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ISBN : 221122296X
Éditeur : L'Ecole des loisirs (24/02/2016)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Depuis un an, la vie de Moses Laufer Victor a changé. Il y a les signes extérieurs, la jambe blessée, les boutons qui explosent sur son visage comme des volcans, et la rage incontrôlée qui s'exprime comme elle peut. Il y a les choses qui restent en lui, les souvenirs de l'accident, les mots qu'il n'arrive plus à dire avec ses parents, qui sont comme des orages en dedans. Et puis, il y a tout ce que l'on ne connaît pas encore. Un jour, au lycée, arrive Ratso, un Indi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
claireo
  27 mars 2018
Voici un très bon roman pour adolescents.
Deux adolescents blessés par la vie, mal dans leur peau vont se trouver. Au cours d'un voyage improbable, ils vont trouver le chemin de la résilience.
Le récit est raconté par un des deux héros, avec un peu d'humour, et beaucoup de désenchantement au début.
L'écriture est très juste, il se lit d'une traite !
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sylvaine
  26 mars 2016
Les petits orages ou quand la littérature jeunesse est avant tout de la littérature ! Grand coup de coeur à la lecture de ce roman de Marie Chartres et un grand merci aux éditions L'école des loisirs et à babelio .
Quand Moses Laufer Victor 16 ans ,tirant la jambe, est bousculé ce matin là par un "géant" bien enrobé il est bien loin de se douter qu 'il vient de rencontrer l'ami qu'il se cherchait depuis des années, car Ratso , indien de la tribu de Pine Ridge va bouleverser son quotidien. Ravagé après l'accident de voiture qui a estropié sa jambe et condamné sa mère au fauteuil roulant, écrasé de honte devant la floraison de pustules acnéiques sur le visage , partagé entre rage et désespoir , Moses ne sait plus qui il est où il va , à la limite perpétuelle de tout envoyer en l'air .
Roman où deux adolescents frappés par la vie se rencontrent , se racontent, se soutiennent, roman d'amitié mais aussi de révolte devant l'inanité humaine, devant l'état de désespérance où sont plongées ces tribus indiennes ,parquées dans des réserves, abandonnées par l'Etat , vivant dans la pauvreté , populations marquées par le chômage et l' alcoolisme !
Roman disais-je qui se lit d'une traite; alternant rire et émotion, joie et peine, douceur et violence , Marie Chartres nous offre ici un roman plein de sensibilité , plein de réflexions sur le regard à porter sur les différences , joli récit qui ,me semble t' il , peut permettre d'ouvrir beaucoup de portes. Merci.
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Crazynath
  11 avril 2016
Encore merci à Babelio et son opération masse Critique ! Grâce à vous, j'ai encore une belle découverte littéraire à mon actif.
J'ai lu avec délectation ce livre dont le thème ne prête cependant pas forcement à sourire : le handicap.
Moses, jeune garçon de 16 ans, est avec sa mère, rescapé d'un accident de la route. Si sa mère se retrouve en fauteuil roulant, les séquelles de Moses l'obligent à se déplacer avec une béquille .
A 16 ans, quand on est boiteux, boutonneux le lycée peut facilement devenir une épreuve insurmontable. Il va contre toute attente sympathiser avec un jeune qui lui aussi ne rentre pas forcement dans le moule. Ratso, jeune indien de 18 ans, impressionnant par son gabarit, semble avoir lui aussi des choses lourdes à porter.
Ils vont se lancer dans une expédition qui va les amener en pleine réserve indienne. C'est ce périple qui va leur permettre d'aller aussi à leur propre découverte et au bout d'eux-mêmes.
Un livre tout en pudeur, qui raconte avec des mots très justes la douleur, la culpabilité et tous les sentiments que l'on peut ressentir après un accident. Les émotions de tous les protagonistes sont vraiment fort bien restituées et on ne peut rester insensible à la lecture de ce livre.
A conseiller....

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Aufildeslivres
  05 mai 2018
L'avis de F. 11 ans :
C'est un roman recommandé pour les plus grands que moi, mais la couverture et le résumé me faisaient envie alors j'ai voulu essayer de le lire. Comme j'ai bien fait ! J'ai beaucoup aimé cette histoire. Bien sûr, j'ai du parfois demander quelques explications pour tout comprendre, mais je ne le regrette pas.
J'ai été très touchée par l'histoire de Mose Laufer Victor, 16 ans, qui a des problèmes de poids, des boutons et qui boite parce qu'il a eu un accident de la route. Il se sent seul et se sent mal. Il est déprimé et malheureux. Il rencontre Ratso, un indien plus âgé que lui au lycée. Lui aussi n'a pas la vie rose et est un peu triste. Tous les deux vont faire un voyage qui va leur permettre de se connaître et du coup de beaucoup parler.
J'ai parfois ri et j'ai parfois eu envie de pleurer. C'est un roman magnifique qui se lit sans pouvoir le reposer. C'est passionnant parce qu'on apprend beaucoup de choses notamment sur les Indiens et parce que c'est un livre triste et joyeux.
C'est vraiment un très beau roman.
Lien : http://aufildeslivresblogetc..
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CarolineDBruihier
  22 avril 2016
J'ai débuté le livre pleine d'appréhension car le spitch du départ ne laissait pas présager un tel petit bijou d'enthousiasme et d'émotion ! Dans le beau roman de Marie Chartres, le héros se nomme Moses Laufer Victor Léonard, Moses vit mal son adolescence entre ses deux parents psy (spécialisés dans le comportement adolescent), ses éruptions de boutons, mais surtout son handicap. Car Moses est condamné à marcher avec une béquille suite à un accident qui a eu lieu il y a un an. Sa mère est en fauteuil roulant depuis l'accident, et très vite on comprend que Moses vit avec beaucoup de culpabilité cet accident dont il s'estime responsable. Au lycée, les choses ne sont pas évidentes, d'autant que Moses se sent fort diminué, qu'il a du mal à se déplacer, que les filles lui semblent un univers bien mystérieux et malheureusement inconnu, et que son seul ami est un dénommé Colin dont la vie ne tourne qu'autour de sa collection de cartes à jouer. Et un jour, va débarquer Ratso, un Indien à la fois immense et énorme (son surnom est Sticky Bear soit "ours collant ou gras"), original et sage, qui lui aussi a des cicatrices intérieures et extérieures. Les deux garçons vont alors se jauger mutuellement pour mieux s'apprivoiser, se rapprocher. Ratso va emmener Moses dans sa réserve indienne : Pine Ridge, où ses racines demeurent. Le temps d'un weekend, et d'une folle excursion dans les grandes plaines des Etats-Unis, les deux adolescents vont se découvrir frères de "déchirures de peau", mais surtout Moses va parvenir à regarder ses démons intérieurs, à connaitre et à appréhender la colère, et surtout à vivre avec.
Au-delà de cette belle et originale amitié qui nous est livrée, le roman évoque également un aspect historique et social de la vie actuelle des Indiens dans les réserves. Et puis l'écriture de Marie Chartres est délicieuse, recherchée, poétique et surtout à la fois drôle et émouvante. Chaque chapitre débute par un état d'esprit de Moses - "Je suis une béance" à "Je suis un bouleversement", jusqu'à l'affirmation finale prouvant le chemin identitaire parcouru : "Je suis Moses Laufer Victor Léonard", tel un cri de victoire. L'humour est beaucoup présent dans le roman, les événements extraordinaires aussi (la rencontre avec un vrai bison, la cérémonie indienne) et j'ai ressenti énormément de tendresse pour ces personnages à la fois si abimés, si meurtris et qui, pourtant, parviennent à faire jaillir du beau et du positif.
Lien : http://biblioado.canalblog.com
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critiques presse (1)
Ricochet   27 avril 2016
De la culture indienne toute en symboles jusqu’à la psychanalyse occidentale feutrée, le roman effectue un grand écart gracieux, équilibrant son intrigue par la force d’une écriture aussi légère que précise.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael   13 mai 2016
« L'empreinte d'un renard, puis le tintement de ma béquille. L'empreinte d'un renard, puis le tintement de ma béquille. Un pas, clic. Un pas, clic. C'était ma démarche bancale dans le grand couloir du lycée. Là où se retrouvaient les jeunes de mon école. Là où ils se montraient, là où ils s'observaient, là où ils se séduisaient. Je frôlais les casiers rouges. Jamais je ne marchais dans l'allée centrale. Moi, je m'extrayais, je contournais, je baissais la tête. Je fuyais, j'évitais, je m'écrasais. Je creusais le sol, je m'inventais un terrier, je m'engouffrais, je me camouflais, je disparaissais. C'était ma lente amnésie de l'instant, un évanouissement, une évaporation. J'avais envie de devenir une buée blanche, une solution. »
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beamag87beamag87   13 mars 2016
On ne pouvait pas dire qu'on faisait vraiment premiers de la classe. J'aurais même dit que c'était exactement l'inverse. Un génie dans une voiture brinquebalante. Un handicapé au milieu des blés. Voilà ce que nous étions.
Parfois la vie est aussi drôle qu'elle est triste. Exactement comme le ciel mélangé que l'on avait au-dessus de nos têtes.
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NadaelNadael   13 mai 2016
« Je crois que je partais avec Ratso parce que je ne comprenais pas tout de moi. J'avais l'impression de vivre une aventure. Et ce mot « aventure » me plongeait dans un état de conscience illimité, cela ressemblait à une sorte d'éveil permanent. J'avais juste envie de bouleverser l'immobilité de mon monde, les déchirures de ma jambe et la fracture de mon coeur. »
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CrazynathCrazynath   10 avril 2016
Ces monstres coupables qu'étaient la fureur et la rancune sommeillaient en chacun de nous, cette manière qu'ils avaient d’être tapis entre nos nerfs ou à l’intérieur même de nos cœurs me mettait en rogne.
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beamag87beamag87   13 mars 2016
Je m'appelle Moses Laufer Victor. Et encore là, ce n'est pas mon nom de famille complet, mais seulement mon prénom. L'ensemble de mon patronyme donne ceci: Moses Laufer Victor Léonard. Une idée de mes parents. Ils sont psychanalystes.
(...)
Moses Laufer Victor Léonard, seize ans, boiteux, habitant Mobridge, Dakota du Sud. Curieux état civil.
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Les petits orages

Où Moses rencontre t' il le jeune indien ?

Devant chez lui.
Devant le lycée.
Dans une salle de classe.
A bord d'une vieille voiture.

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