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ISBN : 2350686132
Éditeur : Cairn (05/03/2018)

Note moyenne : 4.58/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Anselme Viloc est de retour dans le quatrième volet de ses aventures. Un polar mentaliste, comme le qualifie l’auteur, pour trouver la vérité il faut souvent chercher en soi, dans son passé, elle se construit en harmonie avec son environnement, avec le vivant…
Guy Rechenmann, auteur confirmé rejoint les éditions Cairn avec son célèbre héros Anselme Viloc, un flic atypique et obstiné.
Il est des sourires qui camouflent la peine. D'autres cachent la mali... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  25 juin 2018
Tout commence par un sourire, non pas de ceux qui séduisent, plutôt un sourire inquiétant, à vous glacer le sang lorsqu'on l'aperçoit sur le visage d'un inconnu devant la tombe où l'on s'apprête à ensevelir votre meilleur ami, brusquement décédé d'une rupture d'anévrisme.
Il en faut à peine plus à Anselme Viloc pour penser que la mort d'Augustin pourrait ne pas être aussi naturelle qu'il n'y paraît, d'autant plus qu'il venait de signer un viager.
La découverte du décès d'une vieille dame également signataire d'un viager conforte Anselme dans sa conviction.
Profitant de quelques vacances, il se lance dans une enquête qui le conduira sur les traces de trafiquants véreux prêts à tout pour réaliser de juteuses affaires immobilières sur le Bassin d'Arcachon.
Parallèlement, nous suivons Anselme Viloc à la recherche de la vérité concernant sa naissance sous X.
J'ai suivi ces investigations avec intérêt. J'ai eu grand plaisir à découvrir ce flic cabossé par ses manques de repères concernant ses origines.
Les personnages secondaires sont parfaits, attachants, parfaitement décrits parmi lesquels Lily, gamine intelligente, espiègle, aux conseils judicieux que notre commissaire se garde bien d'ignorer.
Je ne connaissais pas Guy Rechenmann qui vient de me conquérir à travers ce polar original, bien construit sans violence ni temps morts.
J'ai particulièrement apprécié l'écriture percutante où se mèlent avec brio cynisme et humour.
Merci à Lecteurs.com qui m'a adressé ce livre dans le cadre des Explorateurs du polar.

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fuji
  10 mars 2018
Anselme assiste aux obsèques de son ami Augustin.
« J'ai du mal à penser que je ne bataillerai plus avec ce père idéalisé, avec ce père rebaptisé, moi l'enfant de nulle part. »
Le commissaire Plaziat, l'apostrophe ainsi : « Dites-moi Viloc, Moreau le légiste m'a dit que vous vouliez assimiler la rupture d'anévrisme à un coup de couteau, de pistolet ou autre strangulation ! En plus avec préméditation. C'est une vision des choses… Vous êtes bientôt en vacances, non ? Vous en aurez besoin… »
C'est ainsi que Guy Rechenmann, avec dextérité et cohérence commence sa quatrième enquête.
Mais ce sera pendant ses vacances que Anselme cherchera comment son ami est mort et parallèlement il sera en quête de son identité.
Cette histoire de mort après avoir signé un viager le trouble, et encore plus lorsqu'il apprend qu'il y a d'autres décès dans les mêmes circonstances. Alors oui, les premiers renseignements ne lui permettent pas d'étoffer sa thèse du meurtre, mais quand même, son interrogation est là, prégnante aussi forte que son chagrin.
Si vivre sur le Bassin est une véritable Catharsis, celle-ci n'est pas totale. Anselme a besoin de connaitre ses origines. Comme beaucoup d'enfants nés sous X, il va commencer un véritable marathon.
Mais il n'est pas seul, Sylvia, Noémie, Solange, Lily la petite surdouée et David, tous ceux qui forment son noyau dur vont jouer leur rôle en toute amitié, sans oublier les bonnes ondes de Gédéon.
Lily, impertinente ? Non, l'aiguillon de Viloc…
C'est ainsi que son ami David va lui conseiller de faire faire son thème astral, (celui-ci a été réellement fait et correspond parfaitement au Flic de papier et il vous est livré en fin d'ouvrage), son astrologue va lui dire qu'il peut aller plus loin en pratiquant la régression en conscience modifiée.
Quésaco ? C'est une hypnose de régression pour traiter les problèmes récurrents, et revivre sa vie in-utéro. La réussite de cette pratique vous permet ensuite de vivre plus pleinement le présent, débarrassé des scories du passé. Ces passages sont en italiques, finement dosés et le lecteur a vraiment l'impression de les vivre, ce qui renforce indéniablement l'intrigue.
Notre flic préféré va jongler entre son histoire personnelle et cette enquête encore plus atypique qu'à l'accoutumée. Vous découvrirez que pour être bien, il ne faut pas être bien seulement dans sa tête mais il faut également être bien dans son espace et pour cela la géobiologie vous y aide.
Anselme va de découverte en découverte mais ne perd pas ses objectifs : savoir d'où il vient et qui a tué son ami Augustin ?
Notre auteur nous balade et vous verrez que page 146, il vous montre un autre savoir faire qui je n'en doute pas vous fera éclater de rire.
Sérieusement, va-t-il résoudre l'énigme ? Pour cela, il devra garder à l'esprit que « L'évidence est à la vérité ce que l'instruction est à l'intelligence. »
Je vous en ai assez dit, à vous de découvrir Anselme dans sa réalité, sous la plume affûtée de Guy Rechenmann.
Si vous ne connaissez pas encore ce flic et commencez par ce numéro 4, je suis prête à parier que vous vous jetterez sur les trois précédents.
Le roman est dense et totalement envoûtant, une écriture littéraire qui permet à l'auteur de placer ses évasions poétiques et humoristiques, tout en affirmant sa maîtrise du suspens et en confirmant son originalité.
Originalité dans toutes les acceptions du terme, et ce crime là, mérite bien les définitions suivantes : bizarrerie, excentricité, cocasserie, étrangeté, non-conformisme.
L'auteur confirme sa patte et son authenticité, et le final laisse augurer un cinquième livre des plus captivant, avec une ouverture comme une large baie ouverte sur le bassin ensoleillé.
© Chantal Lafon – Litteratum Amor 10 mars 2018
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Leraut
  14 octobre 2018
Il est des scorpions qui pleurent, doutent et résistent. Ce roman de Guy Rechenmann est atypique, original, intense, et particulier. Il se dévore et vite tant l'histoire est captivante. Semblable à un paysage que l'on observe afin de ne jamais en perdre les formes, couleurs et senteurs. Anselme Viloc surnommé « le Flic de papier » vit malgré lui sa quatrième enquête qui se déroule dans le Bassin d'Arcachon en pleine période estivale. L'incipit « C'est peut-être le chiffre 13 qui nous a porté malheur »est une pelote de laine qui malencontreusement va se dérouler en faisant des noeuds au travers de la mémorielle histoire de vie de notre cher inspecteur. Anselme Viloc apprend la mort tragique de son meilleur ami, confident et alter-ego. Ce décès étrange va semer le trouble en lui. Il pressent un drame, un rouage malsain dans la disparition de son allié de toujours. Augustin a été une victime des prismes croulant sous des montages immobiliers et de son viager et des vautours rôdant autour de cet appât. de fil en aiguille la tarentule s'agrandit et c'est un monde mafieux qui se découvre pour l'inspecteur Viloc. Lily la petite protagoniste préférée du lecteur et d'Anselme, surdouée, perspicace intuitive va devenir l'ombre d'Anselme et ses faits et gestes. le lecteur s'attache à cette fillette qui apporte de la fraîcheur au roman, et qui mène subrepticement Anselme au centre de sa quête existentielle. »Qui était ou qui est mon géniteur, le non-affectif » Anselme qui s'appelait au préalable Michel sans mère ni mère et qui se cherche dans l'orée du contre temps. de sources en ressources, le lecteur devient Anselme, tremble, à froid et crie sur le mur de cet abandon ultime et ancestral. A cet instant précis la lecture devient une couverture bordée d'enfance que l'on arrache du lit. Empreinte de l'originelle histoire de vie, à l'instar d'un doigt glissant sur le carreau embué du temps. Scorpion ascendant gémeaux, deux contraires qui se refusent, telle est la carte à abattre pour Anselme Viloc qui sombre dans ce puits existentiel. Tous les moyens vont être bons et là le lecteur découvre les thèmes ancestraux et plus. « Même le scorpion pleure » « Les recoupements d'informations font souvent des miracles. Churchill disait qu'il fallait du courage pour s'asseoir et écouter »Ce roman noir, exutoire est une danse dans la nuit. L'écriture est belle et glisse comme sur du velours. le lecteur assiste aux retrouvailles entre Anselme Viloc et ses certitudes devenues. Et que c'est beau, tragique et grand ! Ce roman est à lire quand tout va bien. Tant la quête du retour vers soi-même est épreuve et force. Majeur, unique en son genre, ce roman se déguste à petites gorgées afin de profiter des émois que l'auteur offre au lecteur en toute confiance.
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catcap
  03 mars 2018
Anselme dans ce quatrième opus nous touche et nous emmène sur des rives bien éloignées du pragmatisme policier en empruntant des chemins de traverse surprenants ... un véritable plaisir de le suivre dans son univers et d'en connaître les clés
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paulmaugendre
  31 mars 2018
C'était un p'tit gars, qui s'appelait Anselme, l'avait pas d'papa, l'avait pas d'maman…
Être né sous X, c'est un handicap, et Anselme Viloc, quadragénaire et inspecteur de police, ne s'y résout pas. Mais avoir été déclaré à l'état-civil être né sous X, pas de maman connue, et sous Y, pas de papa non plus, cela lui pollue de plus en plus l'esprit.
Des réminiscences qui s'accentuent lorsque son ami Augustin, pêcheur pendant soixante ans, soixante-seize ans au compteur, décède brusquement d'une rupture d'anévrisme. Une fin de non recevoir sur terre qui intrigue Anselme, car selon toutes vraisemblances Augustin était en excellente santé, et qu'il venait de vendre sa maison en viager. C'est donc qu'il supposait en récolter les fruits durant encore un nombre respectable d'années. Et ce qui indispose Anselme, ce n'est pas la présence du débit-rentier lors de l'inhumation, mais ce petit air de satisfaction qui éclaire sa face, ce petit sourire ironique qu'il arbore. Raphaël Tournebise, qu'il se nomme le faquin.
Anselme se souvient avoir prêté à Augustin quelques CD, notamment un de Didier Lockwood auquel il tient, aussi il se rend chez Augustin. Il en profite pour regarder les aîtres, et se rend compte que la pièce à vivre est quelque peu chamboulée. Augustin avait pour habitude de se reposer dans son fauteuil, près de la cheminée, Pompom, le chat rouquin confortablement installé sur ses genoux, et regarder la forêt non loin et la mer. Surgit alors le gominé, alias Raphaël.
Il en parle à son amie, la petite Lily, toujours de bon conseil, puis un dimanche soir, il va se restaurer à l'Escale, avec Sylvia sa compagne et Noémie, leur fille. C'est alors que David, le restaurateur, lui fait part qu'une mamie, trois mois auparavant, est décédée dans les mêmes conditions qu'Augustin. Rupture d'anévrisme peu après avoir mis sa maison en viager.
Des viagers, ce n'est guère courant, et des morts similaires non plus. Anselme est en vacances, il en profite pour enquêter sur ces décès suspects à ses yeux et en parle à son ami et collègue Jérémy ainsi qu'à son patron du commissariat de Castéja. L'heureux débirentier est un trentenaire, tout comme Tournebise et lorsqu'Anselme se rend sur place, il est fort étonné de voir que la bâtisse va être transformée. Par un architecte de la région parisienne, accoquiné avec un notaire de Neuilly.
Puis c'est un troisième décès qui lui est signalé. Son patron est d'accord pour lancer une procédure officielle, mais peu après le juge préfère classer l'affaire sans suite. Pas assez de preuves probantes. Que des coïncidences, selon lui.
Pour autant Anselme est toujours tourneboulé par son problème de recherche parentale et pour se vider l'esprit, il rencontre un thérapeute qui l'oblige à fouiller sa mémoire vive, à remonter le temps, à fouiller dans son passé, jusqu'à son enfance et même avant. Il rencontre également un sourcier qui le branche sur un radiesthésiste et un astrologue qui lui détaille son thème astral. Scorpion ascendant Gémeau. Pour Anselme ce serait plutôt j'ai mal. Un j'ai mal, des gémeaux. Et le Scorpion est en contradiction avec le Gémeau. L'un est bénéfique tandis que l'autre broie du noir.
La suite ci-dessous :
Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
catcapcatcap   03 mars 2018

La recherche de l’équilibre, ce maître mot qui, ajoutée à la volatilité de la vie, m’ordonne d’aller fouiller à nouveau au risque de rencontrer des monstres ou peut-être des fantômes. La quête de mon passé n’est possible qu’en période de repos. La perte d’Augustin, un père spirituel, me renvoie vers mon père naturel. Il est l’heure. Il me faut du calme, mais aussi du courage. On habille toujours son ignorance par son imaginaire, on l’embellit. J’ai attendu, longtemps. Toute ma vie n’a été faite que de hauts et de bas, oh, des petits hauts et des bas bien profonds. Maintenant ça y est, le regard des autres ne m’effraie plus, je suis prêt à sauter dans le vide. J’ai un parachute accroché dans le dos, je le sais et le temps n’est plus un problème, il faut que je sache. Winston Churchill disait : « Un peuple qui oublie son passé n’a pas d’avenir», idem pour l’homme.
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atroposatropos   04 mars 2018
C’est peut-être le chiffre 13 qui nous a porté malheur. Pourtant tout était bien combiné ; les travaux dans et devant le magasin, l’heure de la débauche, le propriétaire absent et la météo, un temps de pluie. Une pluie de novembre, drue et froide, vidant les rues de ses curieux les plus coriaces. Nous avons pu nous planquer comme prévu derrière la grande palissade en bois à l’intérieur du local avant le départ des ouvriers. Une fois en place plus rien ne pouvait nous arriver. Déconnecter le rudimentaire système de surveillance a été un jeu d’enfant pour mon homme, un débrouillard, un génie de l’entourloupe en particulier et du crime en général. À moins que ce ne soit le « jeudi » qui nous ait foutu dans la mouise. Jeudi, « jovis dies » en latin, le jour de Jupiter, le roi des Dieux, le maître du Ciel et de la Terre, notre jour de casse favori. L’aigle cousu sur le dos du blouson en cuir noir de mon mec avait son regard habituel d’animal dominant et majestueux, « avec l’oiseau de Jupiter, il me disait tout le temps, il ne nous arrivera jamais rien, l’oiseau de la justice qui nous aide à vider les coffres de ces salauds...
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catcapcatcap   03 mars 2018
Lily a sauté à pieds joints la flaque de l’enfance alors que beaucoup d’adultes y pataugent encore. Son père disparaît, un drame. Solange, sa mère, a du mal à faire face, alors Lily assume ; à sept ans, c’est tôt. Elle l’a fait naturellement, elle est devenue responsable à l’âge où les autres ont encore des caprices dans le cartable. Les histoires de fées pour s’endormir ? Elle se les raconte, toute seule.
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paulmaugendrepaulmaugendre   31 mars 2018
Si le métier de flic était un couteau suisse, observation et patience seraient, à mon sens, les deux lames indispensables.
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