'un directeur de théâtre raconte enfin leur histoire.
Pour la petite histoire, Pirandello avait effectivement esquissé des personnages pour une nouvelle, dont l'histoire lui parut finalement peu intéressante. Ce sont ces personnages qu'il a donc réutilisés pour une pièce censée relever du métathéâtre (car la vie trouve toujours un chemin, comme chacun le sait). de là une réflexion qui touche finalement plus au processus de création littéraire qu'uniquement au théâtre. Malheureusement, et ce n'est pas nouveau chez Pirandello, tout le questionnement proposé par le truchement des fameux personnages s'enlise dans les bavardages, les répétitions, les déclarations un rien pompeuses sur la réalité de ce qu'ils vivent (puisqu'ils se considèrent comme vivants et qu'ils sont bien là, sur scène, même si le directeur commence par leur dénier toute réalité), la trahison de l'interprétation, la fonction de l'auteur, la frontière entre fiction et réalité. Pire, c'est prétentieux, car bien moins profond que ce que l'on veut nous faire accroire. le sujet n'est finalement qu'effleuré. le début, notamment, où l'on voit le directeur se disputer avec ses acteur et déclarer que ce n'est pas de sa faute s'il est obligé de monter une pièce de Pirandello faute de mieux, m'a particulièrement agacée : avait-on vraiment besoin de voir Pirandello se pavaner et régler ses comptes avec les critiques de l'époque ?
D'autant que ses personnages, abandonnés une première fois, eh ben, il n'en fait pas grand-chose. Il ne les utilise que pour les faire pérorer encore et toujours, mais ne s'y intéresse guère - les pauvres n'ont décidément pas de chance. C'est un peu comme si Shakespeare s'était limité aux passages sur le théâtre dans le théâtre dans le songe d'une nuit d'été...
Alors oui, c'est une pièce à connaître dans le cadre de l'histoire du théâtre et du métathéâtre, dans un but purement pédagogique. Quant à l'intérêt même de la pièce, il me semble assez limité. Pour ma part, je pensais faire un tour d'horizon du théâtre de Pirandello avant de m'attaquer à sa dernière pièce : je ne pouvais donc pas éviter celle-ci. Mais je flanche déjà. Je vais donc directement passer aux Géants de la montagne, en espérant une bonne surprise...

Challenge Théâtre 2017-2018
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cmpf
  15 octobre 2017
Sans le challenge théâtre, je n'aurais sûrement jamais lu Six personnages en quête d'auteur. Une pièce qui devait être très intellectuelle et ennuyeuse, incompréhensible. Eh bien non, cela se lit très bien.
Ce théâtre dans le théâtre, ces six personnages et leur histoire, imaginée mais non créée, qui souffrent d'être inaboutis, bloqués dans leur drame posent beaucoup de questions sur la réalité des personnages de fiction, sur leur représentation, ici au théâtre par des acteurs ( ou au cinéma) mais on peut l'élargir à l'interprétation que chacun donne dans le secret de son esprit à tout personnage de fiction.
La pièce parle aussi de communication aussi me semble t'il. Les six personnages débarquent au milieu de la répétition d'une autre pièce de Pirandello. Ils exigent qu'on leur donne vie. Des discussions s'élèvent avec les diverses personnes présentes, directeur du théâtre et acteurs. Les personnages veulent jouer leur drame tel qu'il est, tandis que le directeur voit la possibilité ou l'impossibilité technique et le succès éventuel (le sabir de madame Pace mettra de la légèreté dans le drame). Les personnages devront vivre leur histoire afin que les acteurs puissent la représenter et déjà il y a problème, les personnages ne se reconnaissent pas dans les acteurs, encore moins dans leur façon de jouer, ni vraiment dans le décor. Rien ne correspond à leur moi profond, si j'ose dire.
Leur arrivée provoque chez les professionnels du théâtre stupeur, incrédulité, incompréhension, rires, colère. Que sont ces gens qui prétendent jouer à leur place, en fait vivre leur histoire. Qu'est-ce qui est le plus réaliste la représentation par les personnages ou par les acteurs ?
Finalement on ne s'ennuie pas du tout dans cette pièce.
Challenge ABC 2017-2018
Challenge théâtre 2017-2018
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Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
Marti94Marti94   17 février 2019
LE PÈRE. – Moi, monsieur, j’admire, j’admire sincèrement vos acteurs : monsieur (il montre la Vedette masculine), mademoiselle (il montre la Vedette féminine), mais il est évident… oui, qu’ils ne sont pas nous…
LE DIRECTEUR. – Eh, je pense bien ! Comment voudriez-vous qu’ils soient « vous », puisque ce sont les acteurs ?
LE PÈRE. – Justement, les acteurs ! Et tous les deux, ils jouent très bien nos rôles. Mais, croyez-moi, pour nous cela paraît quelque chose de différent, une chose qui voudrait être la même mais qui ne l’est pas !
LE DIRECTEUR. – Comment, qui ne l’est pas ? Qu’est-ce qu’elle est alors ?
LE PÈRE. – Une chose qui… comment dire ?… qui devient à eux et qui n’est plus à nous.
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Marti94Marti94   17 février 2019
LE PÈRE, après les avoir un instant observés, avec un pâle sourire. – Mais oui, mesdames et messieurs ! Quelle autre réalité ? Ce qui pour vous est une illusion qu’il faut créer, pour nous, par contre, c’est notre seule réalité.
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Marti94Marti94   17 février 2019
LE DIRECTEUR, se levant et le toisant. – Ah, vraiment ? Vous trouvez que notre métier est un métier de fous ?
LE PÈRE. – Oh, quoi ! faire paraître vrai ce qui ne l’est pas ; et cela sans nécessité, monsieur : par jeu… Est-ce que votre fonction n’est pas de donner vie sur la scène à des personnages imaginaires ?
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Marti94Marti94   17 février 2019
LE DIRECTEUR, surpris, ahuri. – Moi, je ne comprends plus ni où on en est ni de quoi il s’agit ! (Au Père :) Madame est votre femme ?
LE PÈRE, vivement. – Oui, monsieur, c’est ma femme !
LE DIRECTEUR. – Mais alors comment se fait-il qu’elle soit veuve, puisque vous êtes vivant ?
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Nastasia-BNastasia-B   23 janvier 2016
LE PÈRE : Le drame pour moi est là tout entier, monsieur : dans cette conscience que j'ai que chacun de nous — voyez-vous — se croit " un seul ", alors que c'est faux : il est " cent ", monsieur, il est " mille ", selon toutes les possibilités d'être qui sont en nous : il est " un seul " avec celui-ci, " un seul " avec celui-là — et ces " un seul " différents au possible ! Et cela, en même temps, avec l'illusion d'être toujours " un seul pour tout le monde ", et toujours " cet un seul " que nous croyons être dans nos actes. C'est faux ! c'est faux ! Nous nous en apercevons bien, lorsque, dans l'un de nos actes, nous nous retrouvons soudain, par un hasard des plus malheureux, comme accrochés et suspendus : nous nous apercevons, veux-je dire, que nous ne sommes pas entiers dans cet acte, et que ce serait donc une atroce injustice que de nous juger d'après ce seul acte et de nous maintenir accrochés et suspendus au pilori pendant une existence entière, comme si celle-ci se résumait tout entière dans cet acte !
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Les Géants de la montagne, Fable poétique de, Luigi Pirandello, Jean-François Brion, Claudio Dos Santos, Béatrix Ferauge, Laszlo Harmati, Muriel Jacobs, Gwennaëlle La Rosa, Yasmine Laassal, Geoffrey Magbag, Quentin Milo, Guy Pion, Yannick Renier, Christophe Sermet, Benoît Van Dorslaer, Marie Vennin, Pascale Vyvère, Frédéric Dussenne
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