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EAN : 9782369142614
316 pages
Éditeur : Libretto (30/11/-1)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Un émouvant hommage, lyrique et d'une beauté obsédante, à la notion de terre natale... une histoire d'amour passionnée et bouleversante... Bien que le livre ait été écrit en 1938, les références aux relations tendues entre chrétiens et musulmans ont des accents prémonitoires. " Publishers Weekly
" Séduisant, romantique, exotique... un récit plein de vie et de verve, brillamment mené. " Elle USA " Le formidable roman de Kurban Said parle d'exil, de perte et d'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Annette55
  10 novembre 2014
Trés belle première de couverture pour cet ouvrage paru à Vienne,en 1938 pour la première fois...
Berlin: 1928,Une jeune beauté d'Istanbul, Asiadeh Anbari, étudie la philologie turque comparée afin de maîtriser la langue de ses ancêtres à la recherche peut- être de "La poussière du pont Galate" et " de l'odeur des dattes qui séchaient jadis dans la niche d'angle de sa chambre, sur les rives du mont Bosphore".
Son pére, un authentique Pacha," un ministre de l'Empire Turc", en exil à Berlin, aprés la chute de l'Empire Ottoman, vend des tapis d'Orient et souffre du mal du pays ,devant des cafés trés sucrés , dans des tasses minuscules,en évoquant le passé glorieux de la Turquie car " La terre étrangère ne cuit pas de pain du tout pour les exilés...."
Peu de temps auparavant, Asiadeh, avait été promise au prince Abdul- Kérim, prince de la maison d'Osman, obligé de s'exiler à New- York, pour y tourner des films médiocres....
Asiadeh parle leTurc, la langue des ancêtres, elle parlait Arabe, la langue de Dieu, elle parlait Persan, la langue de l'Amour...
Cependant, Asiadeh, âgée de 19ans, sous l'influence de l'Occident,tombe amoureuse d'un médecin Viennois, le docteur Hassa, mais le destin n'a pas dit son dernier mot.....
Je n'en dirai pas plus...
Nous voyageons beaucoup , nous allons de New- York à Sarajevo, puis à Berlin et à .Vienne.....
Ce qui frappe dans cet ouvrage à l'écriture chatoyante pétri d'exotisme, de croyances ancestrales, de perte d'identitè, d'exil , à la notion obsédante de terre natale c'est le choc entre deux mondes parfaitement décrit, l'Oriental et l'Occidental, l'incompréhension et l'incompabilité fatales, le déracinement brutal et la nostalgie sur fond d'orientalisme,la lancinante redite des traditions séculaires, remémorées - " Tous les musulmans sont frères, affirmait
L'héroïne, avec présomption, Notre patrie commence dans les Balkans et s'étend jusqu'en Inde."
Asiadeh ne comprend pas et perd foi dans l'Occident, elle a l'impression de perdre son identité aux côtés de son docteur de mari, l'occidental... Elle appelle les occidentaux des Barbares ...
Les références aux relations tendues entre chrétiens et musulmans ont des accents prémonitoires, pourtant le livre a été écrit en 1938.....
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Apoapo
  20 novembre 2017
Publié un an seulement après Ali et Nino, en 1938, ce roman de Kurban Saïd (Lev Nussimbaum) reprend en approfondissant remarquablement le thème de la dialectique Orient-Occident dans les relations amoureuses d'un couple mixte. Trois renversements se présentent dans ce second volume signé K.S. (dernier pseudonyme de l'auteur) qui a donc tout l'aspect du dernier volet d'un diptyque : ici l'Orientale, c'est l'épouse et non l'homme, deuxièmement, l'intrigue se déroule en Occident (Berlin, Vienne, lieux d'exil de l'héroïne éponyme), enfin, l'irréconciliabilité entre les deux mondes a raison de la conjugalité.
Tant du point de vue de l'intrigue que du style, foisonnant de trouvailles littéraires subtiles et novatrices (je pense à la magnifique description en double perspective de l'opération du derviche, ch. 12, à l'usage des jargons médical et philologique tout au long du roman, de ce chef d'oeuvre de drôlerie qu'est le dernier ch., la lettre au père...), ce roman est décidément beaucoup plus accompli que le précédent. L'orientalisme, désormais moins caricatural, est toujours usé de façon hyperbolique, mais sa caractérisation auprès des personnages sert un but plus circonscrit, et des thématiques plus précises et sans doute plus profondément marquantes dans le propre vécu de l'auteur : le sentiment de l'exil, les conditions de l'épanouissement des relations amoureuses dans la communication ou au contraire dans la maîtrise savante du malentendu. Si le passionné d'Histoire trouvait davantage de « matériau » dans Ali et Nino, ici il a du mal même à dater l'action, tant le contexte est absent du récit. Par contre, la structure narrative est parfaite, les trois personnages principaux ont une épaisseur qui surpasse leur rôle emblématique, et si l'on peut deviner graduellement la chute, l'on n'est pas moins émerveillé par l'intelligence, linguistique d'abord, qui l'accompagne et la suggère. Comme dans le théâtre classique, l'action est menée par les malentendus. Mais ici, ils possèdent une véritable valeur fondatrice pour les rapports humains, les rapports amoureux transculturels en particulier, qui ne sera découverte par les spécialistes (cf. Franco La Cecla) que quelque soixante-dix ans plus tard...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Annette55Annette55   10 novembre 2014
Dans les temps anciens, avant que le Prophète vint au monde,les dieux du désert régnaient sur le Sahara. Quand les troupes de Mahomet soumirent le monde, elles chassèrent les dieux du désert, qui se transformèrent en démons. Jusqu'à minuit, la parole du Prophète règne sur le monde du sable. Mais ensuite, les démons de la nuit des temps s'élévent des dunes. Hurlant et pleurant, ils se glissent à travers le pays, attaquent l'étranger, séduisent le vagabond jusqu'à l'heure de la premiére prière où ils regagnent leurs cavernes.......
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Annette55Annette55   09 novembre 2014
Il n'y a aucun passage entre les âmes. La solitude est le lot de l'homme. Que ce soit au fond du Sahara ou dans le monde pétrifié de la grande ville.
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ApoapoApoapo   20 novembre 2017
« Hassa avait vaincu, et il était à la fois douloureux et réconfortant de ne plus être la fille d'un pacha, mais la femme d'un homme capable de vaincre la mort.
[…] Oui, le vieil Orient était mort. Un saint de la confrérie des Bektachi devait la vie Hassa l'infidèle. Celui-ci n'était donc pas simplement un homme qui avait su gagner l'amour d'une fille de pacha. » (pp. 129-130)
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Annette55Annette55   10 novembre 2014
"Le plus grand trésor de l'homme est une femme vertueuse."
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pattypp7pattypp7   02 juillet 2016
La vie était une désolante succession de moments voués à l'absorption d'aliments et d'heures de travail, car il avait été expulsé du cercle magique du destin auquel il appartenait et pour lequel il était né.
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