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Simone Vierne (Éditeur scientifique) Association pour l'étude et la diffusion de l'oeuvre de George Sand (Éditeur scientifique)
EAN : 9782706101434
302 pages
Presses Universitaires de Grenoble (30/11/-1)
3.75/5   12 notes
Résumé :
"Allons, il vaut mieux souffrir et vivre dans ce délicieux Paris où l'on admire le Juif errant et où l'on jette de la boue à Jeanne, qui certes est un chef-d'oeuvre. Lisez cela, c'est sublime ! J'envie Jeanne ; je ne ferais pas Jeanne. C'est d'une perfection, le personnage s'entend, car il y a bien des ridiculités ; c'est mal composé ; les accessoires sont (quelques-uns) indignes de cette magnifique page. Le paysage est touché de main de maître."

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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Taraxacum
  20 juillet 2020
George Sand est l'une de mes auteurs préférés. J'aime son style, j'aime les thèmes qu'elle aborde, j'aime son imagination, mais je dois avouer que Jeanne aborde quelque chose qui me fait grincer des dents, et pas qu'un peu!
Posons le décor.
Jeanne est jeune, belle, bergère, pas forcément très fine, mais dotée d'un grand coeur. Jeanne vient de perdre sa mère, alors qu'elle était déjà orpheline de père, et autour d'elle, ça s'agite. Tout le monde prétend ne vouloir que son bien, mais c'est finalement vrai pour bien peu de personnes et l'engrenage est en place, près à tourner jusqu'au drame.
Qu'est ce qui m'a déplu dans Jeanne? Pas Jeanne elle-même, fidèle à ses opinions jusqu'au bout, mais le thème en lui-même: tous les hommes qui voient Jeanne la désirent et la lutte est donc entre qui veut son bien, l'épouser, et qui veut son mal, simplement la culbuter, si vous me passez l'expression quelque peu cavalière, et donc la perdre.
Je sais que c'est d'époque, je ne le reproche pas à la belle George Sand, mais c'est toujours difficile à lire quand même, toute cette théorie comme quoi une jeune fille qui n'est plus vierge n'est plus digne...y compris quand on parle d'un viol, car ne nous leurrons pas, les personnages attirant Jeanne sous de faux prétextes et se comportant comme le fait un certain personnage ici, on parle bien de viol, même si le mot n'est jamais écrit.
Tout cela pour dire que Jeanne n'est pas mon roman préféré de George Sand, même si j'ai aimé le fait que jamais l'auteur ne juge Jeanne pour ses choix et ses convictions, et pour la force de son caractère.
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Laureneb
  06 avril 2022
Jeanne est une jeune vierge qui est belle, qui a une voix douce, qui garde les moutons, qui n'aime pas les Anglais, qui entend les voix de belles dames, les fades - les fées... Mais nous ne sommes plus au XIX ème siècle, ce n'est donc pas "la Grande pastoure", mais une simple petite bergère superstitieuse, crédule, qui parle le patois, et qui est trop belle pour sa condition.
Un conte oui, où se mêlent restes de paganisme celte et folklore local avec ses légendes de fées et les rituels associés. Ce début est très intéressant, car Sand s'intéresse de façon assez précoce dans le siècle à l'archéologie et aux coutumes gauloises. Les descriptions mélancoliques du paysage avec ses pierres, ses brouillards et ses fonderies sont assez belles et plantent un décor d'angoisse - dès le début, on peut avoir un pressentiment de la fin.
On passe ensuite à un roman noir, voire un roman gothique. Trois hommes adultes, armés de fusils, qui regardent une jeune fille dormir sans qu'elle le sache, c'est pervers et dangereux, et cela évoque un viol. de même, à la fin, sous l'orage, dans la nuit, quand un homme enferme une jeune fille dans une tour à moitié en ruines, cela évoque à nouveau le viol. On n'est pas très habitué à une telle tonalité chez George Sand.
Entre ces deux scènes inquiétantes, le roman pastoral est trop naïf, trop niais, trop irréel surtout - et donc trop long. Cadet et Claudie ne sont que des types de paysans, faits pour faire rire par leur naïveté et leur langage. On a du mal à croire qu'un millionnaire anglais ou qu'un jeune noble soient si éperdument amoureux d'une presque enfant qui est bien belle et bien pure, mais qui est si éloignée d'eux par les conditions. Cependant, ce qui pourrait être trop beau est nuancé par l'ironie et les complots matrimoniaux de "Mme la sous-prefette" : elle ressemble à certaines mères de Jane Austen, le libertinage fin du XVIII ème siècle en plus. Il faut donc que le roman devienne social, et que chacun reste à sa place : les bergères dans les champs ou au service, les demoiselles nobles se marient avec un parti assorti, les avocats voltairiens ne restent que de petits bourgeois qui ne peuvent pas s'intégrer complètement à la noblesse.
Oui, un roman trop long avec une héroïne trop idéalisée pour être intéressante car sans faille, mais avec plusieurs lectures possibles.
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LaForceduTemps
  29 mai 2014
Une critique je ne me sens pas être en droit de Critiquer Georges,
Jeanne par contre
Elle me reste dans le coeur, cela fait 1 semaine que je l'ai fermé et je pense toujours à elle
Je l'imagine sybilline , une Elfe des bois, lumineuse
Tout les personnages, qui font partis de son entourage sont prévisibles dans leurs actions et leurs penser
A relire, pour essayer de la toucher, savoir si elle file entre mes doigts
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
LaForceduTempsLaForceduTemps   22 mai 2014
Quatre chandelles de cire vierge brûlaient aux quatre coins du lit.
Deux ou trois vieilles femmes, de celles qui, au fond de la Marche comme dans les montagnes de l’Écosse,
assistent avec un zèle mêlé de superstition à toutes les funérailles,
priaient autour du lit,
et au milieu d’elles, une grande jeune fille, d’une beauté remarquable, agenouillée tout près du cadavre, pleurait en silence, les yeux fixés à terre,

et les mains entr’ouvertes sur ses genoux, dans une attitude qui rappela au jeune homme la Madeleine de Canova.
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Vidéo de George Sand
« Avouez qu'il m'était difficile en 1954 (mon heure de gloire) de choisir entre les deux rôles qu'on m'offrait : l'écrivain scandaleux ou la jeune fille bourgeoise. Car enfin, je n'étais ni l'un, ni l'autre. » (Françoise Sagan, Des bleus à l'âme)
« […] C'est l'héritière des panthéistes, des provocantes, des libertaires George Sand et Colette (Colette est née trois ans avant la disparition de Sand, et elle est morte en 1954, l'année de Bonjour tristesse). Étonnez-vous qu'elle séduise tant ! […]  Professionnelle de la liberté, chantre de l'égalité, experte en fraternité, notre héroïne à la blonde frange revêche, au rire gamin, au drôle de parler confus, s'acquitte du rôle que le demi-siècle et la vox populi lui ont octroyé, avec une désarmante gentillesse. […]» (Jérôme Garcin, Littérature vagabonde, Éditions Flammarion, 1992)
« […] À l'époque de mes premiers livres, les journaux m'accablaient de propos malveillants et me prêtaient des propos ridicules. J'avais beau limiter mes réponses dans les interviews à “ oui ” ou “ non ”, je ne cessais de retrouver, sous mon nom, des phrases que je n'avais jamais prononcées. […] Désormais, je reste de marbre devant les commérages. […] Mis à part le fait que je ne peux plus boire aujourd'hui, pour des raisons médicales, j'ai la chance de vivre comme je l'ai toujours souhaité, c'est-à-dire libre.  […] » (Idem)
« […] Parmi ses nombreuses preuves de civilité, nous avons noté : […] qu'elle s'excuse volontiers d'écrire court et facilement ; qu'elle n'a pas la grossièreté, en littérature, de vouloir faire « nouveau » ; et que, si elle consent à se trouver du talent, elle donne du génie à ses meilleurs amis. On ajoutera qu'elle pousse le savoir-vivre jusqu'à ne pas disserter en public sur la mort. […] […] elle persiste, tout compte fait, à préférer dépenser son existence que la raconter, entretenir l'amitié que son compte en banque, inventer des histoires que commenter la querelle de Maastricht ; et elle n'en finit pas d'aimer les accélérations : en amour, en voiture, dans les livres, et dans son coeur. Morale provisoire : il faut battre la chamade pendant que la vie est chaude. […] » (Idem)
« J'ai porté ma légende comme une voilette. Ce masque délicieux, un peu primaire, correspondait chez moi à des goûts évidents : la vitesse, la mer, minuit, tout ce qui est éclatant, tout ce qui est noir, tout ce qui perd, et donc permet de se trouver. » (Françoise Sagan, Je ne renie rien)
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Référence bibliographique : Françoise Sagan, Aphorismes et pensées, sélection de Denis Westhoff, Éditions Julliard, 2021
Image d'illustration : https://www.brut.media/fr/entertainment/une-vie-francoise-sagan-c3354566-e153-4e3d-a2a5-a09984cd87f7
Bande sonore originale : MusicLFiles - Background Nostalgic Piano Background Nostalgic Piano by MusicLFiles is licensed under a CC-BY attribution license.
Site : https://filmmusic.io/song/6925-background-nostalgic-piano
#FrançoiseSagan #AphorismesEtPensées #LittératureFrançaise
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