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EAN : 9780543695109
172 pages
Éditeur : Adamant Media Corporation (07/02/2002)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Ludwig van Beethoven est né à Bonn, le 16 ou 17 décembre 1770, dans une famille de musiciens. Son père exploita très sévèrement ses talents musicaux voulant en faire un tel prodige tel que Mozart.
Dés l'âge de 11 ans, il entre organiste assistant à la cour de Cologne où il bénéficie de l'enseignement de C.G Neefe qui l'influencera dans son art et lui fera notamment découvrir Bach...
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
gill
  06 mars 2013
"Le monde meurt d'asphyxie dans son égoïsme prudent et vil. le monde étouffe. Rouvrons les fenêtres ! Faisons rentrer l'air libre ! Respirons le souffle des héros."
Ces quelques lignes, extraites de l'introduction apposée en début de l'ouvrage, éclairent l'état d'esprit de Romain Rolland lorsqu'il écrivit cette biographie.
Cette biographie fut le signe de son retour, tout d'abord d'un séjour à Bonn, mais aussi vers la vie dont il éprouvait moins la lourdeur excessive.
Ce cycle des hommes illustres est dédié aux malheureux . Romain Rolland, avec lui, cherche à ressusciter les héros. Mais il n'appelle pas "héros" ceux qui ont triomphé par la pensée ou par la force.
Il nomme "héros" seuls ceux qui furent grands par le coeur.
Et Beethoven, par sa musique, fut de ce peuple des "héros".
Romain Rolland nous prévient, dans la préface. Que l'on ne s'attende pas à une oeuvre puissante d'historien, ni de musicologue, l'on serait trompé.
"Le Beethoven ne fut point écrit pour la la science. Il fut un chant de l'âme blessée, de l'âme étouffée, qui reprend souffle, qui se relève et qui remercie son Sauveur".
L'auteur de l'ouvrage sait qu'il a transfiguré son personnage mais c'est parce qu'il a foi en sa musique.
Plus d'un siècle passé, cette biographie étincelante est un morceau de littérature ciselée de mots et de phrases dont seul un auteur comme Romain Rolland est capable d'en écrire .
Qu'il se présente comme écrivain, comme auteur dramatique, comme passionné d'art et de musique, comme fondateur de la revue Europe et finalement, ici, comme biographe, le plaisir est toujours intact de découvrir un de ses ouvrages.
L'homme engagé et généreux, grand pacifiste est un faiseur de mots sensible et génial. Il a, entre autre, offert au Théâtre du vingtième siècle, avec son théâtre de la révolution, quelques une de ses plus belles pages.
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DrWayn
  02 mai 2021
Vie de Beethoven est une brève biographie du dernier compositeur classique de Vienne (ou premier romantique selon les musicologues, paraît-il)
Assez inculte en ce qui le concernait, j'ai appris la plupart des éléments rapportés par le futur prix Nobel (1915). Bien que féru de musique, Rolland s'attache très peu à la description musicale des oeuvres du compositeur. Les éléments sont bien relatés, la lecture est facile, mais seul l'essentiel de la vie de Beethoven est raconté. Parfait pour moi, mais les fans d'histoire ou de musique resteront sans doute sur leur faim.
En revanche l'analyse et le parti-pris de Rolland nous apprend beaucoup sur ce qui compte à ses yeux, dans la vie d'un homme et surtout d'un artiste.
Au final on en apprends autant sur la vision et le sens de l'art de Rolland que de Beethoven.
Lisant en parallèle Jean-Christophe, le roman principal de Rolland, je suis surpris par la ressemblance majeure entre la vie du compositeur et celle du héros de livre. D'autant plus que Rolland porte le même regard sur l'homme et sur le personnage : ce sont des hommes qui surmontent les difficultés de la vie, majeures, pour donner au monde leur génie musical.
Un malheureux, pauvre, infirme, solitaire, la douleur faite homme, à
qui le monde refuse la joie, crée la Joie lui-même pour la donner au
monde. Il la forge avec sa misère, comme il l'a dit en une fière
parole
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eternel
  02 mars 2013
Romain Rolland - coach du développement personnel et de la motivation- et cela en 1903, qui l'eût cru? Pour le faire, il se ressource dans la misérable vie de l'immense Beethoven.
Ce livre court, dense, fort, sert d'alibi à Romain Rolland pour prouver la force de la foi, sa foi en l'homme. Il développe son propos à partir des mots mêmes de Beethoven : "O homme, aide-toi toi même!".
C'est toujours déchirant de redécouvrir la vie ingrate (on a du mal à imaginer son calvaire!) de Beethoven, libre penseur intransigeant et humaniste. Parce qu'il a accepté sa vie telle qu'elle est et telle qu'elle se présente à lui, il ne se lamente pas. Il en fait quelque chose de grandiose pour la musique et pour l'Humanité, et quelque chose de bien pour ceux qui l'aime.
La vie de Beethoven que nous restitue Romain Rolland ne sort pas de son imagination mais de la correspondance de ce dernier, ce qui nous rapproche de l'homme réel qu'était Beethoven. On peut d'ailleurs lire en annexe ses écrits.
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Oxo
  17 novembre 2019
Assez particulier mais on apprend beaucoup sur le compositeur !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   06 mars 2013
Il était petit et trapu, de forte encolure, de charpente athlétique. Une large figure, de couleur rouge brique, sauf vers la fin de sa vie, où le teint devint maladif et jaunâtre, surtout l'hiver, quand il restait enfermé, loin des champs.
Un front puissant et bosselé. Des cheveux extrêmement noirs, extraordinairement épais, où il semblait que le peigne n'eût jamais passé, hérissés de toutes parts, "les serpents de la méduse". Les yeux brûlaient d'une force prodigieuse, qui saisit tous ceux qui le virent ; mais la plupart se trompèrent sur leur nuance. Comme ils flambaient dans un éclat sauvage dans une figure brune et tragique, on les vit généralement noirs ; ils ne l'étaient pas, mais bleus gris......
(extrait du premier chapitre "Vie de Beethoven" du volume paru à la librairie "Hachette" en 1947)
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JacopoJacopo   09 décembre 2019
... Je mène une vie misérable. Depuis deux ans, j'évite toutes les sociétés, parce qu'il ne m'est pas possible de causer avec les gens : je suis sourd. Si j'avais quelque autre métier, cela serait encore possible; mais dans le mien, c'est une situation terrible Que diraient de cela mes ennemis, dont le nombre n'est pas petit!... Au théâtre, je dois me mettre tout près de l'orchestre, pour comprendre l'acteur. Je n'entends pas les sons élevés des instruments et des voix, si je me place un peu loin.... Quand on parle doucement, j'entends à peine,... et d'autre part, quand on crie, cela m'est intolérable.... Bien souvent, j'ai maudit mon existence.... Plutarque m'a conduit à la résignation. Je veux, si toutefois cela est possible, je veux braver mon destin; mais il y a des moments de ma vie où je suis la plus misérable créature de Dieu.... Résignation ! quel triste refuge! et pourtant c'est le seul qui me reste,
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Annette55Annette55   23 mars 2021
«  Si la musique nous est si chère , c’est qu’elle est la parole la plus profonde de l’âme , le cri harmonieux de sa joie et de sa douleur ».
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eterneleternel   02 mars 2013
Beethoven est la grande voix libre, la seule peut-être alors de la pensée allemande.Il le sentait. Souvent, il parle du devoir qui lui était imposé d'agir, au moyen de son art, "pour la pauvre humanité", pour "humanité à venir" (der künftigrn Menschheit), de lui faire du bien, de lui rendre courage, de secouer son sommeil, de flageller sa lâcheté."Notre temps,écrivait-il à son neveu, a besoin de robustes esprits pour fouailler ces misérables gueuses d' âmes humaines."
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JacopoJacopo   09 décembre 2019
La douleur, déjà, avait frappé à sa porte; elle s'était installée en lui, pour n'en plus sortir. Entre 1796 et 1800, la surdité commença ses ravages. Les oreilles lui bruissaient nuit et jour; il était miné par des douleurs d'entrailles. Son ouïe s'affaiblissait progressivement. Pendant plusieurs années, il ne l'avoua à personne, même à ses plus chers amis; il évitait le monde, pour que son infirmité ne fût pas remarquée; il gardait pour lui seul ce terrible secret.
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Videos de Romain Rolland (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Romain Rolland
« Un soir, dans sa chambre, les larmes le prirent ; il se jeta désespérément à genoux devant son lit, il pria. Qui priait-il ? Qui pouvait-il prier ! Il ne croyait pas en Dieu, il croyait qu'il n'y avait point de Dieu. Mais il fallait prier, il fallait se prier. Il n'y a que les médiocres qui ne prient jamais. Ils ne savent pas la nécessité où sont les âmes fortes de faire retraite dans leur sanctuaire. Au sortir des humiliations de la journée, Christophe sentit, dans le silence bourdonnant de son c?ur, la présence de son Être éternel.» Romain Rolland, Jean-Christophe.
La prière consiste à tourner son esprit vers Dieu. Serait-elle donc réservée aux croyants ? Ou en existe-t-il une version non religieuse ? Sans doute, en tout cas, le besoin de prier existe même chez les non-croyants. Lorsqu?on est bouleversé par l?inquiétude ou par la gratitude, lorsqu?on est confronté à l?indicible et l?illimité ; à chaque fois que nous nous trouvons face à des phénomènes qui nous dépassent, nous essayons de partager leur mystère par la prière, qu?elle soit adressée à un Dieu que nous connaissons ; à un autre, plus incertain, que nous espérons ; ou encore à des équivalents laïques : destinée, providence, principes qui régissent l?univers?
Quels liens la prière a-t-elle avec la vie intérieure ? À première vue, elle est tournée non pas vers l?intérieur, mais vers le supérieur. Pourtant, toutes les traditions religieuses rappellent que Dieu réside dans le c?ur même de l?être humain?
Dans la prière, il y a un double mouvement : celui de la prise de conscience, de la réflexion, de la tension ; puis celui de l?abandon, du lâcher-prise. La prière, même laïque, est un acte de foi, une confiance sans certitude. Nous offrons nos espérances, nos craintes, nos remerciements, sans avoir la preuve que nous sommes entendus, et encore moins qu?une réponse viendra. C?est enfantin et magnifique. D?où la subtile observation de Claude Nougaro dans sa chanson Plume d?Ange : « La foi est plus belle que Dieu ».
Je n?ai évidemment aucune leçon à donner sur l?art de bien prier, ce n?est pas mon domaine ! Juste une expérience personnelle d?humain, de psychiatre et de méditant?
Chacun sait qu?on prie mieux dans un corps stable, en général immobile, agenouillé ou assis. Mais il y a une autre stabilité importante, celle de notre attention : on ne peut pas prier avec l?esprit dispersé. D?où l?importance de poser son attention, en se focalisant sur son souffle, ou sur la répétition d?un mot ou d?une phrase brève : les Orientaux parlent alors de mantra, les chrétiens de prière monologique (du grec monos-logos : une seule parole). C?est sans doute pour cela que la philosophe Simone Weil écrit : « L?attention absolument pure est prière ».
Pour ne pas être qu?un rituel, que l?on accomplirait l?esprit absent, la prière suppose aussi d?avoir établi un lien sincère et attentif à soi-même. D?où son importance pour la vie intérieure des humains, depuis toujours.
Car les moments de prière sont des espaces où l?on est à l?écoute de sa vie intérieure, mais sous une lumière particulière : celle de Dieu, ou celle des grandes forces qui régissent ce Monde. Ce sont des introspections tournées vers le Ciel ! Et donc baignées par les sentiments d?humilité et d?appartenance. de gratitude aussi : nous sommes dépositaires de qualités qui nous dépassent, que nous n?avons ni mérité ni demandé : la vie, la conscience, l?intelligence? Comment ne pas être bouleversé par cela ? Et comment ne pas avoir envie de prier pour remercier ? Même si l?on ne sait pas très bien à qui adresser tous ces mercis, on peut tout de même prendre le temps de les exprimer intérieurement. Maintenant, par exemple?
À demain, et ne perdez jamais le lien? avec vous-même.
Par Christophe André, en partenariat avec France Culture
Plus d'info : https://www.editions-iconoclaste.fr/livres/la-vie-interieure/
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