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ISBN : 2226393854
Éditeur : Albin Michel (01/03/2017)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 19 notes)
Résumé :
« Tu me connais, mon chéri, je ne t’écrirai pas. » Et toujours elle m’écrivait. En écrivant ce récit, j’ai compris toute la portée de cette promesse allègrement trahie. Ces lettres, ces petites cartes, tel un aveu, m’apportaient la seule bonne nouvelle : ma mère m’aimait, malgré elle, mais elle m’aimait. (...) C’est pour cela que je me suis accroché aux mots. Ils furent toujours mes alliés, que ce soit seul devant ma feuille de papier, devant l’écran de mon ordinate... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
gouelan
10 février 2017
Jean-Marc Savoye nous fait partager son parcours en tant que névrosé, avec des années d'analyse derrière lui. Son histoire familiale ressemble sans doute à celle de beaucoup d'entre nous.
L'absence de père, l'héritage creux, le vide sur lequel l'enfant se construit, conduisant à un malaise inévitable.
Il naît dans une famille bourgeoise aisée, pour lui l'avenir semble s'annoncer riant. On trouve plus facilement des stages et des emplois bien placés et rémunérateurs lorsqu'on a la chance de vivre dans cette classe sociale.
Et si des failles apparaissent, si l'on ressent le besoin d'en parler, il est aussi plus facile de consulter des analystes compétents, qui seront entendre la souffrance, déceler les mystères qui se cachent derrière les mots, derrière les rêves et les peurs du patient, comprendre dans quelle spirale infernale il reste bloqué depuis tant d'années.
La violence du père de l'auteur ne fait pas de lui à ce point un « salaud », comme il le dit. Et c'est justement moins facile, dans ce cas, de lui en vouloir. Il reste un père aimant, attentionné, victime de sa propre enfance, triste et solitaire, le rendant impuissant à léguer et à hériter.
Les non-dits de la mère, les mensonges par omission et cette colère du père, sa violence « invisible », inconsciente, s'associent, formant une ombre sur la tête de l'enfant, qui ne le quittera plus, comme l'aigle noir de la chanson de Barbara.
Des réflexions intéressantes, qui nous ramènent à nos propres angoisses, apportant parfois quelques clés, bien que nous ayons chacun des serrures différentes à chacune de nos portes mystérieuses. L'intervention de Philippe Grimbert, psychologue et auteur du roman « Un secret », au fil du roman, est précieuse.
Un témoignage important et courageux, d'un homme venu du monde des Lettres, et qui se sert tout simplement des mots, pour peser, penser et panser ses maux. Parler, écrire, mais aussi être entendu, pour que la souffrance devienne plus silencieuse, que l'on puisse vivre avec, la comprendre et l'accepter.
On aimerait tous, je crois, rencontrer ces professionnels doués dans leur domaine, qui ont aidé l'auteur dans son analyse, trouver la bonne oreille pour déposer courageusement notre histoire, avec nos mots, qui cachent tant de choses, des mots-tiroirs, dont on ne soupçonne pas le poids.
Je remercie Babelio et les Éditions Albin Michel pour ce récit autobiographique, écrit avec des mots simples et justes, sans apitoiement. J'ai apprécié les références littéraires et musicales qui ont servi de déclics pour l'auteur dans la compréhension de son histoire. Qui ne trouverait pas de trésors dans les paroles des chansons de Gainsbourg et Barbara : "Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve" et "L'aigle noir" ?
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cicou45
14 février 2017
Ouvrage reçu dans le cadre du dernier Masse Critique, je tiens tout d'abord à remercier Babelio ainsi que les éditions Albin Michel pour m'avoir fait découvrir cet auteur dont je n'avais jusqu'alors jamais entendu parler.
Bien plus qu'un simple auteur, Jean-Marc Savoye est avant tout un homme qui a lutté durant plus de quinze années pour arriver à comprendre qui il était vraiment et ce dont il avait vraiment envie de faire de sa vie. Issu d'un milieu bourgeois, son avenir s'avérait tracé d'avance. Il hériterait de l'entreprise familiale car il avait fait des études poussées, contrairement à ses frères sauf que lui n'en voulait pas. Il voulait devenir avocat mais après avoir raté quatre fois son CAPA, bien obligé pour lui de trouver une autre voix. S'est ainsi qu'il s'est d'abord retrouvé chez Gallimard, un travail plaisant avec des relations internationales avec l'étranger mais là encore, il avait l'impression d'échouer, ou du poins de ne pas avancer. Après s'être retrouvé chef d'équipe chez Hachette (toujours dans le monde des mots), il a décidé de construire et surtout d'innover en créant sa propre boîte d'éditions en ligne et là, il sentait qu'il s'épanouissait enfin professionnellement parlant. Côté émotionnel, il savait qu'il aurait des enfants un jour mais restait encore à trouver la femme. Difficulté à s'engager ? Et si tout cela était dû à son enfance et à ses parents ? Avec l'image d'un père qu'il n'a que trop peu connu et dont il garde l'image d'un père autoritaire, Jean-Marc décide d'entreprendre une psychanalyse pour essayer de démêler ce qui ne va pas chez lui. Comprendre d'une part et puis ensuite agir afin d'inverser le processus que l'ambiance familiale avait ancré en lui. Si il est vrai que le destin se joue dès notre plus tendre enfance, cela ne veut pourtant pas dire qu'il est écrit d'avance et chacun de nous, si il se donne la peine, peut retourner les cartes afin de les influencer dans la bonne direction...
Un ouvrage poignant, écrit à quatre mains avec des interprétations de celui qui fut son dernier psy, Philippe Grimbert, lui même auteur. Entre les deux hommes, une grande complicité s'installa sans pour autant sortir de l'ordre du médical mais la confiance était là, et avec elle, le patient ne peut qu'avancer et c'est ce que Jean-Marc Savoye a fait. En comprenant son passé, en tirant un trait sur lui, il a pu mieux apprendre à connaître son présent et ainsi déterminer ce qui serait son futur ! Un ouvrage autobiographie mais aussi largement philosophie et qui amène le lecteur à se poser les bonnes questions...A découvrir !
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canel
20 février 2017
« J'étais à deux doigts de la dépression. J'ai choisi l'analyse. »
Je dirais bien qu'en France, cette option reste un luxe de citadin intello friqué, les gens du peuple se contentant de soigner leurs déprimes à coup de médocs remboursés par la Sécu. Mais je ne vais pas commencer par du négatif frontal, même si j'ai eu du mal à aller au bout de cette lecture interminable, et que je rechignais à m'y remettre (huit jours pour 260 p.)...
Non, ce n'est pas de la résistance, de la gêne face au miroir de mes propres névroses, je trouve l'exercice analytique plutôt sympa, j'ai aimé lire Freud, Dolto, et d'autres psys pas trop compliqués, cette façon de tout décortiquer m'amuse, mais encore faut-il que l'auteur d'un tel témoignage aille un peu au-delà de son cas particulier pour qu'on s'y intéresse vraiment.
Qu'on s'y intéresse, à défaut de compatir, parce que JMS est né avec une cuiller d'argent dans la bouche, dans une famille bancale, certes, mais aimante ; il n'a jamais eu de mal à trouver du boulot, et même si ce n'était pas dans la branche souhaitée, ces postes de cadre dans l'édition ont de quoi faire baver d'envie les lecteurs que nous sommes.
Jean-Marc Savoye est resté plus de cinquante ans empêtré (et peut-être y est-il encore) dans des histoires de filiation, de prénom, de place dans la famille, de manque (ou d'excès ?) de désir maternel (en psychanalyse, les opposés n'existent pas, ou quelque chose comme ça), d'absence du père.
Il lui a fallu (phallus ?) pas moins de trois cures psychanalytiques, dont les deux dernières avec des célébrités - et ça aussi, ça se paie, par le fric et les fréquentations mondaines - et une EMDR pour y voir plus clair, pour s'alléger, pour arrêter de piétiner.
Comme beaucoup de lecteurs, j'ai été attirée par le nom de Philippe Grimbert en couverture. Il fut le troisième analyste de JM Savoye et à ce titre, il commente de loin en loin ce témoignage. L'a-t-il fait par amitié ? Pour faire avancer la "science" ? Heum... Est-ce un petit coup de pouce commercial ? J'ai trouvé l'exercice à quatre mains sans grand intérêt.
Je déconseille à ceux qui ne supportent pas la masturbation intellectuelle des auteurs passés par la psychanalyse et centrés sur leur personne, tout fiers de décrypter que dans leur nom, il faut entendre "sa voie, "sa voix", et "vois ça" (vois ça comme j'ai souffert). Et le Mont-Blanc que monsieur escalade, de même qu'il s'est élevé grâce à l'analyse, eh bien il est en Haute-Savoie (ôte ou haute sa voie/voix) alors que dans sa famille, ils sont plutôt branchés "Pyrénées" (pire aîné, pire est né...) - dingue, non ?
A vous de voir...
• Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel.
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Eve-Yeshe
28 février 2017
J'ai bien aimé la construction du livre qui alterne le récit de Jean-Marc et les interprétations de Philippe Grimbert et je remercie vivement les éditions Albin Michel et babelio.com de m'avoir permis d'en lire les épreuves.
Par contre, j'ai mis du temps pour rédiger cette critique car c'est difficile de parler d'un tel livre ; on a l'impression de s'immiscer dans l'intimité de l'auteur, comme une effraction et en parallèle, on se livre à une auto-analyse comme en écho avec ce qu'analysent les auteurs.
Jean-Marc raconte l'histoire de sa vie, via la psychanalyse, qu'il a choisi pour ne pas tomber dans la dépression. Il effectue trois démarches consécutives avec différentes méthodes : allongé sur le divan durant la première avec un analyste intervenant de façon minimaliste, puis assis en face à face, lors de la deuxième…
Il décrit bien sa relation avec son père, sa mère toxique, exigeante qui lui répète souvent qu'elle ne l'a pas désiré et qu'il a failli lui coûter la vie et la culpabilité que cela engendre chez lui.
On a une belle étude de ce qu'on appelait autrefois la cure par la parole, et des différentes techniques, l'importance de la neutralité bienveillante, l'analyste ne doit pas être un ami et on doit savoir fort peu de choses sur sa vie privée.
On retrouve une description des thèmes importants de la psychanalyse sans tomber dans la caricature : on aborde les Lacaniens, les Freudiens en ne gardant que ce qu'ils ont apporté vraiment sans les interprétations rigides qu'ont pu en faire les disciples de ces deux figures de la psychanalyse, par exemple la fameuse durée de séance fixée à quarante-cinq minutes, érigée en règle absolue par les disciples de Freud et qui en fait était liée à la durée de consommation de ses cigares !!!
On retrouve ainsi le transfert, le contre-transfert, le signifié, le signifiant, les jeux de mots, l'analyse des significations sous-jacentes lorsqu'on emploie telle ou telle locution ou expression.
Jean-Marc dit notamment : « je passais le plus clair de mon temps à contempler mon imperméable accroché à une patère fixé près de la porte », ce qui donne : patère pater, imper, un père…
Il est très lucide, vis-à-vis de lui-même et parle de l'importance de l'écriture, de ces chansons qui reviennent en boucle dans notre tête, martelant un message que nous ne parvenons pas toujours à identifier.
Je me suis régalée mais c'est mon métier donc peut-être suis-je partiale… le rituel immuable imposée par la technique du « cerbère mutique » m'a beaucoup amusée.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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thedoc
15 février 2017
Voici un ouvrage que je n'aurais certainement jamais lu si Babelio ne me l'avait envoyé lors d'une opération Masse Critique. Les ouvrages tournant autour de la psychanalyse ne m'attirent guère et j'aime autant me plonger directement dans un livre de Freud s'il faut en passer par là.
Jean-Marc Savoye débute à l'âge de 27 ans une psychanalyse. Cet homme, issu de la haute bourgeoisie, à la vie confortable, en couple avec une femme belle et brillante, à la vie professionnelle réussie même si elle n'est pas celle qu'il avait choisie – oui, tout de même, car il dirige le service export chez Gallimard, ce qui n'est pas rien – ressent un sentiment d'échec continuel, une insatisfaction professionnelle, une incapacité à croire en un amour durable… Quelque chose cloche chez lui. Il souffre de ce que l'on appelle l'aquoibonisme (ou aquabonisme), le fait de toujours se questionner face à des événements ou actions et qui consiste à douter de l'utilité d'agir. C'est en fait le fameux « A quoi bon faire ci, faire ça ? », qui chez certains, à des degrés divers, se manifeste souvent par un attentisme et dans ce cas précis, par une névrose obsessionnelle. La vie semble vide, sans but, et il vaut mieux fuir le bonheur avant qu'il ne s'échappe.
Jean-Marc Savoye, pour mettre fin à cet état, décide donc de s'allonger sur le divan et de se raconter. Car pour lui, en effet, tout vient de l'intime, de son histoire familiale. Cette première analyse va durer 7 ans, puis suivront deux autres analyses qui feront au total quinze années d'introspection, elles-mêmes suivies de six mois d'EMDR.
Jean-Marc Savoye, qui entretient un rapport conflictuel avec l ‘écriture, fait de désir et de contrariété, écrit donc sur cette expérience et il raconte très bien d'ailleurs. J'avoue avoir été dès le début entraînée par son récit, curieuse de savoir comme lui ce qui se cachait derrière ce mal-être. Au fil de ses mots, son enfance, ses études, sa carrière professionnelle, les femmes de sa vie, et surtout, l'histoire de sa famille, se dévoilent. Un père à l'image imposante décédé alors qu'il n'a que six ans et demi. Une mère aimante et distante à la fois, qui à 43 ans se retrouve à la tête de l'entreprise familiale et chef de famille. Quatre frères et soeurs, Luc notamment, de six ans son aîné mais qu'il considère comme un véritable frère. La famille vit à Neuilly, dans un immeuble cossu. C'est une vie bourgeoise et confortable. La famille Savoye possède également une maison de famille à Bordeaux et une autre dans les Pyrénées, lieu de villégiature, chère à l'auteur.
Au fil de l'analyse, les non-dits, déjà pressentis, se font jour plus clairement. Mais attention, rien d'extraordinaire.Pour ne rien dévoiler du récit, je dirais juste que ce sont des histoires de famille somme toute très banales mais qui ne cessent de turlupiner l'auteur. Et il lui faudra donc toutes ces nombreuses années d'analyse pour en venir à bout.
Sur la forme, j'ai aimé ce livre. La narration est limpide et claire, on se laisse porter par les paroles de l'auteur qui manie très bien l'art de faire de belles phrases, le tout de manière simple. C'est d'ailleurs une belle victoire pour cet homme qui se disait incapable d'écrire mais dont c'était un des plus grands désirs.
Sur le fond, je reste mitigée. J'ai toujours eu beaucoup de mal à apprécier les récits de vie où le « moi-je » est omniprésent. Il est clair que Jean-Marc Savoye défend les effets bénéfiques de l'analyse qui peuvent aider des gens dans leur mal être. Les interventions de Philippe Grimbert arrivent par ailleurs toujours à propos pour éclaircir quelques révélations. Ensuite, on adhère ou pas. J'avoue que les jeux de mots et autres calembours (« pire est né » ou surtout le détournement du fameux pic de Sesques) m'ont fait sourire lorsque l'auteur y voit un message subliminal. Je pense également, comme le dit lui-même l'auteur, que l'analyse apportait un peu de piment à sa vie. Et je termine juste en disant qu'à force de trop se regarder le nombril, forcément, on n'avance guère dans la vie. Mais ceci est un humble avis qui n'engage que moi.
« Et toujours elle m ‘écrivait » est bien écrit, certains trouveront le récit touchant et sincère. J'en retiens surtout de très belles réflexions sur l'écriture. Cependant, cette névrose partagée m'a quelque peu agacée. Au final, j'ai beaucoup appris de la vie de Jean-Marc Savoye mais très peu sur l'analyse en elle-même.
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Les critiques presse (2)
LeFigaro07 avril 2017
L'éditeur livre le récit de la longue analyse qui l'a sauvé. Avec le regard de Philippe Grimbert.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama22 mars 2017
D'une émouvante fragilité.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel17 février 2017
« J'ai su assez tôt que je voulais être psychanalyste, et cela m'est venu de la tragédie grecque ; dans toutes les tragédies classiques, le héros est confronté à son destin, souvent l'héritage du père, le pouvoir, l'amour d'une femme, sous l'oeil vigilant du choeur. Mais il y a toujours un moment où se présente à lui l'opportunité de s'échapper. Ce moment-là est passionnant ; c'est cette opportunité que l'analyse doit mettre en lumière pour permettre au patient d'échapper à la fatalité. » Je ne rapporte pas là, mot pour mot, ce qu'il [Pierre Fédida] m'a dit, mais ce que j'ai compris.
(p. 151)
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canelcanel11 février 2017
[...] mes quatre frères et soeurs [...] entretenaient avec elle des rapports allant de la fusion à la colère. Ils ne pouvaient s'empêcher de lui raconter leur vie pour lui reprocher ensuite son ingérence. Il faut dire que ma mère avait une certaine tendance à donner son avis même quand on ne le lui demandait pas. Ses propos étaient toujours très directs et très francs. Cette liberté de parole, son regard aigu sur les uns et les autres, ses intuitions aussi justes que fulgurantes plaisaient à ceux qu'elle aimait et qui le lui rendaient bien. Avec ses enfants, c'était différent. Elle ne pouvait s'empêcher de les juger et, le plus souvent, de les critiquer.
(p. 51-52)
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cicou45cicou4513 février 2017
"Écrire, c'est commencer à faire face. C'est le premier mouvement, la première réaction, le premier souffle. C'est le moment où seul avec soi-même, la page blanche en miroir, on reprend le dessus. On peut effacer, revenir en arrière, analyser, remettre en question. On peut se tromper, bien sûr, mais ni mentir ni tricher. Écrire, c'est un moment de vérité infalsifiable."
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canelcanel19 février 2017
A bien des égards, je trouve que l'analyse ressemble à la dépression. Elle opèrent toutes les deux sur le même mode. On passe son temps à ressasser les mêmes souvenirs, les mêmes images, les mêmes angoisses. On se répète à l'infini. En boucle. Sans répit. On est happé dans une spirale. Dans le cas de la dépression, c'est une spirale descendante, toujours plus sombre, plus noire, plus dure. Qui peut conduire à la mort. L'analyse ressemble à une spirale ascendante. Petit à petit, même si l'on repasse sans cesse à la verticale des mêmes souvenirs, c'est toujours un peu plus haut, vers un peu plus de lumière, un peu plus de liberté. Mais c'est long. Très - trop ? - long.
(p. 252)
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cicou45cicou4514 février 2017
"J'allai comprendre dans quelle circonstances j'avais été conçu, dans quelles circonstances j'étais né et comment j'avais grandi, dans ma vie bien sûr mais aussi dans la tête de mes parents. Les enfants grandissent d'abord dans la tête de leurs parents."
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