AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2277116572
Éditeur : J'ai Lu (26/02/2001)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture

Kurt Steiner est le pseudonyme d'André Ruellan. Il est né en 1922 dans la région parisienne. Après ses études de médecine, il a exercé cette profession pendant une di­zaine d'années, puis il s'est consacré à la littérature et au cinéma.

Il existait « là-bas » d'autres vête­ments qu'on nommait manteaux. L'un d'eux eût été le bienvenu. En partie pour se réchauffer, en partie pour aménager une four... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Walktapus
  15 septembre 2012
Cette histoire de voyage, non pas seulement dans le temps, mais dans des univers parallèles, offre l'occasion de passer par plusieurs univers différents, qui vont de la désolation post-apocalyptique à l'utopie en passant par le politiquement paranoïaque, tout ça dans un décor de poutrelles et de plate-formes.
L'intrigue est ultra linéaire, et bâtie autour de l'astuce inusable du personnage principal amnésique. C'est bien écrit, très efficace, dense sans être lourd, pour un livre court façon Fleuve Noir. Il y a un peu d'humour, et on ne s'ennuie pas. En filigrane, des réflexions sur la gestion des ressources de notre planète et sur la politique, et une couleur assez pessimiste qui s'incarne dans le titre.
Bref un livre que j'ai trouvé original et intéressant, et diablement efficace, sans être le chef d'oeuvre annoncé parfois. Une thématique très française de cette époque. Il faut que je recreuse un peu André Ruellan/Kurt Steiner.
Commenter  J’apprécie          140
Rrrrraphael
  24 novembre 2010
Un héros qui ne sait plus d'où il vient, et se (re)découvre peu à peu en découvrant le monde inconnu et post-apocalyptique qui l'entoure. Une mémoire qui se ravive peu à peu. Au fil du livre, ses connaissances, son passé finissent par se reconstituer et sont autant d'indices sur le comment de son aventure.
Un thème qui paraît déjà vu, un style un peu daté. Inévitable pour un roman d'anticipation qui n'est déjà plus tout jeune puisque paru en 1970.
Pourtant, pas besoin d'essayer de remettre le récit dans son contexte : l'histoire est prenante, réaliste et tout à fait actuelle (monde d'apocalypse ou utopie ?, super ordinateur tout-contrôlant...).
Commenter  J’apprécie          30
Ubikson
  19 mai 2018
André Ruellan, alias Kurt Steiner a fleuri la SF Française pendant 50 ans, notamment via la collection Fleuve Noir Anticipation, dont est tiré à l'origine ce "Disque Rayé" en 1970.
Que dire de ce livre, sinon qu'il est ironique qu'un ouvrage de paradoxe temporel supporte mal le passage du temps ?
Si la construction se tient, le schéma apparaît en 2018 usée et abusée, avec cette histoire de héros amnésique qui se découvre un super-ennemi mécanique.
Néanmoins, et sans rentrer dans les détails pour éviter d'éventer l'histoire, le Disque Rayé se lit avec plaisir, sans complexité, mais sans forcement le désir d'y revenir par la suite.
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   18 novembre 2016
André Ruellan, alias Kurt Steiner, alias Kurt Dupont, alias même Kurt Wargar, est l'un des très rares auteurs français à avoir parcouru à peu près tous les chemins de l'imaginaire, voire de tous [Couverture du volume]les médias, par la traverse.
Né en 1922, à Courbevoie, indice prémonitoire d'un chemin tortueux, breton d'origine et donc nimbé de mystère, il apparaît furtivement sur la scène de la Science-Fiction dès 1953 avec un roman de Science-Fiction signé Kurt Wargar, Alerte aux monstres, qu'il préférerait qu'on oublie. Sa fracassante entrée dans le théâtre de l'étrange survient en 1956 lorsqu'il commence à publier une rafale de romans fantastiques dans la collection "Angoisse" du Fleuve Noir. Il en devient l'un des principaux pourvoyeurs avec des titres aussi ronflants que le Bruit du silence, Fenêtres sur l'obscur, le Seuil du vide et les Pourvoyeurs justement, que Jean Cocteau qualifiera de « sombre fête ».
Cinq titres en 1956, six en 1957, huit en 1958 dont, cette année-là, un nouveau roman de Science-Fiction, Menace d'outre-terre, qui marque son passage à la collection "Anticipation", toujours du Fleuve noir, sans qu'il abandonne la précédente. Il y publie notamment les Océans du ciel et les Enfants de l'histoire (1). Ce diable d'homme défonce sous lui des machines à écrire dont les marteaux rougis à blanc n'ont plus besoin de ruban encré pour graver en lettres de cendre des textes flamboyants toujours empreints d'un lyrisme sinistre.
Mais il ne s'arrête pas là. Côté littérature, outre une importante œuvre poétique demeurée inédite pour la plus grande part, il publie dans le registre de l'humour noir, sous son véritable nom pour autant qu'on sache, un Manuel du savoir mourir illustré par Roland Topor, son imprescriptible complice prématurément disparu le mois dernier, traité qui lui vaudra l'adoubement d'André Breton.
Nouvelliste, essayiste, journaliste, il sème le désordre et la zizanie sous le pseudonyme de Kurt Dupont jusque dans les pages jusque-là fraîches et sereines de Hara-Kiri.
Happé par le cinéma et profitant honteusement d'une culture acquise sur les bancs de l'école où il lui arriva d'enseigner, il pille sans vergogne les Caractères de La Bruyère en proposant une version modernisée du Distrait, qu'incarnera un Pierre Richard infortuné. Jean-Pierre Mocky reconnaît aussitôt en lui un suppôt de la dérision et se l'attache pour une dizaine de films.
Entre temps, sur les traces de Frankenstein, de van Helmont, de van Helsing, de Fu-Manchu, et autres joyeux carabins, il a exercé la médecine avec, hélas, plus de talent que d'enthousiasme car il abandonnera trop tôt ce sacerdoce. Il fallait voir ses pratiques l'attendant dans l'escalier de son cabinet proche du Châtelet, jonchées sur les marches graisseuses, dans un mélange patient d'espoir et de vénération.
Sans nul doute, cette expérience vécue du scalpel et des souffrances de la chair lui a laissé le goût du Grand Guignol qu'il satisfait en s'égarant dans l'édition où il dirige un temps, toujours au Fleuve Noir, la collection "Gore". Elle s'en trouve ennoblie de quelques textes insupportables et surtout d'exquises illustrations de Roland Topor, qui en font pour quelques volumes un objet de collection.
Mais sans doute soucieux de rédemption culturelle, il a aussi publié chez Laffont, dans la collection "Ailleurs et demain", Tunnel (2), et chez Denoël, dans la collection "Présence du Futur", Mémo, qui obtint le Grand Prix de l'Imaginaire. Pire encore, dès 1960, sous couvert de Science-Fiction et sans que personne ne s'en aperçoive aussitôt, il touche à l'heroic fantasy avec Aux armes d'Ortog, sacrifiant par là à la honteuse hérésie qui voudrait que les deux genres soient cousins. Cet homme ne respecte rien. Tout récemment, il a profané le roman policier qu'il avait jusque-là relativement épargné, en publiant dans la collection "Sueurs froides" (3) On a tiré sur le cercueil.
On a évoqué ses forfaits dans le cinéma en négligeant de rappeler que le Seuil du vide fut porté à l'écran en 1970 par Jean-François Davy. Que dira-t-on de ses interventions à la télévision où il a collaboré à l'émission de mode et d'avant-garde Dim Dam Dom, en compagnie d'un des créateurs de la bande dessinée moderne, Jean-Claude Forest, poursuivi comme on sait par la censure néo-gaullienne pour Barbarella, pour lequel il a écrit le poème accompagnant les aventures de Marie-Mathématique, poème chanté par Serge Gainsbourg ; sinon que c'est tout dire (4) ?
Je dois ajouter qu'on le voit très régulièrement, inchangé, tel qu'en lui-même l'éternité le conserve, depuis près de quarante ans, au fameux “Déjeuner du Lundi” qui se tient dans les parages de la place Saint-Sulpice, lippant une grappa en la compagnie amicale de Philippe Curval, de Jacques Sternberg, du signataire de ces lignes et d'autres retours de galère, parfumés au fagot.
J'ai parlé de lui comme d'un diable d'homme, formule un peu faible, on en conviendra, après ce que je viens d'énumérer dans le désordre qui sied, et qui laisse dans l'ombre, par oubli ou pieuse négligence, d'autres exploits. Peut-être l'expression d'homme du diable lui conviendrait-elle mieux, bien qu'il professe le plus strict agnosticisme et, rationaliste dans l'âme, abhorre tout soupçon de croyance. C'est qu'il a bu le lait noir à la mamelle d'Ambrose Bierce et qu'il estime avec ce saint homme que la vie est une série de mauvaises surprises invariablement conclue par un accident fatal. Presque tous ses romans, même ceux réputés de Science-Fiction, penchent du côté du Fantastique, de l'œuvre sournoise de forces maléfiques et incompréhensibles, ombrées par la mort.
Et lorsque, comme dans le Disque rayé, on semble devoir échapper éternellement à celle-ci, rassurez-vous, la conclusion n'est pas plus heureuse.
Préface de Gérard Klein pour l'édition parue au Livre de Poche
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
WalktapusWalktapus   14 septembre 2012
- Je vous demande pardon, monsieur, dit une voix, derrière lui.
Il se retourna, comme piqué par une vipère. Il serrait déjà la crosse de son arme dans sa poche. Mais que craignait-il puisque la date de sa mort était dépassée, et qu'il mourait maintenant de temps en temps, sans que cela tirât à conséquence ?
Commenter  J’apprécie          80
tgranductgranduc   16 octobre 2012
Assis sur un rocher dur et humide, il contemplait les monstrueueses structures qui se découpaient à contre-jour, sur le couchant. Il recevait en pleine face un vent qui lui piquait les yeux, et l'obligeait parfois à assurer son équilibre.
Rien de tout cela ne pouvait être vrai, et pourtant, cela était. Ou bien il voguait, immobile, dans un cauchemar. Le cauchemar de qui ? Le sien, celui d'un homme qui s'appelait Matt Wood et devait dormir quelque part dans un endroit à la mesure de l'humain. Rien, ici, ne rappelait quoi que ce fût. Rappeler ? Qu'était-ce que se souvenir ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Video de André Ruellan (6) Voir plusAjouter une vidéo

Marie Mathématique : 1er épisode
Premier épisode d'une animation en six volets réalisée d'après une bande dessinée de Jean Claude FOREST sur des poèmes d'André RUELLAN et une musique de Serge GAINSBOURG.Serge GAINSBOURG est également l'interprète des textes.
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

R.I.P !, André Ruellan.

André Ruellan a écrit le scénario de ce film de Pierre Richard sorti en 1970. Avec Pierre Richard, Maria Pacôme, Bernard Blier et Paul Préboist. Glycia Malaquet convainc son amant, Alexandre Guiton, directeur d'une agence de publicité, d'engager son fils Pierre, garçon charmant et imaginatif mais affligé d'une distraction de tous les instants. Ce dernier se signale très vite en proposant des idées plus saugrenues les unes que les autres et en semant la panique autour de lui. La confrontation de Pierre avec M. Klerdenne, autre personnage affublé d'une incroyable distraction, conduit à deux scènes comiques dignes d'anthologie

L'étourdi
L'évanescent
Le distrait
Le rêveur
L'écervelé

13 questions
11 lecteurs ont répondu
Thème : André RuellanCréer un quiz sur ce livre