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EAN : 9782723419703
251 pages
Éditeur : Glénat (24/05/1995)
3.74/5   21 notes
Résumé :
Histoire d’amour sur fond champêtre.

Bénédict est un jeune homme sans beauté et sans fortune, pourtant trois femmes tombent amoureuses de lui :
- Athénaïs, fille de paysans enrichis, coquette et gaie.
- Louise, triste aristocrate rejetée par sa famille.
- et Valentine, fiancée à un noble.

Il les aimera toutes les trois ! mais, finalement, arrêtera son choix sur la plus inaccessible…
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
ElBaathory
  25 août 2021
Tout comme Edith Wharton, George Sand fait partie des auteurs dont ma relation est bien souvent houleuse et agitée. C'est pourquoi, je me suis laissé tenter sans grande conviction dans Valentine, la troisième oeuvre que je découvre de celle-ci et c'est sans surprise que je ressors juste satisfait de cette lecture.
Pourtant et comme précédemment, le résumé me semblait fort prometteur et avait totalement aiguisé ma curiosité. J'avais très envie de découvrir le cadre champêtre de cette oeuvre romantique mais celui-ci est finalement très vite relégué au second plan. Je regrette vraiment ce choix car les premiers chapitres m'ont dévoilé une très charmante bourgade où il semblait faire bon vivre malgré l'étroitesse d'esprit et son mode de vie assez arriéré et archaïque. Cependant et malgré sa très vite absence, ce cadre champêtre permet à George Sand d'offrir quelques moments totalement dépaysant et collant parfaitement à l'ambiance romantique de son oeuvre. Il est inconstatable que cette tragédie est d'un romantisme à toutes épreuves même sil m'a semblé que certains passages se sont dévoilés un peu trop rocambolesques pour être totalement réalistes. Pau importe, j'ai vraiment adhérer à cette tragique romance digne d'un roman de Thomas Hardy. Ainsi et sans pour autant être totalement transcendé, j'ai ressenti de vives émotions surtout lors des derniers chapitres. Je ne m'attendais pas à une telle finalité, ni une telle fatalité. Cette dernière aura eu le privilège de me surprendre totalement. Quant à sa plume et malgré certaines longueurs, celle-ci se dévoile toujours aussi facile d'accès et agréable au possible.
Malheureusement et même si l'intrigue reste assez bien trouvée et efficacement menée, je n'ai pas réussi a m'attacher aux personnages présentés dans Valentine. Ce manque d'affecte provient du manque de nuances concernant la construction de ces derniers. Avec quelques clichés en moins mon regard aurait été bien différent. En effet, j'ai trouvé les protagonistes beaucoup trop caricaturés pour me paraître attachants et empathiques. Fort heureusement, ils n'en sont pas pour autant exécrables et même si bien souvent je n'ai pas compris leurs choix ou leurs actions, j'ai apprécié les sentiments et autres émotions que chacun dégageait. Surtout en ce qui concerne notre héroïne Valentine. Cette dernière représente vivement la condition des femmes à l'époque et se retrouve très vite piégée par sa place ainsi que sa condition au sein de la société. J'ai finalement apprécié la suivre dans cette aventure romantique et je ne regrette absolument pas la destinée que lui a réservé George Sand.
Comme avec ses précédentes oeuvres George Sand livre avec Valentine une tragédie romantique pertinente à découvrir, surtout dans ces derniers chapitres. Cependant, je regrette mon manque d'émotions face à des personnages manquant par moments de nuances et dont seule Valentine est parvenue à se démarquer.
Lien : https://mavenlitterae.wordpr..
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Taraxacum
  23 mai 2019
Bénédict n'est pas beau, et pourtant il doit bien dégager quelque chose, car les trois personnages féminins de ce roman vont tour à tour et en même temps soupirer pour lui, de sa cousine Athénaïs à Louis, déchue car mère fille, en passant par la soeur de celle-ci, la jeune Valentine qui donne son nom au roman.
Dans le secret du parc du château de la famille des deux soeurs, tout ce petit monde s'aime et se fait du mal, entre jalousie et pression sociale. Car voilà, Bénédict est fils de paysan, et Valentine est destinée à être mariée à un homme du même rang social qu'elle, et Athénaïs, plus riche parti du pays, est convoitée par tous les jeunes gens du coin, qui détestent Bénédict qui s'estime meilleur qu'eux et reçoit l'amour de sa cousine qu'eux voudraient bien.
Il serait dommage de réduire ce roman à un roman d'amours contrariées: c'est aussi une dénonciation des mariages arrangés où l'épouse est conduite à l'autel comme à l'abattoir, et toute la tirade où Bénédict s'outrage des droits qu'un époux s'estime en place de réclamer quand sa belle-famille lui vend plus ou moins sa femme... Pas courant dans un roman du dix-neuvième l'évocation du viol conjugal. (même si c'est un peu affaibli par le fait que Bénédict est, entre autre, tout simplement jaloux).
Si cela ne se hisse pas au niveau d'Indiana, c'est tout de même un roman de George Sand qui mérite d'être redécouvert.
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Clelie22
  24 août 2012
Ce roman n'est pas le plus connu de George Sand, ni le plus intéressant. Il s'y passe finalement assez peu de choses mais on y retrouve le style piquant et la fine observation de George Sand. Dans cette histoire d'amour assez classique, elle glisse quelques réflexions bien senties sur la société, l'institution du mariage, la morale...
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twinini
  10 novembre 2012
je n'ai pas du tout aimé ce livre, que ce soit l'histoire ou les personnages, je n'ai rien aimé du tout...
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Lowelei
  16 juin 2019
Un livre agréable.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   09 octobre 2012
Si l’amour était un sentiment qui se calcule et se raisonne comme l’amitié ou la haine, Bénédict eût été se jeter aux pieds de Louise ; mais ce qui
fait l’immense supériorité de celui-là sur tous les autres, ce qui prouve son essence divine, c’est qu’il ne naît point de l’homme même ; c’est que
l’homme n’en peut disposer ; c’est qu’il ne l’accorde pas plus qu’il ne l’ôte par un acte de sa volonté ; c’est que le cœur humain le reçoit, d’en
haut sans doute, pour le reporter sur la créature choisie entre toutes dans les desseins du ciel ; et, quand une âme énergique l’a reçu, c’est en vain que toutes les considérations humaines élèveraient la voix pour le détruire ; il subsiste seul et par sa propre puissance.
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HermantMHermantM   12 octobre 2012
Comment, disait-il, voulez-vous avoir des femmes au mœurs pures, lorsque vous faites publiquement violence à leur pudeur ? Quand vous les amenez vierges en présence de la foule assemblée, et que vous leur dites, en prenant cette foule à témoin "Vous appartenez à cet homme que voici, vous n'êtes plus vierge". Et la foule bat des mains, rit, triomphe, raille la rougeur des époux, et, jusque dans le lit nuptial, les poursuit de ses cris et de ses chants obscènes !
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rkhettaouirkhettaoui   09 octobre 2012
Une femme ne doit jamais prendre son mari pour son confesseur ; c’est lui demander plus de vertu que sa profession n’en comporte. Pour moi, je vous trouve charmante ; mais ma vie est trop occupée pour que je puisse entreprendre de vous guérir d’une grande passion. Je n’aurais, d’ailleurs, jamais la fatuité d’espérer ce succès. J’ai assez fait pour vous, ce me semble, en fermant les yeux.;
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rkhettaouirkhettaoui   09 octobre 2012
Après tous les rêves de l’amour ou de l’ambition subsiste encore le besoin de bruire, de remuer, de veiller, de dire : « J’y étais hier, j’y serai demain. » C’est un triste spectacle que celui de ces femmes flétries qui cachent leurs rides sous des fleurs et couronnent leurs fronts hâves de diamants et de plumes.
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rkhettaouirkhettaoui   09 octobre 2012
la vanité, qui ne meurt point au cœur de certaines femmes, lui créait de plus vives souffrances qu’en aucun temps de sa vie. Sa fille, qu’elle aimait de cet instinct que la nécessité imprime aux plus perverses natures, était pour elle un continuel sujet de retour vers le passé et de haine vers le temps présent. Elle ne la produisait dans le monde qu’avec une mortelle répugnance, et, si, en la voyant admirée, son premier mouvement était une pensée d’orgueil maternel, le second était une pensée de désespoir.
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Videos de George Sand (39) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de George Sand
Dire que Michelle Perrot est l'une des plus grandes historiennes de l'époque serait en dessous de la vérité. Elle est l'autrice d'oeuvres majeurs sur l'histoire des femmes et leur silence, mais aussi sur la littérature et George Sand, dont elle est la spécialiste la plus joyeusement contagieuse.  Aujourd'hui, elle préface un livre intitulé "Les Grandes oubliées de l'Histoire - Pourquoi l'Histoire a effacé les femmes" écrit par Titiou Lecoq, publié aux Éditions de l'Iconoclaste. Il nous permet d'apprendre beaucoup de choses, mais aussi de démonter les mécanismes d'effacements des femmes qui ont fait L Histoire. 
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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