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Françoise Adelstain (Traducteur)
ISBN : 2848761555
Éditeur : Philippe Rey (07/01/2010)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 286 notes)
Résumé :
Cette année 1987, une chaleur caniculaire s'abat sur la côte Est pendant le long week-end de Labor Day.
Henry a treize ans, vit avec sa mère, ne supporte pas la nouvelle épouse de son père, aimerait s’améliorer au base-ball et commence à être obsédé par les filles.
Jusque-là, rien que de très ordinaire, sauf que sa mère, elle, ne l’est pas. Encore jeune et jolie, Adèle vit pratiquement retirée du monde et ne sort qu’en de rares circonstances. La rentr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  22 janvier 2015
Une chaleur caniculaire est attendue pour ce week-end du Labor Day. Henry, 13 ans, vit seul avec sa maman, Adele. Une relation presque exclusive entre eux: ils ne sortent quasiment jamais de chez eux, sauf pour les quelques rares courses, et n'ont pas d'amis. Son papa est parti reconstruire une famille, non loin de là. Un beau-fils, une compagne, Marjorie, et Chloe, venue compléter le tableau. Il ne le voit que le samedi soir, pour aller dîner chez Friendly. Une corvée pour lui. Cette sortie, ce jour-là, était inhabituelle. Il fallait à Henry un pantalon pour la rentrée des classes. Alors qu'il laisse Adele seule quelques instants, il va au rayon des revues lorsqu'il se fait interpeller par un homme, grand, musclé et vêtu de la chemise des employés du magasin. du sang sur le pantalon et une chaussure. Il lui demande alors de l'aider et pourquoi pas l'emmener chez eux. Contre toute attente, sa maman accepte. Dès lors qu'ils apprendront qu'il s'est évadé de prison et qu'il est recherché par la police, Henry et Adele devront vivre cachés...
Un long-week se profile à l'horizon, surtout dans les souvenirs impérissables et inoubliables qu'ils laisseront à tout jamais pour Adele, Henry et Franck. Telle une parenthèse enchantée, les 6 jours qu'ils passeront ensemble, loin du regard des autres, seront surement les meilleurs de leur vie. Comment ne pas douter d'un homme condamné à 20 ans de prison qui aura profité d'un court instant pour s'échapper de l'hôpital dans lequel il séjournait et surtout qui a tué dans le passé? Comment ne pas douter de ses intentions? Et pourtant Adele, elle, ne doutera pas un seul instant. Comme si ces deux âmes blessées et esseulées étaient finalement faites pour se rencontrer. L'on en apprend un peu plus sur eux: le mariage, les fausses couches, les tourbillons de valse d'Adele; la guerre, les passions et les désillusions de Franck. Quant à Henry, il ne pense qu'aux filles et rêve même d'elles. Et pourtant, il semble n'avoir que de l'attention pour sa maman et n'a qu'un seul but: la voir heureuse. Joyce Maynard nous plonge dans cette atmosphère moite et nous livre un roman puissant et passionnant. Abordant différents thèmes tels que l'amour, le pardon ou les enfants de divorcés, cette tragédie qui se joue sous nos yeux, presque au ralenti, nous laisse espérer des jours meilleurs. La passion et la sensualité des gestes et des soupirs nous émeut plus que tout. L'écriture est dans la même lignée, gracieuse, à la fois mélancolique et joyeuse, et tout en finesse. Un roman très fort et enivrant...
A noter la superbe adaptation cinématographique qui a su rendre grâce à ce roman...
Un Long week-end, une parenthèse...
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le_Bison
  13 juin 2015
Henry, 13 ans, vit avec sa mère, seule. Adèle. Un comportement un rien obsessionnel qui ne sort pratiquement plus de chez elle, se contentant de boites de soupe en guise de repas. Une vie de recluse depuis sa séparation. Plus d'amies, plus de rapports avec les autres, même les courses sont faites par son fils. D'ailleurs, fait exceptionnel en cette veille de grand week-end avant la rentrée scolaire, les voilà mère et fils au centre commercial pour faire le plein de fourniture scolaire.
Henry, devant le présentoir des magazines. Il aimerait bien feuilleter ce dernier numéro de Play-Boy. Parce qu'honnêtement, à quoi pense un garçon de 13 ans. Aux filles et au cul, uniquement. Et à leurs nichons. Henry qui croise le regard de Frank et qui s'impose dans leur voiture avec une casquette de Red Sox vissé sur la tête, une égratignure de sang séché sur le visage.
Ainsi commence ce long week-end du Labor Day. Une femme perturbée, un gamin obsédé, un homme évadé d'une prison fédérale où il purgeait une longue peine. Entre ces trois-là, une étrange alchimie va naître dans la chaleur étouffante de ce premier week-end de Septembre. Il fait chaud dans le Massachusetts, aussi brûlant que Frank et Adèle dans un lit. Une passion fulgurante, comme si Frank ne s'était évadé – pourtant en fin de peine – que pour croiser même fortuitement la voie d'Adèle. Et pendant ce temps, Henry n'a d'yeux que pour les nichons de ses camarades de classe.
Commence alors, à travers le regard d'un gamin de 13 ans, cet étrange week-end, où la passion de sa mère avec Frank va bouleverser à tout jamais sa vie. Comme celle de Frank qui en l'espace de quelques heures prendra la place d'un père absent, apprenant à Henry à tenir une batte de base-ball, cuisinant une succulente tarte aux pêches – un exploit même de faire la pâte compte-tenu de la chaleur de ce week-end, bricolant tous les travers d'une maison laissée un peu trop longtemps à l'abandon. Comme celle d'Adèle qui, depuis des années, trouvera enfin l'envie de sourire, de danser, de manger et de baiser. Comme celle de Henry qui découvrira une figure plus paternel que son vrai père qu'il ne voit qu'un samedi avec sa « nouvelle » famille mais qui découvrira aussi cet étrange sentiment qu'est la jalousie, ce sentiment de perdre l'amour de sa mère trop accaparé par l'amour de Frank.
Un roman qui se lit en un week-end de canicule, étrange et passionnant, comme passionné sous cette chaleur de fin d'été. Quelques jours où il ne se passe rien, mais quelques jours qui permettent d'entrevoir la beauté d'une âme, celle de Frank qui malgré ce si lourd passé, malgré son évasion et son avis de recherche, vit quelques instants d'une famille ordinaire, simplement par amour d'Adèle. Oui, en un instant, on peut tomber amoureux, un regard, un sourire, une évidence. L'amour ne prévient pas, et sans considération des actes passés.
« Long Week-End », aussi sucrée et acide qu'une tarte aux pêches encore tiède.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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missmolko1
  22 juillet 2014
Long week-end avait atterri dans ma PAL depuis le début de l'année après que j'ai vu la bande annonce du film. Comme toujours je préfère lire le livre en premier et je me suis lancée dans la lecture et j'ai immédiatement regretté de ne pas l'avoir fait plus tôt car c'est un vrai coup de coeur.
Un homme s'évade de prison et rencontre un jeune ado et sa mère dans un supermarché. Il insiste un peu et le voici cacher dans leur maison, le temps d'un long week-end. C'est le jeune garçon qui est le narrateur et qui nous livre des années plus tard le récit de ces quelques jours de canicule.
C'est un huis-clos magnifiquement réussi. le suspense fait qu'une fois commencé il est impossible de lâcher le livre. On veut savoir ce qui va arriver a nos trois protagonistes. La tension est palpable des le début puis est progressivement de plus en plus intense.
Henry, le narrateur est un adolescent qui nous est très bien décrit par l'auteure. Il est naïf, il prend les choses très a coeur et comme tout ado il est très impulsif. Adèle est une femme attachante, touchante et elle m'a beaucoup émue. Au début, on l'a sent perdu puis quand on découvre toute sa vie passé forcement on éprouve de la compassion pour elle. Et puis il y a Frank, un prisonnier comme toutes les voudrait croiser je pense. C'est un personnage a l'inverse des idées pré-conçues sur les prisonniers, absolument pas violent, au contraire très tendre et plein de sagesse.
L'écriture de Joyce Maynard est vraiment très agréable. C'est ma première rencontre avec l'auteure mais certainement pas la dernière d'autant que j'ai vu que 10/18 avait publié d'autres de ses romans. Affaire donc a suivre.
Je vous parlais plus haut de l'adaptation cinématographique, j'ai donc décidé d'en profiter pour voir le film et comparé les deux. J'ai été sceptique sur le début. Frank est représenté comme plutôt dangereux or je n'ai jamais ressenti ça dans le livre et Adèle sans toujours avoir peur de lui la encore je n'ai pas eu cette impression dans le livre.
Comme tous les films américains, on nous livre ici une belle histoire d'amour, une love story a l'eau de rose mais tout le coté sexuel, désir charnel du a la promiscuité (huis clos qui se déroule entre les quatre murs de la maison) et du coté très fragile d'Adèle et très protecteur de Frank est complètement oublié. C'est dommage car toute la base du livre est basé la dessus.
Le jeu des acteurs est par contre excellent. de ce coté la, je ne suis pas très objective car j'adore Kate Winslet.
Par contre la fin du film est bien plus réussi que celle du livre. C'est rare quand je dis ça mais j'ai trouvé que dans le livre, le suspense monté crescendo et puis la fin même si elle est très belle retombe un peu comme un soufflet. Par contre le film réussit a transmettre aux spectateur toute l'émotion. La preuve j'ai terminé complètement en larmes.
Bref je pense que le livre et le film se complète parfaitement. Les deux sont a lire/voir et je vous les conseille vraiment.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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indira95
  20 mai 2015
En ce très long week-end du Labor Day qui précède la rentrée, notre jeune héros de 13 ans, Henry va voir sa vie bouleversée et devoir grandir en l'espace de quelques jours. Mais que s'est-il donc passé ? Attention, rembobinage magnéto ! Nous sommes en 1987 : Henry et sa mère, la sensuelle Adèle, vivent en quasi autarcie dans un bled paumé de la côte Est des USA. Adèle a mal supporté le divorce avec le père d'Henry, encore moins le fait qu'il ait refondé une famille. Incapable de garder un boulot, devenue misanthrope, elle concentre toute son attention et son affection sur son fils qui pâtit un peu de cette situation étouffante, de cette mère trop en marge de la société. En ce début caniculaire de week-end du Labor day, Henry et Adèle vont croiser la route de Franck, accessoirement évadé de prison et blessé qui les prend en otage et les retiens chez eux. Au lieu d'une situation tournant à la violence comme on pourrait le croire, débute très vite un jeu de séduction entre Adèle et Franck irrémédiablement attirés l'un vers l'autre. Au sein de ce huit clos à l'atmosphère étouffante, se joue une relation charnelle et intense qui bouleverse l'équilibre familial. Henry à qui il manque la présence rassurante d'un père, voit rapidement en Franck l'incarnation d'une possible figure paternelle.
Très beau roman, fort d'une écriture charnelle et sensuelle, Long week-end se lit d'une traite, en apnée. Joyce Maynard instaure un climat d'intense friction et nous interroge sur les aléas du destin. Les 3 portraits qu'elle nous dresse sont tout en nuance, émouvants à leur manière : Adèle, cette femme amoureuse de l'amour, Franck, cette figure torturée que la vie n'a pas épargné et Henry, adolescent aimant et introverti à qui il reste tout à apprendre et qui se trouve confronté trop jeune à l'exercice de la maturité. Roman sur le pouvoir de la rédemption, Long week-end sait, malgré une écriture feutrée et son apparente discrétion, restituer toute la puissance dévastatrice portée par les sentiments de ce trio improbable.
Lien : http://livreetcompagnie.over..
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canel
  26 septembre 2013
La mère de Henry ne s'est jamais remise du départ de son mari. Elle ne sort plus de chez elle, se repose sur son fils de treize ans qui est devenu peu à peu et bien malgré lui l'homme de la maison. Et puis, "arrive un vagabond" (encore une fois, le titre du roman de Goolrick s'adapte parfaitement)... Lequel va chambouler leur petite routine bien tristounette.
Superbe roman. Sur l'adolescence, la maternité, les relations mère-fils, le couple, l'amour, la jalousie, la trahison...
Encore une auteur dont la pertinence et la sensibilité (plume et propos) me rappellent le talent de Joyce Carol Oates. Les thématiques sont proches également - c'est un chouïa moins sombre ici, malgré tout.
-- Grâce à vos avis, j'ai repéré de cette auteur : 'Les filles de l'Ouragan' et 'Baby Love'.
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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   22 janvier 2015
Parfois je me demandais si le problème n'était qu'elle avait trop aimé mon père. J'avais entendu parler de cas de personnes qui ne se remettaient jamais de la mort ou du départ de quelqu'un qu'ils avaient trop aimé. On disait qu'ils avaient le cœur brisé. Un soir, pendant notre dîner de surgelés, au moment du troisième verre de vin, je faillis lui poser la question. Est-ce que pour haïr quelqu'un comme elle semblait haïr mon père, il ne fallait pas d'abord l'avoir beaucoup aimé? Comme dans le jeu de bascule: plus bas descend l'un, plus haut monte l'autre. J'ai failli par conclure que ce n'était pas d'avoir perdu mon père qui avait brisé le cœur de ma mère – si c'est bien ce qui lui est arrivé -, c'était d'avoir perdu l'amour tout court.
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miladomilado   12 juin 2013
le journal du jour publiait un article sur le bombyx et l'interview d'une femme qui lançait une campagne pour le port de l'uniforme dans les écoles publiques, au prétexte que ça diminuerait l'influence du groupe et empêcherait les adolescents de s'habiller de façon inconvenante. Les jeunes garçons doivent penser à leurs devoirs de maths, pas aux jambes des filles révélées par les minijupes.
Vous pouvez bien mettre des uniformes aux filles, avais-je envie de lui dire. Ce n'est pas à leurs vêtements que nous pensons, mais à ce qu'il y a dessous. Rachel Mc Cann pouvait porter des Pataugas et un kilt jusqu'aux chevilles,ça ne m'empêcherait pas d'imaginer ses seins.
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le_Bisonle_Bison   03 mai 2015
Je venais d'avoir treize ans. Je voulais savoir tout ce qui concerne les femmes et leur corps, ce que font les gens quand ils sont ensemble - les gens de sexe opposé - et comment me débrouiller pour me dégoter une petite amie avant mes quarante ans. Je me posais des tas de questions sur le sexe, que je refusais catégoriquement de discuter avec ma mère, même s'il lui arrivait parfois de les aborder. Par exemple ce jour-là en voiture. J'imagine que ton corps est en train de changer, dit-elle en agrippant le volant.
Je ne bronchai pas.
Elle conduisait les yeux fixés droit devant, genre Luke Skywalker, aux commandes de son X-wing jet. En route vers une autre galaxie. Le centre commercial.
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le_Bisonle_Bison   20 juin 2015
J’ai informé mon père, dit-elle, que je sortais avec un garçon. Aussitôt il m’a fait le blablabla habituel sur les précautions à prendre, qu’est-ce qu’il s’imagine, que je vais sauter dans ton lit ?
C’est drôle, continua-t-elle, cette manie qu’ont les parents de toujours nous bassiner avec le sexe, comme si c’était la seule chose qui compte dans notre vie. Alors qu’ils projettent probablement leurs propres obsessions.
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le_Bisonle_Bison   06 mai 2015
Mon père devint agent d’assurances. Spécialisés dans les blessures et les infirmités. Personne ne savait calculer plus vite que lui combien pouvait toucher une personne pour la perte d’un bras, d’un bras et d’une jambe, ou des deux jambes, voire – le jackpot – des quatre membres, à condition que la personne en question ait eu la bonne idée de souscrire la police qu’il lui proposait. Le million et une nouvelle vie assurés.
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Videos de Joyce Maynard (41) Voir plusAjouter une vidéo
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