AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
Abaddon tome 1 sur 2
EAN : 9782369120001
128 pages
Ici même (25/04/2013)
3.95/5   43 notes
Résumé :
Un jeune homme élégant vient visiter une chambre à louer dans un appartement immense et classieux. La chambre est libre, l'affaire est vite conclue avec les autres locataires. Mais le nouvel arrivé découvre bien vite qu'il ne peut plus sortir... pas davantage que les autres occupants. La porte par laquelle il est entré semble condamnée, comme le sont les fenêtres, et toute autre issue. Ainsi commence 'Abaddon', roman graphique de Koren Shadmi, jeune New-Yorkais d'or... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
3,95

sur 43 notes
5
8 avis
4
3 avis
3
1 avis
2
0 avis
1
0 avis

Shool
  12 septembre 2013
"Cette porte est plutôt bizarre. Elle ne s'ouvre qu'à de rares occasions. Mais la plupart du temps elle est parfaitement inébranlable."
Tel est le fardeau de Ter qui vient de trouver une super petite chambre dans un appart' en colocation. Tout semble être fait pour lui plaire, il n'hésite pas une seconde et se jette dans la gueule du loup.
Après quelques heures dans cet appartement il se rend compte qu'il y a de fortes tensions entre les habitants.
Tous ont des caractères différents, de Shel, jeune femme un peu ronde au caractère bien trempé, secrètement amoureuse qui se confie à son chat, en passant par Vic, gros bébé violent quand il boit un peu trop.
Il joue de la guitare pour apaiser les tensions, même si ça ne marche pas toujours.
Bet est cette femme plantureuse, brune, dont rêve tout homme et qui semble être le centre des conflits, des intérêts et des questionnements.
Reste celui qui est peut-être le plus mystérieux des personnages; Nor. Il est fou amoureux de Shel et fait tout ce qu'il pour lui plaire. Il fait des sculptures artisanales avec un liquide qui sort des murs. Une large bande chauve travers son crâne des yeux à l'occiput.
Le décors est posé. L'intrigue ? Vous l'avez dans l'avant-goût. de cet appartement, personne ne peut sortir. A part un voisin qui semble réussir à entrer et sortir à sa guise…. Ter, évidement, va tout faire pour dénicher le secret de ce voisin.
Plus étrange encore…
Tous les habitants semblent avoir oublié leur vie passée. Ils semblent tous plutôt bien dans cet endroit qui cache de hauts murs derrière ses rideaux.
C'est ici une B.D. aux couleurs du mouvement panique. Une pensée pour le locataire chimérique de Roland TOPOR adapté au cinéma par Roman Polanski (Le Locataire) de façon extraordinaire. On retrouve ici toute cette angoisse, tous ces non-dits, toute cette culture de l'esprit humain et des limites qu'il peut atteindre. Jusqu'où pouvons-nous aller avant de nous penser fou ?
Un scénario à couper le souffle, une énigme qui germe de page en page. Un dessin sensible aux couleurs pastel qui font penser à un univers fantastique. Un univers ou le monde des vivants semble s'immerger des morts. Des références malignes, fines, et simples à la fois, pour le plus grand plaisir des lecteurs.
Et si tout n'était qu'un commencement ? Et si Abaddon était partout ? …
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
CS_Constant
  18 janvier 2016
C'est d'abord la couverture qui m'a attirée ; un titre étrange et des teintes bleutées ; deux lumières allumées au milieu d'un océan de fenêtres sombres, éteintes ou murées, on ne sait pas encore... puis j'ai feuilleté et les dessins m'ont plu : un filtre bleu pétrole et quelques éléments rouges qui s'en détachent. Et puis j'ai lu.
J'ai entendu citer Kafka et Lynch, parmi d'autres, pour évoquer les parentés de cet album étrange. Il y a un peu de cela, en effet, dans cette histoire à la fois absurde, onirique et pleine de symboles, dans l'atmosphère étouffante de ce huis-clos avec des personnages aux comportements étranges, qui semblent résignés à vivre leur enfermement pendant que le personnage principal, Ter, tente de s'échapper par tous les moyens. Il y a aussi son amnésie et les flashs de son passé qui reviennent sur des pages aux teintes ocres. Un lourd passé de guerre qui pue le choc post-traumatique. J'ai suivi les tentatives de Ter avec autant d'espoir que lui ; l'empathie fonctionne.
Ce récit graphique m'a tenue en haleine, je n'ai pas pu m'empêcher de le terminer, malgré l'heure tardive, mais il m'a bien sûre laissée sur ma faim, en attendant le tome 2. J'ai adoré l'ambiance, l'esthétique onirique et l'étrangeté qui émanent de ce bel album.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Livresse_des_Mots
  07 janvier 2014
J'ai entamé l'année 2014 d'une manière très originale avec ma première lecture. « Abaddon » de Koren Shadmi, un récit fini en deux volumes, est incontestablement une oeuvre fascinante mais déroutante et difficile d'accès. Plutôt hermétique - tant au niveau de la narration que de son graphisme particulier - elle nécessite un effort de la part du lecteur pour que la magie opère et qu'il puisse se laisser entraîner dans cette étonnante, mais captivante histoire.
Qu'est ce qui m'a interpellée dans ces deux bandes-dessinées ? Premièrement son format à l'Italienne, qui change mes habitudes et m'a séduite immédiatement. Puis ses couvertures aux couleurs douces et aux motifs étranges, superbes mais impénétrables. Ce fût suffisant pour attiser ma curiosité. Pas de résumé en quatrième de couverture, je me suis donc lancée à l'aveuglette dans ce récit, sans avoir la moindre idée de ce sur quoi j'allais tomber, et la surprise a été plutôt bonne ! Je ne dévoilerai pas d'éléments de l'histoire, car j'estime que cette oeuvre mérite d'être entièrement découverte et moins vous en saurez, plus l'impact sera intense. Sachez seulement qu'il s'agit d'une inquiétante histoire d'errance, d'égarement, de claustration et de folie. Volontairement absconse, elle sème doutes et interrogations dans l'esprit du lecteur qui souhaite ardemment comprendre mais est mené par le bout du nez. La construction du premier tome est plutôt stable, mais dans le deuxième on perd le peu de repères que l'on avait, tout s'accélère, tout se mélange, tout se confond. le lecteur est désorienté, il s'enlise dans sa confusion et traque le moindre indice dans l'espoir de comprendre... l'incompréhensible.
Les couleurs pastelles et les tons essentiellement roses et bleus donnent lieu à une ambiance onirique teintée de douce folie. L'auteur nous offre une huis clos sombre et mystérieux dans lequel il distille des touches fantastiques qui ne font que renforcer la stupéfaction et l'impression d'égarement du lecteur.
C'est ingénieux, c'est déstabilisant, c'est puissant ! Une lecture que je recommande à toute personne qui souhaiterait sortir pour un petit moment des sentiers battus.
Lien : http://www.livressedesmots.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Yvan_T
  19 septembre 2013
Cet étrange récit psychologique signé Koren Shadmi, auteur israélien vivant à New-York, est proposé par « Ici Même », une nouvelle maison d'édition nantaise de bandes dessinées.
Le récit invite à suivre les pas d'un homme à la tête bandée qui toque à la porte de l'appartement 262 afin d'y visiter une chambre à louer. Accueilli sans hésiter par les quatre locataires, il décide d'immédiatement conclure l'affaire et de s'installer dans la chambre laissée vacante en colocation. le voilà piégé, car la porte d'entrée paraît condamnée et les fenêtres sont bloquées…
En enfermant son personnage principal dans une prison dépourvue de toute logique, dont les habitants semblent de surcroît frappés d'amnésie, Koren Shadmi parvient à livrer un huis-clos particulièrement oppressant. Hanté par des bribes d'un passé de plus en plus vague et coincé dans un quotidien surréaliste riche en tensions, l'homme perd très vite pied. Incapable de trouver une issue, ni d'expliquer sa situation, il n'a très vite plus qu'une seule idée en tête : s'enfuir avant de devenir fou !
L'absence d'indices pousse le lecteur à se poser plein de questions et permet à l'auteur d'entretenir une tension permanente. En intégrant des éléments fantastiques à son récit, tel que cette matière rosâtre qui sort des murs ou ce chat qui semble avoir plusieurs vies, Koren Shadmi enlève les derniers repères qui permettent de se rattacher au réel et renforce ainsi la sensation de malaise et de paranoïa. Puis vient ce twist final, proche de la perfection, qui n'offre qu'une très brève sensation de liberté… en attendant le tome suivant.
Le tout est servi dans un élégant format à l'italienne qui met parfaitement en valeur ce graphisme fascinant, pourvu d'une colorisation qui invite à se laisser glisser dans cet univers mystérieux.
Un coup de coeur que vous pouvez retrouver dans mon Top de l'année.
Lien : http://brusselsboy.wordpress..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
alouett
  12 février 2016
Sommes-nous capables d'apprendre de nos erreurs ? Sommes-nous capables de ne pas reproduire sans cesse les mêmes gestes ? Quelle fonction joue la mémoire dans la conscience que nous avons de nos actes ? Quel rôle jouons-nous malgré nous ?
Ter frappe à la porte de l'appartement 262. Il a rendez-vous pour visiter un appartement en colocation. Les quatre autres locataires ont sensiblement le même âge que lui, le lieu est agréable… l'affaire est conclue. Une chambre étant libre, Ter peut emménager de suite. Dès lors, Ter partage son quotidien avec Bet (séduisante jeune femme), Seth (plus rondouillarde mais d'un abord chaleureux), Vic (musicien qui supporte mal les effets de l'alcool) et Nor (solitaire et mystérieux, il passe son temps à façonner des sculptures).
Tandis que Ter se familiarise avec son nouveau cadre de vie, il tente de reconstituer les bribes de souvenirs qui remontent à sa mémoire par bouffées. La vision d'un néon fait remonter un souvenir, une situation impromptue crée une sensation de déjà-vu, une perte de connaissance le replonge dans un épisode de sa vie de soldat… Qui est-il ? D'où vient-il ? Quelle était sa vie d'avant ? Ses tentatives d'introspection s'avèrent être des échecs. Cette amnésie le perturbe d'autant plus que ses colocataires en souffrent également. En parallèle, d'étranges phénomènes le mettent sur le qui-vive. Un chat trucidé réapparaît le lendemain, les fenêtres sont obstruées par un mur de briques, le frigo se remplit sans que personne n'ait à s'en préoccuper et comble de tout, la porte d'entrée refuse de s'ouvrir. L'appartement semble doté d'une âme et ses caprices impactent l'humeur de ses habitants. Ter n'a plus qu'une seule idée en tête : fuir. Mais comment ?
Lire la chronique dans son intégralité sur le blog : https://chezmo.wordpress.com/2016/02/12/abaddon-diptyque-shadmi/
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20


critiques presse (5)
BoDoi   24 octobre 2013
Abaddon, récit d’ambiance un peu fou, défait nos repères, creuse l’incertitude et bouscule nos habitudes. Nul doute, voilà l’une des belles surprises de l’année 2013.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   12 juillet 2013
Dans pareil environnement, le huis clos devient vite oppressant et la folie des uns et des autres ne tarde pas à se révéler sous le vernis d'une relative normalité.
Lire la critique sur le site : BDGest
Lexpress   03 juillet 2013
Dans son album Abaddon, Koren Shadmi construit un récit totalement anxiogène sur le thème de l'enfermement.
Lire la critique sur le site : Lexpress
ActuaBD   27 mai 2013
Abaddon, de la nouvelle maison d’éditions Ici-même, nous entraîne dans un étouffant huis-clos dans lequel tout est source d’incompréhensions et d’incohérences.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Telerama   22 mai 2013
Le délitement du réel passe par de purs artifices fantastiques (matière indéfinie jaillissant des tuyaux, bruits inquiétants venus de nulle part), mais, de manière plus convaincante, par un dosage assez singulier de grotesque macabre, d'absurde inquiétant et d'humour noir sarcastique, qui sape les repères.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
CS_ConstantCS_Constant   18 janvier 2016
- Humm... du gâteau ! ça fait une éternité que j'ai pas mangé de gâteau !
- Comment peut-il avaler ça ? J'ai confectionné ce gâteau avec de l'isolant et de la colle.
- Qui est-ce ?
- C'est Bern.
- Oui, d'accord, j'ai compris. Je veux dire, qui est-il ? Est-ce qu'il vit ici ?
- Oh, non, non. C'est le voisin d'à côté. Il vient ici seulement lorsqu'il a besoin de bière, de café, ou d'autre chose.
- Le voisin d'à côté ?? Mais comment a-t-il bien pu rentrer ici ??
- Je ne sais pas trop.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
alouettalouett   12 février 2016
Note 8 : J’ai découvert le nom de cet endroit : Abaddon. Difficile de dire de quand date cet appartement, mais je suppose qu’il a probablement plus de 200 ans. Mes « colocataires » sont très peu enclins à m’aider à en découvrir davantage sur l’histoire de cet endroit. Et ils n’ont absolument aucune envie de s’évader d’ici. Ils se sont entièrement abandonnés à l’esprit putrescent de ce lieu. Ils ont une idée très floue du temps qu’ils ont déjà passé ici, ou des détails de leur vie d’avant leur arrivée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
JuliedlbrtJuliedlbrt   27 février 2015
J'ai abandonné.
Je ne peux pas sortir, c'est tout. Bet a comparé cet endroit à des sables mouvants. Et c'est exactement ça : plus je m'agite, moins j'avance.
Mais peut-être me reste-t-il une chose à faire. Une chose qui rendrait cet endroit plus supportable.
Mon commandant disait souvent : "pour que vos hommes soient efficaces face à l'ennemi, ils doivent d'abord cesser de se battre entre eux".
Je dois trouver quelque chose qui les sorte de leur misère. Ne serait-ce qu'un instant...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
CS_ConstantCS_Constant   18 janvier 2016
- Elle est très chouette, cette sculpture ! C'est Shel, n'est-ce pas ? En quoi l'as-tu faire ?
- Je ne sais pas trop. C'est ce truc qui sort des tuyaux. C'est parfait pour sculpter. Mieux que tout ce que j'ai pu essayer avant. Mais malheureusement, une fois la sculpture terminée, ça ne tient pas longtemps.
Commenter  J’apprécie          20
mikaelunvoasmikaelunvoas   25 avril 2018
Te souviens tu de l dernière fois que tu as mangé ? La dernière fois que tu as eu faim ?
N..Non
Bon c'est sans doute mieux ainsi parce qu'ici nous n'avons rien d'autre que du café et de l'ectopie bière.
Commenter  J’apprécie          10

Lire un extrait
Videos de Koren Shadmi (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Koren Shadmi
Joshua Faudem & Koren Shadmi on MIKE'S PLACE graphic novel
autres livres classés : huis-closVoir plus
Notre sélection Bande dessinée Voir plus





Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
4707 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre