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Danièle Darneau (Traducteur)
ISBN : 2258067758
Éditeur : Les Presses De La Cite (17/04/2008)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 138 notes)
Résumé :
Paru aussi sous le titre L'essaim

Des bancs de méduses extrêmement toxiques envahissent les plages de l'Europe.
Des millions de vers étranges s'agglutinent au large de la Norvège.
Des baleines attaquent les touristes sur la côte canadienne.
Et si toutes ces catastrophes étaient liées ?
C'est ce qu'affirment un biologiste norvégien et une poignée de chercheurs aux quatre coins du monde sans réussir à se faire entendre. Jusqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
DoVerdorie
  02 février 2014
Ce thriller d'anticipation écologique, qui en France est également paru sous le titre "L'essaim" (traduction littérale de son original allemand "Der Schwarm") a reçu pas moins de quatre prix littéraires (dont deux prix SF), après sa parution en 2004.
Il a fallu à son auteur cinq années de recherche documentaire et deux ans d'écriture avant l'édition de ce pavé de presque mille pages, qui parle des menaces qui peuvent surgir des insondables profondeurs des océans...
L'histoire commence avec la disparition mystérieuse d'un pêcheur péruvien... C'est le début d'une série d'événements qui s'enchaînent en peu de temps : une société pétrolière découvre des vers monstrueux sur les fonds marins de la Norvège ; au large de Vancouver, dauphins et baleines deviennent agressifs et attaquent les bateaux ; un tsunami dévaste l'Europe du Nord ; des millions de crabes envahissent New-York ; sur les plages de la France des homards explosent ; les naufrages en haute mer se multiplient...
Quand la catastrophe devient réellement alarmante et jusqu'à ce qu'une coopération internationale se fasse (enfin) jour...il est trop tard...
Plusieurs personnages-clefs, dont un spécialiste des baleines et un biologiste norvégien pressentent rapidement que Quelque Chose dans les abysses pousse les habitants des mers et océans à se révolter contre l'homme...
Fervente apologie contre la surexploitation de la planète (ainsi qu'une critique acerbe contre le comportement des États-Unis) ce livre inquiétant force la réflexion.
L'auteur, plongeur passionné et conseiller avisé dans les débats concernant la protection des eaux océaniques, ne sait, hélas, pas éviter quelques longueurs dans le texte quand il développe ses idées (digressions scientifiques, spéculations science-fictives et métaphysiques), qui peuvent, à l'évidence, rebuter certains lecteurs.
Ce n'était pas mon cas ! Écrit avec une vivacité langagière, riche en détails, il me reste de cette aventure anticipative, bourrée d'action, un souvenir de lecture fascinant et captivant...jusqu'au bout.
(Livre lu en 2007)
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vonio
  16 septembre 2014
A mes yeux, ce livre aura toujours une place très particulière. C'est qu'il a changé ma façon de voir, plus précisément il a orienté mon regard vers une direction que je ne connaissais pas : celle de la science.
En toute objectivité, si l'on cherche uniquement un axe littéraire à ce roman on sera déçu. Attention, il se défend malgré tout, mais la majorité des personnages et leur discours sont parfois excentriques, au mauvais sens du terme. L'auteur veut souvent complexifier les sentiments mais ne réussit que rarement à rendre une trame psychologique propre et acceptable. Là où les scientifiques dans leur ensemble, sont intrigants, les politiques et militaires sont hystériques et mal assortis. Et ce déséquilibre malmène la cohésion esthétique du bouquin.
Cependant, d'un point de vue personnel (j'oserais pas le terme "intime", mais il y a presque un peu de ça), j'ai été bouleversé. La fragilité de l'Homme apparaît nettement, nos présupposées forces s'effondrent, la légitimité de nos actions, de nos pensées, de nos morales se trouvent remises en question. Réellement, j'ai pris conscience que l'homme n'est peut être pas l'espèce élue comme on me l'a appris à ma tendre (et honnie) école catholique. Et surtout qu'il est dépendant de la planète, et qu'il suffirait de vraiment peu pour que la civilisation s'écroule.
Oui, si le livre de der Schwarm ne révolutionne pas la littérature, il aura mis à jour pour le lecteur que je suis une sacré responsabilité : une planète à chérir.
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Valcour
  08 avril 2016
OUHAAAA c'est incroyable. J'ai réussi à finir Abysses.
D'habitude le nombre de pages ne me fait pas peur, mais là j'avais une crainte.
Inutile de préciser le contexte, les autres critiques le font très bien.
J'ai entamé le lecture d'Abysses suite aux commentaires enthousiastes d'un ami, un grand lecteur. Compte tenu de nos échanges sur ce roman, du thème abordé, de ma pile de lectures en attente, et des 1200 pages, j'avais quand même un peu de réticence.
J'avais un pressentiment... Je m'y suis collé.
Rapidement, j'ai été bluffé par la richesse des informations techniques et scientifiques. Un vrai cours magistral, mais tout de même difficile à digérer compte tenu de cette masse de données.
"Quand une baleine bleue lâche un pet à Hawaii, il ne lui faut pas plus d'une heure pour venir fracasser un tympan californien au fond de son écouteur." :-)
En fait l'auteur nous invite à découvrir, au travers de multiples sciences et domaines: notre "réalité écologique et notre monde océanique".
J'ai même voyagé sur wikipedia pour en savoir un peu plus...
L'hydrate de méthane, le plateau continental, la vie des baleines, les plates-formes pétrolières, les méduses, la ville de Stavanger...
Même Graham Hawkes, sa société et le "DeepFlight" existent.
Au delà de ces infos techniques et scientifiques, le fil conducteur reste l'intrigue avec les épreuves dramatiques auxquelles les héros et notre monde sont confrontés.
Oui, ici des héros meurent.
Pour ce qui me concerne, Frank Schätzing est dans "le trop".
Trop d'infos, trop de détails, trop de digressions, trop de pages, trop de perfections.
Il faut signaler le préface de la seconde partie du roman, les extraits des rapports annuels qui exposent des vérités qui font froid dans le dos.
Le suspens, est là, mais il y a aussi ces digressions qui m'ont ennuyées, qui cassent le rythme de la lecture et perturbent l'histoire.
Je comprends le désir de l'auteur, de nous informer, de nous sensibiliser et de faire vivre ses héros.
Au fur et à mesure des chapitres, il alimente le suspens, mais alterne les infos scientifiques, les commentaires techniques, les situations tragiques avec des détails concernant les personnages inutiles ou des réflexions générales excessives.
Cela crée des lenteurs, des coupures, des longueurs.
Le final est particulier, on souhaiterait que Bruce Willis intervienne dans cette apocalypse pour que cela se passe plus vite.
Frank Schätzing a de l'imagination, sans aucun doute du talent, mais ses réflexions philosophiques dans cette épopée océanique ont fini par me lasser.
Ok, Frank Schätzing veut nous faire prendre conscience de notre réalité, mais je ne m'attaque pas à un roman pour alimenter une thèse, ni pour apprendre que l'homme est un couillon.
Après la lecture de "Abysses", je ne regarderai plus jamais un homard ou un crabe (je suis plus tourteaux...) sans penser à ce pavé.
Je n'irai plus me baigner dans l'Atlantique, voir la Méditerranée, sans penser à Frank Schätzing.
En fait, je n'ai pas eu de plaisirs à suivre cette aventure.
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zofiamiu
  12 novembre 2015
L'essaim est un pavé de 1033 pages, et même en lisant tous les jours, il m'aura fallu quasiment deux semaines pour en venir en bout. Comment résumer un tel roman ?
Sur la côte péruvienne, des pêcheurs disparaissent, dans les fonds marins norvégiens des vers par millions recouvrent le sol, au large de l'île de Vancouver des baleines attaquent des bateaux de plaisance, des méduses toxiques envahissent les plages australiennes et sud-américaines. Une étrange bactérie contenue dans des homards fait des morts en France. le Gulf Stream se dérègle. Y a-t-il un rapport entre tous ces faits ? Que veulent-ils dire ?
Plusieurs personnes se penchent sur ces questions : Tina Lund engagée par une société pétrolière demande à Sigur Johanson, biologiste, afin de déterminer si les vers pourront, à terme, poser un problème dans l'extraction de l'hydrate de méthane et la construction d'une structure sous-marine destinée à cette extraction. Anawak, Greywolf, Susan au Canada, Roche en France, Karen et Lucas Bauer en mer du Groenland. Quand un gigantesque tsunami dévaste le nord de l'Europe, perturbe le monde entier et remet tout en cause.
A l'initiative des américains, qui se posent en véritable sauveur de l'humanité, les plus grands scientifiques se retrouvent dans un hôtel au Canada afin de se pencher sur le problème et de résoudre la crise qui paralyse la planète.
Mon résumé est un peu long mais au vu de la longueur de cette fiction, je me devais de donner certaines informations sur l'histoire.
L'essaim est un roman extrêmement dense, riche et complet. Très abouti et très scientifique, Frank Schätzing donne beaucoup d'informations sur tous les éléments scientifiques, biologiques ou industriels. J'ai vérifié plusieurs faits mis en avant et il s'avère que l'on ne lit pas uniquement une fiction, une grande partie du contenu est bel et bien réelle. C'est très technique, très documenté et très réaliste, ce qui est un point positif mais c'est ce qui a également ralenti ma lecture. Il fallait bien suivre au moment des précisions sur les baleines, les courants marins, les programmes d'entraînements des dauphins par l'armée, les bactéries, les techniques d'extraction, les plate-formes pétrolières, l'histoire de la planète, les techniques scientifiques de recherche, l'adn, les satellites, les unicellulaires, le plateau continental, la hiérarchie militaire, les techniques de plongée en combinaison ou en submersible. On parcourt un large spectre des domaines scientifiques.
Tous les personnages sont des scientifiques avec chacun leur spécialité, ce qui fait que nous allons les suivre tout au long de l'histoire mais nous allons aussi découvrir leurs failles et leurs histoires. Anawak et sa famille, Karen et son passé, Sigur et ses femmes, le général Judith Li et son ambition démesurée. Ce ne sont pas uniquement des scientifiques mais également des humains qui sont fouillés, décrits, travaillés, et l'on prend un réel plaisir à s'attacher à eux et à les voir évoluer.
J'ai trouvé la première partie, jusqu'au rassemblement des scientifiques au Canada, très aboutie, très prenante, avec la mise en place de l'intrigue et surtout le tsunami qui redistribue les cartes. La seconde partie m'a moins plu, principalement à cause de l'entrée en scène des américains dont chaque personnage est plus imbuvable et plus insipide que le précédent, du général Li qui est complètement tarée au major Peak, convaincu que les américains sont les maîtres du monde en passant par Vanderbilt, persuadé que le monde arabe a orchestré tout cela pour attaquer personnellement les américains. Je les ai d'emblée détestés, je pense que c'est voulu de la part de l'auteur d'aller si loin dans la caricature : Les océans pourront bien nous envoyer toutes les créatures qu'ils voudront, l'Amérique est le pays le plus libre de la planète, et c'est aussi le plus sûr. Il faut qu'ils le sachent. Et je vous fais à tous une recommandation. Priez. Adressez vos prières à Dieu, l'Amérique est son pays. Dieu sera à nos côtés. Il nous donnera la force de régler tout cela à notre avantage. - p. 600
Il apparaît très clairement et très rapidement que les Etats-Unis se servent des scientifiques afin d'utiliser leurs résultats dans leur propre intérêt. C'est peut-être pour cette raison que j'ai moins apprécié cette deuxième partie faite de recherches, de questionnements et de stratégies militaires.
Il y a un très fort regain de suspense lors de la dernière partie, où l'on flippe vraiment pour les personnages, fébrile dans l'attente des révélations finales.
Outre le côté fiction et aventure du roman, celui-ci amène le lecteur à réfléchir sur bien des points et notamment l'utilisation que l'espèce humaine fait des espaces sous-marins : surpêches, pollution, extraction du pétrole, du gaz, le fait de traiter les océans comme la poubelle géante de la planète... Je suis déjà sensible à l'écologie, à l'attention que l'on doit porter à la planète donc le discours de L'essaim m'a plutôt parlé, j'ai apprécié le côté très réel du roman couplé à des éléments de science-fiction pour enrichir l'intrigue.
~A noter que le roman est également paru sous le titre Abysses ~
Lien : http://revoir1printemps.cana..
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Jeanmarc30
  25 novembre 2018
Avec ce copieux ouvrage, Franck Schätzing restitue plusieurs années de travail et de recherche scientifique afin de rendre son histoire à la fois crédible et (peut-être) inévitable.
En effet, un scientifique découvre une espèce prédatrice de vers surdimensionnés qui vivent par millions dans les fonds marins norvégiens. de son côté, un expert en cétacés quant à lui, enquête sur la disparition des baleines le long du cap de Vancouver. Dame nature est sur le point de se rebeller sinon se déchaîner violemment contre tous ceux qui la maltraitent et la torturent sans en mesurer les conséquences ... et dont le prix à payer pourrait devenir la disparition de l'espèce humaine.
Ce thriller écologique au rythme soutenu peut décourager bon nombre de lecteurs par son volume (plus de 1000 pages pour un poche ...) et par l'axe littéraire entrepris par l'auteur où les propos à caractère scientifique tiennent une large part de l'intrigue. Toutefois, ces mêmes propos permettent de mieux cerner les enjeux auxquels sont confrontés les différents protagonistes de cette aventure particulière. Malgré sa taille, ce thriller de qualité se dévore et reste une bonne anomalie dans son style.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
alberthenrialberthenri   04 mai 2017
On ne supporte pas la vue de ce qui rampe, se traine, grouille, ça nous fait peur. Et pourtant, il n'y a pas de quoi. Heureusement que nous ne voyons pas les hordes d'acariens qui bougent dans nos pores en se nourrissant de notre sébum, les millions d'arachnéens minuscules qui envahissent nos matelas, les milliards de bactéries qui se la coulent douce dans nos intestins !
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trogloniotroglonio   31 mai 2015
- Au fond, je me demande depuis des années quel est notre véritable but, reprit-elle. Je crois que si je connaissais la réponse, j'arrêterais de chercher. La réponse est toujours la fin de la quête. Peut-être est-ce la solitude de notre existence qui nous tourmente. L'idée d'être un hasard qui ne se reproduit nulle part. Mais peut-être voulons-nous apporter la preuve au contraire qu'il n'existe personne en dehors de nous et que la place que nous occupons dans la Création nous reviens de droit.
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trogloniotroglonio   16 juin 2015
- C'est la malédiction du déracinement, Léon. Au final, tu n'es chez toi nulle part, ni à l'étranger ni dans ta patrie. Les indiens ont été déracinés. Les Blancs font maintenant leur possible pour réparer, mais comment veux-tu qu'ils nous aident, puisqu'ils se sont déracinés eux-même? Ils détruisent le monde qui les a vus naître. Eux aussi ont perdu leur patrie. D'une manière ou d'une autre, nous sommes tous dans le même cas.
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PhilOchePhilOche   24 octobre 2014
Le crâne de la baleine avait surgi des flots sans le moindre bruit. Il était si près qu’il touchait quasiment le caoutchouc du bateau. Il se dressait hors de l’eau sur plus de trois mètres cinquante ; la gueule ridée était parsemée de crustacés parasites et de protubérances. Au-dessus de la bouche fendue vers le bas, un œil grand comme le poing fixait l’occupant du Zodiac, presque à hauteur de visage. On apercevait le début d’énormes nageoires pectorales au-dessus des vagues. Immobile comme un rocher, la tête semblait posée sur l’eau.
C’était le bonjour le plus impressionnant qu’Anawak eût jamais connu.
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zofiamiuzofiamiu   12 novembre 2015
Les océans pourront bien nous envoyer toutes les créatures qu'ils voudront, l'Amérique est le pays le plus libre de la planète, et c'est aussi le plus sûr. Il faut qu'ils le sachent. Et je vous fais à tous une recommandation. Priez. Adressez vos prières à Dieu, l'Amérique est son pays. Dieu sera à nos côtés. Il nous donnera la force de régler tout cela à notre avantage. - p. 600
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Vidéo de Frank Schätzing
Der Autor Frank Schätzing hat es wieder einmal an die Spitze der Bestsellerlisten geschafft. Mit Breaking News legte er vor einigen Wochen einen Politthriller vor, der Hochspannung verspricht. Wer sich an Der Schwarm oder Limit erinnert, weiß, wie genau Schätzing es mit der Recherche beim Schreiben seiner Bücher nimmt. Dabei bearbeitet der Autor bei jedem seiner großen Werke ein komplett anderes Thema. "Ich interessiere mich selbst sehr für den Nahostkonflikt und wollte mehr über die Hintergründe erfahren. So entstand die Idee zu Breaking News", erzählte der Autor während unseres Gespräches in Köln, wo er lebt und arbeitet. - Audible Deutschland, 4 avril 2014.
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