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EAN : 9782246860259
224 pages
Éditeur : Grasset Jeunesse (20/04/2016)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 147 notes)
Résumé :
« L'oncle d'Hugo allait presser l'interrupteur de la lampe de chevet lorsque l'enfant le retint par la main. - Attends... J'avais encore une question à te poser... - Quoi donc ? sourit son oncle. - Je me demandais... Tu penses qu'un mort, ça peut se déterrer tout seul ? Son oncle écarquilla les yeux pour souligner l'absurdité de la question. - « L'enfer est vide. Tous les démons sont parmi nous », dit-il dans un souffle. - Qu'est-ce que ça veut dire ? - C'est du Sha... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
NicolasFJ
  25 avril 2016
Un roman déroutant et fascinant qui se lit d'une traite.
Bertrand Santini offre un nouveau conte hors-norme, entre la farce macabre et l'aventure poétique.
Hugo devient assez grand pour comprendre que le monde des adultes est plein d'absurdités et de cruauté. Comment survivre à ça ? Comment ne pas se sentir envahi par la nuit, noyé par le choc ?
Quand même les univers magiques semblent trempés dans la mort et la folie, il n'y a plus beaucoup d'échappatoires...
Un livre initiatique unique et profond, qui sort des sentiers battus.
J'ai été de surprise en surprise, et il est difficile de le terminer sans se sentir un peu changé, chargé d'une énergie ni totalement lumineuse, ni entièrement obscure, quelque chose d'ambiguë, d'humain, mais quelque chose de puissant qui permet de survivre et de trouver de la beauté dans notre monde.
Une perle noire !
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Saiwhisper
  14 novembre 2016
Avec « Hugo de la nuit », on est proche du coup de coeur ! J'ai connu la plume de Bertrand Santini grâce au roman jeunesse « le journal de Gurty : Vacances en Provence » que j'avais trouvé mignonnet et drôle malgré le fait que l'humour tourne énormément autour des déjections... Cette fois-ci, l'auteur propose un tout autre registre qui me convient davantage ! En effet, on plonge directement dans un univers sombre où un jeune garçon vient de mourir : il se voit s'élever dans le ciel et songe à ses proches qu'il laisse derrière lui... J'avoue avoir trouvé ce prologue surprenant et n'ai presque pas décroché le livre tellement je voulais connaître les aventures du jeune Hugo. La suite s'avère atypique, drôle, déjantée et macabre, sans pour autant être sanglant ou effrayant pour les plus sensibles. Ce mélange m'a grandement plu ! À mes yeux, il y a tout pour passer un bon moment : de l'action, du suspense, une belle plume, des dialogues amusants, de l'humour noir et de l'émotion. Nul doute que cela plaira aux grands comme aux petits !
Ce qui m'a surtout conquise, c'est la partie où Hugo rencontre les fantômes, puis celle où ces derniers vont aller chez les vivants. J'ai immédiatement songé au film « Les noces funèbres » de Tim Burton. On est exactement dans la même ambiance, avec un humour assez similaire. C'était un régal ! Rares sont les ouvrages jeunesse qui osent aborder le sujet de la Mort. Or, Bertrand Santini le fait avec talent et originalité ! Il n'a pas peur de reposer son récit sur un meurtre odieux et un univers réaliste où le profit domine. Il n'hésite pas non plus à surprendre ses lecteurs avec des retournements de situation fantastiques. Je me suis régalée avec cette merveilleuse lecture et la recommande vivement aux jeunes lecteurs de 11/12 ans ainsi qu'aux grands rêveurs...

Lien : https://lespagesquitournent...
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trust_me
  24 mai 2016
Il serait criminel de résumer le nouveau roman de Bertrand Santini. J'apprécie d'ailleurs le fait que l'éditeur n'ait pas pris la peine de le faire sur la quatrième de couverture, se contentant sobrement de quelques mots : Une nuit d'été, un enfant, des fantômes, un secret. Tout est dit. Ou pas. Et c'est tant mieux. Parce que ce roman ne se raconte pas, il se lit. On y croise bien un enfant et des fantômes. Mais aussi un cimetière, des zombies, du pétrole, un assassin et une plante rare qui joue un rôle central dans l'histoire.
En fait, pour entrer dans ce texte, il suffit de se laisser prendre par la main sans se poser de questions. Et le plaisir est là, à se promener entre des tombes en ruines avec Hugo, Dame Betti, Cornille, Poudevigne, Adelaïde, Gertrude, Nicéphore, Violette et le Poemander. On frémit, on rit, on est ému, on rêve. Parce que Bertrand Santini est un conteur, un vrai. de ceux qui osent, ne se refusent rien, laissent l'imagination prendre le pouvoir. Sans limite mais en ne perdant pas de vue qu'il faut donner du sens, et ne jamais céder à la facilité.

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Aryia
  29 novembre 2020
Il est rarissime que j'abandonne une lecture en cours de route : en général, même quand le livre ne me plait pas particulièrement, je m'oblige tout de même à le terminer, à lui laisser sa chance jusqu'au bout. de toute ma vie de lectrice, je n'ai donc dû abandonner purement et simplement que deux ou trois livres. Il m'est cependant arrivé de temps en temps de cesser ma lecture en me disant que je retenterai plus tard, car je sentais que ce n'était pas le bon moment. C'est ce qu'il s'est passé pour Hugo de la nuit : je l'avais déjà commencé il y a quelques années, mais j'avais préféré le laisser de côté en attendant un moment plus opportun, car je n'étais visiblement pas dans le bon état d'esprit pour l'apprécier « à sa juste valeur ». du moins c'est ce que j'espérais à cette époque. Maintenant que je l'ai enfin lu en entier, je comprends parfaitement mon moi d'il y a quelques années qui n'avait pas été convaincue … mais je comprends aussi pourquoi certains lecteurs l'ont apprécié, même si ce n'est pas mon cas.
Hugo, douze ans et des poussières, vit avec sa mère autrice, son père botaniste et son chien dans un vaste domaine au coeur de la garrigue. Tout se passait bien jusqu'au jour où d'étranges flaques de pétrole se sont mises à remonter à la surface … Si bien des propriétaires se seraient réjouis de cette découverte, les parents d'Hugo en sont plutôt contrariés : fini la tranquillité, ils font désormais face au vandalisme répété de ceux qui cherchent à les faire quitter la région pour se jeter sur cette terre en or noir. L'espoir renait lorsque le père d'Hugo découvrit quelques plants d'une plante supposément éteinte depuis 1902 ! Il allait ainsi pouvoir faire classer le domaine en zone protégée … Mais la procédure s'éternise, et chaque jour, le risque que quelqu'un vienne bruler, arracher ou piétiner cette si précieuse fleur se fait de plus en plus grand. Mais le pire est encore à venir : voici venir une nuit terrifiante, une nuit où les fantômes dansent et où les plus noirs secrets se dévoilent ...
Je dois bien reconnaitre être quelque peu perplexe vis-à-vis de ce livre : objectivement parlant, il n'est pas mauvais, et même plutôt original. Je saisis parfaitement pourquoi il semble si apprécié par les autres lecteurs, mais ça ne l'a pourtant pas fait avec moi. Là où les autres saluent le côté burlesque, baroque, loufoque, fantasque du récit, je critique pour ma part ce même côté burlesque, baroque, loufoque, fantasque. Car trop, c'est trop. Au début, ça confère une ambiance un peu décalée, un peu hors du temps, à l'histoire, et c'était plutôt agréable et rigolo. Mais très rapidement, ça devient tout simplement malaisant et agaçant … Vouloir « dédramatiser » la mort, pourquoi pas (et encore, je m'interroge vraiment : est-ce une bonne chose que de présenter la mort avec tant de légèreté et d'insouciance à des jeunes adolescents qui sont en plein dans l'âge où on est déjà mal dans sa peau et dans sa vie ?), mais à ce point, c'est plutôt malsain, morbide et irrespectueux. « Morte à la suite d'un heureux événement » devient donc l'épitaphe d'une jeune mère morte en couches, qui ne cesse de reprocher à son désormais fantôme de fils sa « maladresse » … Désolée, mais moi, ça ne me fait pas rire du tout.
En ce qui concerne l'histoire à proprement parler … Je dois avouer que ça ne m'a pas plus convaincue : ça part dans tous les sens, comme si l'auteur avait mis pleins de petits bouts de papier « situations » dans un bocal, avait secoué, et avait tiré au sort pour déterminer l'ordre de tous ces bouts de récits. Ça donne quelque chose qui n'a ni queue ni tête. En temps normal, j'apprécie le côté décousu des récits un peu oniriques, mais cette fois-ci, une fois encore, trop c'est trop. Je ne savais plus où donner de la tête, et je ne voyais plus du tout quel était le fil rouge de l'histoire. Encore une fois, c'était complétement déjanté, mais dans le sens négatif du terme : on parle d'une chose à une autre sans en approfondir aucune, juste pour donner l'illusion d'un rythme trépidant et d'une intrigue haletante alors qu'il ne s'y passe finalement rien de bien concret. Les personnages eux-mêmes ne semblent pas savoir ce qu'ils veulent : comment voulez-vous vous attacher à eux ? Aussi incroyable que cela puisse paraitre, c'est la brave Aza, la nourrice et cuisinière attitrée de la famille, qui m'a le plus émue alors qu'on ne la voit qu'à deux reprises !
Malgré tous ces points négatifs, ne vous y trompez pas : il y a du bon dans ce roman. du bon qui n'a simplement pas été exploité jusqu'au bout. Bien que cela m'ait décontenancée au début, car je ne m'y attendais pas du tout, le fait de suivre le jeune Hugo dans sa mort plutôt que dans sa vie m'a semblée originale, audacieuse et prometteuse. Car parler de la mort, c'est parler de la vie, de façon détournée : certains passages entamaient d'ailleurs cette réflexion sur le sens de l'existence, sur la folie de la vie … Mais cela s'arrêtait aussi soudainement que ça avait commencé, et c'est bien dommage. « le monde est un endroit cruel, injuste et absurde », explique la maman d'Hugo à son petit garçon, tout en rajoutant que « les histoires sont faites pour consoler et donner du courage ». Si nous entrevoyons bien à quel point le monde peut être violent et terrible, on ressent beaucoup moins ce réconfort et cette espérance. L'auteur n'a finalement fait que survoler les choses, et il m'a donc laissée sur ma faim. de la même manière, si j'ai trouvé le « dénouement » pour le moins sympathique (quoi qu'un peu trop « classique », vu et revu), et si j'ai trouvé le twist final franchement excellent (on ne sait vraiment plus ce qui est réel et ce qui ne l'est pas), tout ceci est bien trop rapide : c'est dommage !
En bref, vous l'aurez bien compris, bien que ça ne soit pas une réelle déception (car il y a certains éléments qui m'ont interpellée et même plu), ça ne l'a pas vraiment fait chez moi : ce fut une lecture plutôt quelconque, qui me laisse un petit arrière-gout d'inachevé. L'auteur avait de très bonnes idées, qui auraient pu se transformer en un récit franchement palpitant et intéressant, mais il n'est pas aller au bout de ces idées, et ça ne donne donc qu'un récit un peu plat et fade. Certains apprécieront sans doute le côté totalement grotesque et absurde, mais pour ma part, je n'ai pas réussi à apprécier cet humour macabre. Je regrette également les trop nombreuses grossièretés et obscénités, la violence sanguinolente à outrance (pitié, nous sommes dans un roman jeunesse, pas dans un thriller gore, un peu de retenue) … C'est comme si l'auteur avait mal dosé son public cible : d'un côté, il nous offre un récit bien trop « simpliste » pour plaire aux adultes, de l'autre, il nous sort une histoire bien trop brutale pour convenir aux plus jeunes. Un livre qui n'est donc pas mauvais en soi, mais qui ne correspond pas à tous les lecteurs.
Lien : http://lesmotsetaientlivres...
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beamag87
  30 avril 2016
Qu'on est loin de l'humour cabot du Journal de Gurty...Avec Hugo de la nuit, Bertrand Santini retrouve un univers beaucoup plus sombre déjà rencontré dans le Yark ou L'étrange réveillon. Mais avec Santini, sombre, voir parfois macabre, ne veut pas dire dénué d'humour, bien au contraire.
Hugo et ses copains les fantômes déjantés nous embarquent avec eux dans ce conte initiatique, à la fois drôle et effrayant . Une fois de plus je n'ai pas pu m'empêcher de penser que Tim Burton ne renierait pas un texte tel que celui-ci.
Pour finir, j'ai une fois de plus été complètement séduite pas l'écriture de l'auteur, il ne prend pas son jeune lectorat pour des benêts à qui il faudrait épargner les mots un peu compliqués. C'est superbement écrit et même en tant qu'adulte, on se régale!
Je suis définitivement amoureuse de la plume et de l'univers de Bertrand Santini.
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critiques presse (1)
Ricochet   25 mai 2016
Comme à l'habitude de Bertrand Santini, l'histoire est extrêmement soignée, complètement loufoque et crédible en même temps.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
SaiwhisperSaiwhisper   11 novembre 2016
- Arrière, oncle furoncle ! rigola Hugo.
- Silence, neveu baveux ! répliqua Oscar.
Les hostilités étaient lancées. Ce jeu qu’ils avaient baptisé « l’insulte solennelle » consistait à se traiter des plus improbables noms d’oiseaux avec un air impassible. La règle était simple : le premier qui riait/pouffait/gloussait perdait la partie.
- Clapotis visqueux ! riposta Hugo.
- Visage sinistré ! renchérit Oscar.
- Ver solitaire en couple !
- Vomi en solde !
- Atrophié de l’extrême !
- Fiente à la cannelle !
Hugo se mordit l’intérieur des joues, puis s’écria :
- Pustule de cul de vieille !
Oscar s’affala sur le lit dans un éclat de rire enfantin.
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NadaelNadael   30 juin 2016
« - Allons, petit ! Ne comprends-tu pas que la mort est supérieure à la vie ? - L'être humain fait honte aux étoiles. Quel regret y-a-t-il à cesser d'en être un ? - Quitter la boue, ce théâtre de fous, mérite-t-il vraiment d'éprouver de la peine ? - Songe aux félicités qu'offre le repos éternel ! - Plus de gerçures aux lèvres, ni de dents cariées ! - Plus de piqûres d'abeille, ni de genoux écorchés ! Assis chacun à l'extrémité d'une planche fixée en équilibre sur une tombe, Poudevigne et Dame Betti se balançaient en riant à gorge déployée. - Sans compter qu'un mort peut jouer au tape-cul durant des siècles sans jamais avoir mal au derrrière ! S'écrie la vieille dame. Hugo se releva en leur jetant un regard de lassitude. - En fait, vous êtes juste complètement tarés! »
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FeuerdracheFeuerdrache   10 mars 2019
Vivre sur terre
C'est bon pour les légumes
Moi je veux de l'air
Et vivre comme une plume

Sous la double influence du sortilège et des champignons hallucinogènes, Nicéphore déhanchait sa vieille carcasse sur un rythme qu'il était seul à entendre.

Arrête un peu ton stress
Et tombe le costume
Desserre un peu les fesses
Et fais tomber la plume

Devant un auditoire médusé, Nicéphore sautillait aux quatre coins de la table, agitant ses bras pour suggérer l'envol d'un oiseau. Ivre mort, Poudevigne se mit à scander bruyamment la mesure avec ses mains. Nicéphore invita sa mère à le rejoindre. Après une hésitation, Adélaïde esquissa un sourire et grimpa sur la table pour reprendre en choeur le refrain.

Je n'me asse plus jamais
Les dents sur le bitume
Depuis que j'ai changé
Le goudron pour la plume
Léger comme une plume
Léger comme plume
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beamag87beamag87   27 avril 2016
L'émotion le submergea lorsqu'il songea à ses parents, son chien, sa nounou et tous ces êtres encore prisonniers de la terre. Hugo aurait voulu redescendre pour leur annoncer que tout allait bien, que la vie n'était pas si sérieuse et la mort pas si méchante. Mais il savait que c'était impossible.
Commenter  J’apprécie          100
NadaelNadael   30 juin 2016
« Le souvenir de son existence lui paraissait déjà si flou, si dérisoire. L'émotion le submergea lorsqu'il pensa à Fanette, Aza, son père, sa mère et tous ces êtres encore prisonniers de la terre. Il aurait voulu redescendre pour leur annoncer que tout allait bien, que la vie n'était pas sérieuse et la mort pas si méchante. Mais il savait que c'était impossible. Il se dit alors que ses parents ne pourraient s'empêcher de pleurer à son enterrement et toute l'énergie qui lui restait se dissipa dans un sourire attendri. Une voix chuchota au fond de sa tête. - Tu sais, Hugo... Il faut du temps pour apprendre à quitter... »
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