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Isabelle Delord-Philippe (Traducteur)Gérard Klein (Préfacier, etc.)
ISBN : 2253071811
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1996)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Une guerre indécise et brutale en Amérique Centrale, dans l'avenir proche. Une débauche de technologie rivalise avec l'ingéniosité démunie des guérilleros. Les hommes sont devenus des machines à tuer. David Mingolla, soldat américain, tente d'abord de survivre dans cet enfer où il n'y a pas de véritable front.
Mingolla a un don, un pouvoir parapsychologique que des drogues permettent d'exacerber. Un don qu'il partage avec Debora, placée dans le camp adve... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  26 février 2015
Prodigieusement.....Chiant.
David Mingolla est un soldat américain dans une guérilla en Amérique du Sud. Une guerre où les soldats sont shootés aux drogues de combats, où les médiums prédisent les mouvements de l'ennemi.
En voilà un pitch intéressant. Dès les premières pages, on sent une atmosphère particulièrement glauque, collante. L'écriture est soignée. le texte agrémenté de beaucoup de descriptions. Mmmm, je sens qu'on peut se prendre au jeu. Mais très rapidement je déchante. Bavard, bavard... Tout sombre dans le mystique, le soldat qui passe son temps à se poser des questions existentielles, le peu d'action est noyé le verbiage. Et plus je lis, plus je me noie dans les mots de l'auteur. Je coule à pic même, le livre me tombe des mains.
Ah l'exploration des tréfonds de la psyché humaine. Donnez-moi un M16, je vais les explorer, moi les tréfonds...
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finitysend
  23 décembre 2013
La vie en temps de guerre est un roman de qualité .
C'est de la science-fiction milliaire classique . Les Etats-Unis interviennent militairement au Guatemala où une guérilla essaye de marquer des points .
De la technologie de pointe , un peu de paranormal , font un texte de science-fiction assez atypique mais doté d'un style brillant .
C'est un bon récit où le lecteur est véritablement et constamment le nez dans les combats dans une jungle tellement stressante qu'elle en en devient une source permanente de trauma .
Les deux camps sont bien campés sans être stéréotypés ( guérilla – armée régulière ) .
Cette guerre dure depuis très et trop longtemps , les soldat engagés dans ce capharnaüm n'en voit plus ni le bout , ni le sens ...
Ils se laissent paradoxalement aller alternativement , à l'hyper vigilance , à la folie douce , à une sorte de délire dangereux et vaguement hallucinatoire et onirique par moments .
Si je devais comparer ce réquisitoire contre la guerre , rarement présentée en science-fiction de façons aussi réalistes , authentiques et crues , à une autre fiction à fois réalistes , authentique et symbolique , je dirais Apocalypse Now , il y a en effet , de grandes analogies dans les processus .
C'est un roman exceptionnel à cause de phrases bien pesées , d'un imaginaire ravageur et singulier , et d'une connaissance intime par l'auteur de l'Amérique latine .
Ceci dit c'est parfaitement aussi un roman des années 80 . C'est-à-dire que la vérité est nécessairement dans la jungle , derrière les pissenlits et nulle part ailleurs .
Les Etats-Unis sont diabolisés , et ils sont en passe de devenir le grand Satan cause de tous les maux que nous connaissons aujourd'hui .
Cependant à l'époque c'est encore un grand Satan laïc ,
Qui est moins responsable d'ailleurs de la détresse du monde que le communisme qui a détruit la vie de centaines de millions de personnes de par le monde , avec entre autre Staline ( à peine moins que le nazisme finalement ) ...
C'est un texte qui est encore assez vaguement casse pieds car vaguement idéologique .
De ce fait il reçoit d'ailleurs les orgues de Staline ( pardon je veux dire les orgues de la critique ) .
Mais c'est un superbe récit de SF militaire faiblement prospectiviste indéniablement .
Un roman qui se laisse lire et qui comme Cuba n'a pas pris une seule ride ( enfin pas trop ) .
II se laisse lire et pour Cuba ? eh bien oui c'est toujours cette ile ensoleillée et paradisiaque que l'on quitte à la nage , et pas les états unis , le temps passe et si peu de choses changent ...
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bbintein
  22 mars 2012
Voilà un travers littéraire qui, s'il n'est pas propre à la science-fiction, s'y rencontre couramment ; je veux parler de ces romans un peu ratés qui auraient fait de fabuleuses nouvelles...
Lucius Shepard, malgré un imaginaire visuel très fécond (et bien traduit) perd son lecteur sur les sentiers de la guerre ; peu à peu tout se délite, et l'absurdité du conflit laisse place à celle de l'intrigue. Quant aux personnages, ils vivent de moins en moins et parlent de plus en plus, échangent des niaiseries philosophiques sans arriver à se faire comprendre.
Certaines scènes, cependant, ont un réel pouvoir de fascination.
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Imkal
  26 juillet 2014
La guerre est un bourbier sans nom fait de sables mouvant où l'humanité s'enfonce sous le regard du pouvoir.
Si le livre contient des éléments accrocheurs et un style envoutant, il ne tient cependant pas la route. le final en une course folle dévalant les pentes d'un coteau exotique perdu sous le ciel bleu ne répond à rien ou alors c'est moi qui n'ai rien compris.
J'ai lu dans ce livre une guerre de pouvoir vue par un ado amoureux et surdoué mais pusillanime et capricieux. Bref un personnage qui n'a pas sa place dans un tel roman, à moins que ce ne soit le choix de l'auteur de nous montrer les ravages de la guerre sur la jeunesse que l'on mène au front mais même dans ce cas là, c'est pas abouti.
Même en anti-héros, le personnage ne m'émeut guère tant il est imbu de lui-même et tant l'action est engluée dans la non action, dans l'introspection.
Et les références à des peintures classiques m'ont plus fait l'effet d'un étalement "cultureux" que d'une véritable plus-value à l'histoire.
En final, un livre que je ne recommande pas même si j'ai l'impression qu'au fond de cette boue, il y a une pépite. Mais là, elle m'échappe.
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Ecarlate
  15 juillet 2011
Ah, Lucius Shepard… On est déjà séduit par le titre. Dès les premières pages cet auteur nous envoûte. On est en Amérique centrale, on suit pas à pas David Mingolla, soldat US venu faire une guerre contre les castristes pour on ne sait plus trop quelle raison (précisions que Life during war time date de 1987, sorti d'abord chez Robert Laffont, dans la collection Ailleurs et Demain en 1988). Les descriptions sont magnifiques de couleurs, de sons et d'odeurs, même la chaleur est retranscrite. On a envie de tout raconter tellement on se laisse prendre, alors concentrons nous sur l'aspect SF. Les belligérants se livrent aussi une guerre de l'esprit, avec un service psy, pour les USA, et la Sombra, pour les rebelles. Tous deux recrutent dans chaque camp. Ainsi David Mingolla se retrouvera dans un camp (ah, son instruction est une merveille, les descriptions des « pénétrations psys »), et Debora, la femme qu'il aime, dans l'autre. Il aime d'ailleurs très physiquement, car il y a beaucoup d'érotisme dans ce roman. Mais quand on commence à manipuler les esprits, comment être sûr de garder son libre arbitre ?
Il n'y a rien a jeté dans ce livre. Concernant l'oeuvre de Shepard, c'est un livre majeur. En effet, on retrouve peu ou prou l'ambiance et des nouvelles de la Zone de feu émeraude, aux soldats bardés de technologie au prise avec la guérilla. On retrouve la Patrouille perdue, et les types complètement shootés qui deviennent Samy, de vrais fauves. En face, chez les rebelles, il y a ceux qui croient encore à la cause, et les autres, les désabusés. Et nous, lecteurs, nous sommes pris dans cette gangue poisseuse qui nous ronge telle une fièvre. Shepard, c'est du sûr, du pur.
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
fnitterfnitter   27 février 2015
La peur était enfouie dans les replis obscurs de sa personnalité, telle la lame du meurtrier dissimulé dans un vieux manteau sur une étagère de placard. Luisant en secret, attendant le moment de flamboyer. Tôt ou tard, elle l'embrocherait, mais pour le moment, c'était une alliée dont il se servait pour affûter ses sens.
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fnitterfnitter   27 février 2015
Il avait eu beau passer les neuf derniers mois à penser à la mort, il avait du mal à prendre cette possibilité au sérieux. Il ne lui semblait pas équitable qu'un type de couleur efflanqué pût incarner sa Némésis. Sa mort devrait impliquer d'énormes explosions de lumière, des rayons mortels Spécial Mingolla, de tristes présages astronomiques. Pas un petit salaud rachitique armé d'un fusil.
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Videos de Lucius Shepard (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lucius Shepard

Entretien avec Lucius Shepard aux Imaginales
Entretien avec Lucius Shepard enregistrée aux Imaginales (Epinal, mai 2013) L'audio de la rencontre : http://www.actusf.com/spip/Imaginales-2013-Conference,1...
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