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EAN : 9782130541783
173 pages
Presses Universitaires de France (14/01/2004)
4.29/5   85 notes
Résumé :
La solitude offre à l'homme intellectuellement haut placé un double avantage : le premier, d'être avec soi-même, et le second de n'être pas avec les autres. On appréciera hautement ce dernier si l'on réfléchit à tout ce que le commerce du monde apporte avec soi de contrainte, de peine et même de dangers. " Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls ", a dit La Bruyère. La sociabilité appartient aux penchants dangereux et pernicieux, car elle nous met en contact ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Philosophie très accessible, loin du jargon, qui sort des tripes de son auteur, même si il s'en défendrait. Schopenhauer règle ses comptes, avec le duel par exemple, mais aussi avec toute forme d'honneur "extérieur" qu'il considère comme un investissement absurde.

Fidèle à lui même, l'auteur ne réjouit pas les esprits, présentant la vie comme "oscillante entre la souffrance et l'ennui" et le mariage comme la "capitulation de l'homme qui donne tout mais ne reçoit qu'une seule chose" dont, hélas, il ne peut se passer, encore que... de longues pages intéressantes comparent l'honneur et la gloire pour finalement conclure que l'homme est vraiment bien mieux avec lui même et rien qu'avec lui même.
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Des conseils pour bien vivre, ou plutôt, vivre le moins mal possible. (c'est Schopenhauer quand même!)
Pas de discours lénifiant sur le bien-être ou le développement personnel, plutôt des cours d'insociabilité teintés d'un aristocratisme patenté.
Des passages franchement exécrables ( un laïus raciste sur les africains et leur prétendu retard intellectuel, un chapitre entier sur l'honneur sexuel et la condition féminine...), beaucoup de mépris pour l'homme ordinaire en général...Quand parfois on se plaît à croire qu'on est du côté des élites (du bon côté donc), mon vieil Arthur pousse si loin le dédain pour ceux qui ne sont ni illustres, ni éminents, qu'on finit par prendre en pitié ces pauvres bougres. Car à bien réfléchir, on se sent plus proche de ceux qui désespérément luttent contre l'ennui en cherchant quelque distraction dans la société des hommes qu'à ces âmes solitaires et mélancoliques imbus d'eux mêmes...
Pour tout dire je suis partagé sur cette lecture, les bonnes intentions affichées au départ sont noyées dans cette arrogance quasi insupportable du bonhomme. Dommage, parce qu'il y a quand même quelques passages croustillants comme celui sur l'honneur chevaleresque , et quelques aphorismes savoureux empruntés à Aristote , Lucrèce, Voltaire ou Goethe, entre autres..
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Un texte fondateur pour mon esprit, lu à 14 ans en début de seconde puis régulièrement relu.
C'est par ce texte très accessible que j'ai ensuite pu aborder la vraie philosophie.
Bien sûr pour comprendre le ressentiment de Schopenhauer sur certains points il faut lire ses correspondances, ses journaux, et diverses autobiographies, qui donnent beaucoup de clés de lecture.
A recommander pour les plus jeunes.
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Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
L'homme intelligent aspirera avant tout à fuir toute douleur, toute tracasserie et à trouver le repos et les loisirs ; il recherchera donc une vie tranquille, modeste, abritée autant que possible contre les importuns ; après avoir entretenu pendant quelque temps des relations avec ce que l'on appelle les hommes, il préférera une existence retirée, et, si c'est un esprit tout à fait supérieur, il choisira l'isolement. Car plus un homme possède en lui-même, moins il a besoin du monde extérieur et moins les autres peuvent lui être utiles. Aussi la supériorité de l'intelligence conduit-elle à l'insociabilité. Ah ! si la qualité de la société pouvait être remplacée par la quantité, cela vaudrait alors la peine de vivre même dans le grand monde : mais, hélas ! cent fous mis en un tas ne font pas encore un homme raisonnable.

Tel que relevé pour "Les fils de la pensée" https://filsdelapensee.ch/
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Plusieurs citations :

Les amis se disent sincères ; ce sont les ennemis qui le sont ; aussi devrait-on, pour apprendre à se connaître soi-même, prendre leur blâme comme on prendrait une médecine amère.
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La solitude offre à l'homme intellectuellement haut placé un double avantage : le premier, d'être avec soi-même, et le second de n'être pas avec les autres.
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Ainsi que notre corps est enveloppé dans ses vêtements, ainsi notre esprit est revêtu de mensonges. Nos paroles, nos actions, tout notre être est menteur, et ce n'est qu'à travers cette enveloppe que l'on peut deviner parfois notre pensée vraie, comme à travers les vêtements les formes du corps.
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Quoique l'orgueil soit généralement blâmé et décrié, je suis néanmoins tenté de croire que cela vient principalement de ceux qui n'ont rien dont ils puissent s'enorgueillir.
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Un homme d'esprit, dans la solitude la plus absolue, trouve dans ses propres pensées et dans sa propre fantaisie de quoi se divertir agréablement, tandis que l'être borné aura beau varier sans cesse les fêtes, les spectacles, les promenades et les amusements, il ne parviendra pas à écarter l'ennui qui le torture.
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L’homme qui reste calme dans les revers, prouve qu’il sait combien les maux possibles dans la vie sont immenses et multiples, et qu’il ne considère le malheur qui survient en ce moment que comme une petite partie de ce qui pourrait arriver.
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On ne peut être vraiment soi qu'aussi longtemps qu'on est seul ; qui n'aime donc pas la solitude n'aime pas la liberté, car on n'est libre qu'étant seul. Toute société a pour compagne inséparable la contrainte et réclame des sacrifices qui coûtent d'autant plus cher que la propre individualité est plus marquante. Par conséquent, chacun fuira, supportera ou chérira la solitude en proportion exacte de la valeur de son propre moi. Car c'est là que le mesquin sent toute sa mesquinerie et le grand esprit toute sa grandeur ; bref, chacun s'y pèse à sa vraie valeur.

Tel que relevé pour "Les fils de la pensée" https://filsdelapensee.ch/
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La politesse repose sur une convention tacite de ne pas remarquer les uns chez les autres la misère morale et intellectuelle de la condition humaine, et de ne pas se la reprocher mutuellement ; d'où il résulte, au bénéfice des deux parties, qu'elle apparaît moins facilement. Politesse est prudence ; impolitesse est donc niaiserie ; se faire, par sa grossièreté, des ennemis, sans nécessité et de gaieté de coeur, c'est de la démence ; c'est comme si l'on mettait le feu à sa maison. Car la politesse est, comme les jetons, une monnaie notoirement fausse : l'épargner prouve de la déraison ; en user avec libéralité, de la raison.
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Videos de Arthur Schopenhauer (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arthur Schopenhauer
« […] les auteurs d'aphorismes, surtout lorsqu'ils sont cyniques, irritent ; on leur reproche leur légèreté, leur désinvolture, leur laconisme ; on les accuse de sacrifier la vérité à l'élégance du style, de cultiver le paradoxe, de ne reculer devant aucune contradiction, de chercher à surprendre plutôt qu'à convaincre, à désillusionner plutôt qu'à édifier. Bref, on tient rigueur à ces moralistes d'être si peu moraux. […] le moraliste est le plus souvent un homme d'action ; il méprise le professeur, ce docte, ce roturier. Mondain, il analyse l'homme tel qu'il l'a connu. […] le concept « homme » l'intéresse moins que les hommes réels avec leurs qualités, leurs vices, leurs arrière-mondes. […] le moraliste joue avec son lecteur ; il le provoque ; il l'incite à rentrer en lui-même, à poursuivre sa réflexion. […]
On peut toutefois se demander […] s'il n'y a pas au fond du cynisme un relent de nostalgie humaniste. Si le cynique n'est pas un idéaliste déçu qui n'en finit pas de tordre le cou à ses illusions. […] » (Roland Jaccard.)
0:00 - Vauvenargues 0:10 - Georges Perros 0:19 - Anatole France 0:29 - Prince de Ligne 0:40 - Jules Renard 0:49 - Blaise Pascal 1:13 - André Ruellan 1:23 - Jean Rostand 1:35 - Georg Christoph Lichtenberg 1:45 - Michel de Montaigne 2:08 - Marc Sautet 2:29 - Cardinal de Retz 2:40 - Montesquieu 2:54 - William Blake 3:05 - Emil Cioran 3:23 - Arthur Schopenhauer 3:57 - Alphonse Esquiros 4:11 - La Rochefoucauld 4:23 - Alexander Mitscherlich 4:34 - Générique
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Référence bibliographique : Roland Jaccard, Dictionnaire du parfait cynique, Paris, Hachette, 1982.
Images d'illustration : Vauvenargues : https://www.buchfreund.de/de/d/p/101785299/luc-de-clapiers-marquis-vauvenargues-1715-1747#&gid=1&pid=1 Georges Perros : https://editionsfario.fr/auteur/georges-perros/ Anatole France : https://rickrozoff.files.wordpress.com/2013/01/anatolefrance.jpg Prince de Ligne : https://tresorsdelacademie.be/fr/patrimoine-artistique/buste-de-charles-joseph-prince-de-ligne#object-images Jules Renard : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a5/Jules_Renard_-_photo_Henri_Manuel.jpg Blaise Pascal : https://www.posterazzi.com/blaise-pascal-french-polymath-poster-print-by-science-source-item-varscibp3374/ André Ruellan : https://www.babelio.com/auteur/
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