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ISBN : 2350213145
Éditeur : Naïve (29/08/2013)

Note moyenne : 2.8/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Suite au décès de son père et à l'arrivée d'un beau-père trop attentionné, Sophie trouve un réconfort salvateur auprès de sa soeur et confidente Marie. A tel point que les deux soeurs vont rapidement devenir dépendantes l'une de l'autre, envers et contre tous.
Avec Siamoises, roman à deux voix écrit à quatre mains, Canesi & Rahmani nous livrent un texte troublant semé de faux-semblants. À travers l'histoire de ces deux soeurs que tout oppose mais qui ne peuv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
MicheleP
  18 octobre 2013
Contrairement à ce que certains disent sur ce site, j'ai beaucoup aimé ce livre. La lenteur ne me semble pas un obstacle, ni "l'inconsistance" des personnalités, ni la large place accordée aux sensations et aux paysages. Parce qu'il intègre une forte dose de violence et parce que la conclusion est haletante et inattendue, certains ont dit que c'était un thriller et en ont attendu les qualités d'un frileur.
Mais, ce n'est pas un frileur et c'est pourquoi ceux qui y cherchent des personnages différenciés, un rythme nerveux et du suspens sont déçus dans leur lecture. Ce livre doit être pris comme une symphonie : les personnages semblent flous, brouillés parce qu'ils sont fragmentés, le rythme est très lent car les mêmes personnages, les mêmes événements, reviennent sous différents aspects ou masques, diffractés par les perceptions des « siamoises », ces deux soeurs inséparables brisées, dans leur petite enfance, par la mort de leur père et qui ont besoin l'une de l'autre pour parvenir à vivre. Points et contrepoints, mêmes scènes revécues à l'infini, mêmes acteurs changeant de rôle au gré de celles qui les utilisent. Brumes du nord, Andalousie, Algérie, Maroc ne sont aussi que des bouffées de sensations pour des êtres sans certitudes. Images plurielles dans un miroir brisé, fantasmes, onirisme. Les auteurs disent : « c'est un roman de la diversité » - non, ce n'est pas encore comme cela que je le définirais, pour moi c'est un roman sur l'ondoyance de l'être humain, de son incapacité à s'approprier le réel. Cas psychiatrique étudié avec énormément de finesse, non de l'extérieur par une description objective, mais de l'intérieur dans le perçu : les personnages ne semblent inconsistants qu'au premier degré. Cas extrême qui nous aide à admettre que nous soyons, nous aussi, multiples, et qui nous force à l'accepter.
Un roman difficile, sous ses apparences aimables, très littéraire et particulièrement troublant.
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rubisblue
  06 octobre 2013
Pas mal, mais pas très bien exploité !
Siamoises part d'un principe certes pas révolutionnaire mais assez sympathique. Les premières pages, et de manière générale, la première partie du roman, sont rythmées, prenantes, et suent à pleines gouttes le morbide, le malsain, le sexe et les travers humains. Jusqu'ici, tout va bien. La symbolique, pas très subtile, sert encore bien l'histoire. Les personnages sont intéressants et les chapitres courts permettent non seulement de ne pas s'ennuyer, de faire avancer l'intrigue, mais aussi d'être un format tout à fait pratique si vous lisez dans le métro le matin en allant au boulot.
Mais très vite, ça se gâte. On part complètement dans le descriptif, et on se prend de plein fouet les champs lexicaux du végétal et de la couleur, et ce, en permanence ! A toutes les pages, quasiment toutes les lignes, on a le droit à un vocabulaire, certes très riche et imagé, mais lassant voire irritant par sa lourdeur répétitive. On soulignera néanmoins que les paysages dépeints des voyages en Méditerranée sont très fournis et justement décrits pour ceux qui connaissent un peu. Une jolie escapade j'en conviens, mais qui, à mon sens, n'a rien à faire en premier plan dans un thriller. D'accord, ça sert à initier la réflexion sur les continuités et discontinuités qui peuvent exister entre différentes vies et qui s'étirent ou se rapprochent en fonction des époques, mais où est l'énergie ??
Le récit se transforme en roman descriptif presque sans histoire. Les nouveaux personnages racontent leurs vies dans les monologues tout à fait artificiels, l'évolution sentimentale de Sophie et de Marie est inexistante, et les maigres péripéties deviennent anecdotiques dans le flot descriptif. Les parallèles entre les deux personnages se font plus évidents et on commence déjà à cerner l'évolution de la deuxième moitié de roman. On s'attend alors à quelque chose de puissant, de profondément démentiel presque ubuesque qui monte en crescendo sans que vous puissiez véritablement l'appréhender, mais même pas. Ça rame encore un bon moment avant que, subitement, tout s'accélère de façon poussée et poussive. Tout ça pour arriver à un dénouement peut-être un peu surprenant, mais clairement pas époustouflant, un peu "facile" et relativement superficiel et lissé. Autant si certains aspects techniques (notamment tout ce qui est médical) ont été très finement travaillés, l'aspect psychologique, que ce soit des personnages principaux ou secondaires, reste assez scolaire.
Bref, Siamoises est un roman un peu décevant, qui se lit assez bien malgré ses longueurs. Il offre un style cherché et travaillé (un peu trop d'ailleurs) pour une histoire avec un bon potentiel qui malheureusement n'a rien d'un livre à "suspense haletant, vers une plongée aux frontières de la folie".
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silverwater
  03 octobre 2013
Siamoises, dernier roman de Canesi & Rahmani publié chez Naïve m'inspire trois mots : force, beauté, étrangeté. La puissance de cet ouvrage tient aux deux personnages centraux, Marie et Sophie, soeurs que tout oppose mais qui au fil des ans deviennent inséparables, fusionnées, presque siamoises. L'amour qu'elles ont l'une pour l'autre irradie page après page. Des pages très belles, d'une magie cinématographique, où tour à tour défilent les paysages du nord de la France noyés de pluie et de brume, ceux de l'Andalousie, de l'Algérie et du Maroc, gavés de soleil. Car Marie vit dans la lumière et Sophie dans l'ombre, chacune apportant à l'autre la part qui lui manque. Antoine, amant de leur mère, Antoine le pervers, brisera leurs liens, son jeu trouble et malsain séduira Sophie et la détachera peu à peu de Marie. Marie dont la soudaine disparition exhumera Sophie de la torpeur où Antoine l'avait plongée et l'entrainera loin vers le sud à la recherche de son autre.
Siamoises est un roman d'amour, le roman des amours interdites, un roman sur les frontières transgressées, sur la société, la famille, ces gardiennes des bonnes moeurs et du bien penser, ces gardes-frontières impitoyables. Siamoises est un plaidoyer pour la tolérance, le laisser-vivre et la diversité.
Quand Marie questionne Malika, mère de deux authentiques siamoises qu'elle s'apprête à faire opérer :
- Pourquoi veux-tu les séparer, elles sont heureuses ?
Malika répond :
- Elles ne savent pas ce qu'est le bonheur !
Tout Siamoises est dans ce court dialogue, le bonheur que l'on veut pour nous, malgré nous même s'il peut nous détruire car les siamoises d'Essaouira, séparées contre leur gré, mourront de leur séparation.
Nul ne peut vivre sans l'autre part de soi, que cet autre soit réel ou rêvé. Nul ne peut vivre amputé… Telle est bien la philosophie de ce magnifique roman : vivre avec l'autre, avec l'autre part de soi, ne jamais la rejeter, toujours tenter de la comprendre, être en accord avec elle, ne pas laisser décider la société, la famille, la médecine.
Bonne lecture !

Lien : http://larepubliquedeslivres..
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Lybertaire
  29 septembre 2013
Sophie et Marie, deux soeurs, dont le père meurt lorsqu'elles sont enfants. Leur père, l'homme qu'elles aiment, de manière presque sensuelle, a laissé un vide immense. Parti trop tôt, trop brutalement. Traumatisées, l'une et l'autre se construisent autour de la mort. Plus tard, l'une la repoussera par tous les moyens tandis que l'autre l'embellira, lorsqu'elle viendra. Mais trois ans après, alors que leur deuil semble figé, intact, leur mère rencontre Antoine. Même s'il est beau et gentil, il ne peut occuper la place du père adoré.
Siamoises raconte le deuil de leur enfance, puis leur vie adulte, par tranches. Les tranches, ce sont des micro chapitres (trois pages maximum) qui alternent la narration : Sophie, Marie, Sophie, Marie… L'histoire, découpée à l'extrême en demies-scènes, est décousue.
Sophie et Marie ont chaque fois trois pages, top chrono, pour exprimer des émotions. Leurs récits, déjà courts, sont écrasés par des descriptions agaçantes de leurs voyages autour de la Méditerranée ; souvent sans verbes et sèches, trop imagées et poétisées, elles sont partout, tout le temps.
Au résultat, Sophie et Marie n'ont pas beaucoup de consistance. Si dans la première partie l'intérêt est maintenu par la souffrance qu'on imagine ressentir lorsqu'on perd un proche, dans la seconde, douze ans plus tard, on ne sait pas bien pourquoi on continue à les suivre. Elles sont malheureuses, elles portent le deuil en elles. le drame pèse sur elles, la dramatisation bien française qui habite beaucoup de personnages nés d'auteurs français (malédiction !). Elles sont nostalgiques des deux mois de vacances passés au Maroc avec leur mère. Et quoi d'autre ? Ben, justement, rien. Aucune tension, aucune introspection, aucune sensibilité ; mais place à la description.
Et les dialogues ! Les dialogues font office de narration : les personnages que rencontrent Sophie et Marie racontent spontanément leur vie et leurs origines, dans des monologues ininterrompus d'au moins une page, une page et demie [...] Ils donnent l'impression de réciter, comme s'ils entraient en scène et que venait leur tour de s'exprimer. C'est non seulement invraisemblable, mais en plus maladroit et ennuyeux. On n'a même pas appris à les connaître, à les apprécier, qu'on nous balance leur biographie.
Malgré un roman documenté et les jolies évocations sur la gémellité, à travers les personnages, la culture, l'histoire des pays, gémellité qui lie les gens, les villes, les destins, l'histoire manque de sensibilité, les personnages font faux et mènent nulle part. Il n'y a pas de tension, pas de but à la lecture… jusqu'à la troisième et dernière partie, haletante, qui aboutit à une fin surprenante, au point qu'on aurait presque envie de relire du début si le texte n'avait pas eu ces défauts. Dommage que l'histoire n'aie pas été menée autrement, pour distiller plus tôt les interrogations et éveiller l'intérêt. Dommage.
Lisez mon avis sur mon blog :
http://www.bibliolingus.fr/siamoises-canesi-rahmani-a100343545
Lien : http://www.bibliolingus.fr/s..
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seriephile
  14 octobre 2013
Tout ce que l'on croit savoir finit par se retourner contre nous, lecteur, au fur et à mesure des pages.
L'histoire de Marie et Sophie commence lorsque ces dernières perdent leur père. de cet événement, apparu alors qu'elles sont enfants, ces deux jeunes filles vont alors nous raconter leur histoire.
Construit autour de ces personnages, ce livre est une histoire fleuve, que nous conduit de leur enfance à l'âge adulte. Les tourments qui les guettent, les liens familiaux, les amours, mais aussi leur rapport à la mort et à la vie, toutes ses thématiques sont abordées dans ce livre.
De pages en pages, on doute, pour finalement commencer à comprendre chacune de ces deux enfants et le lien qui les unis si profondément.
J'ai trouvé que ce livre était très bien écrit, parfois poétique, parfois cru. J'ai aimé entrer dans la tête des personnages, découvrir les tréfonds de leurs âmes. La fin est magnifiquement bien amenée par les auteurs, sans fioritures, avec beaucoup de justesse.
Je remercie Libfly et les éditions Naïve pour m'avoir permis de découvrir ce livre.
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critiques presse (1)
Actualitte   11 décembre 2013
Un roman vraiment troublant, qui progressivement dérive vers la folie sans jamais pourtant se détacher complètement de la réalité et de la normalité, conduisant le lecteur vers une issue qu'il n'a pas vraiment vu venir.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
MichelePMicheleP   04 octobre 2013
En fait, Alger, c’est Brigitte Bardot aujourd’hui, sans oublier ce qu’elle a été dans les années cinquante.
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MichelePMicheleP   29 septembre 2013
Maman a dit : "Papa est mort"
Alors, c'est ça la mort, c'est bleu et froid, ça ne bouge pas, ça ne répond pas.
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