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EAN : 9782812618376
Éditeur : Editions du Rouergue (21/08/2019)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 35 notes)
Résumé :
« Il y a un moment où j’ai perdu mon frère. Il était là, un peu, et tout à coup, il a cessé d’y être, il avait disparu. Je ne sais pas ce que j’en ai fait, je ne m’en suis rendu compte qu’après coup. »

Pour tenter de supporter la disparition de son frère et sa propre culpabilité, le narrateur remonte le cours de leur histoire commune, jusqu’à l’enfance. Se dessine peu à peu le portrait émouvant d’un petit garçon à la beauté époustouflante qui, déjà, d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  30 août 2019
Avec " La maladroite", qui avait connu un beau succès d'estime en 2015 , Alexandre Seurat nous dressait un portrait terrifiant et fin d'une enfance en grand danger, entre famille maltraitante et administration un peu défaillante.
En cette rentrée littéraire, il nous livre un nouveau roman qui traite de l'enfance malheureuse et des blessures du passé mal cautérisées. enquête familiale sur une jeunesse à la dérive..
Ce roman écrit à la première personne nous conte l'histoire du petit frère du narrateur décédé d'une overdose alors qu'il était encore jeune, et qui décide alors de faire une enquête mélangeant passé et présent, un peu à la manière d'un Olivia Lamberterie mais avec le pouvoir de la fiction en plus pour tenter de percer les mystères de ce frère cadet qui a très vite développé une inaptitude à vivre .
Un peu bipolaire, tantôt extraverti, tantôt effacé, multipliant les addictions et conduites à risque, ce frangin ( qui n'est jamais appelé autre que par " mon frère") est surtout mal dans sa peau depuis toujours, alors même que beau, intelligent, aimé, celui-ci avait toutes les cartes en main pour s'épanouir dans la vie.
Alexandre Seurat livre un portrait âpre et incisif d'un jeune à la dérive dont la construction déroute au départ puis séduit dans son ensemble. Une écriture brute, sans artifice qui contribue pour beaucoup à la réussite de ce texte.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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nelly76
  15 octobre 2019
-《 Il y a un moment où j'ai perdu mon frère. Il était là ,un peu,et tout à coup,il a cessé d'y être il avait disparu.Je ne sais pas ce que j'en ai fait,je ne m'en suis rendu compte qu'après coup.》
Ces quelques mots résument à eux seuls ce roman .
Je n'avais jamais lu A. Seurat mais j'en avais entendu parler lors de nos rencontres littéraires mes amis avaient évoqué : La maladroite et le funambule, en reconnaissant le talent de cet auteur.
Hier apres-midi ,j'ai lu en apnée ce roman très personnel .La perte de ce frère aîné à l'âge de 23 ans , dépendant de la drogue et de l'alcool ,est une blessure profonde non cicatrisée et au fur et à mesure de la lecture l'on ressent cette angoisse ,ce remord ,ces questions: pourquoi? A t-on tout essayé, ?ne sommes-nous pas responsables? Nous aurions pu trouver autre chose.... tout au long du roman A. Seurat se remet en question; il décrit par tableaux des scènes de leur enfance, s'interroge ne comprend pas où la faille à pu se produire et culpabilise.Ce roman m'a touché aussi par le style très épuré de l'auteur ,je vous le recommande mais " accrochez-vous" car il est assez dur à lire( psychologiquement s'entend).⭐⭐⭐⭐
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fuji
  05 octobre 2019
Tous les livres de l'auteur sont empreints d'une gravité.
J'ai ressenti celui-ci comme la clef des précédents.
Petit frère, est l'histoire croisée de deux frères qui ont 5 ans de différence d'âge qui vivent au sein d'une famille bourgeoise.
Le Petit frère est le vilain petit canard de la famille, il a chevillé au corps un mal être si profond que les parois de sa vie sont lisses. Il va glisser vers l'irrémédiable pendant 23 ans.
Le grand frère entame son récit par l'entrée dans l'appartement du défunt, tel qu'il l'a laissé, en désordre, vivant et criant la mort, tout à la fois.
Facile, après coup, d'y voir des signes mais avant l'inéluctable difficile d'appréhender le fond de l'âme d'un être aimé .
Savoir que la mort était sa compagne, son amie, plus forte que sa famille, sa petite amie, la vie est une gifle.
Comment concevoir que pour un être jeune la mort peut-être une issue douce, comme une attraction amoureuse ?
Pourtant c'est ce qui ressort des écrits du Petit frère, laissés en carnets bien rangés, archivés pour laisser sa trace, expliquer sa dérive et la conscience qu'il en avait.
Adolescent, il était déjà trop tard, petit frère était un électron libre prisonnier de ses démons.
« Quand il marchait, c'était de toute sa hauteur, par grandes enjambées nerveuses. Il avait un regard déterminé, un sourire ironique pour ceux qui lui parlaient, il allait vite et parlait vite. »
Des parents totalement dépassés ayant l'impression de tout faire comme il faut, oui mais ce n'est pas ce que ce garçon fragile, hyper sensible attend.
Des parents qui comptent trop sur leur aîné pour qu'il sauve le cadet, ce qui fait de l'aîné un être en hypervigilance et lui donne une responsabilité bien trop grande. Responsabilité qu'il a assumée.
La présence comme l'absence de Petit frère rendait l'atmosphère électrique, tendue comme un ciel d'orage avant le déchaînement des éléments.
Dix-huit ans et l'amour. L'amour fou, l'amour vite, l'amour comme un gouffre. Là aussi une vie sous tension et la mise en garde de l'entourage, ce qui accentue encore la distance.
Il y a son milieu dans lequel il étouffe, le monde trop brut pour lui mais surtout des émotions et des sentiments comme un habit trop grand pour lui.
L'attrait pour les gens en marge de la société, cette empathie spontanée qu'il a envers eux.
C'est un coeur en or mais d'une sensibilité exacerbée qui lui laisse toujours un arrière-goût d'insatisfaction, il a besoin de trop, il attend trop, il est trop fragile.
Il donne beaucoup à sa manière exubérante, mais au quotidien il ne sait jamais où est sa place, il a conscience d'être différent et entre impudeur et pudeur, difficile de trouver la justesse pour se livrer, autrement que par des écrits en cachette, des tableaux…
C'est un beau portrait qui nous est livré, il est à la fois particulier et universel, car il y a beaucoup de monde en souffrance.
Cette hypervigilance imposée, reste un fardeau sur les épaules de celui qui reste et se sent coupable de ne pas avoir sauver son Petit frère.
Peut-on retenir ces êtres qui sont des étoiles filantes ?
J'ai toujours eu le sentiment que certains naissent mais ne peuvent accepter de rester dans le monde tel qu'il est.
23 ans d'une vie couchée sur le papier, c'est lui offrir une existence et lui dire son amour fraternel.
Comme personne n'a de baguette magique pour résoudre certaines énigmes cela oblige à vivre avec ses fantômes et laisser le temps faire son oeuvre pour que ceux-ci de sauvages deviennent apprivoisés.
Un livre lucide et intelligent, une histoire d'amour.
©Chantal Lafon-Litteratum Amor 5 octobre 2019 .
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Grazie1006
  21 octobre 2019
L'auteur parle de son frère décédé brutalement d'addictions.
Pourquoi il en est arrivé là ? pourquoi lui, ses parents , ses amis n'ont pas éviter ce drame.
Nous sommes dans l'intimité de cette famille, qu'est ce qui a pu déraper un jour..
C'est un roman fort et tragique , un deuil terrible .On essaie de comprendre l'incompréhensible .
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perette85
  29 octobre 2019
Lecture étouffante…
Pas de prénoms, juste un narrateur, son frère, leurs parents et quelques amis…
Pas de positif dans ce roman, juste la noirceur…
Noirceur d'une vie gâchée, d'une vie d'incompréhension, d'une vie qui s'achève prématurément par un cocktail explosif, apogée d'une vie faite d'addictions …
Le narrateur retrace son enfance auprès de son frère déjà au centre de tout, auprès de ses parents démunis, défaillants… Une vie enveloppée dans le silence des non-dits...
Un retour en arrière, mêlée de culpabilité et de nostalgie… Mais au final, dont j'ai eu du mal à tirer des conclusions…
Je suis sortie de cette lecture très mal, avec un sentiment d'oppression... oppression par les mots écrits et ceux non dits, laissés en suspens, au gré de notre imagination... j'ai d'ailleurs regretté que certains aspects de la psychologie des personnages ne soient pas plus approfondis... trop superficiel et laissant libre cours à nos propres angoisses
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly76   14 octobre 2019
C'est son amie qui m'avait appelé et laissé un message ( Je n'appelle plus personne).J'avais laissé sonner. Je revois seulement les lumières d'en face ,de l'autre côté de la cour,petits cubes colorés dans la façade,pendant que ma voix enregistrée débutait mon message( ses intonations que je détestais.)Alors la sienne à elle ,claire,vive ,a surgi par-dessus le chuintement de la bande --et à nouveau le silence,son épaisseur.j'avais dû pressentir qu'elle appellerait : je savais qu'elle voyait souvent mes parents, depuis la mort de mon frère. Mais je ne voulais plus rien avoir à faire avec eux ,et puis quelle chance y avait -il qu'elle s'approche de l'espace de réprobation où je m'étais mis?.
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nelly76nelly76   14 octobre 2019
Si je pense à mon frère à présent, ce n'est plus qu'à son corps ,très haut ,très lumineux : pan de falaise à pic menaçant de tomber dans le vide et cependant très haut et sûr ( ou d'avoir déjà perdu une partie de soi-même, et très sûr à présent ).Un ruisseau court en bas ,des roues brassent le vert de l'eau.Mon frère ,pan de matière qui me surplombe.D'être bien plus petit que lui à présent m'apaise.
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BazartBazart   26 août 2019
Puis je partis à l'étranger pour plusieurs mois et dans ma mémoire tout s'accèlère sans que j'y comprenne rien: au bout de quelques semaines j'apprends que mon frère décroche. L'image d'un alpiniste qui se dévisse.
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nelly76nelly76   14 octobre 2019
Mes parents disaient toujours, MAIS IL REFUSE DE SE SOIGNER,et ils levaient les bras dans l'impuissance.Une fois, ma mère a ajouté, MAIS LE PLUS IMPORTANT C'EST DE TENIR,C'EST NOTRE DEVOIR,POUR LUI AUSSI: QUE LA FAMILLE N'EXPLOSE PAS ,NE PAS LUI FAIRE SENTIR QUE NOUS SOMMES MALHEUREUX,QU'IL GÂCHE TOUT.Mais ce n'était pas ça ! J'étais horrifié. Moi non plus ça n'allait pas,si les autres s'étaient remit en question ,peut-être que mon frère serait allé un peu mieux . Mais ma mère s'est tournée vers moi avec compassion Ça ne va pas? Qu'est-ce qui ne va pas? Je me suis mis à hurler.( page 83)....
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pipigepipige   27 mai 2020
Ce sont des images insurmontables : je le revoie assis seul dans sa chambre. Il ne fait rien, il est penché en avant. A l'étage du dessous, nous sommes en train de déjeuner avec nos grands mères, notre tante, sans lui - et personne ne monte. Il est seul dans sa chambre, et personne ne l'attend.
(P 115)
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Avec : Caroline Raynaud, Paul Brétécher, Alexandre Seurat, Natalie Giloux, Marie-Christine Lipani, Jean Dhombres
Retrouvez le dossier "Psychanalyse, psychiatrie et malaise social" sur notre webmagazine Balises : https://balises.bpi.fr/psychologie-psychanalyse/psychiatrie-psychanalyse-et-malaise-social
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