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EAN : 9782211217132
Éditeur : L'Ecole des loisirs (04/10/2017)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 80 notes)
Résumé :
À quatorze ans, Doug Swieteck vient juste d’arriver dans une nouvelle ville, où il ne connaît personne. Son frère aîné est un crétin fini. Tout semble donc jouer contre lui. Commence alors une histoire sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte, où comédie et tragédie jouent à part égale.

1968. Une petite, petite ville de l’État de New York.
Un père sans repères, une mère sans remède. Deux grands frères, dont un avalé par la guerre du Viet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
Lagagne
  01 novembre 2017
Une claque ! Ce roman est absolument parfait (non, je n'en fais pas trop, non).
Doug, 13/14 ans, depuis les Etats-Unis, depuis cette stupide ville de Marysville, depuis 1968, nous parle de ce qu'il vit. Oui, à nous lecteur. Mais il nous tait certaines choses "qui ne vous regarde pas". Des choses trop dures à dire. Car la vie de Doug n'est pas facile, loin de là. Mais cette stupide ville de Marysville n'est peut-être pas si stupide. A cause de Lil d'abord ("je vous ai dit à quel point elle est jolie?"). A cause de M. Powell, le bibliothécaire aussi. Et puis à cause de M. Ferris, le prof de physique. A cause de Mme Windermere et de ses glaces. Et Joe Pepitone, et M. Ballard. Et puis Audubon et la sterne arctique... (allez jeter un oeil aux planches de "Oiseaux d'Amérique", vraiment). Bien sûr il y a aussi le père, et Ernie Eco, et M. Reed, et le principal M. Peattie. Mais peut-être tout n'est-il pas noir ?
Les personnages sont touchants, attachants. L'écriture est simple, intelligente, percutante. J'ai souris, j'ai versé ma larme, je me suis révoltée, mise en colère, réjouie. 365 pages d'émotions qu'il est bien difficile de lâcher. 365 pages à la fois sombres et pleines d'espoir. Mais surtout pleines d'espoir. Un livre lumineux.
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Commenter  J’apprécie          220
argali
  24 juin 2018
On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille. C'est probablement ce que Doug Swieteck se dit en ce début de roman. Il n'est pas ravi de quitter sa petite ville natale après le licenciement de son père ; ni de voir la tristesse de sa mère, sachant que son mari va retrouver à Marysville un copain qui l'entrainait toujours dans des plans foireux ou des virées au bar du coin. Doug a raison d'être méfiant. Marysville est une bourgade paumée où il n'y a rien à faire, où il fait trop chaud et où la maison trouvée par le copain de son père n'est rien d'autre qu'un trou à rat exigu.
La guerre du Vietnam fait rage. Lucas, le frère ainé de Doug s'y trouve et les nouvelles sont assez laconiques. L'Homme s'apprête à marcher sur la Lune. Doug, lui, subit la violence paternelle et la bêtise cruelle de son frère Christopher. Etiqueté de « voyou » en raison de ses proches, il se retrouve mêlé à des bagarres au collège et est dans le collimateur de plusieurs enseignants. Bien décidé à ne pas ressembler à sa famille et encouragé par le beau (et rare) sourire de sa mère, Doug va chercher du travail et rencontrer deux personnes qui vont radicalement transformer sa vie. Lil' d'abord, la fille déterminée de l'épicierie du coin où il trouvera un travail de livreur et Mr Powell, le bibliothécaire. C'est avec lui que Doug rencontrera pour la première fois, les oeuvres du naturaliste Audubon : de magnifiques peintures d'oiseaux d'Amérique. D'étincelle en étincelle, il découvrira son humanité et des talents qu'il ne soupçonnait pas.
Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas déflorer l'histoire mais le roman ne s'arrête pas là. La vie de Doug est bien plus foisonnante. Grâce à son caractère volontaire et sa réelle gentillesse, il va faire de surprenantes rencontres et vivre des moments d'une grande intensité.
Ce roman rédigé dans une langue fluide et bourré d'humour dessine en mots choisis l'évolution du personnage principal. Il est aussi riche de nombreux thèmes sans que cela ne donne une impression trop touffue. Gary D. Schmidt parvient à nous emmener dans une large gamme d'émotions grâce à la spontanéité de Doug qui joue avec subtilité des non-dits et rend ainsi le lecteur complice. Il nous offre également une multitude de personnages hauts en couleurs à la psychologie particulièrement fouillée et superbement décrits.
Je ne peux que vous conseiller vivement ce petit bijou passionnant et lumineux. Un roman initiatique, un récit de résilience qui vous donnera la pêche d'un bout à l'autre.
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Juin
  12 mars 2020
"Un jour Joe Pepitone m'a donné sa casquette de base-ball des Yankees de New-York.
Véridique.
Il me l'a donné. A moi, Doug Swieteck. A moi."
Voilà le roman est lancé. Il sera tout au long de ses pages sur ce ton. Doug nous raconte, un moment de sa vie qui va basculer suite au déménagement à Marysville ( dans la partie nord de l'état de New-York) une ville qu'il n'aime vraiment pas. Doug est un garçon touchant qui nous raconte le dur apprentissage de la vie d'ado. Il va faire des rencontres qui vont l'aider à passer ce cap qui est bien difficile pour lui. Il y a aussi les autres.... Des toxiques qui pourront peut-être s'amender au fil des mois.
L'écriture est surprenante et belle et c'est plutôt agréable à lire. On se laisse prendre facilement au style. Les personnages sont vraiment intéressants et la vivacité du jeune héros donne un ton plaisant à cette histoire.
Un roman plutôt optimiste avec quelques moments difficiles pour Doug. Ce gamin il m'a fait rire, touché et ému. Une histoire généreuse qui me fait dire que cela ne se passe comme ça que dans les romans. Mais cela fait du bien.
Avec une quatrième de couverture en forme d' inventaire.

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ogmios
  19 novembre 2017
Ne pas aller jusqu'au bout de ce roman serait une terrible erreur...mais on ne peut que le finir tant la petite mécanique mise en place par l'auteur est redoutablement bien rôdé. Rien de facile dans la vie de Dough que l'on avait déjà entr'aperçu dans le précédent roman de Gary D. Schmidt puisqu'il est un des amis de Holling Hoodhood de "La guerre des mercredis". Cette fois-ci, c'est lui le personnage principal, et il vient de déménager à Marysville, "une stupide ville" qu'il excècre. Entre son père violent et ses frères tout aussi maltraitants, la vie n'est pas une sinécure pour Dough. Mais il développe une espèce de philosophie de la vie qui fait qu'il avance vaille que vaille, porté par son amour de la beauté qui se révèle à lui dans la bibliothèque municipale quand il découvre le livre de l'ornithologue John James Audubon. Épaulé par un bibliothécaire, il s'essaie au dessin - avec talent - et affronte toutes les épreuves de la vie (et elles sont nombreuses), en se construisant un petit monde avec ces planches d'oiseaux et sa passion pour Joe Pepitone, star du base-ball dans les années 60.
On est en effet en 1969 aux États-Unis, en pleine guerre du Vietnam à laquelle participe son grand frère, l'année aussi où l'on va marcher sur la lune, et au travers se sa petit vie de collégien, c'est tous les événements majeurs de cette époque qui vont entrer en scène, vus sous le égard d'un adolescent en souffrance. En souffrance, mais pas résigné et qui va réussir à "aller là où il veut aller" grâce à l'art et à l'amour. Un bijou de littérature jeunesse qui m'a ému jusqu'aux larmes et qu' il faut faire tourner autour de soi pour partager cette beauté. Celle du texte, mais aussi celle des planches de John James Audubon qui existent vraiment et sont exceptionnelles de beauté.
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supernova7
  26 décembre 2017
Un magnifique roman d'apprentissage et une excellente surprise en littérature jeunesse grâce à Masse Critique. Il a été plébiscité par le magazine Lire comme meilleur roman jeunesse de l'année et c'est mérité !
Dans les années 60, Doug débarque dans une ville qu'il trouve terriblement ennuyante entre un père alcoolique, une mère dépassée, un frère violent et un autre revenant blessé du Vietnam. Grâce à une pléthore de personnages secondaires très réussis, Doug va s'épanouir petit à petit et découvrir le dessin. le héros est le narrateur de cette histoire et on se retrouve littéralement sans sa tête. Je me suis ainsi rapidement attachée aux personnages. On passe du rire aux larmes face aux épreuves que Doug traverse et on est touché par son destin. Véridique.
L'écriture est simple mais pas simpliste et le vocabulaire est recherché tout en restant accesssible. le style est percutant, très oral et colle très bien à la personnalité du héros. le roman se lit rapidement tant on a envie de savoir ce que Doug va devenir. Une véritable pépite parue à L'école des loisirs.
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critiques presse (1)
Ricochet   30 septembre 2018
Un beau sujet et une belle écriture, un livre à ne surtout pas manquer.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
ReveursEtMangeursDePapierReveursEtMangeursDePapier   17 décembre 2017
- Il y a des choses dans ce monde qu'on ne peut pas arranger. Elles ont lieu, et ce n'est pas de notre faute, bien qu'il arrive qu'on soit obligé de faire avec. Il y a d'autres choses qui ont lieu dans ce monde qu'on peut arranger. Et c'est à cela que se consacrent les bons professeurs comme moi.

Grognement généralisé de toute la classe. Sauf de moi. Mademoiselle Cowper et moi, on s'est regardé dans les yeux. Peut-être, ai-je pensé, peut-être que tout n'est pas complètement foutu..."
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Sokeefe1234Sokeefe1234   09 novembre 2020
Il m'a regardé, puis il a regardé ma mère et Lucas à l'intérieur de la camionnette.
-Lucas, a-t-il dit.
-Hey, a dit Lucas.
Mon frère m'a encore regardé, puis il est allé dans la camionnette.
-Dis-moi si ça fait mal.
Il a mis un bras autour de Lucas, Lucas a glissé un bras autour du cou de mon frère, et il l'a sorti de la voiture, juste comme ça, et il l'a installé dans le fauteuil roulant.
-Merci, petit frère, a dit Lucas.

Et mon frère, mon frère Christopher a dit:

-Pas de problèmes, Lucas. Quand tu veux.

On a donc emmené Lucas dans le Trou à rats, mon père a demandé comment on comptait le monter dans notre chambre en fauteuil roulant, et Christopher a dit:
-On a tout prévu.

Et Lucas a fait ce sourire.
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YvonneCamilleYvonneCamille   20 février 2020
La casquette de Joe Pepitone [...] c'est la seule chose que j'ai jamais eue qui n'ait pas appartenu à un autre Swieteck avant moi. Je l'ai cachée pendant quatre mois et demi. Puis mon stupide frère en a entendu parler. Il est arrivé un soir où je dormais, il m'a tordu le bras dans le dos tellement fort que ne pouvais plus crier et il m'a laissé le choix entre avoir un bras cassé ou lui donner la casquette de baseball de Joe Pepitone. Je me suis décidé pour le bras cassé.
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Rowena77Rowena77   21 août 2018
Vous savez, quand on pleure, quelque chose reste dans l'air. Ce n'est pas quelque chose qu'on peut voir, ou humer, ou sentir. Ou dessiner. Mais c'est là. C'est comme le hurlement du goéland marin, qui crie dans l'espace vide et immaculé qui l'entoure. Vous ne pouvez pas l'entendre quand vous regarder la peinture. Mais cela ne veut pas dire que cela n'existe pas.
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IlfioredelmaleIlfioredelmale   27 novembre 2017
_Vous avez dessiné la guerre.
Silence de l'entraîneur M. Reed. La main pressant le bloc-notes et l'appuyant contre le bureau.
_Mon frère y étai aussi, ai-je dit. Il est rentré.
Longue minute de silence.
_Non, il n'est pas rentré, a dit finalement l'entraîneur M.Reed. (Sans prendre sa voix de sergent.) Personne ne rentre jamais du Vietnam. Pas vraiment.
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