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EAN : 9782070137121
240 pages
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 32 notes)
Résumé :

D'abord Victoria, jeune personne en quête d'avenir. Peu pressée de cotiser et convaincue que tout arrive, elle est disposée à étudier n'importe quelle offre du Destin – en dehors du travail. Victoria se tient donc la plupart du temps au balcon, dans un état de vigilance avancée.
Sous le même toit, Marc-Ange, quelqu'un d'assez facile à vivre. Jadis professeur de Victoria, il est aujourd'hui son compagnon alors qu'il s'était juré de ne pas tomber dans l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Christophe_bj
  21 février 2021
Marie-Laure, ou Victoria, vit avec Jean-Claude, ou Claude-Ange, son ancien professeur de sociologie. Aucun des deux n'aime travailler. Claude-Ange a un essai à écrire, mais il n'y parvient pas. Quand à Victoria, elle tente de faire une enquête dans la rue sur un système de vélo de location en libre-service. Claude-Ange a des jumeaux, une ex-femme, et en bas de l'immeuble où il habite avec Victoria se trouve un chantier du métro sous la forme d'un trou béant auprès duquel habitent deux SDF, les Dupont Jeune et Vieux qui semblent sortir d'une pièce de Beckett. ● Manifestement, Maria Pourchet a fait tous les efforts du monde pour rendre son premier roman publié original et se faire remarquer de la critique qui compte. le mode de narration est décentré puisque si souvent Marie-Laure, alias Victoria, s'exprime à la première personne, de temps en temps elle utilise la troisième, va savoir pourquoi. Les deux protagonistes ont chacun deux prénoms, un ringard et un chic. Un des deux enfants de Claude-Ange sera toujours nommé « le Petit ». La sociologie est amplement convoquée (c'est le champ de compétences de l'autrice) et notamment « M. Pierre Bourdieu », dans un processus qui se veut sans doute délicieusement ironique. Avec les deux SDF, le monde des laissés-pour-compte est bien présent et même de plus en plus au fil du roman, formant un contraste avec le monde du sociologue au cinquième étage de son immeuble bourgeois. le trou en bas de l'immeuble est une métaphore protéiforme qui fait riche. ● le style est étudié et fabriqué dans la même perspective, autant dire que son systématisme artificiel devient très vite horripilant. Les phrases sont parfois inachevées comme dans la langue orale, elles passent du coq à l'âne, elles ont un air saugrenu et insolite. Les paroles rapportées ne sont pas délimitées du récit de la narratrice : à défaut d'être original, le procédé est tellement chic ! Mais surtout on y trouve une afféterie moderniste exaspérante. ● L'addition de tous ces éléments hyper-post-modernes semblait garantir une publication chez Minuit ou chez POL, mais c'est même Gallimard qui mordit à l'hameçon. ● Si j'avais plutôt apprécié son roman Champion, et été déçu par Les Impatients, je trouve que son premier roman est de loin le pire.
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ATOS
  12 février 2020
Premier roman de Maria Pourchet, paru en 2012. J'aime bien remonter le temps des écrivain-e-s. Remonter à la source. de "toutes les femmes sauf une" à "Avancer" en passant par "Champion"...L'écriture , le ton, le rythme, la vitesse du trait !
Maria Pourchet a enseigné la sociologie. Elle nous délivre ici un pamphlet sociologique de la sociologie.
Elle est née en Lorraine. Qui mieux que la Province peut porter un témoignage anthropologique d'une des réalités parisiennes de ce nouveau siècle ?
Maria Pourchet écrit pour le cinéma et la télévision ( entre autres) et ça se sent. A travers l'efficacité de la narration cela se ressent. C'est davantage l'intérêt de l'écriture que je retiendrai de ce roman. Un style qui lui appartient. Un trait comme un claquement de doigts ,comme un clin d'oeil, un bras d'honneur aussi . "Avancer", titre qui pourrait être la carte de visite de cette auteure. Avancer non pas pour fuir mais pour passer à autre chose, à autre chose d'essentiel, .. traiter le sujet , sans le traire, et puis d'un livre à l'autre, en toute liberté,.... Avancer !
C'est caustique, plein d'humour, et n'en déplaise à celles et ceux qui se sentiraient démasqué-e-s..., très bien étudié !

Astrid Shriqui Garain
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yoshi73
  16 septembre 2012
Victoria vit avec Marc-Ange et doit supporter la présence de ses deux enfants, des jumeaux, le Petit et la Petite, 1 semaine par mois. Marc-ange était son professeur du temps où elle était étudiante en sociologie. Aujourd'hui, on peut dire qu'elle vit à ses crochets. Toujours à la recherche de ce qu'elle appelle sa « voie royale », elle passe ses journées à glander. Quant à Marc-Ange, il sèche pour trouver le thème de son prochain ouvrage et ça le rend très irritable. Surtout quand il doit gérer la présence de ses deux enfants. le Petit est un garçonnet très en avance sur son âge qui met souvent le doigt là où ça fait mal. Quant à La Petite, elle est, au contraire de son frère, un peu limitée intellectuellement. Victoria va mettre en péril cette vie dans un cocon et se retrouver à la rue pendant quelques jours. Elle va alors s'imposer aux Dupont, deux clochards qui vivent temporairement dans un algeco.
Les situations de ce roman sont souvent loufoques. J'ai lu ce livre avec un sourire aux lèvres. le personnage de Victoria se laisse porter par les événements. C'est une jeune femme statique dans un monde qui bouge. Elle semble ne pas savoir ce qu'elle veut. Quant au personnage du Petit, il est très attachant. Ce petit garçon en avance sur son âge va se révéler le personnage le plus adulte dans cette histoire et c'est lui, qui, d'une certaine façon, va régler la crise « familiale ».
C'est un roman agréable à lire. Une sympathique découverte.
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clefran45
  07 octobre 2018
Je suis un peu embêtée à l'idée d'écrire un avis sur ce livre, lu en quelques heures, qui me laisse assez "mitigée" au final.
Après un premier vrai enthousiasme lors de la première partie du récit, quelque chose est retombé très nettement lorsque Victoria, personnage principal, quitte l'appartement de Marc Ange et ses enfants pour "emménager" dans l'Algeco en bas de chez elle avec 2 SDF .
Une impression de déjà lu dans le style, une sensation d'avoir affaire à une galerie de clichés : l'intellectuel parisien divorcé qui ne sait pas quoi faire de ses mômes, la fille oisive paumée qui ne sait pas quoi faire de sa vie, le gamin hyper précoce qui lit le dictionnaire et se trouve plus intelligent que tout le monde...les SDF sympas qui sont des vraies personnages dans le quartier, le tout à Paris bien entendu.
Tout ceci me laisse finalement perplexe, ce n'est pas un conte moderne, l'auteur ne nous conduit pas à réfléchir plus que cela à un thème particulier ou alors j'ai loupé un truc.
L'écriture est enlevée, il y a beaucoup d'humour mais j'avoue m'en être lassée car une sorte de répétition s'installe et j'avais hâte d'en finir.
L'histoire en elle-même ne tient pas debout.. l'univers de l'auteur manque de quelque chose pour m'embarquer sur le long terme..
Et puis être lu après Jon Kalman Stefánsson c'est placer la barre beaucoup trop haut !
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simeon
  17 septembre 2013
Merci Maria Pourchet, grâce à vous j'ai retrouvé goût à la lecture, non pas qu'il m'ait vraiment quitté mais les derniers livres que j'ai lu commençaient à me faire douter.
Je viens de terminer votre livre et je suis heureux, j'ai passé un merveilleux moment en sa compagnie, il m'a tout d'abord intrigué par son titre, puis surpris par votre narration originale qui m'a désarçonné au début, ainsi que son héroïne aux identités multiples, ensuite il y a eu le sourire puis le rire et je me suis laissé transporter par l'histoire originale et cocasse, drôle et bien menée, surprenante et folle.
Je mets cinq étoiles sans hésiter, un excellent roman français , dans la lignée de Oster et de Toussaint avec la fraicheur en plus, un seul bémol maintenant, j'ai peur de trouver fade mes prochaines lectures.
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critiques presse (1)
Culturebox   03 septembre 2012
Rire garanti à chaque page. Maria Pourchet a compris qu'en temps de crise, on attendait davantage comme antidotes un cynisme et un humour salvateurs qu'un roman dépressif de plus. Son écriture, alerte, vive et joyeuse comme une fanfare, est un enchantement. Recommandation totale.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Christophe_bjChristophe_bj   21 février 2021
M. Pierre Bourdieu est un sociologue très célèbre qui a inventé la misère du monde qui ne lui avait rien demandé.
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AifelleAifelle   10 juin 2013
"Le Petit - ouvrons la parenthèse - ainsi nommé parce que ces gosses-là si tu ne leur donnes pas de limites, bonjour, le Petit n'est, grâce au Ciel, pas chez lui dans cet immeuble. Il passe le plus clair de son temps chez sa mère, c'est comme ça, c'est la loi. Le Petit, dix ans ou sans âge tout dépend du point de vue, jouit d'une belle avance sur les enfants de sa taille , sur les autres aussi, il parle comme un livre et s'habille comme un lord, été comme hiver, un noeud papillon. En résumé, pour le Petit, trois choses à retenir : rempli de connaissances inutiles, pas sortable, appartient à un autre foyer fiscal, fermons la parenthèse".
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claraetlesmotsclaraetlesmots   17 juillet 2013
Après le dîner, puisqu'il est encore tôt, j'offre au Petit de poursuivre agréablement la soirée autour d'une verveine et quelque loisir de salon. De type Trivial Pursuit ou autre.
- Il est prévu pour plusieurs ce jeu, réfléchit-il, mais tu as raison. S'il fallait compter sur le peuple, on ne jouerait jamais. Autant inventer une autre règle.
Avec des vues pareilles, les antécédents qu'on lui connaît et s'il n'est pas d'ici là dérouté par des amours stériles ou la passion délétère des sports d'équipe, le Petit fera certainement personnage historique.
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keishakeisha   11 mars 2013
"L'avantage à dormir habillée est de se lever habillée."
"La scoliose, la sœur du Petit l'a déjà et[qu'] il est donc inutile d'abîmer le jumeau en bon état avant de finir l'autre."
"L'open space est connu pour être à la productivité ce que le nerf est à la guerre."
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