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EAN : 9782070148646
240 pages
Éditeur : Gallimard (19/03/2015)
3.99/5   82 notes
Résumé :
Fabien, 15 ans, placé dans un centre de soins pour adolescents, écrit son histoire dans des carnets qu'il adresse à son psychiatre. Il raconte son quotidien de jeune garçon subversif et épris de liberté dans les années 1990, ses amitiés, son rapport difficile à l'autorité, son expérience de la délinquance, etc. Ce parcours en cinq carnets aboutit, dans le sixième, à une vérité cruciale.
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
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sur 82 notes
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BillDOE
  30 janvier 2020
Fabien est un gamin qui séjourne dans un asile psychiatrique. Lydia, son médecin, traitant lui demande à des fins thérapeutiques, de rédiger sur des cahiers de brouillon l'histoire qui l'a mené dans cet hôpital. Au fil des mots, derrière la nonchalance et l'esprit rebelle de Fabien, se cachent un drame enfoui dans son inconscient. Accompagné d'un loup invisible qu'il a nommé « Champion », le gamin va petit à petit réaliser ce qu'il s'est passé et comprendre l'attitude étrange de ses parents à son égard.
Maria Pourchet a écrit une jolie histoire qui n'a pas de grandes ambitions, sinon simplement de nous distraire et souvent nous faire sourire. La dramaturgie des situations est légère et le texte pas suffisamment dense, ni l'intrigue suffisamment intense pour que cette histoire nous prenne aux tripes. Néanmoins, un court et bon moment de lecture.
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Litteraflure
  01 décembre 2019
Je fais une pause dans cette rentrée littéraire 2019 pour m'offrir une séance de rattrapage avec « Champion », que m'a conseillé ma librairie fétiche ICI en la personne de Nina. Dans le mille, Émilie - si tu ‘appelais Émilie. Quel pied ce roman de Maria Pourchet ! Intelligent, drôle, dérangeant : ma sainte trinité de la lectrice comblée. Un roman sur la jeunesse brisée, l'impossibilité du deuil, le désarroi des parents et la folie, comme dernier refuge possible. Fabien est le héros, il n'est pas un adolescent comme les autres : « J'ai lu dans un magazine pour dames que l'odeur de l'enfance, c'était statistiquement la lessive, la confiture et le pain. Moi l'odeur de l'enfance, c'est le fioul. Je ne suis pas un exemple ». On ne saura qu'à la fin du livre pourquoi il s'invente un double, un loup qui mord à sa place, pour supporter le quotidien du pensionnat ou pire, les week-ends en famille. J'ai adoré sa foudroyante lucidité, son regard acéré, ses raccourcis déroutants, cette façon désopilante de mettre en boîte le genre humain. Un hymne à l'enfance écolière, « Les 400 coups », « Les choristes » et « Diabolo menthe » sous l'emprise de la gnôle et ¤££¤12Intelligent11¤££¤ puis la tendresse qui affleure quand il parle de sa grand-mère et de ses manières surannées : « J'ai compris que c'était bien plus grave mais Mamie a dit « invitée à danser » parce qu'elle vient d'un temps où la langue française n'était pas là pour vous agresser. Il y avait déjà la guerre pour ça ». Un roman à tiroirs, qu'on fouille avec bonheur. Dédoublement du personnage, héros qui écrit un journal destiné à la psy et l'auteur qui taquine sa propre prose : « J'ai semé des cailloux sur la route. Non, c'est faux. Mais je ne sais pas comment écrire le sentiment d'abandon ». Et vous, vous l'avez lu ce petit miracle ?
Bilan : 🌹🌹
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lucia-lilas
  10 avril 2020
C'est pêchu Pourchet : surtout qu'ici elle fait parler un ado rebelle, insolent, subversif et bien déprimé, Fabien, tête à claques de 14 ans (redondance?), Fabien Bréckard, né le 4 janvier 1978 à Troyes, 5eB au moment des faits. Il a fait une connerie, le gosse, une grosse paraît-il…
Depuis, il vit dans un centre de repos (un asile psychiatrique) d'où il ne sortira que lorsqu'il aura raconté à sa psy le comment et le pourquoi de ses actions. La thérapie par l'écriture, pourquoi pas...
C'est lui le Champion du titre ? Non, Champion, c'est son loup imaginaire qu'il trimbale avec lui, espèce de ça ou de surmoi ou de double (la psychanalyse et moi…)
Bref, Fabien Bréckard doit écrire et, si possible, la vérité : il nous livre ainsi - et très très à contre-coeur, je vous l'avais dit que c'était un sale gosse hypersensible - sous la forme de six cahiers, le quotidien de ses dernières années dans son petit collège catholique, les copains timbrés, les profs lourdingues, ses parents distants et violents, l'internat refuge, les week-ends où on préférerait rester collé au collège plutôt que de se taper des claques ou des gueules de dix pieds de long en famille, les conneries à gogo… Il a l'esprit vif, le morpion, il comprend vite, pas besoin de lui faire un dessin. Il est lucide et son regard acéré sur la société le pousserait bien à renouveler l'exploit de cesser de respirer un peu plus longtemps que la dernière fois… Il finirait bien par y passer avec un peu de patience… Mais, il y a ce projet de partir en Amérique qui le tient en vie.
Que cherche-t-il dans le fond ? A nous éclairer VRAIMENT ou à nous perdre, nous tromper ? Nous apporte-t-il la vérité sur un plateau ou sème-t-il autour de lui des leurres dans lesquels on se prendra les pieds ? Sème-t-il des petits cailloux pour nous conduire sur la voie de la vérité ou pour nous égarer ? Aura-t-il les mots pour dire pourquoi ses parents ont eu une attitude pour le moins étrange à son égard… Hein, le poids de la culpabilité qu'on traîne et qui nous tue à petit feu... Il maîtrise la langue, le môme, justement où nous mène-t-il ?
Oui, c'est pêchu Pourchet (elle est pas belle, mon allitération?) : chaque phrase « pulse », claque, pique, pétille, le jeu de mots surgit, la bonne formule jaillit, on se dit qu'elle a l'esprit vif, l'autrice, du répondant, le sens de la répartie : elle m'épate, moi qui mets du temps pour tout, qui ai l'esprit de l'escalier et la fulgurance de l'escargot. Elle connaît les expressions des kids, leurs tournures, leurs tics de langage… Il y a un p'tit côté brut, direct, cash qui me plaît beaucoup. Un exemple, première page : « La saison, c'est l'hiver, le décor, on s'en fout.Une ville bâclée autour d'un fleuve marron... » On s'en fout peut-être de la description mais ça y est, elle nous l'a posée là, à travers deux adjectifs : « bâclée » et « marron ». Pas besoin d'aller plus loin, vous êtes chez Pourchet. « L'époque, c'est 1992, c'est assez ennuyeux, 1992. Je m'ennuie » (Tiens, ça me rappelle le style du Giono des chroniques, vous savez, Un Roi… Laissez, je suis assez obsédée par Giono, j'dis peut-être des conneries). Bref, c'est drôle, intelligent, rythmé, original, plein de sensibilité, ça en envoie pas mal, oui, ça décape…. mais mais mais, (fait chier d'être honnête - parce que je l'aime bien, Pourchet), allez, j'avoue, il a fini par me saouler un peu le Bréckard, je l'ai trouvé un peu longuet son récit, j'ai eu l'impression qu'on patinait un peu souvent dans la semoule. Franchement ? Pour moi, c'est l'histoire qui ne tient pas la route (sur 250 pages) et j'ai eu beau m'accrocher des deux mains à l'écriture, il m'est arrivé de frôler l'abandon… Aaahhh, je n'aime pas dire ça parce que c'est pêchu Pourchet, oui, j'avais tellement aimé Toutes les femmes sauf une
Si, franchement, c'est bien Pourchet...
Et puis, allez, faites-vous votre avis et on en discutera, hein ?
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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ATOS
  14 janvier 2020
D'abord il y a l'écriture. le rythme. Et surtout le sens du rythme. Et puis il y a le tableau de chasse de Champion. Champion c'est un loup. « Ursus et Homo étaient liés d'une amitié étroite. Ursus était un homme, Homo était un loup. », M. Hugo si tu m'entend... ….
Champion donc. Et Fabien, Fabien ? c'est un môme. Lucide, drôle, et pas que.
Le sens du rythme c'est la colère de Fabien qui se met à parler. Ou plutôt à écrire. Fabien n'y croit plus. Alors il se la raconte. Son histoire, leur histoire. Ou plus exactement, sa psy va lui demander de l'écrire. Juste pour ouvrir les portes, pour qu'il puisse voir un peu la gueule de sa colère, de son mal de vivre. Qu'il arrête la spirale infernale.
Pour qu'il comprenne,... et... de cahier en cahier, pour qu'on comprenne avec lui. C'est le chemin d'une résilience et l'illustration de ce que le trauma peut générer d'impact dans la tête, la sienne, celle des autres, dans tout ce qui tourne et parle autour de soi.
Comment ce qui est est enfoui dans la mémoire peut perforer, déformer, tordre les réalités qui nous entourent.
Alors Maria Pourchet c'est une très belle et percutante écriture (je n'emploierai pas le terme de style – le style a la particularité de se démoder très vite comme une longueur de jean ) , et c'est également l'intelligence d'une construction narrative mise au service de la belle littérature. de celle qui construit.
Astrid Shriqui Garain
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VALENTYNE
  11 mai 2021
Fabien est un adolescent plus que perturbé, il nous fait part de ses sentiments dans son journal. Il s'agit d'une contrainte que lui a soumis sa thérapeute. On apprend rapidement que Fabien est dans un hôpital psychiatrique (on apprendra la raison dans les toutes dernières pages, même si des indices sont parsemés tout au long de la lecture)
J'ai beaucoup aimé le ton de ce jeune homme, que l'on devine abîmé par le chagrin. Il est asocial et s'adresse souvent à son double : le loup de la couverture. A la moindre agression, Fabien sort ses griffes. Il nous raconte de façon chronologique ce qui l'a amené de sa pension (où l'on inscrit ses parents sur le point de divorcer), jusqu'à l'hôpital psychiatrique.
A la pension, il est parfois odieux, parfois fragile (ses camarades n'ont pas l'air mieux lotis), toujours sur le fil, prêt à basculer. Entre révolte, culpabilité et sans gêne, Fabien veut il en finir ou s'en sortir ?
Il y a beaucoup d'humour caustique également dans ce livre grâce au franc-parler de Fabien.
Un très beau portrait d'adolescent.
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critiques presse (1)
Bibliobs   17 juillet 2015
La romancière raconte la jeunesse compliquée d'un jeune garçon. Avec un humour décapant.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
inajiinaji   18 mai 2021
Le neuvième jour, j’ai signalé à mon père, l’individu que j’intéresse un peu dans cette baraque, que j’arrivais à bout des distractions qui peuvent se poursuivre au lit. J’espérais un magnétoscope, il est venu le lendemain avec le plateau d’échecs. Bon. En même temps, je me serais adressé à ma mère, sûr qu’elle m’apportait l’aspirateur. Tandis que je lui prenais son fou, il m’a demandé si j’avais des choses sur le cœur. Il aura mis le temps. Il y a quelques mois, j’aurais fondu en larmes. Sauf qu’en cavale je m’étais durci la couenne. J’ai ricané, et on est pas passés loin que je réponde « quel cœur ? ». Je me suis retenu. Ce sont des répliques à balancer droit dans ses bottes, la main sur le colt. En robe de chambre, ça vous ferait vite passer pour un con.
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rkhettaouirkhettaoui   03 octobre 2018
Ma mère ne peut pas me voir. Je dois lui rappeler quelqu’un qui n’est pas un bon souvenir. Mais en même temps, si je me cache, ça la rend folle, et il faut qu’elle me trouve pour me faire exécuter un truc que je ne sais pas faire correctement. Au hasard équeuter des haricots sans en gâcher la moitié, nettoyer une salade sans laisser les limaces. Je me rate à tous les coups, elle me rend nerveux. Bien sûr, elle déteste frapper au visage parce qu’elle est croyante et qu’on a tous le visage du Christ. Mais moi je dois avoir une tête à claques qui dépasse l’entendement, alors parfois, c’est plus fort qu’elle. Souvent disons. Je m’en fous.
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TiteLisetteTiteLisette   30 août 2021
La saison, c'est l'hiver, le décor, on s'en fout. Une ville bâclée autour d'un fleuve marron, dont les rues portent les noms des présidents de la Troisième République, ici les gosses les récitent par cœur, Thiersmacmahongrévycarnotperierfaureloubet, très tôt, et dans l'ordre, presque sans respirer. C'est un peu la performance locale.
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ChristelsChristels   15 janvier 2020
Fosco Zaga prétendait qu'il existait des mecs tellement heureux qu'il ne leur restait plus qu'à se pourrir la vie à craindre que ça s'arrête.
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LitteraflureLitteraflure   01 décembre 2019
J’ai lu dans un magazine pour dames que l’odeur de l’enfance, c’était statistiquement la lessive, la confiture et le pain. Moi l’odeur de l’enfance, c’est le fioul. Je ne suis pas un exemple.
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Videos de Maria Pourchet (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maria Pourchet
Avec Feu publié chez Fayard, Maria Pourchet nous propose un roman incandescent qui coupe le souffle. Elle raconte l'histoire des feux intérieurs de Laure et de Clément, le hasard de leur rencontre, la fatalité qui s'ensuit et comment leurs désirs ne s'accorderont jamais, laissant les corps amorphes et endoloris. Feu, c'est la passion qui rend fou, qui se raconte en monologues interposés laissant les voix féminines et masculines se répondre sans tricher. Feu c'est comme si on était dans les sables mouvants de la passion qui nous engloutit. Action.
Maria Pourchet est aussi la marraine de l'édition 2022 des Nuits de la Lecture.
#feu #mariapourchet #prix #nuitsdelalecture #lecture #rentreelitteraire
Un podcast réalisé par Pauline Carayon du CNL et le musicien, auteur, compositeur et interprète Nicolas Lockhart, illustré par l'auteur de bandes dessinées et artiste plasticien Pierre LaPolice.Rendez-vous tous les jeudis pour un nouvel épisode de Son Livre, le podcast du CNL qui vole dans les plumes... des auteurs, et vous dévoile nos coups de coeur de la rentrée littéraire !
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