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Simon Baril (Traducteur)
EAN : 9782742785483
Éditeur : Actes Sud (30/11/-1)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Où les lecteurs envoûtés par la voix lumineuse du révérend John Ames dans Gilead (prix Pulitzer 2005) retrouvent cette petite ville de l’Iowa dont le centre géométrique s’est déplacé pour coïncider, cette fois, avec le foyer du révérend Robert Boughton, l’ami le plus proche de Ames. Glory Boughton, 38 ans, est de retour à Gilead où son père achève sa vie. Bientôt son frère, Jack – le fils prodigue de la famille, disparu depuis plus de vingt ans –, réapparaît lui aus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
anlixelle
  11 septembre 2016
Glory Boughton est de retour dans la maison familiale à Gilead (Iowa) auprès de son père malade, l'ancien révérend respecté de toute une communauté.
Âgée de 38 ans, la cadette  d'une fratrie de 8 enfants voit arriver Jack, le fils prodigue, le frère au passé douloureux et à  l'humeur inégale. Vingt ans qu'il n'était pas revenu. Vingt ans qu'ils ne s'étaient pas revus ?
Les retrouvailles sont tendues, pudiques, particulières.
Chacun avec ses fêlures et ses parts d'ombre apprendra à se (re)connaître, grâce au regard bienveillant et déculpabilisant du père, au seuil de sa mort.
Le rythme un peu déroutant donné au texte épouse cependant parfaitement le quotidien et les retours en arrière de ces trois personnages inoubliables. L'enchaînement des petits détails actuels comme des drames anciens racontent avec justesse l'attachement spirituel de ce vieux révérend aux siens mais aussi au lieu.
La morale et la culture (biblique) contre la fatalité et la nostalgie.
L'amour de son prochain contre les erreurs de choix de vie.
Ce livre intime et rédempteur  très teinté de religion protestante nous parle de famille et s'articule autour de la triple question de l'amour,  du pardon et de la foi.
Même si je l'ai trouvé  longuet, en raison d'un style dense et d'une écriture serrée,  je n'ai pas pu le lâcher, tant les personnages sont merveilleusement humains et touchants d'amour. 
Leur densité, la très belle écriture de Marilynne Robinson, la profondeur de son questionnement rendent ce texte universel et en font une belle leçon d'humilité et de retour sur soi.
Lien : http://justelire.fr/chez-nou..
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jostein
  02 juin 2010
C'est un livre que j'ai beaucoup aimé. Il faut au départ s'habituer au style car l'auteur passe facilement de l'évocation de souvenirs ou de pensées au récit de l'histoire actuelle.
Mais cette difficulté s'estompe facilement et le lecteur se laisse emporter par cette histoire très touchante.
Dans cette famille de presbytériens où règnent la compréhension, l'amour et le pardon, les différents membres de la famille ont du mal à communiquer.
Jack, le fils rebelle, n'a jamais pu s'intégrer dans cette famille. Adolescent, il a enchaîné les bêtises afin d'attirer l'attention sur lui. Après de nombreux méfaits, il a quitté sa famille.
Quand, désespéré, il revient à la maison familiale, il y trouve sa jeune soeur, Glory, qui elle aussi vient de vivre une histoire amoureuse difficile et est revenue vivre auprès de son père souffrant.
Pourtant bien accueuilli, il va se heurter au jugement de son père et du voisin, tous deux révérends.
Ces rencontres sont l'occasion de subtiles conversations sur la prédestination, la grâce divine, l'âme, le destin, la souffrance, la rédemption. le lecteur conçoit alors toute la difficulté de la réinsertion, d'une part à cause du jugement et de la méfiance des autres mais aussi et surtout à cause de la notion de culpabilité de Jack.
Cela donne un magnifique livre sur l'importance de la famille, avec tous ces petits riens qui réunissent (une virée en voiture, un bol de fraises, un bon repas avec une recette ancestrale) mais aussi tout l'amour, la présence et le soutien d'une fratrie. le lien humain entre Glory et jack est très fort. Glory veut absolument aider ce frère désespéré. Elle ne voit en lui que sa bonne âme. Les dialogues sont difficiles mais on ressent tous les échanges de regard, de sourire, de larmes aussi.
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mainou72
  12 décembre 2018
Voilà un livre assez difficile à définir. Tout d'abord parce qu'il contient fort peu d'action, ensuite parce qu'il est totalement rempli de références religieuse et pourtant il n'est absolument pas ennuyeux, bien au contraire. On se laisse assez vite emporté par cette atmosphère de souvenirs, de réflexions sur la famille, et surtout sur ce que l'on avait imaginé de notre vie et finalement ce qu'elle est réellement devenue.
Nous sommes dans la maison familiale des Boughton, où Glory, une des filles est rentrée s'occuper de son père mourant. Et pour cause, elle est la seule des enfants à ne pas être mariée, donc en quelque sorte c'est son devoir. Il faut dire que le patriarche est l'ancien révérend de cette petite ville de l'Iowa, et que l'éducation de la famille est basée sur les Saintes Ecritures.
Mais très vite , Jack, le "vilain petit canard" de la fratrie revient lui aussi à la maison, après une vie de troubles, d'échecs et de mauvaises actions. Se joue alors une discussion entre ces trois personnages, qui se reprochent tous quelques choses, qui se connaissent fort peu et qui pourtant on tellement besoin les des autres.
Pour moi une très belle lecture qui nous fait nous poser de sacrées questions sur la famille, et la place qu'on y occupe. Une belle histoire dans laquelle on se laisse emportée et surtout pas ennuyeuse. A lire!
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clefran45
  01 novembre 2017
Une très belle découverte de ce livre de Marilynne Robinson, tout en "dentelle" et nuances. Un roman intimiste, presqu'un huis clos, au sein de cette famille Américaine des années 50. Glory, 38 ans, rentre chez elle, dans la petite ville de Gilead, Ihowa, après, d'après ce que l'on comprend, une rupture amoureuse. Elle rejoint son père, révérend qui a officié des années durant au sein de l'église de la ville, mais qui désormais, malade et très âgé, atteint la fin de ses jours. Et puis voilà Jack, le fils qui a rompu les liens durant 20 ans. Jack était parti dans des circonstances particulières (je ne raconte pas tout!) et il retrouve son père et sa soeur cadette, Glory, qu'il connait finalement très peu. Frère et soeur vont, au fil des jours, apprendre à se connaître, se dévoiler quelque peu, tout en finesse, autour de ce père qu'il convient de rassurer, d'apaiser, après avoir eu tant de raisons d'être inquiet et angoissé d'avoir un fils silencieux durant 20 ans.
Marilynne Robinson tisse son récit avec lenteur mais sans ennui, la nature des liens et la nature des lieux occupe le récit. Elle pointe ça et là les préoccupations politiques de l'époque, dans une Amérique rurale qui entend sonner au loin les luttes des noirs américains contre la ségrégation raciale. C'est d'ailleurs un point qui oppose père et fils.
Pour ma part, le texte est fabuleux à lire, le niveau de langage très soutenu (merci au traducteur!) fait que le texte est un régal, d'une délicatesse que l'on retrouve dans les relations entre les personnages. le poids de la religion et de l'éducation religieuse, le "destin" et l'héritage familiale, tout ceci est abordé avec sensibilité et finesse.
J'ai passé un merveilleux moment et je suis reconnaissance à l'auteur pour cela. C'est un très beau moment littéraire.
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ASAI
  08 mars 2020
Contrairement à d'autres livres et d'autres auteurs, Chez nous et son auteure Marilynne Robinson, se lisent lentement, à l'instar de la vie qui s'écoule pour ses protagonistes. J'ai donc partagé ce temps qui ne file pas, ces pauses indispensables afin de poser un regard lucide, et aimable sur ce qui a été accompli ou pas. Avec ses trois personnages principaux (Glory, la fille et la soeur, qui a semble-t-il renoncé à toute vie professionnelle et sentimentale, le père, pasteur, patriarche, dégoulinant de compassion et de pardons, mais on lui pardonne, et Jack, le frère, le fils, exclu, rebelle, raté, névrosé), Robinson nous emmène et nous laisse surtout dans une bourgade états-unienne des années 50's, improbable mais sans doute bien réelle. On égrène les heures, les longues heures de la journée comme une neuvaine pour expier des fautes qu'on a jamais commises. A un tel point, que parfois, souvent même, je ne savais plus à quels moment de la journée l'action ne se déroulait pas. Car il n'y a pas d'action au sens où on peut l'entendre. Non. Ces trois là se retrouvent, s'aiment, mais ont bien du mal à l'exprimer, tout le temps en train de s'excuser ou de demander pardon, mènent leur train train quotidien, préparer un déjeuner ou un dîner, réparer une vieille guimbarde, lire la Bible, se lever, se coucher, s'asseoir. Et nonobstant. Nonobstant, l'auteure nous prend par la main et un peu la tête, pour nous amener sur un chemin proche de la méditation. Il s'agit d'une lecture très particulière, parfois agaçante (le pardon, le péché... pour qui n'est pas chrétien cela peut être irritant), parfois redondante (la compassion obligée). Chaque lecteur mettra son filtre, moi j'ai mis celui qui m'est propre (je le tais) mais il me semble que la religion presbytérienne dont il est beaucoup question dans ce roman n'a pas beaucoup aidé à la construction dans l'épanouissement ni de Glory ni de Jack. Néanmoins, je ne regrette pas du tout cette lecture.
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   04 août 2016
Marilynne Robinson pose, dans ce huis clos familial, d’essentielles et humaines questions qu’elle soumet à la foi.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama   29 juin 2016
Son écriture magnifique exprime toute la beauté du passé, la fuite du temps et l'espoir de rédemption.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
mainou72mainou72   18 novembre 2018
Si Jack avait épousé cette fille aux taches de rousseur, ou au moins s'ils étaient parvenus à la faire venir dans leur foyer, elle et son bébé, alors jack aurait pu retourner à l'université et la fille aurait pu terminer l'école et aller elle aussi à l'université, si elle l'avait souhaité. " Elle semble suffisamment intelligente", avait dit la mère de Glory. Il s'agissait de son interprétation de l'hostilité précoce, intraitable envers les Boughton qui ne pouvait être neutralisée ni atténuée par les gentillesses qu'ils déployaient.
C'était une fille, dure, fière, qui ne souriait jamais, et il était possible qu'elle les eût tous détestés à cause de leurs intentions bienveillante, donc condescendantes car présupposant que sa situation pouvait être améliorée, qu'elle pourrait tirer profit d'être délicatement instruite dans la façon appropriée de s'occuper d'un nouveau né, quitte à lui soustraire ses prérogatives maternelles.
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AustralAustral   08 juillet 2016
Il sembla réfléchir, puis il dit : D'un pécheur à un autre : je n'ai jamais trouvé de réconfort dans la confession, moi non plus. Elle entraîne simplement toutes les conséquences négatives que l'on aurait pu éviter en gardant ses transgressions pour soi-même.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   30 juin 2016
Cette étrange aptitude à se sentir démuni, comme si, par nature, nous devions avoir tellement plus que ce que nous donne la nature. Comme si nous étions effroyablement nus quand nous font défaut les satisfaction de la vie ordinaire. Démuni, ou seul, ou perdu, un être humain est plus indéniablement humain est vulnérable à la générosité, car l'on se dit que les choses devraient autrement, et l'on pense aussi à ce qui manque, à la forme que le soulagement pourrait prendre, à ce qui pourrait apaiser, restaurer l'âme. Afin qu'elle se sente chez elle. Mais l'âme trouve son propre chez soi, si tant qu'elle puisse jamais en avoir un.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   05 mars 2019
J’ai dans l’idée que je ne te verrai plus jamais. Dans cette vie. Je te dirais bien de prendre soin de toi, mais j’ai peur que, ça non plus, tu ne le fasses pas. Enfin, n’hésite jamais…
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IndiaSongIndiaSong   16 avril 2015
Il n'y avait chez lui plus aucune trace de jeunesse, seulement la vigueur passagère d'un homme agissant selon une décision qu'il refusait de mettre en doute ou de regretter.
Commenter  J’apprécie          20

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