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EAN : 978B08GP81ZSS
Plon (10/09/2020)
4/5   33 notes
Résumé :
75 ans après la libération du camp de concentration allemand de Bergen-Belsen, ce livre réunit deux témoignages forts et inspirants. Celui d'Hélène, résistante française arrêtée, torturée puis déportée dans le camp. Et celui d'Yvonne, sa fille, née là-bas.

Si Hélène est décédée, elle a laissé des écrits intenses et rares à Yvonne, aujourd'hui âgée de 75 ans. Un témoignage puissant auquel celle-ci répond en questionnant l'Histoire, en interrogeant sa p... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
zenzibar
  24 janvier 2022
« On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
(...)
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez »

(Jean Ferrat 1963 Nuit et Brouillard)
Bergen Belsen, en Allemagne du Nord, fut un camp dans l'abominable réseau concentrationnaire nazi. Ce réseau comprenait en théorie deux types de camps, les camps d'extermination dans le triangle de la mort dans l'est de la Pologne (Treblinka Auschwitz, Maïdanek…) et les camps de concentration (Dachau, Büchenwald…) proprement dits.

Bergen Belsen se singularisait en ce sens qu'à l'origine c'était un « simple » camp de prisonniers Mais au fil du temps avec l'arrivée de prisonniers russes puis de déportés juifs, le régime s'apparenta à un camp de concentration, puis d'extermination. Il faisait fonction de camp de « transit », c'est-à-dire qu'en théorie des déportés juifs étaient susceptibles d'être échangés ou transférés dans des destinations de peuplement, par conséquent, un ersatz de noyau familial pouvait parfois être préservé dans une des division du camp. Des enfants (sur)vécurent avec leur mère dans les conditions effroyables que l'on sait.
En fait, la seule différence résidait dans le tempo et le degré de férocité qui étaient pratiqués. le dénominateur commun de ces camps était bien la destruction des prisonniers.
En réalité, « Si l'on parle beaucoup de Büchenwald et de Ravensbrûck c'est qu'un nombre relativement élevé de déportés français des deux sexes en sont revenus.
Si l'on parle peu de Bergen Belsen, c'est que sauf miracle individuel, on n'en revenait pas. » (p. 94) 
Dans ces conditions effroyables, ce livre d'Yvonne Salamon affiche un titre choc, qui à lui seul appelle naturellement l'attention.
Mais ce témoignage est en fait un hommage à l'ensemble de la vie d'Hélène Salamon, la maman d'Yvonne Salamon.
En fait, ce livre est une polyphonie où à partir de la parole centrale d'Yvonne Salamon, plusieurs personnes interviennent.
Hélène Salamon (1905-1987) est originaire de Pologne, née dans une famille juive très pratiquante, qui fut victime de l'antisémitisme violent des autorités polonaises, préfaçant l'extermination qui sera mise en oeuvre par les Allemands dès 1939. La jeune Hélène et son ami Nathan sont néanmoins activistes communistes ; seule, dans des conditions déjà extrêmes elle réussit à se réfugier en France.
Le couple réussit à fonder un foyer dans la précarité mais avec amour.
Avec une ténacité et un courage extraordinaires, Nathan réussit des études de médecine et Hélène devient sage femme.
La guerre rattrape la France, Nathan est mobilisé et fait prisonnier, Hélène devient agent de liaison dans la résistance et comme tant d'autres est arrêtée sur trahison. D'abord incarcérée et torturée par la police de Vichy puis livrée aux bons soins de la Gestapo, elle est déportée à Bergen Belsen.
Mais elle est enceinte de quelques semaines et aussi incroyable que cela puisse paraître elle va réussir à dissimuler son état.
« Je ne pèse plus qu'une trentaine de kilos. Et pourtant mon ventre est gonflé. Un symptôme de la famine. Mais comme nous avons toutes le même aspect, les SS ne s'aperçoivent pas de ma grossesse. » (p. 50)
On sait que ces circonstances extrêmes activent fatalement les cotés les plus sombres de l'homme. Primo Lévi dans son « Si c'est un homme », a relaté combien la survie bousculait l'éthique, où comment voler le morceau de pain de son voisin pouvait devenir la norme...
Les Allemands surent amplifier ces instincts les plus bas en institutionnalisant une hiérarchie au profit des plus vils. Pour une pitance améliorée, les « kapos », les « droits communs », c'est-à-dire les criminels, avaient mandat pour exercer leur sadisme et tyrannie sur les « politiques » et autres victimes de l'ordre oppressif nazi. Mais ces mêmes conditions extrêmes développèrent aussi des réflexes de solidarité collective, révélant aussi des êtres d'exceptions, des actes inouïs de compassion, d'empathie.
Jorge Semprun dans plusieurs de ces ouvrages a écrit son vécu à Buchenwald, à l'intersection de ces élans de dignité. Dans ce camp, les communistes avaient clandestinement pris une grande partie du pouvoir administratif, c'est ainsi que par un opportun changement d'identité, la vie de Stéphane Hessel fut sans doute sauvée.
Pas de réseau de camarades ou de coreligionaires pour soutenir Hélène, d'abord et avant tout des réflexes de survie inouïs. Elle réussit au prix de mille sacrifices à mettre de coté un peu de nourriture, des denrées stratégiques, pour les échanger et se constituer un stocks d'affaires et alimentation destinés au futur bébé. Et puis, au plus profond de la nuit, d'une solitude que l'on pourrait croire absolue, des êtres touchés par la grâce, par une présence bienveillante inattendue, un micro morceau de sucre... aidèrent Hélène et Yvonne.
Ces actes de grâce reçus, Hélène trouva la force de les offrir à son tour. Elle se fit affectée au « revier », en théorie un lieu pour les malades, en réalité un mouroir, et surtout un lieu où étaient concentrés les déportés dangereusement contaminés en particulier par le typhus.
A l'approche de l'arrivée des troupes alliées, le calvaire n'est pas fini pour Hélène et Yvonne car elles avaient été évacuées en train dans un périple chaotique, dans des conditions inévitablement épouvantables : la délivrance n'intervint que le 23 avril 1945, les bourreaux SS ayant disparu. Les survivants furent pris en charge par les services de santé de l'armée soviétique.
Mais le livre révèle un ultime traumatisme et non des moindres, des bouleversants secrets. Hélène avait en fait radicalement travesti, falsifié la vérité à sa fille sur sa naissance. Ce n'est que longtemps après la guerre, qu'Yvonne apprit par une cascade de révélations fortuites ou suscitées, l'identité de son père biologique, des circonstances de sa naissance, des premiers mois de sa vie.
Hélène Salamon reçut la croix de chevalier de la légion d'honneur, trente ans après la fin du conflit. L'État sait se montrer plus réactif pour distribuer des décorations à des personnes dont le seul mérite est d'être des « people » et/ou des courtisans brasseurs d'affaires, ...

Un livre exceptionnel qui aurait mérité un accueil comparable à celui du journal d'Anne Frank, qu'Hélène a furtivement et tragiquement croisé à Bergen Belsen.
Un livre aussi très précieux en ces temps où depuis plusieurs décennies, la mémoire, les symboles, las valeurs de la Résistance ne cessent d'être laminés.
On ferme des lieux de mémoire, pour faire de la place, sous prétexte qu'il n'y a plus de survivants, on évoque au plus haut niveau le principe d'instituer un jour unique de commémoration « pour solde de tout compte » à la barbarie, comme si Verdun, Auschwitz, Oradour sur Glane... méritaient d‘être jetés pêle mêle dans une fosse commune de la mémoire.
Jean Ferrat, pourtant dans un tout autre contexte, était déjà dans le vrai dans ses paroles de  « Nuit et Brouillard »
France Culture a consacré récemment deux émissions à Yvonne Salamon.
https://www.franceculture.fr/emissions/une-histoire-particuliere-un-recit-documentaire-en-deux-parties/la-vie-malgre-tout
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leBoudoirdulivre
  08 octobre 2021
S'il y a des livres à lire, c'est bien celui-ci. Ce livre devrait être lu dans les écoles durant les cours sur la Seconde Guerre mondiale. le récit d'Hélène basé sur ses écrits et celui de sa fille Yvonne alternent et nous font revivre leur histoire. Au cours de votre lecture, vous remarquerez un petit chapitre informatif sur des lieux ainsi que des documents… Un livre très complet, très bien pensé et qui se lit très rapidement. Ce livre fait partie de ma « Sélection 2021 » et fut un de mes coups de coeur spécial. J'ai eu l'agréable surprise de redécouvrir Francine Christophe entre les pages. Après l'avoir découverte avec « L'enfant du camp », son histoire et celle d'Yvonne fait partie de ces vies incroyables, de cet instinct de survie, où la chance ne tient qu'à un fil, tel un miracle.
Pourquoi certains s'en sont sortis ? Pourquoi d'autres non ?
J'ai trouvé un côté psychologique, du moins l'envie de comprendre d'Yvonne est fortement présente, comment ne pas se poser des questions, comment peut-on avoir du recul après avoir réchappé à l'inimaginable. Comme Francine Christophe le dit, je me suis toujours demandé malgré les difficultés d'après-guerre, comment personne n'a apporté une aide psychologique, on aidé les personnes qui ont souffert, qui ont eu des traumatismes, qui ont tout perdu et à qui on a dit d'oublier, d'effacer ce qu'ils ont vécu comme si rien ne s'était passé…
Une rencontre, un acte d'humanité peut tout changer. C'est ce qui est arrivé à Frédérique Agnès et à Yvonne Salamon. Témoignage et réflexions, travail de recherches pour livrer aux lecteurs un dialogue imaginaire entre une mère et sa fille liées par un amour fusionnel, un amour qui résiste à tout.
Hélène Salamon, polonaise est partie en France, c'est dans ce pays que cette sage-femme va s'engager dans la Résistance. En 1942, Hélène doit protéger ses deux enfants avant l'arrivée des Allemands. L'amour d'une mère pour ses enfants, le sacrifice de devoir se séparer d'eux… Interdite d'exercer, elle devient agent de liaison. Nouvelle vie, nouvelle identité, nouveaux dangers. le 10 février 1944, Hélène est arrêtée par la milice. Au cours de sa détention, elle comprend qu'elle est enceinte et cela change tout. de la Gestapo à Drancy sous la coupe d'Alois Brunner, Hélène pourra compter sur des actes de générosité, un petit geste qui dans ces circonstances peut vous sauver la vie. En mai 1944, Hélène arrive à Bergen-Belsen, le début du cauchemar va commencer. Hélène va connaître les privations, la faim mais savoir que son enfant est vivant va être son combat pour rester en vie coûte que coûte.
Yvonne a toujours eu soif de justice et se pose beaucoup de questions. A la recherche d'indépendance, elle va faire des études de médecine comme le voulait sa mère et va devenir psychiatre. Une manière d'aider les gens. Autour d'elle, Hélène assiste impuissante à la mort qui rôde telle celle d'Anne Franck.
A travers l'histoire de la mère, se lie les questionnements et les choix de sa fille. Comme une conversation à distance séparée par le temps.
De nombreux sujets sont abordés tel le pardon, la faim, les traumatismes, l'aspect psychologique…
Doit-on, peut-on pardonner quand des sons, des bruits, une langue font ressurgir le passé et toutes ses blessures ?
L'antisémitisme, la foi, les pogroms, la faim… autant de sujets importants qui sont évoqués de manière claire et accessible mais aussi l'histoire d'un peuple victime de persécutions depuis des siècles comme le fut la famille d'Hélène disparue à Treblinka.
Comment peut-on se reconstruire après avoir vécu les pires atrocités ?
Comment grandi un enfant au milieu des traumatismes de ses parents ?
Au coeur de l'enfer, un lien entre une enfant de 11 ans et un bébé va voir le jour. Un acte d'humanité comme il y en a eu dans les camps de concentration et au cours de la Shoah, un morceau de chocolat pour aider à rester en vie, à se battre pour survivre.
La rencontre d'Yvonne et Francine des années plus tard est l'un des moments les plus bouleversants de ce livre. Grâce à Francine, Yvonne découvre l'histoire de sa mère et comble les questions restées sans réponses ou du moins une partie d'entre elles. Un lourd secret sur ses origines lui reste encore à découvrir.
L'histoire d'une mère et de sa fille, avant, pendant et après l'Holocauste, un témoignage bouleversant source de questionnements où au pire moment se joue un acte d'humanité au coeur de l'enfer.
Un récit de vies bouleversant à faire découvrir dans les écoles !
Hommage vibrant d'humanité, celui d'un bébé à sa mère, celui d'un miracle et d'un amour fusionnel. L'amour d'une mère peut déplacer des montagnes et les actes d'humanité sauver des vies.
La beauté et la force de ce livre n'a d'égale que celles qui portent leurs histoires !
Une plume magnifique, un récit très documenté, un témoignage à lire.
Touchée en plein coeur par la force de ce livre, vous ne pouvez pas passer à côté de « Je suis née à Bergen-Belsen » !
Court et intense, « Je suis née à Bergen-Belsen » cache une belle leçon d'humanité et d'amour !
Lien : https://leboudoirdulivre.wor..
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Jacline
  17 octobre 2020

Préface de Frédérique Agnès
J'ai rencontré Yvonne en avril 2019, à l'occasion d'un reportage que je tournais. Il y était question d'un morceau de chocolat offert à une femme sur le point d'accoucher, dans un camp de concentration. Une magnifique leçon d'humanité. La femme qui accouchait, c'était la mère d'Yvonne. le bébé, c'était elle.
Yvonne avait alors soixante-quinze ans, moi quarante-cinq, et une jolie amitié est née entre nous. Elle venait d'écrire l'histoire de sa mère – Hélène, juive, résistante et déportée à Bergen-Belsen. Mais il m'a semblé que son propre destin était également inspirant : celui d'une femme née dans un camp de la mort et marquée par ce début de vie si particulier. Elle a finalement accepté de livrer son témoignage et ses réflexions.
Nous avons enregistré des entretiens. J'ai rencontré son frère, échangé avec sa soeur. Nous avons lu des ouvrages historiques et biographiques sur l'Occupation, la Résistance, les camps. En 1987, Hélène avait parlé avec sa fille, un peu. Mais qu'il était difficile pour elle de raconter son calvaire ! Alors, quelque temps avant sa mort, elle lui avait laissé des écrits.
Fondé sur toutes ces sources, ce livre est un dialogue imaginaire et reconstitué entre Hélène et Yvonne. Un dialogue entre une mère et sa fille, à jamais liées par un amour fusionnel.
Un angle de vue d'une grande humanité dans une époque qui en singulièrement manqué, Cette auteur a ceci en commun, avec moi : son année de naissance. Je connais et suis en affection avec la Pologne, je souffre avec certains d'entre eux, par rapport à cette période affreuse, et même si cette histoire se situe en Allemagne, je reconnais les mêmes atrocités qui ont été commises au nom d'une idéologie dépourvue de bon sens et d'une once d'humanité. Je m'étais jurée de ne plus lire aucun ouvrage traitant de ce sujet. Mais une critique littéraire m'a donné envie d'aller voir - et lire- autre chose. Yvonne Salamon parviendra-t-elle à me réconcilier avec cette tranche de notre Histoire ? J'ai encore besoin d'un peu de temps...
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aurelievdm
  30 mars 2021
Un livre court qui raconte la "vie" d Hélène Salomon qui a du mettre au monde sa fille Yvonne dans le camp de concentration de Bergen Belsen.
Yvonne a retranscris les écrits de sa maman et raconter ce lien qui les unies toutes les 2.
Il est toujours difficile de lire les horreurs que les déportés ont du subir
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Mamely72
  26 janvier 2023
Un récit a double voix, qui raconte l'horreur de ce qu'il s'est passé. La naissance d'une enfant en camp de concentration. Nous avons ici un bout de l'histoire du point de vue de la mère Hélène et du point de la fille. Un récit incroyable fort qui devrait être lu dans tous les lycées. J'ai adorée
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
zenzibarzenzibar   09 janvier 2022
« Sur une couchette voisine de la mienne, git une toute jeune fille.

Elle s’appelle Anne Franck.

Elle me dit qu’elle a quinze ans, mais il est difficile de donner un âge, à Bergen Belsen.
Elle a l’air beaucoup plus jeune et beaucoup plus vieille.

Je pense à mes enfants qui se trouvent dans le midi de la France et qui, certainement, en ce moment mangent correctement.

Elle chante en néerlandais. Elle chante malgré cette maladie qui la terrasse. Elle est aussi atteinte du typhus.
Une grande pitié m’envahit pour cette enfant courageuse, qui me fait comprendre, un peu dans sa langue, un peu en français, qu’après la guerre elle ira visiter Paris.
Je l’encourage des mots qu’elle ne comprend pas.

Ses traits parlent pour elle : la mort approche. »

(p. 59 et 60)
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zenzibarzenzibar   06 janvier 2022
"Je m'appelle Hélène Salamon.

Je suis juive. Née en Pologne en 1905. Arrivée en France en 1924. Mère de famille. Sage femme. Et à partir de 1943 résistante.
C'est ce qui me vaudra d'être arrêtée, emprisonnée, torturée puis finalement déportée dans le camp de concentration de Bergen Belsen, en Allemagne.

Un destin semblable à tant d'autres.

A un détail près : j'arrive dans le camp enceinte de quatre mois. Avec une obsession : mettre au monde mon enfant."
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zenzibarzenzibar   09 janvier 2022
« J’ai la volonté farouche de te mettre au monde.

Car je veux que la vie triomphe dans cet univers de mort. Cela devient mon obsession. Et probablement ma planche de salut. Ce désir, cet espoir fou m’ont aidée à tenir, j’en suis certaine, grâce à toi ma fille, j’ai pu m’oublier.

Surmonter mes souffrances, mes moments de désespoir.

Il est parfois plus facile de sauver quelqu’un d’autre que soi-même.

J’ai agi comme ces mères qui, à côté de moi, se sacrifiaient pour leurs enfants, leur laissant leur ration quand la faim de leurs petits, n’était plus tolérable.
Combien sont mortes en sauvant ceux-ci ? »

(p. 51 et 52)
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zenzibarzenzibar   09 janvier 2022
« On nous envoie bientôt à la douche collective. Elle dure des heures car l’eau n’arrive pas.

Nous sommes nus, femmes et enfants mélangés. Regard supérieur des soldats allemands qui nous observent.

Dans leurs yeux, dès ces premiers instants, je ne me sens plus un être humain, mais un animal. »

(p.47)
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Chardon27200Chardon27200   17 août 2022
Transmettre aussi un peu de cette force de vie qui m'anime. Qui me fait penser que, si les hasards n'existent pas, la chance, si. A condition de savoir la saisir, ou plutôt la provoquer.
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