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EAN : 9782081409200
Éditeur : Flammarion (28/02/2018)
4.04/5   54 notes
Résumé :
Dans ses Sept brèves leçons de physique, Carlo Rovelli confiait qu’une question avait guidé sa vie de chercheur : la nature du temps. Se hissant sur les épaules d’Isaac Newton, d’Albert Einstein, de Stephen Hawking et de bien d’autres, il nous livre enfin ses découvertes dans ce livre majeur.
Le temps est au cœur d’un étrange mystère. Tel un flocon de neige qui fond lorsqu’on s’en saisit, il s’est progressivement délité sous les assauts de la science : on sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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jefdebourges
  24 mai 2021
Qu'est-ce que le temps ? Existe-t-il ? Est-il une réalité ou un flou ? S'écoule-t-il ? A-t-il un sens (passé, présent, futur) ? Est-il continu ou discret ?
Ces questions taraudent les esprits depuis des siècles et des siècles. de nos grands anciens grecs à nos contemporains.
Là l'auteur est un chercheur internationalement reconnu, qui oeuvre sur la théorie de gravitation quantique à boucles.
Théorie qui prédit que l'espace et le temps sont effectivement constitués d'entités fondamentales (quanta) et discrètes.
Théorie encore spéculative mais prometteuse.
Même s'il n'en parle que très succinctement, cet opus est une bonne macro-vulgarisation de cette théorie.
Pas besoin d'être Docteur en physique pour le suivre, même s'il faut un esprit ouvert aux sciences et aux concepts abstraits.
L'auteur aborde d'abord le temps dans son "sens commun" en nous démontrant que ce sens commun n'existe pas ;-)
Que notre "grammaire" (sic) -- comprendre notre vocabulaire -- est trop pauvre pour dissocier les différentes significations ou connotations du temps.
Il nous rappelle qu'il n'existe pas un temps universel mais des temps locaux et ponctuels, que le temps "s'écoule" moins vite dans la vallée qu'aux sommets, que le temps est "plus court" à haute vitesse (L'expérience de pensée des jumeaux d'Einstein, démontrée et mesurée depuis)
Ensuite il nous montre que les lois, formules, équations et théorèmes mettant en jeu la variable t (nommée temps ou "temps Newtonien) sont toutes mathématiquement réversibles.
Vous pouvez mettre en équations un verre qui tombe et qui s'éclate au sol.
Elles seront "réversibles" mais peut-on imaginer des éclats de verre qui se regroupent pour former un verre ? Evidemment non.
Hormis le "temps thermique" (lié au rayonnement d'énergie gravitationnelle, mais ne rentrons pas trop dans des concepts trop pointus), la variable t (le temps) n'a pas d'axe orienté, pas de flèche.
Au niveau quantique, pas besoin de la variable t, il n'y a donc ni passé, ni présent, ni futur.
Certes la cause précède l'effet, les changements sont donc partiellement ordonnés mais il n'y a pas de temps universel, pas de Chronos intersidéral.
Voilà qui est perturbant, non ? Ou plutôt jubilatoire (mais là, ce n'est que mon ressenti).
Mais alors d'où vient ces notions de temps, passé, présent et futur ? Est-ce une construction mentale de l'espèce humaine ?
C'est bien possible, car nous avons la mémoire de notre temps propre et nous avons besoin de trier les changements, expériences ou émotions que nous avons vécues, observées, entendues ou lues (Oui, je mets au féminin, Et c'est volontaire : accord de proximité).
Cet essai est (au moins pour moi) une balade jouissive entre sciences, pensées et philosophie.
Livresquement votre
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Olloix
  01 avril 2018
Je reste sur ma faim. Les concepts scientifiques, que je venais chercher en premier lieu dans ce livre ne sont qu'effleurés. C. Rovelli fait une bonne vulgarisation des concepts passés du temps, j'ai peu compris ce qui fait le coeur des nouvelles approches de la physique moderne. C.Rovelli se lance dans la deuxième partie du livre dans l'ambitieu projet de faire le lien entre la physique quantique et notre perception subjective et philosophique du temps, je n'ai pas bien saisi l'articulation entre les 2 mondes, le philosophique et le physique. Cette lecture reste neanmoins pour moi un agréable moment de révision de ce que j'ai déjà pu lire par ailleurs.
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Villebard
  11 mars 2018
Le début du livre est tout à fait passionnant, malgré l'emploi de terminologie qui ne veut pas dire grand chose du style "le temps passe" dans quoi !!
Et Rovelli est bien placé pour en parler, ce qu'il fait très bien. Alors si le temps n'existe pas (concept émergent, comme la chaleur), ce qu'il explique d'ailleurs, alors pourquoi ce genre d'expression ? Il s'efforce tout au long du livre de démolir les fausses expressions... Il faut se l'appliquer à soi-même !
Il mélange (pour des raisons pédagogiques (?)), temps et durée.
Passionnant tout de même. Mieux vaut lire "Et si le temps n'existait pas" du même Rovelli et tous ses autres livres, on peut même lire ses papiers sur Arxiv.org ....
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gloubik
  25 février 2018
Et si le temps n'existait pas ? Carlo Rovelli s'est déjà posé la question à de nombreuses reprises. Mais la réponse est tellement peu évidente qu'il ne peut qu'écrire un deuxième essai sur ce sujet. Mais ici changement de point de vue : autant le précédent essai était l'occasion pour l'auteur de nous parler de lui en parallèle de cette grande problématique qu'est le temps, autant celui-ci est vraiment concentré sur le côté scientifique et philosophique du sujet.
Vous découvrirez au fil des pages que pour nombre de physiciens modernes l'existence de l'espace est avérée tangible alors que l'existence du temps reste sujette à discussion. Discussion qui dure maintenant depuis de très nombreux siècles puisque les penseurs de l'antiquité s'interrogeaient déjà sur l'existence et la signification du temps.
Chapitre après chapitre, Rovelli nous explique d'abord que le temps a un côté subjectif : on ne peut connaitre le présent que de l'endroit où on se trouve et suivant la manière d'aborder notre environnement, la question du maintenant ne se pose pas de la même façon. Que ce passe-t-il maintenant dans la galaxie d'Andromède, située à 2 millions d'années lumière de nous ? Cette question n'a pas vraiment de sens, car même s'il est évident qu'il doit bien s'y passer quelque chose, nous sauront quoi dans deux millions d'années. C'est une approche intéressante du problème. Mais je dois admettre que j'ai moins apprécié les derniers chapitres qui tournent à la réflexion purement philosophique avec des références à Saint-Augustin, Descartes, Husserl ou encore Proust. Alors, oui, je dois bien le dire : j'ai survolé les trois derniers chapitres car ce n'est pas ce que j'attendais de ce livre.
Lien : http://sciences.gloubik.info..
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panopteric
  19 avril 2018
On sait peut de choses à la sortie de ce livre, finalement, sur la gravité quantique à boucles, qui sous-tend tout l'argument. On regrette l'absence d'un développement qui serait quelque part entre les notes de fin de volumes - souvent très mathématiques ou hermétiques pour qui n'est pas physicien quantique - et la progression très (trop?) pédagogique de l'auteur. Et pourtant, quand les premiers chapitres s'étirent, les derniers émeuvent jusqu'à la moelle.
Ce qu'affirme Rovelli, c'est qu'il n'y a pas de « présent absolu » dans l'univers. Il y a notre futur, il y a notre passé, il y a d'autres futurs et d'autres passés là où d'autres modifications se produisent, mais il y a aussi entre eux des étendues de « présent étendu » (Einstein). Il y a un ordre partiel de filiation avant/après dans certaines régions de l'univers, dans des cônes le long desquels voyage la lumière, et ces différents systèmes ne sont pas « synchrones ». L'univers est diachronique. La lumière est immobile dans les régions de présent étendu, ensemble d'événements qui ne sont ni passés ni futurs.
Et "nous" ? Nous enregistrons une « impression » temps et non un objet qui passe : la conscience de l'écoulement du temps est interne, elle fait partie de l'esprit (Saint Augustin); le temps est entièrement dans le présent de notre esprit, comme mémoire et comme anticipation. Peut-être existe-t-il un temps thermodynamique ; mais le temps est (aussi) un temps conscient interne, qui nous ouvre notre accès partiel au monde, notre identité, et aussi la douleur : nous souffrons le temps. Notre réalité se forme dans notre mémoire, qui est cette collection de traces du désordre du monde dans notre sous-système de l'univers. Et en corollaire, nous sommes incapables de nous imaginer sans temps, car nous sommes des êtres du temps.
Lien : http://interlivrehypertexte...
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critiques presse (1)
LeMonde   19 mars 2018
Il est temps de repenser le temps, montre le physicien dans un essai défiant nos certitudes.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   11 avril 2018
La physique du XIXème et du XXème siècle a découvert quelque chose de bien plus inattendu et déconcertant que le fait, somme toute marginal, que le temps s'écoule à des vitesses différentes à des endroits différents: la différence entre passé et futur - entre cause et effet, entre mémoire et espoir, entre remords et intention - n'existe pas dans les lois élémentaires qui décrivent les mécanismes du monde.
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DanieljeanDanieljean   14 avril 2018
On peut penser le monde comme constitué de choses. D'entités. De quelque chose qui est. Qui demeure.

Ou bien on peut penser le monde comme constitué d'événements. D'occurrences. De processus. De quelque chose qui se produit. Qui ne dure pas, qui se transforme continuellement. Qui ne persiste pas dans le temps.

La destruction de la notion de temps par la physique fondamentale implique l'écroulement de la première de ces deux conceptions, non de la seconde. C'est la réalisation de l'omniprésence de l'impermanence, et non de l'immuabilité dans un temps immobile.

Penser le monde comme un ensemble d'événements, de processus, est le mode qui nous permet de mieux le saisir, le comprendre, le décrire. C'est l'unique mode compatible avec la relativité. Le monde n'est pas un ensemble de choses, c'est un ensemble d'événements.

La différence entre les choses et les événements, c'est que les choses perdurent dans le temps. Les événements ont une durée limitée. Le prototype d'une chose est une pierre : nous pouvons nous demander où elle sera demain. Tandis qu'un baiser est un événement. Se demander où se trouvera le baiser demain n'a pas de sens. Le monde est fait de réseaux de baisers, pas de pierres.
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Ben3dfrBen3dfr   30 mai 2018
Parce que le temps n'est autre qu'une fragile structure du monde, une fluctuation éphémère dans le devenir du monde, qui a la caractéristique de donner origine à ce que nous sommes : des êtres faits de temps. Qui nous fait être, qui nous offre le don précieux de notre existence même, qui nous permet de créer cette illusion fugace de permanence à l'origine de toute notre souffrance.
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camo77camo77   18 août 2018
Il suffit de quelques microgrammes de LSD pour que notre expérience du temps se dilate de façon épique et magique. "Combien de temps est toujours?" demande Alice; "Parfois seulement une seconde ", répond le lapin blanc. Il y a des rêves qui durent quelques instants où tout semble se figer pour une éternité.
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psechpsech   04 septembre 2018
De près, les contours de toutes les choses du monde deviennent vagues. Où finit exactement la montagne, où commence la plaine ? Où finit le désert et où commence la savane ? Nous divisons le monde en grosses tranches. Nous le pensons en termes de concepts significatifs pour nous, qui émergent à une certaine échelle.
Nous voyons le ciel tourner autour de nous chaque jour, alors que c'est nous qui tournons. Le spectacle quotidien de l'univers qui tourne est-il "illusoire" ? Non, il est réel, mais il n'a pas trait au seul cosmos. Il a trait à notre relation avec le Soleil et les étoiles. Nous le comprenons en nous demandant comment nous nous mouvons. Le mouvement cosmique émerge de la relation qui existe entre le cosmos et nous.
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Videos de Carlo Rovelli (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carlo Rovelli

Faut-il tuer le temps ?– 1ère partie : les exposés
Débat (en trois parties) entre Carlo Rovelli et Patrick Peter, modéré par Michel Blay mardi 7 octobre à 19h au Palais de la découverte, Paris. http://www.dunod.com/sciences-techniques/culture...
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