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ISBN : 2246438918
Éditeur : Grasset (12/09/1990)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 39 notes)
Résumé :
" Soraya avait été ensevelie jusqu'aux épaules, les bras à l'intérieur du trou, ses longs cheveux noirs déployés autour d'elle.
Elle semblait totalement absente : elle regardait sans voir, écouter sans entendre les voix qui murmuraient près d'elle. " En 1987, Soraya M., accusée d'adultère, subit le châtiment prévu par la loi islamique chaque fois qu'un mari se sent trompé ou bafoué : la lapidation. Exilé d'Iran depuis 1979, l'écrivain et journaliste Freidoune... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
titiseb77
  20 septembre 2019
Tout d'abord, je tiens à expliquer les 5 étoiles, je déteste noter un livre qui traite d'un sujet grave (la maladie, la barbarie, la souffrance...), je trouve déjà difficile de noter un livre, mais encore plus quand l'histoire est vraie et surtout dramatique.
Là, nous sommes confrontés à la cruauté humaine à son niveau maximum, déjà prendre la vie de quelqu'un est inacceptable à mes yeux, mais quand cette vie est prise dans une violence et une injustice extrême, cela dépasse l'écoeurement.
Soraya, jeune fille Iranienne, est mariée très jeune à un homme qu'elle n'a pas choisit, elle vit dans un tout petit village de 250 âmes, et ce sont ses parents, qui moyennement finance, marie leur fille à leur convenance. Soraya accepte ce mariage, sans rien dire, soumise à la loi islamique pratiquée dans son village, très vite, elle se retrouve enceinte et cumulera les naissances pendant une quinzaine d'années certains de ses enfants naîtront morts comme c'est malheureusement le cas dans ce genre de situation, elle élèvera convenablement ses enfants et tiendra parfaitement sa maison, son mari ne pouvant rien lui reprocher.
Son mari, dont je n'ai même pas retenu le nom, se lasse de sa femme, mais si il demande le divorce, il devra reverser la dot et ça il en est hors de question, il va donc comploter avec le maire du village, le mollah et bien d'autres pourritures pour faire passer Soraya pour une femme infidèle et donc pouvoir la condamner à mort.
L'occasion est tout trouvée, puisque Soraya a pour voisin le veuf d'une de ses amies d'enfance et par charité et loyauté envers son amie partie trop jeune, elle va aider cet homme dans les diverses tâches ménagères et l'éducation des enfants. Cet homme, dont le prénom ne m'intéresse pas plus, va témoigner contre Soraya, prétextant qu'elle lui fait des avances et qu'elle n'hésite pas à le draguer chaque fois qu'elle vient chez lui.
Toute cette petite communauté de pourriture va donc venir chez Soraya pour lui faire part de ce témoignage et lui demander si tout cela est vrai, elle va bien évidemment nier, puisqu'elle n'a jamais draguer cet homme. Sa tante, Zahra, présente et très influente dans le village, va essayer de tout faire pour sauver sa nièce, mais rien n'y fera, et Soraya sera jugé en 20 minutes et condamné à la lapidation, exécution qui aura lieu le soir même.
La scène de la lapidation est extrêmement dure à lire, sachant que les premières pierres seront jetées par le père, le mari et les deux fils ainés de Soraya.
Dur récit qui témoigne encore une fois que les hommes peuvent être d'une cruauté extrême, et même si je déteste souhaiter du mal aux gens, j'espère juste qu'ils en ont bien chier pour le restant de leurs jours et que leurs actes les a empêché de dormir jusqu'à la fin.
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Commenter  J’apprécie          110
Khalya
  08 octobre 2017
Freidoune Sahebjam est un auteur qui avait à coeur de dénoncer les injustices du système de l'Iran de Khomeiny. Il s'est rendu à plusieurs reprises clandestinement dans son pays, malgré une condamnation à mort qui pesait sur sa tête depuis 1979. C'est ainsi qu'il a recueilli les témoignages du calvaire de Soraya Manutchehri.
Son ouvrage a fait l'objet d'une adaptation cinéma sous le titre « la lapidation de Soraya M. »
Il nous montre combien les femmes ont été rabaissées sous le nouveau régime, devenant des poupées soumises dénuées de voix et de droits.
Sans concession, il montre comment des hommes avides de pouvoirs et de biens n'hésitent pas à déformer une loi déjà inique pour arriver à leurs fins, comment des hommes ordinaires peuvent se transformer en meute de hyènes assoiffées de sang dès qu'il est question de leur soi-disant sacro-saint honneur.
La plume de l'auteur est incisive, il va droit au but sans fioriture, sans emballer son propos dans des descriptions inutiles.
Dès le titre on sait de quoi il est question et on n'a ainsi aucun doute sur le destin de Soraya. Mais toute la question est de savoir comment on en est arrivé là. Comment une femme courageuse, épouse exemplaire et mère dévouée a pu être condamnée à la plus atroce et avilissante des morts ?
Les sentiments qui m'ont dominée tout au long de ma lecture ont été l'horreur et la colère.
L'horreur devant une pratique aussi barbare que la lapidation dont l'auteur ne nous épargne aucun détail, la colère devant l'hypocrisie de quasiment tous les auteurs du drame, devant leur attitude après l'exécution qui a de quoi soulever le coeur.
En peu de pages (le livre fait moins de 200 pages), l'auteur nous alerte sur ces pratiques qui ont toujours lieu aujourd'hui. Soraya a été suppliciée en 1986, autant dire hier.
Personne n'a pu venir en aide à cette pauvre femme mais la pression internationale réussit parfois à changer le destin d'une de ces condamnées, c'est pourquoi, même si on n'est pas à côté, même si on ne les connaît pas, il ne faut jamais cesser de dénoncer et de condamner ces pratiques, en espérant que ceux qui veulent les conserver hésiteront à le faire en pleine lumière.
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Gaoulette
  29 juin 2016
Quand on lit ce genre d'histoire vraie il faut avoir le coeur bien solide car c'est toujours pénible de voir des femmes traitées moins bien que du bétail. Freidoune Sahebjm nous offre le portait d'une femme Soraya accusée d'adultère. Et comme le veut la loi islamique elle sera lapidée. L'auteur va nous raconter comme cette jeune femme est arrivée dans ce calvaire. Et son histoire fait froid dans le dos.
Comment ne pas être touchée et meurtrie pour cette femme qui n'a rien demandé à personne ? Comment ne pas être en colère face à ces hommes qui se servent d'une loi pour leur plaisir ? Comment ne pas être outré pas la manière qu'on réagit ces villageois ?
Nous sommes dans les années 70 pour ce récit mais on le sait très bien que ça se passe encore dans certains villages retirés. Les choses ont peut-être sensiblement changés mais ce n'est pas assez.
Donc pour conclure, j'ai été touchée et bouleversée par cette lecture. L'auteur a trouvé les mots justes pour raconter la vie de cette femme.
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PATissot
  16 décembre 2015
La face sombre de l'islam dans toute son horreur ! Encore aujourd'hui. . .
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dadouche
  25 septembre 2013

Ce livre bouleversant m'a fait pleurer
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
PATissotPATissot   17 décembre 2015
Une heure s'était écoulée depuis que les hommes étaients sortis de la mairie pour rendre leur verdict.
Dehors, tout était calme. Le soleil commençait à décliner et une légère fraîcheur gagnait la pièce qu'Ebrahim et Hassan venaient de quitter.
Dans la chambre voisine, les pleureuses avaient repris leurs jérémiades, entrecoupées de versets du Coran.
Zahra se pencha vers la condamnée et lui murmura :
" Ma douce Soraya, jusqu'au bout, je serai à tes côtés, et jusqu'au bout, je te donnerai mon estime et mon affection. Mais que puis-je d'autre ? C'est la loi des hommes, c'est la loi que font les hommes et ils disent que c'est la loi de Dieu. Ils t'ont reconnue coupable alors que tu ne l'es pas. Ils t'ont condamnée alors que tu es innocente mais personne ne peut le prouver, ni toi, ni moi, ni les braves femmes qui sont à côté. "
Soraya comprit soudain combien le silence qu'elle s'était imposé depuis des mois avait joué contre elle. Lui venait tout d'un coup le désir violent de s'expliquer, de se justifier, de hurler son innocence. Mais elle savait qu'il était trop tard et que personne, parmi ceux qui l'avaient condamnée, ne voudraient la croire. Pourtant elle avait encore peine à imaginer que cette grossière machination pût la mener à la mort.
À Zahra qui était à ses côtés Soraya pouvait tout dire.
" Tante Zahra, je n'ai pas peur de la mort. Je suis déjà morte depuis longtemps, depuis que ma mère est morte, depuis que Ghorban-Ali m'a humiliée, frappée, délaissée pour d'autres femmes. . . "
Un sanglot interrompit sa phrase. Elle se laissa tomber sur le sol, presque évanouie. Zahra s'agenouiila près d'elle, lui prit la tête entre ses bras et lui baisa le front :
" Mon enfant. . . mon petit enfant. . . pleure, pleure sans honte. Il n'y a personne pour te voir, ni t'entendre ici. . . Laisse-toi aller, pleure. . . "
À côté, le choeur des femmes reprit de plus belle :
" Ô Dieu tout-puissant. . . Ô Mahomet. . . Ô Dieu bien-aimé. . . Ô Prophète miséricordieux. . . "
" Tante Zahra, je ne veux pas vous quitter, je ne veux pas quitter mes enfants, ma petite Khojasteh n'a pas encore sept ans. . . je ne veux pas quitter cette vie et pourtant je n'ai pas peur car je sais que je vais retrouver ma chère maman qui me manque tellement. Tante Zahra, prenez soin de mes enfants, surtout de la petite, elle est si fragile. . . "
Les sanglots de Soraya reprirent, entrecoupés de paroles hoquetées :
" Tante Zahra, promettez-moi que vous lui direz un jour, quand elle sera grande, qui j'étais et ce qu'on a fait de moi, afin qu'elle n'ait jamais honte de sa mère. Promettez-le-moi. . . "
La vieille dame, émue à son tour, répondit :
" Ma chère enfant, tes enfants, surtout les derniers, vivront auprès de moi et ne manqueront jamais de rien. Tes enfants seront les miens et jamais personne ne pourra me les retirer. Dieu est mon témoin : mon toit sera leur toit. "
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7jockerett7jockerett   17 novembre 2013
Soraya avait été ensevelie jusqu'aux épaules, les bras a l’intérieur du trou, ses longs cheveux déployés autour d'elle, elle semblait totalement absente elle regardait sans voir, écoutait sans entendre...
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OnTheMoonOnTheMoon   05 avril 2018
"Prie mon enfant, prie très fort, car Dieu t'attend et son paradis t'est ouvert. Prie pour nous aussi, car nous ne savons pas ce que nous faisons."
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IkoukIkouk   23 mars 2019
L'époux de Soraya prit une seconde pierre
la soupesa et regarda son public.
...Une troisième pierre fut jetée atteignant
cette fois l'épaule droite de la supliciée.
Un son à peine audible sortit de sa bouche.
...La peau se déchira, le sang gicla et la tête de Sorayz
partit violemment en arrière.
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Video de Freidoune Sahebjam (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Freidoune Sahebjam
The Stoning of Soraya M. (trailer)
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