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ISBN : 2354521170
Éditeur : Vents salés (07/05/2015)

Note moyenne : 4.41/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Anselme Viloc sévit à Castéja, le célèbre commissariat de Bordeaux. Un jour, il reçoit le témoignage loufoque d’un père déboussolé concernant la disparition de sa fille. Les indices sont rares et étrangement l’histoire d’un jeune violoniste virtuose va interférer dans ses recherches, convoquant une période dramatique de l’Histoire. Notion de bien, notion de mal ? La frontière est bien mince… Entre morts et disparitions l’enquête s’avère sinueuse pour Anselme Viloc ,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
fuji
  19 juin 2015
Dès le début de cette nouvelle aventure d'Anselme Viloc, l'auteur nous plonge dans un cauchemar, celui de Monsieur François Frontjoie.
Sa fille cadette, Pauline, a disparu depuis presque une année, sans que lui, le père, aie fait ce que tout papa aurait fait : déclarer sa disparition à la police.
Puisqu'il n'est jamais trop tard pour bien faire, il va rencontrer Anselme Viloc qui a été promu au commissariat de Bordeaux sise à Castéja.
Qui pourrait d'ailleurs mieux qu'Anselme croire à l'histoire de Fançois Frontjoie?
Anselme s'est remis de sa dépression, il a retrouvé sa famille, il s'est reconstruit et reste attaché à la petite Lily l'héroïne de son enquête au Cap Ferret.
Il n'est pas un flic super héros dont nous abreuvent tous les médias, il est un homme normal avec pour métier celui de flic : flic de papier car il est plus doué avec la paperasse et que son intuition n'est pas sa qualité première. Il observe, mène ses enquêtes à son allure, doit-on être un "foudre de guerre" pour réussir dans ce métier.
Donc pas à pas, il remonte tous les indices qui pourraient le mettre sur la piste de Pauline, notamment celle de Julien, jeune homme qu'elle fréquentait.
Il fait de curieuses rencontres sans jamais se départir de son sens de l'observation, il emmagasine de nombreuses constatations avec l'humanité qui le caractérise.
Son chef décide de lui adjoindre un équipier celui-ci est affublé d'un zozotement. Ils forment un drôle de duo, aussi différents que possible; façon "Macadam Cowboy".
Tous les 5 chapitres le lecteur suit l'histoire d'un petit garçon de 6 ans violoniste, qui se trouve dans un camp dirigé par Rudolf.
Rudolf, homme ordinaire que la guerre a placé là, en Pologne en 1943. La musique est omniprésente et le destin en marche.
La famille de Pauline : le père nous l'avons rencontré, sa mère, Martina, séparée du père se consacre à l'humanitaire; sa grand-mère est marquée par les années de guerre.
Après la disparition de Pauline, elle se laisse couler et seule cette litanie sort de sa bouche "Il l'a tuée elle aussi, c'est le diable."
Pas facile cette enquête, les témoins sont morts sans que notre nouveau duo puisse en prouver l'origine criminelle, et Pauline où est-elle? Est-elle toujours en vie?
Dans ce deuxième opus Guy Rechenmann a trouvé son personne récurrent, celui qui correspond à ce qu'il aime et que nous aimons, un homme humain, qui sans bruit ni coup férir va dénouer ses intrigues.
Mais dans ce roman il y a plus, une plume qui se libère ou se trouve, toujours fluide et poétique, une voix particulière, ce petit plus qui fait que le lecteur adhère ou plutôt adopte un personnage récurrent.
Mais aussi l'histoire avec un grand H de ce petit violoniste de 6 ans qui croupit dans ce camps de concentration et y grandit comme il peut en assistant à des atrocités faites par des hommes qui ne sont pas tous des monstres, juste des hommes qui ne savent rien faire d'autre qu'obéir.
Même si j'ai découvert un indice, infime mais parlant, Guy Rechenmann maintient le suspense jusqu'au bout avec brio.
Il sait avec brio nous promener,nous intriguer, nous enlever dans cette histoire...Sans temps mort, sans pathos, juste une belle émotion.
L'émotion, celle qui nous vient du plus profond de notre être révulsé par les horreurs de certains et l'appréhension d'un monde complexe, quand les coïncidences tissent leur toile.

Narration poétique mais pas seulement, celle d'un observateur aimant la nature, la vie, les années où
les agressions d'un monde technologiquement n'a pas encore lieu.
Là l'écriture est toute en retenue et en émotion à fleur de peau, avec la musique en toile de fond. Les joies et les larmes de ce violon que sait si bien faire vibrer ce petit homme.
La partition de cette histoire est parfaitement menée, avec son leitmotiv, de mélodie en mélopée, avec le tempo bordelais, vous irez au fil de cette intrigue des trémolos chevillés au corps.
Allant crescendo jusqu'à ce que la grand messe soit dite.
Et là lecteur, vous serez orphelin de cette aventure, car vous refermerez à regret ce livre.
"Fais de tes qualités un rempart et de tes fragilités une force" (père du petit violoniste)
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Leraut
  27 octobre 2018
« Voici le récit qui me tombe dessus, à moi, Anselme Viloc. »L'incipit annonce, sans fausse note, une histoire menée avec brio. A l'aise, en parfait connaisseur de ses protagonistes, pavloviens, intimes littéraires, Guy Rechenmann invite le lecteur assidu à la table de ses hôtes appréciés. On retrouve avec délice cette familiarité de ton et les actions perfectionnistes. L'empreinte poétique « Les trembles frémissent, le vent du sud s'amuse. La table est à l'abri entre ombre et soleil, certains couverts scintillent, gênant, qui sait, deux écureuils jouant à cache- cache à un jet de gland. » affirme une écriture habile et joueuse. L'auteur confirmé délivre une histoire poignante, sincère, plus que plausible. le style semble le copier -coller d'un cahier du jour qui n'a pas dit son dernier mot. Ce roman est un cri, un rappel aux souvenirs ténébreux, un journal sans date car perpétuel dans sa douleur d'être. Ici, passe, à pas de neige et de grêle un troisième degré, la pudeur du dire sans vaciller, le filigrane d'un concert qui aurait pu voir son jour de gloire, si les hommes ne s'étaient pas trompés de jour. Stable, digne, constant, « Fausse Note » relie une intrigue policière, l'inavouable, la vengeance et ses conséquences. le flic préféré des lecteurs : Anselme Viloc déterminé et intuitif va remonter le fil du temps. Prenante et percutante, cette histoire élabore l'envergure mémorielle. le lecteur est plongé tour à tour dans ce passé sombre où l'enfant écartait le voile noir de l'horreur emplit de courants d'air afin d'élever l'astre musical bien plus loin que la barbarie. « le Petit homme a rayé le 22/12 sur le calendrier, peu importe le jour. » « Il est 18h10, il fait noir et l'appel des déportés a commencé depuis plus d'une heure…. » « Fausse Note » ne dérive pas. Maîtrisé ce roman policier du haut de la cabane de pêcheur inspirante et fidèle, où Anselme Viloc puise les évènements, les faits et ses conséquences est empreint d'un vif et respectable régionalisme. Et lorsque la vague toute en italique vêtue réapparaît « Des flocons de cendres déjà dans le ciel azur non loin de la colonne de fumée voltigent déjà dans le ciel azur, non loin de la colonne de fumée… »le tourment tempête et frappe les volets du temps de sanglots longs, éternisant la lutte pour une rédemption certaine. Ce roman est une bravoure. Sa réussite est telle que l'alliance entre notre contemporanéité et l'époque lugubre ornée d'une lettre Z et de quatre chiffres 5102 transforme ce récit en devoir de mémoire. Sa capacité des dires, son apaisement grâce à Anselme Viloc qui cherche et trouvera, évite le pathos, car dans les lignes se situe la grandeur. La biographie de Charles Rechenmann en pages finales (24/08/1912.15/09/1944.) est un hommage et son sublime fait monter une « Fausse Note » dans les yeux. Reste longtemps après la lecture le regret de n'avoir pu rencontrer en vérité Charles Rechenmann sur la place des Grands-Hommes, fauché en plein vol. Reste la plaque mémorielle et son éternité. Publié par Les éditions Vents Salés. Merci Guy Rechenmann pour cette écriture loyale, et ce roman né du fond de vous-même.
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chevalierortega33
  18 mars 2018
Une construction originale pour cette deuxième aventure d'Anselme Viloc. En effet, écrit en 2015 (comme Johana Gustawsson « Block 46 » en 2016, Nicolas Lebel avec « de cauchemar et de feu » en 2017 et Jacques Saussey « 7/13 » en 2018) l'auteur déroule en parallèle à l'intrigue principale, un récit historique dont le lecteur se doute qu'il sera une clef essentielle à la résolution finale.
Début 1992, Anselme, flic bordelais amoureux du bassin qu'il nous fait visiter, doit enquêter à partir d'un rêve, sans mobile et sans corps … y a-t-il vraiment eu crime ? Il rencontre des difficultés du fait que les notables locaux ne sont pas prêts à dévoiler leurs secrets. Il décide de s'investir d'avantage quand son adjoint se retrouve en danger en se faisant aider par Lily (11ans) surdouée et …future flic à n'en pas douter !
Touchant car la fin inattendue où le présent est rattrapé par la grande histoire, rend les personnages les plus sombres, plutôt sympathiques.
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BobPolar
  18 mars 2016
1991. Cap Ferret. Pauline a disparu depuis plus de onze mois. Son véhicule n'a pas été retrouvé. Son père rencontre l'inspecteur Anselme Viloc et lui délivre une information plutôt bizarroïde. Ces quelques entretiens avec des proches de la jeune fille ne lui délivrent que peu d'indices. Son chef lui affecte un jeune assistant qui semble opérationnel. Et, enfin, les événements se précipitent.
C'est par un lien sur un réseau social que j'ai glané ce roman dont l'auteur, aquitain jusqu'au bout des ongles et qui ne cache pas sa passion pour le bassin, propose « Un nouvelle aventure d'Anselme Viloc ». Nouveau, il l'est pour moi ce flic de papier – titre de son précédent ouvrage – qui admet se sentir tout à fait dans son élément lorsqu'il rédige ses compte-rendus. D'ailleurs, ses collègues et sa hiérarchie ne manquent pas d'éloges en les consultant. Par contre, l'instinct de l'enquêteur ne fait pas partie de son attirail. Il lui faut ramer et ramer encore pour atteindre son but mais il parvient toutefois à résoudre de belles affaires. C'est ainsi qu'il va recevoir François Frontjoie, le père de Pauline qui reprend du poil de la bête pour enfin se consacrer à sa disparition, qui lui soumet un rêve qui l'a secoué. Anselme se persuade qu'il est prémonitoire. Et c'est à l'appui de ce seul élément que le flic va entreprendre une lente, très lente investigation. Entouré de ses quatre femmes – comme il le précise avec bonheur – c'est dans son youyou bercé par le ressac du bassin d'Arcachon qu'il récupère. Anselme a du bol, sa hiérarchie n'est pas soumise à la dictature du fichier Excel et de ses courbes de rendement.
La suite sur : http://bobpolarexpress.over-blog.com/2016/03/un-violon-dans-les-cendres.html
Lien : http://bobpolarexpress.over-..
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catcap
  11 mai 2015
Anselme Viloc , le flic de papier est spécialisé dans les disparitions, il est en quelque sorte l'ultime recours de la famille avant le classement définitif du dossier. Cette fois-ci il a rendez-vous avec L Histoire avec un grand H... un roman beau et fort , un petit violoniste qu'on ne peut oublier, on retrouve les personnages attachants du Flic de Papier... et bien sûr toujours des chats dans l'univers d'Anselme ! belle écriture :)
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
rechenmannrechenmann   10 mai 2015
Il ne faut pas grand-chose pour être heureux dans ce paradis. Une mouette, intriguée, est venue se poser sur la poupe du petit canot… ici, même les mouettes sont domestiques. Je me suis réveillé, d’abord ahuri, puis après quelques secondes de flottement, heureux de me retrouver là, car si la nature ne m’a pas conféré de qualités exceptionnelles, physiques ou intellectuelles, je ne peux pas lui en vouloir, à la vue du spectacle que je contemple chaque jour. J’aime l’observer et je sais qu’elle m’examine elle aussi par l’œil rond d’une mouette ou peut-être celui effilé d’un chat aux longs cils. La sensation d’apaisement que j’éprouvais déjà à l’âge de dix ans devant les roselières de mon lac du Bourget ne m’a jamais quitté, même dans les moments de détresse les plus intenses. Je n’ai certes pas le flair du policier de légende ni sa vitesse de réflexion, non, je suis un besogneux, mais un besogneux contemplatif, un circuit direct doit exister entre mon œil et mon cerveau diesel.

Cette appétence pour l’observation a contribué à la petite réputation de « dénoueur » d’énigmes qui commence à me coller à la peau, la capacité d’attention aux petits détails qui, comme il est dit dans un conte zen, peut détruire complètement la vie d’un homme. On peut acquérir des biens matériels, les voler ou les gagner, « l’homme est un loup pour l’homme », mais heureusement ce qui n’est pas comptabilisable et commandé par la raison ne se chaparde pas, entre autres le talent, le bon sens, la repartie, l’intuition ou l’observation et c’est tant mieux. Je ne crois plus en l’homme, mais je crois en son âme.
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catcapcatcap   15 juin 2016
Dehors il neige. Le petit garçon a toujours l’impression qu’il neige dans ce pays. Ce n’est pas son pays, non, il vient avec sa famille de plus au sud, pas trop quand même, là où les saisons donnent des repères, la neige l’hiver, les bourgeons au printemps, la baignade l’été et les cèpes en automne. Sa petite main a écarté la buée d’un des quatre carreaux de l’unique fenêtre de la pièce chauffée par un gros poêle à bois en fonte grise. Il faut l’alimenter le poêle, car l’endroit, sans être grand, est mal isolé. Il doit toujours faire bon ici, c’est le studio de répétition en quelque sorte, les instruments y dorment et les instruments, c’est sacré. La grosse différence de température fait qu’il y a toujours de la buée. Le garçon sent l’air glacial du dehors s’infiltrer entre le mastic brun et le verre en collant son front lisse contre le carreau. La pendule indique 16h15, il fait presque noir et dans la pénombre, il aperçoit une cohorte de silhouettes voutées tracer un sillon dans le passage immaculé. Il ne perçoit pas le crissement des chaussures sur la neige fraîche, mais il entend des voix d’hommes crier des mots qu’il ne comprend pas, il se doute que ce n’est pas amical. Il a peur. Il ne sait pas au juste pourquoi il est là, lui dans cette pièce et son père et sa mère, séparés, chacun dans un dortoir bondé, chauffé par la seule présence humaine. Il les voit presque tous les jours, quelques minutes. Sans le satisfaire, ça le rassure.
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