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ISBN : 9791032902134
Éditeur : Éditions de l'Observatoire (10/01/2018)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 157 notes)
Résumé :
Dans une véranda cousue de courants d’air, en retrait d’un village sans électricité, s’organise la vie de Matthias et d’un homme accidenté qui lui a été confié juste avant l’hiver. Telle a été l’entente : le vieil homme assurera la rémission du plus jeune en échange de bois de chauffage, de vivres et, surtout, d’une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps.
Les centimètres de neige s’accumulent et chaque journée apporte son lot de défis. Pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  21 janvier 2018
Blanc.
Lumineuse.
Cette neige éblouissante qui recouvre tout et blesse les yeux.
Sombre.
Cette solitude qui recouvre les hommes.
Huis clos. Dans un futur proche, dans une contrée non identifiée. Deux hommes dont un en convalescence vont cohabiter pendant que la neige monte et rend l'hiver de plus en plus dangereux.
L'auteur a pesé chaque mot et délivre un livre abouti, littéraire et oppressant.
Un livre froid. Dans tous les sens du terme. Il m'a manqué un peu de chaleur personnellement. Les hommes survivent. Et forcément, pas le temps pour de grands envolées lyriques.
Il reste que l'auteur a du talent et que j'ai lu le livre en deux jours, preuve que je ne me suis pas ennuyé même si en réalité, dans ce grand froid, il ne se passe pas grand-chose.
Un livre qui divisera les lecteurs. On adore ou on s'ennuie.
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LydiaB
  11 février 2018
J'aime beaucoup les livres se passant dans un univers clos et éloigné de tout. Alors lorsque j'ai vu celui-ci, je n'ai pas hésité. Pourtant, je déteste la neige mais je ne suis jamais à une contradiction près… Et j'ai lu ce roman alors que j'en avais 20 cm dehors. J'étais dans l'ambiance !
J'ai adoré ce livre ! La structure est plutôt originale puisque nous découvrons tout, à la manière d'un journal intime, à travers les yeux du jeune homme blessé. Comme lui, nous ne savons pas où il est ni qui est vraiment ce Matthias, le vieil ours mal léché qui s'occupe de lui. C'est aussi le roman de l'attente. Chacun espère pouvoir s'en sortir. le blessé veut retourner chez lui, Matthias désire revoir sa femme malade… Mais est-ce vraiment la neige le problème ?
Voici un roman qui ne laisse pas indifférent. J'ai tourné frénétiquement les pages au fur et à mesure que les centimètres de neige s'accumulaient. Et ce n'est pas le loup que j'ai vu sortir de sa tanière mais bien les sentiments humains. Car quoi de mieux qu'un huis-clos pour faire surgir tous les défauts et les qualités intrinsèques à l'Homme ?
Un grand merci à Babelio et aux Éditions de l'observatoire pour cette belle découverte.
Lien : https://promenadesculturelle..
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marina53
  17 mai 2018
De sa fenêtre, tout est blanc. La neige a recouvert, de son épais manteau, tout le paysage, faisant se plier les arbres de la forêt. Alors qu'il voulait rendre visite à son père mourant, le fils du mécanicien a eu un terrible accident de voiture, le paralysant des jambes. Depuis, il vit cloitré dans la véranda du vieux Matthias qui a bien voulu s'occuper de lui pendant sa convalescence. Avec l'aide du pharmacien, de la vétérinaire et du vigile, il lui prépare à manger, le lave et change ses pansements. Tout ceci en échange d'un probable retour vers la ville. Des semaines, des mois que cela dure. Que les deux hommes vivent ainsi, reculés du village, emprisonnés par cette neige qui ne cesse de tomber et de les isoler...

Christian Guay-Poliquin nous plonge dans une ambiance post-apocalyptique et mystérieuse. Que s'est-il passé pour que tous les habitants de ce village reculé se retrouvent sans électricité ? Que tous essaient de s'enfuir vers la ville, désertant peu à peu le village où les réserves de vivres s'amenuisent ? Cela, nous ne le savons pas, l'auteur nous faisant essentiellement ressentir les choses. de même que nous n'apprenons pas grand-chose sur Matthias et son convalescent. Excepté qu'il sont comme prisonniers de cette neige qui tombe abondamment, les empêchant de rejoindre la ville. C'est au coeur de cette nature sauvage, hostile, un brin angoissante mais somptueuse que nous plonge l'auteur. Attendant désespérément le printemps, les deux hommes, confinés dans la véranda, vont devoir cohabiter ensemble et vont immanquablement tisser des liens parfois insaisissables et complexes. Ce roman surprend tout autant qu'il nous happe et nous claquemure. Un huis-clos oppressant à l'écriture sèche et brève, où l'on assiste à un face à face latent.
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fanfanouche24
  25 janvier 2018
J'avais rédigé en substance dans ma tête le ressenti de cette lecture, faite il y a déjà une dizaine de jours, mais j'attendais la rencontre avec ce jeune auteur québécois...le 19 janvier chez son éditeur français: Les éditions de l'Observatoire . J'ai bien fait, car j'ai appris moult détails, informations bien précieuses, pour apprécier ce très beau roman, avec plus de "finesse" et de profondeur !...
J'en profite pour remercier Babelio et les éditions de l'Observatoire, que je découvrais en même temps que cet écrivain. Une rencontre jubilatoire, animée aussi joyeuse qu'instructive....
Peu avant cette invitation, j'avais acquis ce texte, toute seule comme une grande ! ...en fouinant en librairie. Un seul exemplaire était rangé sagement dans les rayonnages: attirée par le titre, puis par le 4e de couverture, très explicite, et pour parachever, par la couverture très réussie et insolite: une photographie d'un intérieur meublé solitaire, une sorte de salon, aux hauts plafonds, recouvert, enfoui par une épaisse couche neigeuse... Couverture très fortement suggestive , qui ne pouvait que m'intriguer...
Je ne me suis pas égarée dans mon choix, car j'ai lu cette histoire en une nuit, prise par l'intensité dramatique de ce huis clos..., très bien orchestré et efficace.
Atmosphère tour à tour inquiétante, ou plus réconfortante... entre deux hommes, obligés de "cohabiter"... dans une maison isolée, dans un hiver difficile, compliqué par une coupure d'électricité...où chacun doit se débrouiller comme il peut...le temps de trouver des solutions pour réparer, pour sortir de cet isolement forcé !
L'un plus âgé doit s'occuper d'un plus jeune, ayant subi un très grave accident de voiture, sur la demande des villageois, en échange d'une prise en charge motorisée"ultérieure, pour retrouver son épouse hospitalisée, au plus mal ...ailleurs...
Le cadet, immobilisé, les jambes fracassées, est à la merci de son aîné...
Comme tout huis clos bien mené, chaque détail prend un relief particulier, et l'attention du lecteur est sollicité plus intensément ! Comme l'a répété l'auteur : " c'est lorsqu'il ne se passe rien que tout peut arriver !!"....
De très fortes et poétiques descriptions de la nature et de cet élément, aussi magnifique qu'angoissant, que représente " la Neige" [ l'équivalent d'un "personnage" à part entière !]...
"C'est l'hiver. Les journées sont brèves et glaciales. La neige montre les dents. Les grands espaces se recroquevillent." (p. 14)

"Il doit être près de midi. le froid semble avoir desserré son emprise sur le paysage, pour reprendre des forces.En attendant, la neige continue de tomber sans que rien puisse l'arrêter. Les flocons sont larges et délicats. On dirait qu'ils ont été découpés dans du papier."
Des villageois viennent au début ravitailler nos deux "Robinsons"..., dont Maria, l'infirmière du village qui vient prodiguer des soins à "notre accidenté... et puis la panne d'électricité, les difficultés pour trouver des vivres...augmentant, les visites extérieures se raréfient... et Matthias finit par se débrouiller, tout seul, pour qu'ils "survivent"... chaque jour gagné est comme une victoire, dans un environnement montrant plus fréquemment des visages inquiétants.
Nos deux compères s'aident, se méfient, relâchent la pression, jouent aux échecs, et Matthias raconte des histoires... Histoires qui prennent une épaisseur démultipliée, au début, car le "jeune rescapé" ne parle pas, est comme emmuré dans le silence... le dialogue naîtra progressivement...
Un face à face, alternativement inquiétant, hostile, suspicieux, bienveillant, amical, protecteur...Curieusement et c'est là, je trouve la réussite de ce huis-clos, parfaitement accompli...C'est l'étrangeté inquiétante de ce duo prenant souvent des éclats sombrissimes... mais aussi des fulgurances
" lumineuses", éclatantes, comme cette "Neige" au même double visage ...!!
Lien intergénérationnel, avec ses malentendus, ses incompréhensions, la dislocation du sens dans le quotidien, la mise en avant de la parole autant
que celle du silence...Et au final, un apprivoisement et une bienveillance des plus discrètes comme des plus tangibles... [ Motus !!!je ne dévoilerai rien de l'issue de ce huis clos !...]

J'ai été contente d'entendre l'auteur évoquer un roman, auquel j'avais aussi songé (que j'ai beaucoup apprécié cette année 2017) , avec quelques similitudes, en écho à son propre univers. Je voulais nommer "Dans la forêt" de Jean Hegland ( réédité par Gallmeister, en 2017)
La rencontre avec cet auteur québécois a été aussi réussie que des plus joyeusement "nourrissantes, animées : Christian Guay-Poliquin a discuté avec passion de son écriture, des écoles littéraires comme du monde éditorial québécois très différent de ceux, en France...
Dans ces échanges très variés et ouverts, j'ai appris que son premier roman ,"Le Fil des kilomètres" mettait déjà en scène ce personnage du jeune homme, revenant dans son village pour retrouver son père, après des années d'absence et de silence...
En sortant de cette invitation littéraire, je me suis précipitée dans ma librairie "fétiche", La Librairie Tschann, pour commander ce premier texte (édité en 2015, par Phébus).... et ce matin , je viens de recevoir un mail m'annonçant l'arrivée de ma demande... Je vais donc me précipiter pour aller le chercher, et en commencer la découverte... Tous ces détails, pour vous dire à quel point "Le Poids de la neige" a été un excellent moment de lecture...qui me fera suivre avec grande attention cet écrivain québécois !
Je finis cette chronique en remerciant grandement et une nouvelle fois , ...Babelio et les éditions de l'Observatoire, pour cette rencontre qui restera un moment aussi fort que la lecture de ce roman original... !
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Commenter  J’apprécie          580
Nastie92
  22 février 2018
Rencontrer un écrivain est toujours intéressant. Découvrir qui se cache derrière les pages que l'on tourne, écouter l'auteur parler de son livre, de ce qui l'inspire, de ce qui le motive, est toujours enrichissant.
Lorsque j'ai déjà lu l'ouvrage, j'y découvre souvent des aspects auxquels je n'avais pas pensé, cela enrichit mes impressions de lecture.
Une fois n'est pas coutume, je n'avais pas lu le roman de Christian Guay-Poliquin avant de le rencontrer, et pour cause : c'est en fin de rencontre que je l'ai reçu, comme toutes les personnes présentes. Et j'ai trouvé ça formidable. Le plaisir de la découverte a été décuplé.
Un immense merci à Babelio et aux éditions de l'Observatoire qui ont organisé cette rencontre passionnante.
Un immense merci pour ce livre qui est déjà un très bel objet avec une superbe photo de couverture.
Christian Guay-Poliquin est un jeune auteur plein d'humour, à la pensée foisonnante et à la réflexion riche et intelligente. Très cérébral tout en restant simple et charmant.
La rencontre fut captivante de bout en bout. Avec un savoureux accent québécois et une verve rare, Christian Guay-Poliquin a subjugué l'auditoire.
Lorsqu'il a lu le très beau poème de son père mis en exergue, j'ai su tout de suite que j'aurais ce souvenir en tête en lisant son livre. Que j'allais entendre sa voix et sa musicalité.
Et c'est ce qui s'est passé.
La rencontre avait aiguisé mon appétit, et j'avais hâte de commencer ma lecture. Convaincue par avance. Et je n'ai pas du tout été déçue, loin de là, ce fut un pur moment de bonheur. Des heures magiques, passées au chaud sous ma couette tandis que la neige tombait dehors... et dans le livre. Merveilleuse coïncidence !
Lire le texte après avoir entendu l'auteur en parler, n'en disant que ce qu'il faut sans trop en dévoiler, a été une expérience très positive.
Le poids de la neige met en scène deux hommes forcés par les circonstances de cohabiter, un jeune homme blessé et un vieux grincheux. Ils se retrouvent coupés du reste du monde, sans électricité, sans moyen de communication tandis que la neige s'accumule. Cette neige qui est d'ailleurs le troisième personnage de l'histoire, un personnage à part entière. Peut-être même le premier.
L'histoire ? On pourrait la résumer en quelques lignes. De ce point de vue, le roman pourrait tout aussi bien se réduire à quelques pages.
Mais alors, quel est son intérêt ?
Christian Guay-Poliquin l'a dit lors de la rencontre : "C'est précisément quand rien ne se passe que tout peut arriver." Cette phrase illustre parfaitement le livre. Le lecteur attend, parce qu'il peut se passer beaucoup de choses derrière une tranquillité apparente. Et le tour de force de l'auteur est de faire en sorte qu'il ne s'ennuie pas une seconde.
Ce roman est envoûtant. Lent, très lent, mais terriblement captivant.
Dans une interview, Christian Guay-Poliquin a exprimé l'idée que "Dans la fiction, la solitude est ce qui permet de rentrer à l'intérieur des personnages." et c'est ce qu'il exploite dans le poids de la neige.
Dans le contexte de survie dans lequel ils sont plongés, les deux personnages n'ont pas d'artifice derrière lequel se cacher, pas de masque derrière lequel se dissimuler. Ils sont mis à nu et doivent assumer tout ce qu'ils sont et tout ce qu'ils font. Cela donne une force inouïe à chacun de leurs actes, à chacune de leur parole.
Les apparences sont bien trompeuses : il ne se passe pas grand-chose... mais en fait il se passe plein de choses.
Dans le poids de la neige, pas de grande gesticulation, pas de rythme effréné mais un contenu tellement riche derrière le calme en surface.
Moi qui aime la nature, et particulièrement la neige, j'ai été servie ! L'auteur a déclaré dans une interview que : "La nature domine sur tout ce qui se passe et plus spécialement domine les personnages et donc tout ce qu'ils vivent. La nature est dans ce sens le tremplin de l'existence humaine. C'est pourquoi la nature devient le tableau fondamental du récit et donc de l'aventure humaine." Dans son roman, c'est effectivement la neige qui domine tout, les cm accumulés qui pèsent de plus en plus sur les deux reclus.
Mais cette neige ne pèse pas du tout sur le lecteur ! Pour lui, elle se fait légère, douillette.
À une époque où tout va vite, où journalistes, présentateurs ou politiciens parlent à toute allure dans une sorte d'urgence permanente, que ce livre fait du bien !
Ce roman qui ne ressemble à rien de ce que j'ai lu jusqu'à présent a été une petite parenthèse enchantée dans mon quotidien.
Un livre plein de poésie, qui garde une grande légèreté malgré tout le travail que l'on devine derrière chaque phrase.
Un livre original et magnétique, un immense plaisir de lecture.
Je ne peux que vous recommander de plonger à votre tour dans cette merveilleuse neige !
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   04 décembre 2017
Christian Guay-Poliquin, lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général pour Le poids de la neige, explore le devenir de deux inconnus forcés de s’entraider dans ce roman d’une rare intensité dramatique, qui traduit parfaitement les forces de l’humain et de la nature.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (78) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   12 février 2018
Dans le coin du salon, il y a les livres que nous avons entassés pour brûler les bibliothèques. Les livres dans lesquels Matthias trouvait ses histoires. Je me penche et saisis quelques bouquins, les premiers qui me tombent sous la main. Je retourne devant le foyer et, sans attendre, je jette un livre sur les braises crépitantes. La couverture prend feu presque immédiatement. Les coins se replient et le carton se cintre dans les flammes. Les premières pages se retroussent. Le livre gondole comme un accordéon. La chaleur est intense, mais rapidement le livre n’est plus qu’une masse informe, orange et noir. On dirait une pierre brûlante et friable. Alors j’en brûle un autre et les flammes reprennent vie de plus belle, vrillent dans la cheminée, et une lumière vive rayonne dans la pièce. Je me déshabille complètement pour profiter de la chaleur des livres et mange quelques betteraves dans le vinaigre prises chez la dame. En regardant les pages se consumer, je me demande où peut bien être rendu Matthias, à l’heure qu’il est. Plus loin que moi, ça ne fait aucun doute.
+ Lire la suite
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marina53marina53   25 mai 2018
La neige règne sans partage. Elle domine le paysage, elle écrase les montagnes. Les arbres s'inclinent, ploient vers le sol, courbent l'échine. Il n'y a que les grandes épinettes qui refusent de plier. Elles encaissent, droites et noires. Elles marquent la fin du village, le début de la forêt.[...] Le ciel gris est opaque et sans aucune nuance.
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Nastie92Nastie92   22 février 2018
Mathias m'exaspère. Non seulement c'est un homme infatigable, mais il est aussi d'une agilité surprenante. Il se penche, se relève et pivote sur lui-même comme si son âge n'était qu'un déguisement. Quand quelque chose lui glisse des mains, il le rattrape souvent avant même que cela ne touche le sol. Ses gestes sont souples et énergiques. Lents parfois, mais toujours souples et énergiques.
Commenter  J’apprécie          200
marina53marina53   21 mai 2018
Je rassemble mon courage et me retourne sur le dos, les bras en croix, les paumes vers le ciel. Autour de moi les ténèbres rôdent. La nuit a faim. Et les flocons sont carnivores.
Commenter  J’apprécie          360
fanfanouche24fanfanouche24   11 janvier 2018
Tu sais, durant les grandes guerres, plusieurs conscrits ont refusé de rallier l'armée, lance-t-il. Certains se sont mariés en vitesse, d'autres, comme mon père, ont préféré se cacher dans les bois pour se faire oublier. Toutefois le recours aux forêts n'était pas un choix facile. (...)
Au fond de leur refuge, ces jeunes hommes s'occupaient comme ils pouvaient et regardaient longuement la forêt se refermer sur eux. (...) malgré cela, ils savaient qu'ils ne pouvaient pas se passer les uns des autres. Pour survivre, ils devraient affronter ensemble le froid, la faim et l'ennui. Ils avaient très vite compris que la tâche la plus importante était sans contredit celle de raconter des histoires. (...) Avec un type comme toi, relance-t-il, ça n'aurait pas fonctionné. On aurait été découverts ou on se serait entretués. Personne ne peut survivre avec quelqu'un qui refuse de parler. (p. 45-46)
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