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Dominique Dubuy (Traducteur)Claude Riehl (Traducteur)
ISBN : 2020131129
Éditeur : Seuil (30/04/1991)

Note moyenne : 4/5 (sur 16 notes)
Résumé :
" Livre de talent, bref comme une fable, lourd de questions, à la fois ironique et plein de compassion pour les humbles pris aux pièges d'une vie où Dieu est du côté des puissants."
Anne Derville, La Vie.
" La Rébellion apparaît aujourd'hui comme un roman étonnamment moderne, tant par sa précision et sa tonalité incisive que par sa puissance symbolique et sa capacité d'évoquer la misère morale de la Vienne des années vingt. Il faut redécouvrir cette ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
kielosa
  11 juillet 2019

Andreas Pum est un homme heureux. Bon, c'est vrai qu'il a perdu une jambe, mais il a reçu une décoration. Il est le seul homme satisfait, ici aux baraquements de l'hôpital militaire numéro XXIV. Tous les autres sont des "païens", un terme qu'il affectionne pour désigner tous ceux qui, par exemple, ont fait un faux témoignage, commis un vol, essayé de déserter, se plaignent de la nourriture et ont toujours l'injure à la bouche, .... ét ... n'ont pas été décoré !
Notre héros est fier de sa trouvaille "païens" qui lui offre un vague sentiment de supériorité.
C'est donc bien normal que le Gouvernement allait s'occuper de lui, l'invalide décoré, qui allait recevoir une prothèse et à qui un petit débit de tabac sera bientôt confié. Avec une pension, un job et une décoration, il est plutôt optimiste de trouver une épouse, surtout comme "denrée rare ", puisque tellement d'hommes sont, en effet, morts sur les champs de bataille de la première tuerie mondiale.
Nous sommes en 1924, l'énorme Empire austro-hongrois des Habsbourg a cessé d'exister et Vienne avec ses presque 2 millions d'habitants est devenu la capitale d'un État extrêmement fort réduit qui n'en compte plus que 6,5 millions en tout et pour tout. À peu près 1 sur 3 Autrichiens habite la capitale.
Joseph Roth vient de fêter ses 30 ans et vit à Berlin, où, l'année précédente, il a été accepté comme chroniqueur du "Frankfurter Zeitung", le journal de Francfort, le plus influent quotidien en langue allemande de l'époque, après des études aux universités de Lemberg (l'actuel Lviv en Ukraine) et Vienne. Il y a tout juste 2 ans qu'il s'est marié avec la belle Friedl (officiellement Friederike) Reichler, chez qui, 2 ans plus tard les médecins constatent un début de schizophrénie. En 1940, elle sera victime du programme nazi d'euthanasie des handicapés physiques et mentaux.
Ce sera pour Roth une grande souffrance et le commencement de ses problèmes d'alcool.
"La rébellion" est, en 1924, déjà son cinquième roman, paru la même année que "Hôtel Savoy" et un an après "La toile d'araignée". Pour ses chefs-d'oeuvre "Job : Roman d'un homme simple" et son sublime "La Marche de Radetzky", il faudra attendre 1930 et 1932 respectivement.
La semaine dernière, j'ai lu un court recueil de reportages de Roth effectués en 1927 et 1928 en Albanie et Italie. Dans "Charleston sur le volcan", ces reportages rassemblés et traduits récemment par Els Snick, professeur à l'université de Gand et présidente de la Société Joseph Roth de Belgique et des Pays-Bas, il y a la rencontre mémorable du journaliste avec le président Ahmet Zogu, le 29 mai 1927. Un fait exceptionnel. L'année après l'homme va se couronner Roi Zog 1er des Albanais (1895-1961). le pauvre, il y avait un certain Benito Mussolini qui avait des visées sur son royaume tout neuf et qui finira par l'envahir, en avril 1939 !
Si Andreas ne reçoit pas la belle prothèse promise, il reçoit à la place une licence pour tourner partout en ville son orgue de barbarie. Un jour, sur les sons de "La Lorelei", il fait la connaissance de la jeune veuve Katharina Blumich (Blume est fleur en Allemand), qui l'invite chez elle, où elle garde sa petite fille, Anni de 5 ans.
Katharina ou Kathi est une femme robuste qui correspond parfaitement aux critères de beauté de notre héros : elle a "de vastes hanches et des seins rebondis". Et très peu après cette rencontre, ils se marient.
Kathi est une dame entreprenante et suggère à son époux d'acheter un petit âne et une carriole pour transporter son orgue de barbarie au lieu de le trimbaler péniblement sur le dos. Ainsi fut fait et le charme de Muli, le petit âne, assure à Andreas des gains inespérés. Jamais de sa vie il n'a été aussi heureux.
Cependant les belles chansons sont souvent brèves. Un conflit avec un homme sur le tramway qui le traite de faux invalide et de profiteur dégénère complètement et un agent de police reçoit par mégarde une baffe de notre unijambiste.
Il est emmené au commissariat, perd sa licence et il y aura un procès. Kathi prend très mal la chose et envoie son mari se balader. En attendant la prison, Andreas aura tout perdu : sa bien-aimée, la petite Anni, son âne Muli et même son perroquet mélomane Ignatz. Et bien entendu son gagne-pain.
Dans sa cellule au pénitencier, il arrive à la triste constatation qu'il est malheureusement devenu lui aussi "un païen".
Andreas est devenu rebelle. Dieu s'était trompé dans son cas et "Dieu peut-il encore être Dieu s'il se trompe ?"
"La rébellion" est une petite oeuvre, presque une nouvelle, de juste 150 pages. Si le sujet fait penser à Franz Kafka, le style est bien du Joseph Roth pur. L'auteur confirme, une fois de plus, sa maestria et son unique art de la formulation.
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gavarneur
  14 janvier 2019
Joseph Roth a-t-il écrit autre chose que la fin de l'empire Austro-hongrois ? Je suis décidé à en savoir plus, car après la Marche de Radetzky, j'ai autant admiré La Rébellion. Pourtant, quelle différence ! Ici pas de famille noble, pas d'honneur comme valeur suprême. Andreas Pum est un homme simple, un homme du peuple ; il m'a un instant fait penser à Woyzeck dans sa façon de vivre au présent (et la souffrance après la guerre). Mais jusqu'à ce qu'il soit confronté à l'inégalité des classes face à la police, la justice et l'arbitraire, c'est plutôt un homme bon, prêt à croire en Dieu en en l'État, et optimiste.
Je ne dévoile pas ce que signifie le titre, le conte est bref, fait sourire au début, puis grincer des dents et réfléchir ensuite quand Andreas découvre l'introversion, dans une cellule de prison. Son dernier chapitre laisse stupéfait. La critique de DanD m'a conduit à le lire, j'espère que ces quelques lignes vous rappelleront de le faire.
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bgbg
  17 août 2015
Rebellion, par Joseph Roth. Ce petit opuscule est une sorte de fable, en même temps qu'une charge véhémente contre l'injustice sociale. La police, la justice, la méchanceté sont les cibles de l'écrivain autrichien.
Andreas Pum est revenu de la guerre (la Grande) avec une jambe en bois en lieu et place de la sienne. Il en a été décoré. C'est une magnifique compensation, sa gloire à lui, qui n'est pas un ”païen”, comme les autres. Et il a obtenu une licence pour jouer de l'orgue de Barbarie dans les rues. Il est droit dans ses bottes, respecte la loi et le gouvernement, aime l'ordre public, craint Dieu.
Voilà qu'un jour, il tombe amoureux de Fraulich Katarina qui vient de perdre son mari et s'entiche à son tour de cet homme vertueux et rassurant. La rébellion vient quand un homme de la haute, un industriel suffisant qui vient de subir une humiliation de la part d'un saltimbanque dont il a tenté de séduire la fiancée, s'oppose ostensiblement à la montée d'Andreas (difficile déjà pour un handicapé) dans un tramway. le bourgeois qui déteste la plèbe, le contrôleur qui prend partie pour le riche, un policier qui prend partie pour le fonctionnaire, tous s'en prennent au pauvre Andreas qui se révolte et fait usage de sa béquille dans sa colère. le sort va s'acharner sur lui, interrogatoire policier, prison, petit boulot ingrat, jusqu'à sa révolte ultime contre Dieu.
Le monde idéalisé d'Andreas Plum s'est effondré à la suite de sa ”longue chute dans la pénombre”. L'empire austro-hongrois s'effondrait d'ailleurs en même temps, et il y a là comme la recherche d'une métaphore. Néanmoins le parcours d'Andreas qui le mène au nihilisme se suffit à lui-même pour faire de ce récit, réaliste virant insensiblement au fantastique, un conte moral (le triomphe du mal, de la méchanceté, la perte des valeurs traditionnelles), politique (le pouvoir des puissants, la condamnation de l'inertie bureaucratique, la révolte), philosophique (le triomphe de l'absurde).
Et tout cela en 150 pages ! Ce qui rend un peu manichéenne cette nouvelle, pourtant féconde en enseignements et suscitant des interrogations existentielles et littéraires.
[lireecrireediter.over-blog.com]
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jfponge
  28 juin 2015
Blessé au cours de la Grande Guerre (14-18), Andreas Pum va voir sa vie basculer après avoir été amputé d'une jambe et pourvu d'une décoration. Il se croit dorénavant à l'abri du besoin et attend avec impatience sa prothèse, qui... ne viendra jamais ! La révolution est là, qui va mettre à bas un empire finissant et voir s'envoler toutes les promesses faites antérieurement. Pourvu cependant d'une licence officielle de joueur d'orgue de Barbarie, il se transporte de cour en cour avec sa jambe de bois et amasse piécettes et billets, au nez et à la barbe des concierges qu'il nargue avec toute la fierté d'un héros de la nation. Un beau jour, après une altercation avec un passager d'un tramway qui refuse de lui faire de la place, cette vie bien réglée va se dégrader : arrestation, insulte à agent de la force publique, peine de prison, perte de la licence, tout va aller de mal en pis, jusqu'à transformer notre invalide de guerre, jusque-là respectueux de l'ordre et des institutions, en un révolté qui va lentement basculer vers la folie. En forme de parabole tragi-comique dans la veine d'un Franz Kafka, le roman de Joseph Roth démonte rouage après rouage toute l'absurdité des rapports humains, dès lors que les apparences l'emportent sur la réalité. D'un pessimisme revendiqué, "La rébellion" se lit pourtant d'une traite, tant on s'attache dès la première page au destin prémonitoire de cet "indigné".
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emmyne
  06 février 2014
Ce roman "La rébellion" revient sur la période de l'après Première Guerre Mondiale et la chute de l'Empire, la disparition d'une certaine société autrichienne.
Ce roman au titre évocateur relate le retour à la vie civile du soldat Andreas Plum à présent unijambiste et médaillé, reconverti en joueur d'orgue de Barbarie avec licence gouvernementale à l'appui pour exercer à sa sortie de l'hôpital militaire. Lors de ses pérégrinations musicales dans les cours d'immeubles, il fait la connaissance d'une jeune veuve résolue qui le considère comme un parti rassurant et l'épouse promptement. Andreas Plum n'est pas un personnage sympathique dans cette première partie du récit. Il professe une pieuse candeur, dévoué, malgré sa jambe de bois, à son Gouvernement, son Dieu, à toutes hiérarchies, institutions et valeurs de sa société qu'il ne perçoit pas moribonde, hypocrite, amnésique; dont il ne perçoit pas les bouleversements, notamment politiques et moraux, plus que toile, trame de fond de ce roman. Pour Andreas, les insatisfaits du système et du pouvoir sont des païens, y compris les infirmes de guerre comme lui qui se plaignent. Lui n'est pas un profiteur, un bolchevique, un mendiant; Andreas Plum, le modeste loyal et fidèle serviteur des Supérieurs et des Lois avec majuscule qu'il idéalisent. Eux savent, il n'y a pas d'injustice, la preuve, il a été décoré et comblé de bienfaits… Jusqu'au jour où un Monsieur contrarié s'en prend à lui dans un tramway, un Monsieur dont il partage les convictions d'ailleurs. Mais, blessé dans son amour-propre de soldat médaillé, perturbé par cette situation qu'il ne comprend pas, il s'emporte, la confrontation devient violente, la police intervient, la Justice intervient, il est arrêté, sa licence lui est retiré, il est emprisonné.
Après avoir été mutilé physiquement, Andreas Plum est dépossédé de ce qui faisait sa vie, sa foi cette patrie de l'âme – « Certes, il n'a pas volé ni tué mais il a perdu Dieu. On peut perdre Dieu. Comme on peut perdre une jambe. le genou se déboîte et Dieu tombe. » -, ses illusions de bonheur, son univers et un monde qui s'effondrent. Un monde dans lequel il s'égare pour le découvrir pendant son isolement à la prison – « longue chute dans la pénombre ». Une vision à le rendre fou, une rébellion que l'on peut qualifier de spirituelle qui le rend fou.
« Sa nouvelle liberté était encore un cachot pour lui, le pays où il vivait et où on l'avait fait souffrir lui semblait être une immense cour de prison dans laquelle provisoirement on l'autorisait à se promener avant que de lui faire réintégrer sa cellule. »
De révolte en actes, il n'y aura pas, il est trop tard, Andreas quitte ce monde.
Folie, absurde, aveuglement sur un récit réaliste, tout cela m'a fait songer à la lecture aux accents kafkaïens que j'ai présenté précédemment, Jeunesse sans Dieu de Ödon von Horvath. Je suis frappée par cette récurrence, sombre et visionnaire, du thème de « la démence de la société » ( alors que dans ce récit, le propos ne concerne pas le nazisme ) chez ces auteurs de langue allemande de l'entre-deux guerre. Joseph Roth a écrit La rébellion – Die Schmiede – en 1924. Sa plume y est d'une vigoureuse ironie et pourtant elle se fait également tendre et triste sur la catégorique crédulité de son personnage et ses ultimes cris de colère ; d'une douloureuse compassion.
Lien : http://www.lireetmerveilles...
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Erik35Erik35   18 janvier 2020
Andreas avait beaucoup à faire. Il fallait qu'il ordonne ces images. Timidement, comme un enfant escalade les barreaux d'une échelle, Andreas, le nouveau-né, grimpait un à un les degrés de ses souvenirs. Il lui semblait qu'il devrait grimper longtemps encore avant de parvenir à lui-même. Il découvrait qui il était. Il fermait les yeux et savourait son bonheur. Et, quand il les rouvrait, il avait mis à jour un nouveau fragment, une nouvelle relation, un nouveau son, une nouvelle journée, une nouvelle image. Il lui semblait qu'il commençait à apprendre et que des secrets se révélaient à lui. Ainsi donc, il avait vécu dans l'aveuglement pendant quarante-cinq ans, sans se connaître et sans connaître le monde.

La vie était autre qu'il ne la voyait alors. Une femme qui l'aimait le trahissait dans l'adversité. S'il avait vraiment su qui elle était, rien de tout cela ne serait arrivé. Mais que savait-il d'elle, hormis les hanches, les seins, sa chair, son large visage et les effluves fétides de son haleine ? En quoi avait-il cru ? En Dieu, à la Justice, au Gouvernement. Il a perdu une jambe à la guerre. Il a reçu une décoration. Ils ne lui ont même pas procuré une prothèse. Il a porté fièrement sa médaille pendant des années. Sa licence qui l'autorisait à tourner la manivelle d'un orgue de Barbarie lui avait semblé être la récompense suprême. Mais un jour le monde s'était révélé bien plus compliqué qu'il n'avait pu le croire dans sa pieuse candeur. Le Gouvernement était injuste. Il ne se contentait pas de poursuivre les criminels, les pick-pockets, les païens. Manifestement il lui arrivait de décorer des criminels, puisqu'il jetait en prison des gens comme Andreas, Andreas le pieux, lui qui le vénérait. Et pour Dieu c'était la même chose : il se trompait. Dieu peut-il encore être Dieu s'il se trompe ?
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Erik35Erik35   19 janvier 2020
Je ne savais pas que vous pouviez avoir faim. J'ignorais ce qu'était la douleur, pourtant j'ai fait la guerre, j'y ai perdu une jambe qui s'est détachée de moi sans que je m'en aperçoive. Je n'étais peut-être pas un être humain. Ou alors mon cœur était endormi. Car cela peut arriver. Le cœur dort d'un long sommeil, il fait toujours tic-tac mais il est comme mort. Ma pauvre tête n'avait pas de pensées à elle. Car la nature ne m'a pas accordé une intelligence très vive et ma faible raison a été trompée par mes parents, par l'école, par mes maîtres, par mon capitaine, par mon lieutenant, et par les journaux qu'on me donnait à lire. Mes petits oiseaux, ne soyez pas fâchés ! J'obéissais aux lois de mon pays, parce que je croyais qu'une raison plus grande, plus forte que la mienne les avait conçues et qu'une justice supérieure était chargée de les exécuter au nom du Seigneur qui créa le monde. Ah ! Dire qu'il m'aura fallu vivre plus de quarante ans avant de m'apercevoir que dehors, au grand jour, j'étais aveugle.
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SachenkaSachenka   21 mai 2018
Andreas lança un regard désespéré vers le ciel ; il voulait échapper à la démence de ce monde. Car le ciel est cette immense étendue d'un bleu clair et immortel - sa couleur est pure comme la sagesse de Dieu - où croisent les grands vaisseaux éternels des nuages. Mais, aujourd'hui, des lambeaux de nuages s'assemblaient en visages déformés et ravagés, des grimaces flottaient dan ile ciel : Dieu faisait des grimaces.
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gavarneurgavarneur   17 janvier 2019
Il lui paraissait plus commode de prendre pour époux un homme issu des sphères inférieures de la société, plutôt que d'être prise par quelqu'un d'une classe supérieure à la sienne, car cela l'eût obligée à faire preuve de gratitude, ce qui eût sapé à la base toute son autorité. Dans un ménage, c'est avant tout l'autorité de la femme qui compte.
Page 42
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gavarneurgavarneur   24 janvier 2019
La vie était autre qu'il ne la voyait alors. Une femme qui l'aimait le trahissait dans l'adversité. S'il avait vraiment su qui elle était, rien de tout cela ne serait arrivé. Mais que savait-il d'elle, hormis les hanches, les seins, sa chair, son large visage et les effluves fétides de son haleine ?
Page 177
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Le 21.05.19, dans Brouillon de culture (Radio Judaica), Micheline Weinstock présentait “L'Autodafé de l'esprit” de Joseph Roth.
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