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EAN : 9782081409200
Flammarion (28/02/2018)
4/5   77 notes
Résumé :
Dans ses Sept brèves leçons de physique, Carlo Rovelli confiait qu’une question avait guidé sa vie de chercheur : la nature du temps. Se hissant sur les épaules d’Isaac Newton, d’Albert Einstein, de Stephen Hawking et de bien d’autres, il nous livre enfin ses découvertes dans ce livre majeur.
Le temps est au cœur d’un étrange mystère. Tel un flocon de neige qui fond lorsqu’on s’en saisit, il s’est progressivement délité sous les assauts de la science : on sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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jefdebourges
  24 mai 2021
Qu'est-ce que le temps ? Existe-t-il ? Est-il une réalité ou un flou ? S'écoule-t-il ? A-t-il un sens (passé, présent, futur) ? Est-il continu ou discret ?
Ces questions taraudent les esprits depuis des siècles et des siècles. de nos grands anciens grecs à nos contemporains.
Là l'auteur est un chercheur internationalement reconnu, qui oeuvre sur la théorie de gravitation quantique à boucles.
Théorie qui prédit que l'espace et le temps sont effectivement constitués d'entités fondamentales (quanta) et discrètes.
Théorie encore spéculative mais prometteuse.
Même s'il n'en parle que très succinctement, cet opus est une bonne macro-vulgarisation de cette théorie.
Pas besoin d'être Docteur en physique pour le suivre, même s'il faut un esprit ouvert aux sciences et aux concepts abstraits.
L'auteur aborde d'abord le temps dans son "sens commun" en nous démontrant que ce sens commun n'existe pas ;-)
Que notre "grammaire" (sic) -- comprendre notre vocabulaire -- est trop pauvre pour dissocier les différentes significations ou connotations du temps.
Il nous rappelle qu'il n'existe pas un temps universel mais des temps locaux et ponctuels, que le temps "s'écoule" moins vite dans la vallée qu'aux sommets, que le temps est "plus court" à haute vitesse (L'expérience de pensée des jumeaux d'Einstein, démontrée et mesurée depuis)
Ensuite il nous montre que les lois, formules, équations et théorèmes mettant en jeu la variable t (nommée temps ou "temps Newtonien) sont toutes mathématiquement réversibles.
Vous pouvez mettre en équations un verre qui tombe et qui s'éclate au sol.
Elles seront "réversibles" mais peut-on imaginer des éclats de verre qui se regroupent pour former un verre ? Evidemment non.
Hormis le "temps thermique" (lié au rayonnement d'énergie gravitationnelle, mais ne rentrons pas trop dans des concepts trop pointus), la variable t (le temps) n'a pas d'axe orienté, pas de flèche.
Au niveau quantique, pas besoin de la variable t, il n'y a donc ni passé, ni présent, ni futur.
Certes la cause précède l'effet, les changements sont donc partiellement ordonnés mais il n'y a pas de temps universel, pas de Chronos intersidéral.
Voilà qui est perturbant, non ? Ou plutôt jubilatoire (mais là, ce n'est que mon ressenti).
Mais alors d'où vient ces notions de temps, passé, présent et futur ? Est-ce une construction mentale de l'espèce humaine ?
C'est bien possible, car nous avons la mémoire de notre temps propre et nous avons besoin de trier les changements, expériences ou émotions que nous avons vécues, observées, entendues ou lues (Oui, je mets au féminin, Et c'est volontaire : accord de proximité).
Cet essai est (au moins pour moi) une balade jouissive entre sciences, pensées et philosophie.
Livresquement votre
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Olloix
  01 avril 2018
Je reste sur ma faim. Les concepts scientifiques, que je venais chercher en premier lieu dans ce livre ne sont qu'effleurés. C. Rovelli fait une bonne vulgarisation des concepts passés du temps, j'ai peu compris ce qui fait le coeur des nouvelles approches de la physique moderne. C.Rovelli se lance dans la deuxième partie du livre dans l'ambitieu projet de faire le lien entre la physique quantique et notre perception subjective et philosophique du temps, je n'ai pas bien saisi l'articulation entre les 2 mondes, le philosophique et le physique. Cette lecture reste neanmoins pour moi un agréable moment de révision de ce que j'ai déjà pu lire par ailleurs.
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cautemefiance
  01 février 2022
Cet ouvrage constitue une avancée marquante en vue de mieux comprendre la place qu'il convient de laisser aux sciences théoriques dans l'élaboration d'un imaginaire propre, y compris poétique. Carlo Rovelli a le génie vulgarisateur: cet ouvrage est une adresse sûre, un guichet nous ouvrant une large fenêtre de compréhension sans formules. Une seule figure dans l'ouvrage, p. 39, & il s'en explique longuement. Il s'agit de celle du deuxième principe de la thermodynamique. La traductrice de l'italien, Madame Sophie Lem, assure à la langue d'arrivée une fluidité maximale au service d'une écriture souple qui prend toujours le temps de promouvoir notre compréhension de ces sujets potentiellement arides en recourant à de très nombreuses caractéristiques propres à l'écriture experte en vulgarisation scientifique:
la syntaxe est légère; peu de sous-phrases, d'incises, de parenthèses, d'apartés;
l'annonce de la structure de l'ouvrage,
le rappel des sujets abordés;
la précision sur la façon dont la matière va se déployer;
le sens de la formule mémorable;
le recours à des schémas en couleurs (réalisés par les studios Peyo !);
les métaphores marquantes,
« Notre "présent" ne s'étend pas à tout l'univers. Il forme comme une bulle autour de nous. Quelle est l'étendue de cette bulle ? Cela dépend de la précision avec laquelle nous déterminons le temps. Si... ..., si ... » 58
les comparaisons qui enfoncent le clou; ces deux-ci ont tout pour plaire sur Nulle Part (voir par ailleurs le recueil L'Inde au coeur). Elles se trouvent en entame du livre (2e §) et dans le dernier chapitre:
« La mythologie hindoue représente le fleuve cosmique par l'image divine d'un Shiva dansant: sa danse règle la marche de l'univers: elle est l'écoulement du temps. » 11
« Dans le troisième livre de la grande épopée indienne, le Mahabharata, un Yahka, un puissant esprit, demande à Yudhishira, le plus vieux et le plus sage des Pandava, quel est le plus grand mystère. .. » 233
les reprises résumantes,
« Suis-je certain qu'il s'agisse de la description correcte du monde ? Non, mais c'est l'unique façon cohérente & complète que je connaisse aujourd'hui pour penser l'espace-temps sans en négliger les propriétés quantiques. » 150, fin de deuxième partie.
l'annonce du contenu de l'ouvrage
en fin d'introduction:
« Ce livre est divisé en trois parties inégales. Dans la première, je résume... La deuxième partie décrit ce qui reste à la fin de l'opération. ... La troisième partie du livre est la plus difficile, mais aussi la plus vivante & la plus proche de nous. ...» Carlo Rovelli, L'ordre du temps, 13-14
la pratique de la concision;
& en fin de chapitre ou de partie pour annoncer le suivant,
« Je récapitule ce long plongeon qu'est cette première partie du livre. le temps n'est pas unique: il y a une durée différente pour chaque trajectoire; ... » 104

Lien : https://www.editionsdenullep..
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Villebard
  11 mars 2018
Le début du livre est tout à fait passionnant, malgré l'emploi de terminologie qui ne veut pas dire grand chose du style "le temps passe" dans quoi !!
Et Rovelli est bien placé pour en parler, ce qu'il fait très bien. Alors si le temps n'existe pas (concept émergent, comme la chaleur), ce qu'il explique d'ailleurs, alors pourquoi ce genre d'expression ? Il s'efforce tout au long du livre de démolir les fausses expressions... Il faut se l'appliquer à soi-même !
Il mélange (pour des raisons pédagogiques (?)), temps et durée.
Passionnant tout de même. Mieux vaut lire "Et si le temps n'existait pas" du même Rovelli et tous ses autres livres, on peut même lire ses papiers sur Arxiv.org ....
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Thalie4
  21 mars 2022
Très intéressant mais carrément compliqué à conceptualiser. Accepter l'idée que le temps n'existe pas, qu'il n'y a pas de véritable présent, que l'écoulement de se que l'on nomme "temps" est différent suivant notre position ou notre vitesse. L'idée du temps qui s'écoule ne serait qu'un postulat humain, plutôt récent d'ailleurs. Ce ne serait pas le temps qui amorcerait des transformations (saisons, expansion de l'univers...) mais ces transformations qui seraient ce que l'on visualise comme étant le temps qui passe.
Ce livre est un savant mélange d'explications physiques, d'idées philosophiques et de recherches en physique quantique. Vraiment passionnant mais difficile à comprendre (En tout cas à mon niveau)
A lire si l'on est curieux de découvrir les dernières découvertes et pistes de recherche scientifique. Mais en ayant un minimum de connaissances préalables tout de même. ...
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critiques presse (1)
LeMonde   19 mars 2018
Il est temps de repenser le temps, montre le physicien dans un essai défiant nos certitudes.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   11 avril 2018
La physique du XIXème et du XXème siècle a découvert quelque chose de bien plus inattendu et déconcertant que le fait, somme toute marginal, que le temps s'écoule à des vitesses différentes à des endroits différents: la différence entre passé et futur - entre cause et effet, entre mémoire et espoir, entre remords et intention - n'existe pas dans les lois élémentaires qui décrivent les mécanismes du monde.
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DanieljeanDanieljean   14 avril 2018
On peut penser le monde comme constitué de choses. D'entités. De quelque chose qui est. Qui demeure.

Ou bien on peut penser le monde comme constitué d'événements. D'occurrences. De processus. De quelque chose qui se produit. Qui ne dure pas, qui se transforme continuellement. Qui ne persiste pas dans le temps.

La destruction de la notion de temps par la physique fondamentale implique l'écroulement de la première de ces deux conceptions, non de la seconde. C'est la réalisation de l'omniprésence de l'impermanence, et non de l'immuabilité dans un temps immobile.

Penser le monde comme un ensemble d'événements, de processus, est le mode qui nous permet de mieux le saisir, le comprendre, le décrire. C'est l'unique mode compatible avec la relativité. Le monde n'est pas un ensemble de choses, c'est un ensemble d'événements.

La différence entre les choses et les événements, c'est que les choses perdurent dans le temps. Les événements ont une durée limitée. Le prototype d'une chose est une pierre : nous pouvons nous demander où elle sera demain. Tandis qu'un baiser est un événement. Se demander où se trouvera le baiser demain n'a pas de sens. Le monde est fait de réseaux de baisers, pas de pierres.
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camo77camo77   18 août 2018
Il suffit de quelques microgrammes de LSD pour que notre expérience du temps se dilate de façon épique et magique. "Combien de temps est toujours?" demande Alice; "Parfois seulement une seconde ", répond le lapin blanc. Il y a des rêves qui durent quelques instants où tout semble se figer pour une éternité.
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Ben3dfrBen3dfr   30 mai 2018
Parce que le temps n'est autre qu'une fragile structure du monde, une fluctuation éphémère dans le devenir du monde, qui a la caractéristique de donner origine à ce que nous sommes : des êtres faits de temps. Qui nous fait être, qui nous offre le don précieux de notre existence même, qui nous permet de créer cette illusion fugace de permanence à l'origine de toute notre souffrance.
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psechpsech   04 septembre 2018
De près, les contours de toutes les choses du monde deviennent vagues. Où finit exactement la montagne, où commence la plaine ? Où finit le désert et où commence la savane ? Nous divisons le monde en grosses tranches. Nous le pensons en termes de concepts significatifs pour nous, qui émergent à une certaine échelle.
Nous voyons le ciel tourner autour de nous chaque jour, alors que c'est nous qui tournons. Le spectacle quotidien de l'univers qui tourne est-il "illusoire" ? Non, il est réel, mais il n'a pas trait au seul cosmos. Il a trait à notre relation avec le Soleil et les étoiles. Nous le comprenons en nous demandant comment nous nous mouvons. Le mouvement cosmique émerge de la relation qui existe entre le cosmos et nous.
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Videos de Carlo Rovelli (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carlo Rovelli

Faut-il tuer le temps ?- 3e partie : les questions avec le public
Débat (en trois parties) entre Carlo Rovelli et Patrick Peter, modéré par Michel Blay mardi 7 octobre à 19h au Palais de la découverte, Paris. http://www.dunod.com/sciences-techniques/culture...
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