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ISBN : 2253012130
Éditeur : Le Livre de Poche (01/11/1975)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 27 notes)
Résumé :

A cinquante ans, Colas Breugnon, robuste paysan bourguignon du XVIIe siècle, croit avoir gagné le boit de souffler un peu. Un pot le vin à sa droite, un cahier et un encrier devant lui, il entreprend le raconter. Raconter quoi? Tout, les contes d'autrefois et la vie comme elle est, l'anecdote vécue et les bonnes histoires, au rythme des fêtes et des travaux villageois. Le curé de Brèves, aussi fidèle à la dive... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
raton-liseur
  20 mars 2014
C'est peu dire que je me suis ennuyée à la lecture de ce livre, puisqu'après des efforts répétés, je me suis avouée vaincue à la page 80.
Certes il est dit que ce livre n'est pas représentatif de l'oeuvre de cet auteur, mais c'était une bonne occasion de se familiariser avec cet auteur, grâce à un roman assez court par rapport à la somme qu'est un Jean-Christophe par exemple. Et naïvement, je pensais qu'une oeuvre relativement mineure (mais pas la plus obscure de Romain Rolland) d'un Prix Nobel se devait d'être de qualité.
Mais j'ai eu l'impression d'un livre qui n'avance pas, j'ai eu la sensation de cerner le personnage et le propos de l'auteur en à peine une vingtaine de pages, puis de tourner en rond, avec un propos inexistant et un style pour le moins horripilant.
Colas Breugnon, bon vivant bourguignon au temps de Louis XIII, a tout compris de la vie. Il est revenu de tout et affiche (en compagnie choisie) son cynisme face à la religion ou au pouvoir, il ne s'en fait pas, prend la vie comme elle vient et, surtout, ne dit jamais non à un banquet ou une bonne bouteille.
Romain Roland a semble-t-il, en ces temps troublés de première guerre mondiale pendant lesquels il écrit ce roman, voulu célébrer une certaine image du français gaulois et hâbleur. Une image qu'il estime plus forte que les vicissitudes historiques et qu'il veut rappeler ici au souvenir de ceux qui sortent des tranchées. Certes, le pari est osé, publier un livre léger en ces années de deuil et de difficulté, mais je ne pense pas que cette posture difficile suffise à racheter ce livre à mes yeux de lectrice.
Roman sans trame, les petites aventures de Cola Breugnon sont l'occasion d'asséner de façon peu subtile des évidences ou des légèretés sans intérêt. Quant à style, je suis frappée que le mot qui revient dans toutes les présentations que j'ai lues (qui certes se copient certainement entre elles) est « truculent ». Une façon de dire « rabelaisien à côté de la plaque » ? de ne pas dire « d'un enjouement qui sonne faux et n'arrive qu'à lasser » ?
Une note de lecture un peu dure, car je ne trouve aucun point positif à ce livre que je n'ai pas pu finir, mais j'espérais peut-être beaucoup de cette rencontre et je n'ai même pas pu atteindre la moitié du livre. Je ne suis pas sûre, hélas, après cette déception, que je retenterai l'aventure avec Romain Rolland.
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gill
  03 avril 2012
Nous sommes au temps de Louis XIII. Colas Breugnon, bon garçon, bourguignon, rond de façon et du bedon, cinquante ans bien sonnés mais les dents saines, l'oeil frais comme un gardon, nous conte magistralement sa vie. Ce grand écrivain qu'est Romain Rolland, prix Nobel de littérature, auteur de la série ''Jean-Christophe'', du formidable ''théâtre de la révolution'' et de "Le temps viendra", véritable scène réquisitoire d'un théâtre pacifiste, nous offre ici un récit truculent et quelque peu déroutant.
C'est une de ses oeuvres les plus célèbres, pleine de gaité et de merveilleux.
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VACHARDTUAPIED
  03 avril 2013
Quelle trouvaille, j'ai préféré "Colas Breugnon" à Jean-Christophe........
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Fuelyod
  19 mars 2011
Savoureux !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
gillgill   04 avril 2012
Les lecteurs de "Jean-Christophe" ne s'attendent sûrement point à ce livre nouveau. Il ne les surprendra pas plus que moi.
Je préparais d'autres œuvres, - un drame et un roman sur des sujets contemporains et dans l'atmosphère un peu tragique de "Jean-Christophe". Il m'a fallu brusquement laisser toutes les notes prises, les scènes préparées pour cette œuvre insouciante, à laquelle je ne songeais point, le jour d'avant...
Elle est une réaction contre la contrainte de dix ans dans l'armure de "Jean-Christophe", qui d'abord faite à ma mesure, avait fini par me devenir trop étroite.
J'ai senti un besoin invincible de libre gaieté gauloise, oui, jusqu'à l'irrévérence.
En même temps, un retour au sol natal, que je n'avais pas revu depuis ma jeunesse, m'a fait reprendre contact avec ma terre de Bourgogne nivernaise, a réveillé en moi un passé que je croyais endormi pour toujours, tous les Colas Breugnon que je porte en ma peau.
Il m'a fallu parler pour eux...
(extrait de l'avertissement au lecteur signé Romain Rolland et inséré en début de volume de l'édition de poche)
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gillgill   13 avril 2012
Mais qui me dira pourquoi ont été mis sur terre tous ces animaux-là, tous ces genpillehommes, ces politiques, ces grands seigneurs, qui de notre France sont saigneurs, et, de sa gloire toujours chantant, vident ses poches proprement, qui, non rassasiés de ronger nos deniers, prétendent dévorer les greniers étrangers, menacent l'Allemagne, convoitent l'Italie, et dans le gynécée du grand Turc fourrent le nez, qui voudraient absorber la moitié de la terre, et qui ne sauraient pas même y planter des choux !...Allons, paix, mon ami, ne te fais point de bile ! Tout est bien comme il est....en attendant qu'un jour nous le fassions meilleur (ce sera plus tôt qu'il nous sera possible)...
(extrait du chapitre II "Le siège ou le berger, le loup et l'agneau")
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   03 avril 2013
Ils
sont tous rois, les Clamecycois, ou le seront, oui, par ma foi : car
j’entends, dès ce matin, bruire les aubes des moulins, grincer le
soufflet de la forge, tinter la danse sur l’enclume des marteaux
des maréchaux, le couperet sur le tranchoir hacher les os, les
chevaux à l’abreuvoir renifler l’eau, le savetier qui chante et
cloue, les roues des chars sur le chemin, et les sabots patipatoche, les fouets claquants, les bavardages des passants, les
voix, les cloches, le souffle enfin de la ville travaillant, qui fait ahan : « Pater noster, nous pétrissons panem nostrum quotidien, en attendant que tu le donnes : c’est plus prudent… » Et
sur ma tête, le beau ciel du bleu printemps, où le vent passe,
pourchassant les nuages blancs, le soleil chaud et l’air frisquet.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   03 avril 2013
À la mi-août.
Noterons-nous ce jourd’hui ? C’est un rude morceau. Il
n’est pas encore tout à fait digéré. Allons, vieux, du courage ! Ce
sera le meilleur moyen de le faire passer.
On dit que pluie d’été ne fait point pauvreté. À ce compte,
je devrais être plus riche que Crésus ; car il ne cesse de pleuvoir,
cet été, sur mon dos, et me voici pourtant sans chemise et sans
chausses, ainsi qu’un saint Jeannot. À peine je sortais de cette
double épreuve – Glodie était guérie, et ma vieille femme aussi,
l’une de sa maladie, et l’autre de la vie – quand je reçus des
puissances qui gouvernent l’univers (il doit y avoir là-haut une
femme qui m’en veut; que diable lui ai-je fait ?… Elle m’aime,
parbleu !) un furieux assaut d’où je sors nu, battu et moulu jusqu’aux os, mais (c’est le principal, enfin) avec tous mes os
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   03 avril 2013
Ils rirent comme des bossus. Je profitai de l’accalmie, pour
leur parler raison. L’animal cependant rentrait dedans sa peau,
claquant des dents, et l’œil mauvais : car il sentait que le danger
s’éloignait. Quand il fut habillé, sûr que ce ne serait encore pour
aujourd’hui qu’on happerait le lièvre, il redevint vaillant et il
nous insulta ; il nous nomma rebelles et menaça de nous faire
condamner, pour insulte au magistrat.
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Videos de Romain Rolland (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Romain Rolland
« Un soir, dans sa chambre, les larmes le prirent ; il se jeta désespérément à genoux devant son lit, il pria. Qui priait-il ? Qui pouvait-il prier ! Il ne croyait pas en Dieu, il croyait qu'il n'y avait point de Dieu. Mais il fallait prier, il fallait se prier. Il n'y a que les médiocres qui ne prient jamais. Ils ne savent pas la nécessité où sont les âmes fortes de faire retraite dans leur sanctuaire. Au sortir des humiliations de la journée, Christophe sentit, dans le silence bourdonnant de son c?ur, la présence de son Être éternel.» Romain Rolland, Jean-Christophe.
La prière consiste à tourner son esprit vers Dieu. Serait-elle donc réservée aux croyants ? Ou en existe-t-il une version non religieuse ? Sans doute, en tout cas, le besoin de prier existe même chez les non-croyants. Lorsqu?on est bouleversé par l?inquiétude ou par la gratitude, lorsqu?on est confronté à l?indicible et l?illimité ; à chaque fois que nous nous trouvons face à des phénomènes qui nous dépassent, nous essayons de partager leur mystère par la prière, qu?elle soit adressée à un Dieu que nous connaissons ; à un autre, plus incertain, que nous espérons ; ou encore à des équivalents laïques : destinée, providence, principes qui régissent l?univers?
Quels liens la prière a-t-elle avec la vie intérieure ? À première vue, elle est tournée non pas vers l?intérieur, mais vers le supérieur. Pourtant, toutes les traditions religieuses rappellent que Dieu réside dans le c?ur même de l?être humain?
Dans la prière, il y a un double mouvement : celui de la prise de conscience, de la réflexion, de la tension ; puis celui de l?abandon, du lâcher-prise. La prière, même laïque, est un acte de foi, une confiance sans certitude. Nous offrons nos espérances, nos craintes, nos remerciements, sans avoir la preuve que nous sommes entendus, et encore moins qu?une réponse viendra. C?est enfantin et magnifique. D?où la subtile observation de Claude Nougaro dans sa chanson Plume d?Ange : « La foi est plus belle que Dieu ».
Je n?ai évidemment aucune leçon à donner sur l?art de bien prier, ce n?est pas mon domaine ! Juste une expérience personnelle d?humain, de psychiatre et de méditant?
Chacun sait qu?on prie mieux dans un corps stable, en général immobile, agenouillé ou assis. Mais il y a une autre stabilité importante, celle de notre attention : on ne peut pas prier avec l?esprit dispersé. D?où l?importance de poser son attention, en se focalisant sur son souffle, ou sur la répétition d?un mot ou d?une phrase brève : les Orientaux parlent alors de mantra, les chrétiens de prière monologique (du grec monos-logos : une seule parole). C?est sans doute pour cela que la philosophe Simone Weil écrit : « L?attention absolument pure est prière ».
Pour ne pas être qu?un rituel, que l?on accomplirait l?esprit absent, la prière suppose aussi d?avoir établi un lien sincère et attentif à soi-même. D?où son importance pour la vie intérieure des humains, depuis toujours.
Car les moments de prière sont des espaces où l?on est à l?écoute de sa vie intérieure, mais sous une lumière particulière : celle de Dieu, ou celle des grandes forces qui régissent ce Monde. Ce sont des introspections tournées vers le Ciel ! Et donc baignées par les sentiments d?humilité et d?appartenance. de gratitude aussi : nous sommes dépositaires de qualités qui nous dépassent, que nous n?avons ni mérité ni demandé : la vie, la conscience, l?intelligence? Comment ne pas être bouleversé par cela ? Et comment ne pas avoir envie de prier pour remercier ? Même si l?on ne sait pas très bien à qui adresser tous ces mercis, on peut tout de même prendre le temps de les exprimer intérieurement. Maintenant, par exemple?
À demain, et ne perdez jamais le lien? avec vous-même.
Par Christophe André, en partenariat avec France Culture
Plus d'info : https://www.editions-iconoclaste.fr/livres/la-vie-interieure/
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