AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2366298447
Éditeur : Actusf (15/06/2017)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Emilio Sandoz, linguiste et prêtre, est le seul survivant d’une mission de contact avec des extraterrestres sur une planète lointaine. Il en revient marqué du sceau de l’infamie : là-bas, il se serait prostitué et aurait tué un enfant... Que s’est-il réellement passé ? Que sont devenus les autres membres de l’expédition ? D’où viennent ces cicatrices terribles sur ses mains ?

Roman inoubliable et bouleversant, Le Moineau de Dieu raconte cette premièr... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  22 mars 2013
Un grand plaisir de relecture.
Signalons pour la forme qu'il y a une suite à ce roman accomplis mais en vo seulement : children of god .
Pour ce qui est de la caractérisation et des descriptions, ce texte est quasiment aussi parfait qu'il est dense .
Le lecteur est véritablement transporté en compagnie de ces gens sympathiques et dans un fabuleux environnement exo planétaire .
On voit bien quelles cultures ont servies de cadre de référence, mais c'est très bien fondu, opératoire , et étranger dans ce long récit de près de 600 pages.
Cependant , ce monde et ces cultures étrangères , reposent également sur une éthologie spécifique magistralement réfléchie.
Un pur délice de roman sur le thème du contact .Un texte très fin riche et subtile ,très riche éthiquement. Un texte chargé d'histoire aussi. ..
Cependant la mise en place est longue, près de 200 pages ,donc mode TGV, s 'abstenir car la route est longue et les détails sont nombreux.
Commenter  J’apprécie          352
LePamplemousse
  13 septembre 2017
Je ne suis pas croyante, je ne connais pratiquement rien aux Jésuites, je ne suis pas une spécialiste de science-fiction, l'astronomie est une science que je n'ai jamais étudié ni de près ni de loin, et je ne parle vraiment qu'une seule langue, j'en baragouine bien une seconde mais avec un accent à couper au couteau et surtout à grands renforts de mîmes.
Ce roman parlant d'un prêtre jésuite, spécialiste en linguistique, découvrant l'existence d'une planète habitée et partant presque du jour au lendemain avec un groupe hétéroclite pour un voyage complètement fou n'avait donc que peu de chance de m'attirer…et pourtant, c'est tout le contraire qui s'est produit.
J'ai dévoré ce livre avec voracité, j'ai savouré chaque réflexion qu'elle soit religieuse, scientifique, anthropologique, ou émanant simplement de gens normaux confrontés à des phénomènes extraordinaires.
Je me suis attachée à chacun des personnages de cette histoire, à leurs passés, à leurs vécus particuliers, à leurs espoirs.
J'ai adoré suivre l'évolution de ces personnes aux destins fascinants, j'ai été complètement happée par cette quête presque impossible, par ce besoin de savoir, de découvrir, de comprendre l'autre quel qu'il soit.
J'ai eu l'impression de lire une enquête policière, assemblant des indices au fur et à mesure, mais aussi un récit de voyage où les protagonistes découvrent une faune, une flore, des paysages déconcertants, tout en savourant le plaisir d'un vrai récit de science-fiction mais où jamais les termes scientifiques n'ont été rebutants pour la néophyte que je suis.
Je suis conquise par ce roman dense, riche, foisonnant, à la langue fluide, et poussant fortement à l'introspection philosophique.
Petit bémol cependant : la taille des caractères est vraiment petite, surtout quand on lit le soir et qu'on n'a pas des yeux de lynx !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          296
Le_chien_critique
  12 avril 2018
Des jésuites qui s'envoient en l'air, pas très sérieux. Alors Dieu se met en colère.
Un roman que j'ai adoré et détesté à la fois.
Un roman assez ardue au départ : plusieurs époques sont évoquées; dans une même scène, les points de vue passent d'un personnage à un autre, des informations importantes se glissent parfois l'air de rien, demandant une lecture attentive. Mais malgré cela, l'auteur débute son roman par la fin et l'on sait que l'expédition s'est mal déroulée : après quelques années, seul un survivant revient, mutilé et blessé. En outre, il se serait prostitué et aurait tué, pas glop pour un curé !

L'auteur prend son temps pour nous dépeindre ses personnages : Emilio Sandoz, jeune et dévoué dans les favelas; le vieux couple Edward, toujours plein de verve et d'humour, Sofia Mendes, la jeune et belle carriériste, une "anorexique émotionnelle" chargé d'en apprendre plus sur le travail de Jimmy Quinn, un astronome...
De même pour l'univers qui nous est fourni par petites touches au coeur des dialogues. L'intelligence artificielle a fait son nid dans la société, Sofia est chargée de collecter les données des travailleurs pour pouvoir construire une IA qui prendra la place des humains, un boulot de nettoyeur à la mode futuriste. Les astéroïdes servent de mines à métaux. L'univers SF ne prend jamais le pas sur les personnages.
L'histoire se déroule en deux périodes : celle de la décennie 2010 et la rencontre entre les différents protagonistes, et les années 2060, avec le retour de la mission et de son mystère. Nous rencontrons alors John Candotti, chargé de prendre soin d'Emilio Sandoz revenu seul de Rakhat. Journalistes tournent pour avoir la primeur du premier témoignage.
La décision et le montage de l'expédition se déroule sans mal, ce qui peut faire lever les sourcils, mais quand Dieu envoie des signes à droite et à gauche que voulez vous, tout glisse comme sur des roulettes...
Toute la mise en place prend un bon tiers du roman mais c'est la partie que j'ai le plus apprécié. Les personnages ont une histoire et des personnalités fortes, leurs relations sont crédibles. La foi est relativement mise en doute par différents protagonistes.
Puis tout se gâte, la révélation mystique de l'un, la conversion des autres face à ce nouveau monde m'a vite lassé. D'un début de roman critique sur la foi, on nage ensuite dans les eaux plus troubles de la croyance comme certitude.
Et c'est long, très long. Alors que nous sommes enfin sur la découverte de la planète, le rythme est lent, les révélations peinent à venir, la crédibilité scientifique en prend pour son grade et certaines péripéties sont à la limite du grand guignol.
L'explication finale sera bâclée en quelques pages, alors que le lecteur attendait depuis le début son explication.
Du bon, du très bon, du moins bon, un roman qui aurait pu être parfait sans tout ce bazar religieux. Une allégorie sur la découverte des Amériques qui donne au final une vision de la volonté des premiers colons mais fait l'impasse sur le ressenti des indigènes. Les bourreaux n'étaient pas si bourreaux, quand aux victimes, si Dieu l'a voulu ainsi...
Une postface, Des jésuites dans l'espace, postface écrite pour le 20e anniversaire du Moineau de Dieu par Mary Doria Russell et une interview ponctue le livre. Des petits plus toujours apprécié à leurs justes valeurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          92
jamiK
  29 septembre 2016
Voici un roman de science fiction avec tout ce qu'il faut pour en faire une réussite : des personnages bien campés, avec des profils riches et attrayants, une intrigue haletante et un suspens fort, une vision ethnologique des êtres de la planète visitée pleine d'idées originales et intelligente, un point de vue en science dure qui tient la route, une structure avec 3 périodes qui se chevauchent (avant leur départ en 2019, pendant l'expédition jusqu'en 2041 et après le retour de Sandoz sur terre en 2060) qui maintient la tension dramatique, et une écriture de qualité.
Mais, car il y a un "mais", J'ai quand même été agacé à la lecture de ce roman pour deux raisons. Ce livre a bien failli me tomber des mains à plusieurs reprises.
Tout d'abord, je sais bien que l'approfondissement du caractère des personnages pour qu'on puisse s'attacher à eux impose de les camper avec minutie et précision, mais avant que l'action ne commence, il faut avoir lu 200 pages sur les 500 du livre, c'est trop long, surtout à cause du deuxième point noir. le fait de choisir le cadre "jésuite" pour cadre de l'expédition d'exploration est franchement exaspérant. Autant du point de vue hard SF ou ethnologique le livre est une grande réussite, autant le point de vue théologique est un poids à la limite de l'insupportable. La Phrase "Deus vult" revient comme un leitmotiv et que ça soit la volonté de Dieu ou pas n'apporte rien à l'histoire, sinon un prétexte spirituel superflus et une lourdeur du propos. A force de vouloir intégrer trop d'ingrédients pour réussir sa recette, on fini par y mettre celui de trop.
Dans ce genre de littérature, je préfère me tourner vers la subtilité, la poésie et la justesse de Ursula le Guin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
BlackWolf
  29 août 2017
En Résumé : le Moineau de Dieu est un roman qui malgré le fait qu'il ait eu du mal à complètement me captiver, la faute à quelques défauts dont j'ai eu du mal à passer outre, mérite d'être découvert pour les réflexions qu'il offre. En effet l'auteur nous offre un roman de premier contact qui ne laissera pas indifférent et s'avère très intéressant d'un point de vue anthropologique et linguistique. On sent clairement que de ce point de vue là Mary Doria Russell a voulu nous offrir quelque chose de soigné, de dense et d'efficace. Elle soulève aussi des réflexions prenantes et réussies sur la notion de Foi, la place de la religion dans la science, la morale, les différences sociales et culturelles, les incompréhensions liées au langage ou bien encore la notion d'observateur. Les personnages ne manquent pas non plus d'attrait, s'avérant travaillés et charismatiques et dont on suit les péripéties avec plaisir. J'ai par contre trouvé dommage que l'auteur les pousse parfois à faire des erreurs trop grossières pour faire avancer on récit, mais rien de non plus trop dérangeant. Là où j'ai eu du mal avec ce roman, c'est parfois son absence de logique et de cohérence, principalement dans les aspects scientifique, comme par exemple concernant le voyage dans l'espace ou encore l'étude de la compatibilité de la planète qui m'ont paru aberrantes. de plus j'ai du mal à imaginer, au 21 ème siècle, une expédition aussi mal gérée et préparée. Je ne dis pas qu'on enverrai une expédition parfaitement préparée, mais je pense qu'il y aurait un peu plus de protocoles que 7 personnes qui font ce qu'ils veulent sur une planète. La plume de l'auteur est simple, efficace et entraînante, construit le récit un peu comme un puzzle ce qui fait qu'on se laisse assez facilement captiver par les mystères liés à cette expédition. Une suite a été écrite, je ne sais pas s'il est prévu de la publie en VF, mais si c'est le cas je pense que je la lirai.

Retrouvez la chronique complète sur le blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   12 avril 2018
« Pourquoi donc est-ce si difficile à accepter, messieurs ? demanda-t-elle en les regardant sans ciller. Pourquoi attribue-t-on à Dieu tout le mérite quand tout va bien, alors que c’est toujours de la faute du médecin s’il y a une merde ? Quand le patient s’en tire, c’est invariablement “Merci, mon Dieu”, et quand il meurt, c’est toujours “Ce con de médecin”. Une fois, une seule fois dans ma vie, ne serait-ce que pour la nouveauté de la chose, ça me botterait bien si quelqu’un avait l’idée d’accuser Dieu au lieu de m’accuser moi, quand il y a mort d’homme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Charybde2Charybde2   06 juillet 2017
Rétrospectivement, la chose était prévisible. Tout, dans l’histoire de la Compagnie de Jésus, montrait qu’elle alliait le savoir-faire au sens de l’efficacité, le goût de l’exploration à celui de la recherche. Au cours de ce que les Européens se plaisaient à appeler l’âge des Grandes Découvertes, les prêtres jésuites n’étaient jamais arrivés plus d’un an ou deux après ceux qui avaient noué des rapports avec des peuples jusque-là inconnus ; ils étaient même, bien souvent, à l’avant-garde des explorateurs.
Il fallut des années aux Nations unies pour parvenir à une décision que la Compagnie de Jésus prit en dix jours. À New York, les diplomates multiplièrent les débats acharnés, ponctués d’innombrables suspensions et ajournements, afin de savoir s’il fallait consacrer des ressources humaines à une éventuelle prise de contact avec le monde que l’on connaîtrait ensuite sous le nom de Rakhat, alors qu’il y avait sur Terre tant de besoins pressants, et pourquoi. À Rome, les questions que l’on se posa n’étaient pas si et pourquoi, mais dans quel délai la mission pourrait être tentée et qui envoyer.
La Compagnie ne demanda la permission d’aucun gouvernement temporel. Elle agit conformément à ses propres principes, avec ses propres capitaux et sous l’autorité du pape. Et la mission vers Rakhat fut entreprise non pas tant secrètement que confidentiellement – distinguo subtil, mais que la Compagnie ne se sentit nullement tenue d’expliquer ou de justifier lorsque la nouvelle fit les gros titres de l’actualité quelques années plus tard.
Les scientifiques jésuites partirent apprendre et non convertir. Ils partirent parce qu’ils voulaient connaître les autres enfants de Dieu, parce qu’ils voulaient les aimer. Ils partirent pour la raison qui a toujours poussé les jésuites vers les frontières extrêmes de l’exploration humaine. Ils partirent ad majorem Dei gloriam, pour la plus grande gloire de Dieu.
Ils ne pensaient pas à mal.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Charybde2Charybde2   06 juillet 2017
Elle le dévisagea un moment, interloquée. « Vous n’êtes vraiment pas au courant, hein ? demanda-t-elle. Vous avez dû mener une vie très protégée, j’imagine. »
Ce fut au tour d’Emilio de la regarder sans comprendre.
« Vous ne savez donc pas ce que signifie ceci ? » continua-t-elle en indiquant le bracelet de métal qu’elle portait toujours. Il l’avait remarqué, bien sûr, ce bijou plutôt passe-partout, en accord avec le goût de Sofia pour les toilettes sobres. « Je ne reçois que le strict minimum pour vivre. Mes honoraires vont à mon agent. Il m’a mise sous contrat quand j’avais quinze ans. C’est lui qui a payé mes études et, tant que je n’aurai pas remboursé tout ce qu’il a investi, il est illégal de m’employer directement. Je ne peux pas retirer ce bracelet d’immatriculation. Il est là pour protéger les intérêts de mon agent. Je croyais que tout le monde était au courant de ce genre d’arrangement.
– Mais enfin, ça ne peut pas être légal ! s’écria-t-il quand il eut retrouvé l’usage de la parole. C’est de l’esclavage.
– Peut-être serait-il plus exact de dire que c’est de la prostitution intellectuelle. Sur le plan juridique, cela ressemble plus à un contrat d’apprentissage qu’à de l’esclavage, Dr Sandoz. Je ne suis pas liée à lui pour la vie. Quand j’aurai remboursé ma dette, je serai libre de le quitter. » Tout en parlant, elle ramassa ses affaires, prête à s’éclipser. « Et sachez que je trouve cet arrangement préférable à la prostitution physique. »
Là, c’était plus qu’il n’était capable d’en absorber. » Où allez-vous, à présent ? demanda-t-il, toujours abasourdi.
– À l’École de guerre de l’armée américaine. Il y a un professeur d’histoire militaire qui part à la retraite. Au revoir, Dr Sandoz. »
Il lui serra la main et la regarda partir. La tête haute, un port de princesse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Charybde2Charybde2   06 juillet 2017
Cette année-là, quelques superbes œuvres d’art de la Renaissance furent vendues sans aucune publicité à des investisseurs privés. Lors d’une vente aux enchères à Londres, on fixa un prix pour une collection de porcelaines orientales du XVIIe siècle considérée jusque-là comme inestimable. Certaines propriétés détenues depuis longtemps et divers portefeuilles d’actions furent discrètement mis sur le marché, à des intervalles soigneusement calculés et dans des lieux rigoureusement choisis, où des plus-values considérables pouvaient être réalisées à la vente.
Il s’agissait de faire des profits, de liquider certains avoirs, de redistribuer du capital. La somme nécessaire, comme l’avait prédit Sofia Mendes, n’était pas insignifiante, mais elle fut loin de mettre la Compagnie de Jésus sur la paille et elle n’affecta même pas les missions et les bonnes œuvres dont elle s’occupait sur la Terre, lesquelles étaient financées grâce aux revenus provenant d’établissements d’enseignement et de recherche, de contrats de location et de brevets de fabrication. La somme ainsi réunie fut déposée dans une banque viennoise relativement discrète. Tout autour du globe, on ordonna à divers membres de la Compagnie de surveiller les médias et les réseaux de données, afin d’y déceler la moindre mention de l’activité financière des jésuites et de transmettre ces renseignements aux bureaux du général, à la Curie généralice. D’un bout de l’année à l’autre, personne ne remarqua rien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
finitysendfinitysend   12 février 2013
Le Vésuve lui-même n'est pas capable de différer éternellement le printemps .
Commenter  J’apprécie          180
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox

Autres livres de Mary Doria Russell (2) Voir plus




Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2435 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre
. .