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Félix Jobbé-Duval (Illustrateur)
EAN : 9782203135635
190 pages
Éditeur : Casterman (05/05/2004)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 220 notes)
Résumé :
Blaise est triste depuis que les anciens châtelains sont partis avec leur fils, son grand ami Jacques. Au château, les nouveaux propriétaires sont attendus sans impatience. Comme si, par un étrange pressentiment, on connaissait déjà trop ceux qui arrivent...
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Melisende
  25 février 2012
Entre deux lectures Imaginaire, j'ai eu envie de varier un peu les plaisirs et de retomber en enfance. C'était également l'occasion d'inaugurer mon challenge Les Laissés pour compte (il était temps…) avec ce livre qui traîne dans ma PAL depuis euh… mieux vaut ne pas y penser. Je croyais avoir déjà lu Pauvre Blaise pendant mes jeunes années, mais en fait non ; il devait appartenir à ma Petite Soeur.
Je partais sans crainte ni appréhension, pensant passer un bon moment avec ce petit livre (qu'est-ce que j'ai aimé et ai pleuré devant Les Malheurs de Sophie quand j'étais gamine…), mais je me suis vite rendue compte que la lecture allait être particulièrement désagréable… et j'ai été soulager d'arriver enfin au bout !
Autant je pense que Les Malheurs de Sophie peut convenir à des enfants du XXIe siècle, autant je trouve Pauvre Blaise « dépassé ». Ecrit dans le but d'éduquer les plus jeunes au XIXe siècle, ce livre ne correspond plus aux attentes des enfants du XXIe siècle ; en tout cas, je ne le lirai sans doute pas à mes futurs enfants !
Ce n'est pas tant ce pauvre Blaise avec sa naïveté maladive et sa trop grande bonté qui m'a dérangée, mais l'aspect vraiment trop présent - voire carrément lourd - de la religion. Les méchants deviennent forcément gentils grâce au Bon Dieu, quand on t'en met une il faut tendre l'autre joue, et il faut honorer le Seigneur chaque jour et… Alors oui, au milieu du XIXe siècle, cette avalanche de « bondieuseries » est justifiée, mais en 2012 ?
J'ai donc été agacée par cet aspect qui apparaît vraiment dans la seconde moitié du texte (et prend définitivement toute la place à partir de la « transformation » des châtelains). On pourrait croire que la première moitié m'a plu, elle… et bien non. L'aspect religieux n'est pas en cause, ce sont les aventures de Blaise et surtout le comportement du petit Jules qui m'ont mise hors de moi. Que je vous explique.
Blaise est le fils unique du concierge du château, c'est un petit garçon très gentil, très honnête, très pieux… bref, un véritable petit ange. Jules, c'est tout le contraire ! Fils pourri gâté des châtelains, il ment comme il respire, tabasse sa soeur, fait renvoyer les domestiques par caprice et tue les animaux par amusement (un psychopathe serial killer en devenir…). Il réclame la compagnie de Blaise, fait à chaque fois une énorme bêtise et fait accuser le pauvre garçon à sa place. A chaque fois, le maître des lieux croit aveuglément son fils (forcément, un fils de riche est un ange, un fils de concierge ne peut être qu'un voyou…), le papa de Blaise défend son gentil fiston (un peu mollement, il n'est que le concierge après tout…), Blaise est triste (parfois blessé physiquement) mais il pardonne tout (parce qu'il est très pieux et que de toute façon, s'il souffre beaucoup dans cette vie, il fera la méga teuf au Paradis…). Et voilà. La première partie du texte se résume à ça : un enchaînement de petites aventures toutes sur le même schéma. C'est répétitif et on sait pertinemment où ça va nous mener.
L'histoire ne m'a dont pas emballée, les personnages m'ont excédée par leur mollesse, leur méchanceté ou leur aveuglement et les références au Bon Dieu tout puissant toutes les deux lignes dans la seconde moitié du texte ont fini par m'achever.
Alors oui, je SAIS que ce livre a été écrit au milieu du XIXe siècle et qu'il s'inscrivait alors parfaitement dans la demande de l'époque. Mais je pense sincèrement que d'autres titres de la Comtesse de Ségur ou ceux d'autres auteurs qui lui sont contemporains, ont mieux vieilli et sont encore assez proches de ce que peuvent attendre les enfants du XXIe siècle.
Pour ma part, j'oublierai bien vite Pauvre Blaise et je ne suis pas certaine de le lire un jour à mes gamins (ou alors il faudra que je passe du temps à éclaircir certaines choses…).
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
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paulmaugendre
  20 avril 2018
Il est amusant de relire un roman avec un recul de plus de soixante ans. Nos yeux captent plus de messages disséminés par l'auteur que lorsqu'on découvrait ces petits romans à l'âge de huit dix ans. Et il est frustrant de constater que de nos jours bien de ces romans connaissent une réécriture ou des coupes.
Ainsi ce Pauvre Blaise, qui n'est pas le plus connu de ceux écrits par la Comtesse de Ségur, comporte dans la version que je possède, celle de 1943, 312 pages, et le texte est accompagné d'illustrations d'Horace Castelli, le plus souvent disposés en vignettes dans le corps du texte. Or, en vérifiant sur certains sites, un éditeur, Casterman pour ne pas le nommer, proposait en 2004 cet ouvrage avec 156 pages. Etonnant, non ? Ou, s'il ne s'agit pas d'une version tronquée, ces dernières versions n'incluent plus les illustrations d'origine, ce qui est fort dommage.

A la lecture de ce roman, on se rend compte combien les moeurs ont évolué depuis l'écriture de cet ouvrage destiné à Pierre, le petit-fils de la comtesse.
Blaise pense à l'arrivée des nouveaux occupants au château. Il est chagrin car il a perdu son ami, le pauvre petit M. Jacques, le fils des anciens propriétaires. Ceux-ci ont déménagé, ne désirant pas entretenir deux résidences reçues en héritage. Or les nouveaux propriétaires, s'ils se conduisent comme leurs valets arrivés en éclaireurs, risquent d'être à ranger dans la catégorie Mauvais, contrairement aux parents de M. Jacques, pense le gamin.
Ces nouveaux maîtres dont Anfry et sa femme, les parents de Blaise, sont les concierges, sont arrogants, surtout monsieur de Trénille. Quant à leur fils, Jules, c'est une vraie teigne. Menteur, fabulateur, égoïste, fourbe, coupable de bon nombre de bêtises dont il impute la faute à Blaise. Heureusement, Hélène, la soeur de Jules, est nettement plus sage, sensée, conciliante, et elle n'apprécie pas, non seulement les écarts de conduite de son frère, mais surtout ses mensonges. Et elle défend Blaise auprès de ses parents.
Au départ, Blaise ne voulait pas aller jouer avec Jules, s'étant fait rabrouer par les domestiques, imbus de leur position dominante. Mais il a bien dû céder devant les demandes de M. de Trénille puis de son père. Mais à chaque fois, Blaise se trouve le dindon de la farce. Et des stupidités, Blaise est amené à s'en rendre coupable, parfois, par la faute de Jules. Ainsi lorsqu'il lance, au clair de lune, une pierre sur un soi-disant fantôme et que celui-ci se révèle être un chat blanc. Il est vrai que l'animal était posté sur le mur du cimetière, ce qui pouvait induire en erreur. de toute façon, il ne fera plus peur, étant décédé sous le coup de pierre.
M. de Trénille possède des oeillères et il ne peut comprendre que son cher fils se rende coupable de quoi que ce soit. Pensez donc, un fils de bonne famille ne peut que porter des valeurs morales édifiantes. Pourtant Blaise sauve la mise à Jules. Par exemple lorsque celui-ci est plongé dans une mare, par sa faute puisque Blaise ne voulait pas qu'il y aille, et qu'il s'y rend quand même à dos d'âne. Une cabriole de la part de l'animal et Jules se retrouve complètement trempé, avec des sangsues accrochées notamment au visage. Blaise dans sa grande bonté l'aide à se changer, lui prêtant ses vêtements secs et enfilant les habits mouillés de Jules. Et rentrant chez lui, Jules prétend que Blaise lui a volé ses effets. Un épisode parmi tant d'autres.
Mais parfois les descriptions de ces scènes sont narrées un peu mièvrement. Il est vrai que les deux gamins n'ont que onze ans et que ce livre s'adresse à des jeunes du même âge. Pourtant on remarquera qu'aujourd'hui, malgré tout le respect que peut émettre un ouvrier envers son patron, celui-ci ne s'adressera pas en ces termes tels que le fait Anfry :
Pardon, Monsieur le comte, vous êtes le maître et je suis le serviteur, et je ne puis répondre comme je le ferai à mon égal, pour justifier mon fils ; mais je puis, sans manquer au respect que je dois à Monsieur le comte, protester que Blaise est innocent des accusations fausses de M. Jules a portées envers lui.
Comme ceci est bien dit. Donc il s'agit bien d'un livre où la morale est présente partout, prônant la vertu, notamment celle du travail. Ainsi lorsque Jules vient chercher Blaise pour s'amuser, celui-ci est en train de défouir un lopin de pommes-de-terre et il refuse de l'accompagner car sa tâche n'est pas terminée.
Mais il dénonce certaines pratiques des nobles et des gros bourgeois envers leurs employés. Ceci n'a guère changé, dans les faits et dans l'esprit. Mais ce qui a changé, ce sont bien les relations enfants-parents, et surtout les occupations des jeunes. Les temps ont évolué, les moeurs aussi, et les occupations des gamins de onze ans ne sont plus d'aider les parents mais de se livrer à des jeux vidéos ou autres.
Mais tout ceci est bien loin et il faut lire ceci avec un petit sourire, même si le respect doit toujours être présent, et nous en manquons souvent.
Dernière petite précision : La Comtesse de Ségur n'hésitait pas parfois à décrire des petites scènes de violence ou de sadisme. Ainsi, alors que Blaise donne des pommes du verger de ses parents à un éléphant, dont le propriétaire fait partie des gens du voyage allant de village en village dans le but de distraire les bonnes gens en faisant exécuter par son animal quelques tours, Jules lui a trouvé un moyen de se distinguer. Possédant une aiguille, il la plante dans la trompe de l'animal qui réagit vivement. Et c'est encore une fois de plus le pauvre Blaise qui encourt les remontrances !
Un roman à mettre dans la malle aux souvenirs, et la nostalgie avec.
Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Eroblin
  03 novembre 2018
J'ai récupéré récemment dans la collection Bouquins, toute l'oeuvre de la Comtesse de Ségur, l'occasion pour moi, de relire certaines de ses oeuvres. J'ai lu Pauvre Blaise dans ma prime jeunesse (et je peux vous dire que cela remonte à loin!) et j'en avais gardé un souvenir mitigé car le fameux Blaise n'arrêtait pas de pleurer. A la relecture, je me suis rendue comte que des hectolitres de larmes étaient versées par les différents protagonistes! On pleure à longueur de livre. Larmes de tristesse d'abord quand il s'aperçoit qu'il est injustement accusé par Jules, le fils de son "maître"; larmes de remords et de gratitude ensuite quand le Jules en question et le père surtout font mea culpa devant l'immense bonté de Blaise et s'agenouillent presque devant cet enfant si chrétien... Je me demande si beaucoup d'enfants lisent encore ce livre car, honnêtement, toutes ces histoires de bondieuserie sont à bailler d'ennui.
Je mets trois chats plus par nostalgie que par intérêt!
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Prudence
  24 novembre 2018
J'ai apprécié ce livre. Qui présente Blaise, un enfant de serviteur, honnête et travailleur qui se retrouve avec une réputation bien méchante à cause du fils du nouveau propriétaire du Château, Jules.
Comme d'habitude avec la Comtesse de Ségur: beaucoup de morale avec comme principe premier qu'on le converti par l'exemple et que l'honnêteté et la droiture finissent toujours par être récompensées; également beaucoup de religion.
J'ai juste un problème avec le fait que dans la morale de la Comtesse de Ségur il faille bien prendre gare à rester dans sa classe sociale et ne surtout pas chercher à s'élever (cf citations).
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sevm57
  21 octobre 2014
Pauvre Blaise, toute l'histoire est résumée dans ce titre!
J'ai trouvé l'histoire trop triste pour apprécier complètement ce livre, mais il m'en reste du coup un souvenir assez marquant.
Ce n'est sans doute pas le livre de la Comtesse de Ségur qui a le mieux vieilli et que je recommanderais à des enfants d'aujourd'hui.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   02 juillet 2012
À mon petit-fils Pierre de Ségur

Cher enfant, voici un excellent garçon, sage et pieux comme toi, qui te demande une place dans ta bibliothèque. Tu ne repousseras pas sa prière et tu lui donneras un poste de faveur en l’honneur de ses vertus et de ta grand-mère.
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SouvenirsLivresquesSouvenirsLivresques   20 février 2014
Blaise était assis sur un banc, le menton appuyé dans sa main gauche. Il réfléchissait si profondément qu'il ne pensait pas à mordre dans une tartine que sa mère lui avait donnée pour son goûter.
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PrudencePrudence   24 novembre 2018
Jules. - Pourquoi pas un habit au lieu d'une redingote?
Blaise. - Parce qu'une redingote est plus utile, et qu'un habit me mettrait au-dessus des gens de ma classe, monsieur Jules.
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PrudencePrudence   24 novembre 2018
Le lendemain, la comtesse alla seule chez Anfry; elle fit venir Blaise, qu'elle questionna beaucoup, et elle acquit la certitude de l'innocence de Blaise et de la méchanceté de Jules; mais la crainte de rabaisser son fils en donnant raison à un petit paysan l'empêcha de punir Jules comme il le méritait.
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PrudencePrudence   24 novembre 2018
Quant à la pension, à l'éducation et aux avantages que vous voulez bien me promettre, vous me permettrez de tout refuser.
Je n'ai besoin de rien; je ne veux pas sortir de ma condition, ni mener la vie d'un paresseux; je gagnerai mon pain comme a fait mon père.
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