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Béatrice Didier (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070376044
Éditeur : Gallimard (05/11/1984)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 193 notes)
Résumé :
À Paris, Mme Dudevant est morte. Mais G. Sand est connu pour un vigoureux gaillard, écrit à propos d'Indiana, son premier roman, celle qui deviendra la bonne dame de Nohant mais n'est pour lors qu'une jeune femme vivant courageusement sa solitude après un mariage raté et quelques aventures aussi passionnées que décevantes. Indiana a fait George Sand et c'est à travers l'écriture que celle-ci a conquis sa liberté, sa dignité de femme, son identité même.
"La ca... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  06 novembre 2019
Plantons le décor : un château près de Paris, où vivent Indiana, une jeune et belle créole, et son mari, vieux et riche. On y ajoute un troisième larron, cousin de la châtelaine, qui occupera dans l'histoire une place centrale, pour la sauvegarde d'Indiana. En effet celle-ci montre une propension assez extraordinaire pour s'attirer des ennuis, par candeur et naïveté , mais aussi pour combler le vide affectif que sa situation matrimoniale induit.
La jeune femme se meurt d'ennui, jusqu'à ce qu'un quatrième larron vienne bousculer la tristitude et la monotonie ambiante. En effet le bel et fringant Raymon, un séducteur opportuniste , s'étant introduit dans la propriété pour séduire la dame de compagnie d'Indiana, change de cible et opte pour la jeune épouse du château.
Les dés sont jetés. Les jeux ne sont cependant pas totalement faits entre les tergiversations du bellâtre et les raisonnements de girouette d'Indiana, il faudra de nombreuses pages pour ces rendez-vous ratés.
Outre le style lourd et parfois même peu respectueux des règles grammaticales, même en tenant compte du fait que l'ouvrage date de nombreuses décennies, on s'ennuie ferme dans la première partie. L'action démarre tardivement, et reste poussive.
Les décors qui faisaient le charme de la Petite Fadette ou de François le Champi, se résument ici à quelques descriptions assez élégantes, mais insuffisantes pour créer une ambiance propice à la rêverie .
On s'agace vite des scrupules de la donzelle et on rêve de voir le sort se retourner contre le Don Juan de service .
Quelques allusions à la fin de règne politique complètent le tableau. eEt des propos diablement mysogynes, surprenant de la part de cette femme libre et indépendante.
Plutôt ennuyeux, donc, et loin du charme éprouvé lors de la lecture de la Mare au Diable ou de la petite Fadette.

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Eve-Yeshe
  07 octobre 2016
C'est donc le premier roman de George Sand que je lis et c'est une belle surprise. J'ai beaucoup aimé cette histoire qui fait intervenir une belle jeune femme, Indiana mariée à un homme âgé et bougon qu'elle n'aime pas et auprès duquel elle se morfond, rêvant qu'un beau jeune viendra un jour… elle est très romantique, s'ennuie à la campagne.
Elle obéit à son époux qu'elle a épousé par devoir et la souffrance morale liée à ce statut engendre une somatisation, avec une santé fragile, des malaises fréquents, Indiana s'étiole comme la « dame au camélia » mais sans vraie maladie. Cependant, elle peut être capable de s'opposer à son mari en faisant de la résistance passive.
Face à elle, on trouve trois hommes : son mari le colonel Delmare, officier autoritaire, régnant en maître, de prime abord fort peu sympathique, coléreux, s'emportant très vite et terriblement jaloux, mais qu'on voit évoluer tout au long du roman. L'auteur en parle ainsi: « ... se prit à marcher pesamment dans toute la longueur du salon, sans perdre un instant la roideur convenable à tous les mouvements d'un ancien militaire, s'appuyant sur les reins et se tournant tout d'une pièce, avec ce contentement perpétuel de soi-même qui caractérise l'homme de parade et l'officier modèle. »
Dans le rôle du prince charmant qui est loin d'en être un, on trouve Raymon de Ramière, intéressé uniquement par son rang social, incapable de prendre la moindre décision sans avoir l'avis de sa mère. Ce qui lui importe, c'est de séduire, tout d'abord Noum, la femme de chambre qu'il va conduire au suicide sans aucun regret, ni émotion.
Ensuite son regard se tourne vers Indiana à laquelle il va faire la cour de façon éhontée, dans le seul but de la conquérir, lui promettant monts et merveilles. « Il avait cette aisance que donne une certaine expérience du coeur ; c'est la violence de nos désirs, la précipitation de notre amour qui nous rend stupides auprès des femmes. L'homme qui a un peu usé ses émotions est plus pressé de plaire que d'aimer. »
le troisième homme est Ralf, cousin d'Indiana, un peu plus âgé qu'elle. Il a pris soin d'elle lorsqu'ils étaient enfants et continue de la protéger. Il est médecin et veille sur le couple. Il se retranche dans une attitude froide, indifférente pour qu'on ne puisse pas se rendre compte de ses vrais sentiments. Cet homme solitaire et froid révèle au fil du roman ses vraies qualités. « étranger dans la vie, qui passait mélancolique et nonchalant, n'ayant pas même ce sentiment exalté de son infortune qui fait trouver du charme dans la douleur. »
La mère de Raymon est un personnage intéressant. Femme du monde, elle protège son fils, lui sauve la mise ; indulgente, elle n'en est pas moins lucide sur la valeur morale de son rejeton. « C'était une de ces femmes qui ont traversé des époques si différentes, que leur esprit a pris toute la souplesse de leur destinée, qui se sont enrichies de l'expérience du malheur, qui ont échappé aux échafauds de 93, aux vices du Directoire, aux vanités de l'Empire, aux rancunes de la Restauration ; femmes rares, et dont l'espèce se perd. »
Un autre personnage tient un rôle important, l'île Bourbon, dont sont originaires Indiana et Ralf, et où les époux se sont connus. Les passages consacrés aux paysages et à la vie sur cette île et son histoire sont fabuleux.
L'histoire rappelle un peu celle de « Loin de la foule déchaînée » mais elle est, selon moi, plus élaborée, et on ressent le combat politique de George Sand. Elle décrit très bien la société de l'époque, la place qu'y tenaient les femmes; sans complaisance, féministe dirait-on de nos jours, elle n'a pas la langue dans sa poche et dénonce les préjugés, les convenances, l'éducation « La société ne condamne que les actes qui lui sont nuisibles ; la vie privée n'est pas de son ressort. »
J'ai mis longtemps avant d'ouvrir un livre de George Sand, rebutée par une édition ancienne, à la couverture sinistre de « La mare au diable » qui appartenait à mon père, donc feuilletée et vite reposée… Mais, « challenge 19e siècle » oblige, j'ai découvert un roman que je ne connaissais pas et cela valait la peine…
Ce roman m'a beaucoup plu et j'ai apprécié l'écriture de l'auteur. Je regrette d'avoir attendu si longtemps, donc, je continuerai à explorer son oeuvre
Note : 9,4/10 challenge 19e siècle
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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PiertyM
  03 septembre 2014
Une histoire d'amour très émouvante! Plutôt l'illusion d'amour! On croit que l'amour ne peut que venir d'ailleurs alors qu'il peut juste être à côté sans qu'on s'en aperçoive. On croit parcourir le monde pour rechercher l'idéal alors qu'il sommeille tout bonnement à notre sein...
Quelle terrible vie que celle d'Indiana, une jeune fille mariée à un vieux industriel un bourreau de la pire espèce, celui-là qui représente en tout et pour tout le pouvoir suprême, celui-là qui doit décider, s'il est permis d'exagérer, de la survie u de la mort de sa jeune femme, une fragile femme, une faible femme, d'une santé précaire comme son état psychique...
Mais quand l'amour vient frapper à sa porte, cette femme connue de tous comme un être fragile comme un oeuf prêt à se casser, d'autant qu'elle bénéficie d'une particulière attention de son cousin Ralph qui ne la lâche pas d'une semelle, donc cette femme molle comme une feuille va manifester une force de caractère très étonnant allant jusqu'à s'engager à prendre la fuite en sautant d'une fenêtre pour se réfugier auprès de son amant Raymond Ramière, mais c'est avec ce même courage qu'elle dominera ses passions et qu'elle reviendra vers son mari tout en lui faisant comprendre que c'est par devoir qu'elle revient et non par peur...
Puis on tombe dans l'illusion de l'amour! Trois hommes autour de cette femme: Delmare le mari dominateur, Raymand un amant indéterminé et Ralph un cousin protecteur et possessif, autour de ces trois hommes, c'est à la fin de l'histoire que Indiana comprend que l'amour vagissait à ses pieds en la personne de son cousin Ralph...un amour longtemps ignoré, refoulé, un amour inconnu qui ne trouve pas sa place sur cette terre que les deux êtres concernés préfèrent aller le vivre dans l'autre monde...
Un roman où les passions s'élèvent au niveau de devenir criminelles, un roman où l'auteure s'est beaucoup plus focaliser sur ses propres sensations que de laisser respirer aisément les personnages, on comprend c'est le premier roman de George Sand, tout de même on retrouve un peu de petit germe de Consuelo dans Indiana...on retrouve aussi cette soif de George Sand de rendre la femme indépendante de toutes les limites que lui imposent la société...
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cmpf
  08 août 2017

Quel que soit le plaisir pris à des oeuvres contemporaines, j'ai besoin de revenir régulièrement au XIXe. Et puisque Georges Sand vient d'être mise à l'honneur par Babelio, c'est elle que j'ai choisi et plus particulièrement le premier roman qu'elle a signé seule.
Il y a du conte moral dans cette histoire d'amour et de souffrance.
Indiana est une jeune créole de la Réunion, mariée à un homme beaucoup plus âgé. Par manque d'amour elle est malheureuse et maladive. Heureusement un ange gardien veille sur elle, son cousin Ralph qui prend soin d'elle depuis son enfance. Renfermé, apparemment
médiocre il a toujours été là pour elle. Mais bien que vertueuse Indiana a soif d'amour.
Lu avec plaisir mais sans emballement. Pourtant je ne saurais dire ce qui a manqué.
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SZRAMOWO
  17 juillet 2017
Indiana est un roman de George Sand paru le 19 mai 1832. le premier roman publié sous son pseudonyme de George Sand. Il marque le début de la carrière littéraire de la géniale berrichonne de Nohant.
L'intrigue en est simple. Simpliste pourrait-on oser dire.
Indiana une jeune fille de 19 ans dont les parents ont vécu sur l'île Bourbon (la Réunion maintenant) a épousé le Colonel Delmare, « vieille bravoure en demi-solde, homme jadis beau, maintenant épais, au front chauve, à la moustache grise, à l'oeil terrible ».
Indiana écrit George Sand est « (…) toute fluette, toute pâle, toute triste, le coude appuyé sur son genou, elle toute jeune, au milieu de ce vieux ménage, à côté de ce vieux mari, semblable à une fleur née d'hier qu'on fait éclore dans un vase gothique, vous eussiez plaint la femme du colonel Delmare, et peut-être le colonel plus encore que sa femme. »
De cette île elle est revenue accompagnée des personnes qui font vivre ses souvenirs :
Son cousin Ralph « ma chère cousine, en te portant bien, en reprenant ta gaieté, ta fraîcheur, ta vivacité d'autrefois ; rappelle-toi l'île Bourbon et notre délicieuse retraite de Bernica, et notre enfance si joyeuse et notre amitié aussi vieille que toi... » ;
Sa servante Noun « Noun était la soeur de lait de Mme Delmare ; ces deux jeunes personnes, élevées ensemble, s'aimaient tendrement. Noun, grande, forte, brillante de santé, vive, alerte, et pleine de sang créole ardent et passionné, effaçait de beaucoup, par sa beauté resplendissante, la beauté pâle et frêle de Mme Delmare ; mais la bonté de leur coeur et la force de leur attachement étouffaient entre elles tout sentiment de rivalité féminine. » ;
Elle en est revenue avec une sensibilité à fleur de peau « (…) je ne sais quelle catastrophe se prépare autour de nous. Il y a ici un danger qui pèse sur quelqu'un... sur moi, sans doute... mais... tenez, Ralph, je me sens émue comme à l'approche d'une grande phase de ma destinée... J'ai peur, ajouta-t-elle en frissonnant, je me sens mal. »
Le drame que pressent Indiana Delmare se nomme Raymon de Ramière, « M. de Ramière n'était pourtant ni un fat ni un libertin. Nous avons dit qu'il avait de l'esprit, c'est-à-dire qu'il appréciait à leur juste valeur les avantages de la naissance. C'était un homme à principes quand il raisonnait avec lui-même ; mais de fougueuses passions l'entraînaient souvent hors de ses systèmes. »
Il s'amourache de Noun « M. de Ramière était amoureux de la jeune créole aux grands yeux noirs qui avait frappé d'admiration toute la province à la fête de Rubelles ; mais amoureux et rien de plus. », mais très vite, s'intéresse à la maitresse Indiana « Que voulez-vous ! Raymon était un homme de moeurs élégantes, de vie recherchée, d'amour poétique. Pour lui une grisette n'était pas une femme, » l'occasion lui en est donné lors d'un bal à Paris « En parlant, Raymon tenait la main de Mme Delmare, prêt à se mêler avec elle dans la contredanse. Il pressa doucement cette main dans les siennes, et tout le sang de la jeune femme reflua vers son coeur. »
Voilà l'essentiel de l'intrigue et des personnages. Bof me direz-vous. Mais non, pas Bof ! J'ai terminé la lecture d'Indiana il y a quelques jours, après une lecture ancienne de près de 40 années qui m'a laissé très peu de souvenirs.
Le personnage d'Indiana est présenté sans concession. La jeune femme voit plus loin que le vieux mari qu'on lui a imposé, elle est prête à sombrer pour cela, à se ruer sur le danger, à se renier. Ce qu'elle fera. : « Elle avait compris sous les charmilles taillées du Lagny que la pensée même devait avoir là plus d'entraves que sous les palmistes sauvages de l'île Bourbon ; et, lorsqu'elle se surprenait à dire encore par l'habitude : « Un jour viendra... un homme viendra... », elle refoulait ce voeu téméraire au fond de son âme, et se disait : « Il faudra donc mourir ! » »
Raymon lui, est un homme, il ne se soucie que de son bien-être. Ses états d'âme ne sont que les expressions variables et parfois Ô combien hypocrites de cet objectif :
« Il avait aimé Noun avec les sens ; il aimait Mme Delmare de toute son âme. Il n'avait menti jusque-là ni à l'une ni à l'autre. Il s'agissait de ne pas commencer à mentir, et Raymon se sentait également incapable d'abuser la pauvre Noun et de lui porter le coup du désespoir. Il fallait choisir entre une lâcheté et une barbarie. Raymon était bien malheureux. Il arriva à la porte du parc du Lagny sans avoir rien décidé. »
Vis-à-vis de Noun, qui porte son enfant, il atteint les sommets de l'abjection :
« Alors, faisant usage de toutes les ressources de langage et d'esprit que la nature lui avait données, il lui fit comprendre que ce n'était pas à elle, mais à l'enfant dont elle allait être mère, qu'il voulait offrir ses secours.
– C'est mon devoir, lui dit-il ; c'est à titre d'héritage pour lui que je vous les transmets, et vous seriez coupable envers lui si une fausse délicatesse vous les faisait repousser.
Noun se calma, elle s'essuya les yeux. »
Mais ces sommets seront dépassés lorsque, pour son confort il admet « (…) qu'avec de l'adresse il pouvait encore tromper ces deux femmes à la fois. » et encore plus, « Il pouvait, en se donnant un peu de peine, exercer sur son Indiana un ascendant illimité ; il se sentait assez d'adresse et de rouerie dans l'esprit pour faire de cette femme ardente et sublime une maîtresse soumise et dévouée. Il pouvait la soustraire au courroux de l'opinion, la cacher derrière le mur impénétrable de sa vie privée, la garder comme un trésor au fond de sa retraite, et l'employer a répandre sur ses instants de solitude et de recueillement le bonheur d'une affection pure et généreuse. » et plus encore « Il ne s'agissait plus pour lui que de profiter des derniers moments d'exaltation de Mme Delmare, et de laisser ensuite à son destin bénévole le soin de le débarrasser de ses pleurs et de ses reproches. »
En lisant ces phrases, on se dit, Indiana est perdue. On pense à Emma Bovary. Mais non. Mille fois non. Indiana n'est pas Emma Bovary. Elle sombre, songe au suicide, mais renonce et considère sa situation avec froideur : « L'intérieur de Mme Delmare était cependant devenu plus paisible. Avec les faux amis avaient disparu beaucoup des difficultés qui, sous la main féconde de ces officieux médiateurs, s'envenimaient jadis de toute la chaleur de leur zèle. »
Les différences entre Indiana Delmare et Emma Bovary sont nombreuses. Peut-être parce que Flaubert est un homme et George Sand une femme puisant dans sa propre expérience les traits de caractère contradictoires de son personnage.
Et, en comparant les deux histoires, on se dit que la cause des femmes n'est jamais mieux défendue que par une femme.
Même si, poussant très loin l'analyse de la société de son époque, George Sand nous met en garde contre notre admiration de son personnage
« Voilà ce que je vous répondrais si vous me disiez qu'Indiana est un caractère d'exception, et que la femme ordinaire n'a, dans la résistance conjugale, ni cette stoïque froideur ni cette patience désespérante.
Je vous dirais de regarder le revers de la médaille, et de voir la misérable faiblesse, l'inepte aveuglement dont elle fait preuve avec Raymon. »
Pour ceux que ça intéresse, j'ai concocté un quiz sur ce roman à découvrir absolument : https://www.babelio.com/quiz/28203/Indiana


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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   01 septembre 2014
– ...Si je refuse de vous répondre, c’est absolument pour la forme. Je veux vous convaincre que vous n’avez pas le droit de m’adresser cette question.
– Je n’en ai pas le droit, mille couleuvres ! Qui donc est le maître ici, de vous ou de moi ? qui donc porte une jupe et doit filer une quenouille ? Prétendez-vous m’ôter la barbe du menton ? Cela vous sied bien, femmelette !
– Je sais que je suis l’esclave et vous le seigneur. La loi de ce pays vous a fait mon maître. Vous pouvez lier mon corps, garrotter mes mains, gouverner mes actions. Vous avez le droit du plus fort, et la société vous le confirme ; mais sur ma volonté, monsieur, vous ne pouvez rien, Dieu seul peut la courber et la réduire. Cherchez donc une loi, un cachot, un instrument de supplice qui vous donne prise sur elle ! c’est comme si vous vouliez manier l’air et saisir le vide !
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sylvainesylvaine   21 octobre 2015
-Qui donc est le maître ici, de vous ou de moi? qui donc porte une jupe et doit filer une quenouille? Prétendez-vous m'ôter la barbe du menton? Cela vous sied bien, femmelette!
-Je sais que je suis l'esclave et vous le seigneur.La loi de ce pays vous a fait mon maître. Vous pouvez lier mon corps, garotter mes mains, gouverner mes actions. Vous avez le droit du plus fort, et la société vous le confirme; mais sur ma volonté, monsieur, vous ne pouvez rien, Dieu seul peut la courber et la réduire. Cherchez donc une loi, un cachot, un instrument de supplice qui vous donne prise sur moi! c'est comme si vous vouliez manier l'air et saisir le vide. .....
- Vous pouvez m'imposer silence, mais non m'empêcher de penser
p 221
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cmpfcmpf   08 août 2017

Et puis ce courage avec lequel elle lui sacrifiait sa réputation, ce courage qui eût dû la faire aimer davantage, déplut à M. de Ramière. La femme d’un pair de France qui s’immolerait de la sorte serait une conquête précieuse ; mais une femme de chambre ! Ce qui est héroïsme chez l’une devient effronterie chez l’autre. Avec l’une, un monde de rivaux jaloux vous envie ; avec l’autre, un peuple de laquais scandalisés vous condamne. La femme de qualité vous sacrifie vingt amants qu’elle avait ; la femme de chambre ne vous sacrifie qu’un mari qu’elle aurait eu.
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Eve-YesheEve-Yeshe   15 octobre 2016
Ce qui est héroïsme chez l’une devient effronterie chez l’autre. Avec l’une, un monde de rivaux jaloux vous envie ; avec l’autre, un peuple de laquais scandalisés vous condamne. La femme de qualité vous sacrifie vingt amants qu’elle avait ; la femme de chambre ne vous sacrifie qu’un mari qu’elle aurait eu.
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Eve-YesheEve-Yeshe   08 octobre 2016
Et puis je ne sais quelle attente vague pesait sur cette âme impressionnable et sur ses fibres délicates. Les êtres faibles ne vivent que de terreurs et de pressentiments. Mme Delmare avait toutes les superstitions d’une créole nerveuse et maladive ;
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Les os des filles de Line Papin aux éditions Stock https://www.lagriffenoire.com/146805-divers-litterature-les-os-des-filles.html
Le fils de L?Usari de Xavier-Laurent Petit, Cyril Pommet et Isabelle Merlet aux éditions Rue de Sèvres https://www.lagriffenoire.com/147052-achat-bd-fils-de-l-ursari-bd-le.html
Mort par la France de Pat Perna, Nicolas Otéro aux éditions Les Arènes BD https://www.lagriffenoire.com/112865-achat-bd-morts-par-la-france.html
La tuerie de Nicolas Otéro, Laurent Galandon aux éditions Les Arènes BD https://www.lagriffenoire.com/1000376-achat-bd-la-tuerie.html
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Le rêve de Ryôsuke de Durian Sukegawa aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=109362&id_rubrique=338
L?enfant et l?oiseau Durian Sukegawa aux éditions Albin Michel https://www.lagriffenoire.com/1001195-divers-litterature-l-enfant-et-l-oiseau.html
O Senseï de Edouard Cour aux éditions Akileos https://www.lagriffenoire.com/42701-bd-o-sensei.html
Madame Zola d?Evelyne Bloch-Dano aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/14853-poche-madame-zola.html
Madame Proust d?Evelyne Bloch-Dano aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/15018-poche-madame-proust.html
Le dernier amour de George Sand d?Evelyne Bloch-Dano aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/7050-poche-le-dernier-amour-de-george-sand.html
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