AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2266152939
Éditeur : Pocket (19/12/2005)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 494 notes)
Résumé :
Johnny Keats est une Intelligence Artificielle construite sur le modèle d'un vieux poète de l'Ancienne Terre. Il voulait échapper au TechnoCentre, investir toute sa conscience dans son corps, être un humain à part entière et partir pour Hypérion. C'est assez pour le faire assassiner. Pourtant : il reçoit un corps de rechange. Cette fois, il demande à Lamia d'assurer sa protection ; et pour plus de sûreté, il la câble avant d'être tué. Quand il ressuscite, le disque ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Seraphita
  23 octobre 2010
La guerre fait rage non seulement sur Hypérion mais aussi dans tout le Retz. L'Hégémonie est mise à mal qui se heurte aux Extros. La Présidente Gladstone fait tout pour maintenir la cohésion et la survie de ses troupes. Mais un à un les vaisseaux sont décimés par les redoutables Extros. La survie de l'humanité viendra-t-elle de Joseph Severn, « une reconstitution cybride du poète John Keats », capable de suivre en rêve la progression des pèlerins sur Hypérion alors que les Tombeaux du Temps se sont ouverts ? Mais le destin de Keats rattrape Severn : atteint de phtisie, il semble condamné à s'éteindre. Parviendra-t-il à incarner Celui qui Précède ?
J'ai lu avec plaisir ce second tome de « La chute d'Hypérion », avec autant de plaisir que le premier, mais toutefois un peu moins que les deux tomes précédents intitulés « Hypérion ».
Le monde décrit par Dan Simmons est résolument apocalyptique et comprend toute une partie ultra-technologique, à travers le TechnoCentre. le livre s'inscrit donc dans le courant cyberpunk qui aime à décrire des sociétés de haute-technologie dominées par l'informatisation à outrance, la présence d'intelligences artificielles (complétées dans le présent tome par des IU ou intelligences ultimes), d'un vaste réseau virtuel appelé Infosphère, Infoplan, Mégasphère et même Métasphère sur lequel on peut se connecter grâce à une dérivation neurale. Cette surenchère de termes techniques et d'explications alambiquées peut décourager le lecteur néophyte. Dans le second tome d'« Hypérion », j'avais été un peu rebutée par le récit de Brawne Lamia qui portait en elle un jumeau de la personnalité du poète John Keats. Je n'ai pas cherché à tout comprendre au fil des pages, d'ailleurs est-ce possible ? Je me suis laissée plutôt transporter dans l'imaginaire qu'aime à déployer Dan Simmons. Nous apprenons quelques grandes vérités sur le TechnoCentre, notamment à travers des dialogues entre le cybride de John Keats et l'IA Ummon :
« Ainsi, le Centre est vulnérable. Où se trouve-t-il, Ummon ? le TechnoCentre ?
[Je te l'ai déjà dit.]
Répète-le-moi, Ummon.
[Nous habitons la
zone intersticielle/
où nous tissons les singularités
comme un treillis de cristal/
dans lequel nous stockons nos souvenirs et
créons l'illusion de nous-mêmes
à l'intention de nous-mêmes.] » (p. 215)
La typographie est originale et accentue l'artificialité de l'IA. Cette vérité quant à l'emplacement du TechnoCentre nous est révélée de manière codée et assez poétique. D'ailleurs la dimension cyberpunk du présent tome n'empêche pas l'auteur d'adopter un ton poétique, en témoigne l'extrait suivant :
« Lamia avait vu dans le Centre une biosphère active peuplée d'IA, plongeant ses racines dans l'intellect, ancrée dans un sol riche de données, baignée d'océans de connexions, de couches atmosphériques de conscience, et du bourdonnement incessant des échanges. » (p. 211)
Même si l'auteur décrit des technologies pointues qui pourraient sembler dépourvues d'affect, le ton reste assez poétique.
L'auteur cite souvent des poèmes de John Keats, l'écrivain central de toute son oeuvre :
« Je lui parle du poète John Keats, né en 1795, de sa brève existence, souvent malheureuse, de sa mort à la suite d'une « phtisie » en 1821 à Rome, loin de ses amis et de son unique amour. » (p. 176)
Voici un de ses poèmes repris par l'IA Ummon, ce qui donne donc lieu à une mise en forme particulière :
Me faudra-t-il quitter ce havre de repos/
Ce berceau de ma splendeur / ce climat/
Le luxe calme d'un bonheur de lumière/
Les pavillons cristallins / les temples purs/
De tout mon lumineux empire ?
Le voici désert et vide / inhabité de moi \\
Les flammes / la splendeur et la symétrie
Se dérobent à mes yeux /// Je ne vois que du noir / la mort / et puis du noir.] (p. 220)
Dans ce monde de haute-technologie que Dan Simmons se plaît à décrire de manière poétique, les émotions sont toujours proches, en témoigne l'extrait suivant :
« Brawne sentit la caresse de la brise tiède sur ses cheveux. Levant la tête vers le ciel, elle agita la main, sans plus essayer de cacher ses larmes ou de les essuyer. Ses deux bras s'agitèrent bientôt frénétiquement pour dire adieu au splendide vaisseau qui grimpait vers l'espace sur sa traîne bleutée, en les saluant d'un bang sonique qui, comme un cri lointain, se répercuta sur les dunes du désert et sur les lointains sommets. » (p. 345)
Une belle oeuvre, bien écrite, entre poésie et technologie, mais qui reste difficile d'accès et peut parfois rebuter. Je vais d'ailleurs arrêter ma lecture à ce tome, ne souhaitant pas poursuivre dans l'immédiat avec « Endymion ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
chapochapi
  18 mai 2013
Les deux ouvrages qui composent la Chute d'Hypérion sont beaucoup plus riches que les deux premiers volumes (les Cantos) : ce n'est plus une succession de récits, certes très intéressants et vivants, mais qui retraçaient le passé de chacun des personnages de façon assez statique et répétitive. Au contraire, ici l'action se déroule sous nos yeux et gagne en profondeur. Chaque personnage va devoir faire face à des décisions, à ses voeux aussi, avant l'arrivée du gritche. Bien que formant à l'origine un groupe uni, les pèlerins vont se séparer, soit pour affronter le Gritche, soit pour mettre fin à leurs propres lubies. Comme dans un film d'épouvante, l'individualisation des objectifs permet la dislocation physique du groupe puisque le gritche apparaît à chacun d'entre eux, lorsqu'il s'isole du groupe. Mais le gritche n'apporte pas que la mort et les pèlerins ne connaitront pas tous le même sort.
Dans ces deux derniers volumes, on découvre aussi de nouveaux personnages, qui enrichissent la palette d'Hypérion : le deuxième cybride de John Keats, appelé malicieusement Joseph Severn et Meina Gladstone, présidente de l'Hégémonie. le premier se présente comme une personnalité double : invention des IA qui le laissent librement circuler dans l'infosphère, et créature dont la mémoire modifiée et fortement rattachée au poète du XIXe siècle lui fait ressentir un amour incommensurable pour l'humanité. Créature « entre les deux », sa double identité confine au divin. Meina Gladstone, elle, est une politicienne qui va devoir prendre des décisions lors de la plus grande crise jamais connue par l'Humanité. L'intégration du personnage et les enjeux de ses combats permettent de donner une épaisseur plus philosophique à un récit jusqu'à présent assez mystique.
De fait, le récit nous entraîne dans une épopée bien plus intéressante qu'elle ne le présageait. le rythme est parfaitement maîtrisé et, si les effets sont connus, la plume de Dan Simmons leur procure une intensité remarquable. Les récits ne s'enchaînent plus mais se croisent. La séparation des personnages permet l'éclatement et l'enrichissement du roman qui joue sur les différents points de vue des personnages, les informations qu'ils récoltent chacun de leur côté (le lecteur en apprend alors bien plus qu'eux). Cela permet aussi de jouer avec la chronologie dans ce roman concentré autour des Tombeaux du Temps. Enfin, cela donne une tension à l'ensemble qui fonctionne très bien et qui s'accélère au fil des pages : les chapitres, au départ, se focalisent chacun sur un personnage, mais plus le récit se rapproche de la fin, plus les aventures des pèlerins se mêlent, se succèdent le temps d'une vision. Cette accélération bien menée, doublée de la relecture d'un événement (vécu par deux personnages puis, quelques pages plus loin, par d'autres dont on a suivi les péripéties entre-temps) permet de saisir dans sa globalité la guerre qui se joue dans le Retz.
Si quelques questions et maladresses demeurent, on les oublie vite tant la qualité domine. le récit mêle définitivement religion, mythologie, mythe artistique, récit de science-fiction, presque d'anticipation par certains aspects. La complexité justifiée de ces romans en fait de grands classiques de la littérature de SF.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
lokipg
  07 janvier 2019
[Note : Cette critique concerne La Chute dHypérion 1 et 2 qui ne forment qu'un seul roman, les éditions Pocket ayant décidé de couper arbitrairement l'histoire en deux.]
Dans le premier tome, les pèlerins se sont racontés leurs histoires respectives lors de leur périple pour les Tombeaux du Temps. le roman se termine lorsque les six compagnons de voyage pénètrent dans les ruines pour affronter le gritche.
Alors que dans l'espace, la guerre a éclaté entre l'Hégémonie et les Extros, nous allons enfin connaître les secrets d'Hypérion.
J'ai découvert avec Hypérion un univers d'une richesse assez incroyable, et la suite en rajoute encore une couche. Dan Simmons a visé l'exhaustivité. Il parle de politique, de religion, d'écologie, d'économie, d'art, de voyage dans le temps, d'IA... Certains passages ont des allures de cyberpunk, d'autres ressemblent presque à de la Fantasy...
Il y a énormément d'informations à assimiler, presque trop. Certaines parties sont difficiles à suivre, notamment les plongées dans l'infosphère (le cyberespace de cet univers). Mais la cohérence de l'ensemble inspire le respect.
Chaque pèlerin a son rôle à jouer et si dans le premier tome on suivait successivement leurs histoires respectives, cette fois on passe continuellement de l'un à l'autre. Si on ajoute de nouveaux personnages : un nouveau cybride de John Keats, la présidente de l'Hégémonie Meina Gladstone et son conseil de guerre, et quelques autres personnages dont on suivra également les aventures, autant dire que par moment, ce n'est pas simple à suivre.
Mais l'intrigue n'en est pas moins passionnante. Surtout les chapitres mettant en scène Meina Gladstone, riches en rebondissements spectaculaires. C'est dans son aspect politique et militaire que ce roman m'a le plus impressionné. L'impression de gigantisme est bien retranscrite.
Une fois le livre refermé, j'ai encore la tête pleine de souvenirs. Certaines descriptions, certaines scènes sont vraiment mémorables. Je ne possède pas le cycle suivant (Endymion / L'Éveil d'Endymion) mais il est certain que je le lirais. Toutefois, je vais attendre un peu, histoire de bien digérer celui-ci.
Lien : http://lenainloki2.canalblog..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
charlitdeslivres
  02 juin 2016
Dans le deuxième tome on commence à y voir plus clair. En plein coeur d'une énorme machination chaque personnage devient indispensable à la survie de tous. Ce tome nous dévoile une vérité intemporelle, la recherche du pouvoir est ancrée en chacun de nous. On se plait avec cet auteur à transposer ses problématiques et réflexions qui ne sont pas si loin des nôtres et à les placer dans notre société. C'est donc toujours plus loin que l'on nous embrouille, on éloigne des personnages, on se concentre sur d'autres. En résumé, l'auteur fait ce qu'il veut de nous et tour à tour on croit avoir compris l'intrigue, on se paume, on a peur, on tressaille. Complètement à la merci de l'auteur, on suit tout simplement chaque mouvement, page après page.
Cette saga est une très belle découverte. Depuis j'ai eu la chance de lire d'autres romans de cet auteur et je n'ai qu'une hâte, de continuer à approfondir cette découverte. La saga « Hypérion » est intense, puissante et d'une envergure universelle ! Venez vibrer avec Dan Simmons et laissez-vous emporter sur Hypérion à la recherche de ce fameux Gritch !
Lien : https://charlitdeslivres.wor..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Tesrathilde
  05 juillet 2015
J'avais dû laisser mes personnages enfin arrivés sur Hypérion, en route vers les Tombeaux du Temps, avec un temps très limité pour trouver les réponses à leurs questions (pour certains du moins). Je les ai tous retrouvés avec bonheur, en me rendant compte aussi que j'arrivais à trouver plus d'attrait à certains qui ne me plaisaient pas trop au début mais ont été largement développés (le consul), tandis que certains continuent à me laisser plus ou moins de marbre (Kassad, qui je trouve a une histoire et des motivations beaucoup plus stéréotypées que les autres !). La suite et fin du cycle respecte le ton et le rythme de ce que j'ai lu au début, je n'ai pas constaté de baisse de qualité sur la longueur comme cela arrive parfois. Tout au plus ai-je trouvé que la fin allait un peu vite, mais en même temps vu les buts de chacun il aurait sans doute été difficile de faire traîner certaines conclusions en longueur sous peine d'une certaine pesanteur. J'ai aussi été satisfaite des conclusions de manière générale – les personnages ne sont pas tous « servis » de la même manière, l'auteur est arrivé à me faire croire à un savant mélange de prédestination et de hasard qui ne m'a pas laissée sur ma faim.
Je ne peux résister à l'envie de vous vendre le livre une nouvelle fois : je suis toujours très fan du gritche, je trouve le « personnage » fascinant (Simmons le compare à Grendel dans le vieux poème épique Beowulf, on sent qu'il s'en est inspiré); la narration et description ne cesse de changer d'échelle : de la politique et des visions extra-planétaires (le sénateur Gladstone, l'Hégémonie, le Retz, le Technocentre) on passe par des extraits à dimension plus humaine, plus régionale, jusqu'à se concentrer sur notre petit groupe de pèlerins et leurs questions internes, ce qui donne beaucoup de dimensions à l'histoire et à l'univers, autant SF qu'humain.
Les Tombeaux du Temps continuent à me fasciner, c'était une salement bonne idée de détournement de Gizeh, et ils font partie intégrante de l'arrière-plan panoramique et atmosphérique tout au long de cette seconde partie – ce que j'espérais bien.
J'aime beaucoup aussi l'humour de l'auteur, ses références culturelles et historiques (une note de bas de page m'a fait rire… parce qu'il y en a très peu quand je croise beaucoup de références !!) L'intrigue se passe plusieurs siècles après notre ère, d'où un décalage régulièrement rappelé. Je trouve que l'auteur a également très bien placé et créé ses néologismes en lien avec les technologies du futur : les portes distrans, les « vieux films bidim », le simstim… En contexte, et parce qu'il n'invente pas totalement de nouveaux mots mais en crée à partir de bases linguistiques existantes, il m'a paru assez facile de les relier à leurs sens (bidimensionnel, simulation/stimulus pour les deux derniers). ça peut paraître un détail, mais les lexiques dans la Fantasy/ SF ça va deux minutes, j'aime aussi comprendre directement de quoi on me parle de temps en temps.
Simmons a également réussi à me bluffer sur deux points (la nature des Extros et celle de Monéta) – ce n'est que du demi-spoil mais je vous épargne au cas où ça vous permettrait de tout comprendre, que j'aurais pourtant peut-être pu voir venir, car il n'est pas non plus avare de détails dans le livre, c'est juste que je n'ai pas dû être attentive à tout mais être plus concentrée sur les pèlerins en eux-mêmes ! En tous cas voilà je finis cette référence de SF et je suis enchantée parce que c'était une très bonne lecture pleine de choses agréables et divertissantes, et en plus bien construites dans l'ensemble.
Lien : https://croiseedeschemins.wo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
euphemieeuphemie   10 mars 2015
Avez vous remarqué que dans un voyage, même très long, c'est souvent la première semaine qui ressort le plus clairement dans votre mémoire? C'est peut être dû à une amplification des perceptions induite par le changement, ou à un réflexe des sens, ou simplement au fait que le charme de la nouveauté s'émousse vite.Toujours est -il que, dans mon expérience personnelle, les premiers jours passés dans un endroit, ou bien la rencontre avec de nouvelles personnes, donne invariablement le ton à tout le reste du voyage.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          61
euphemieeuphemie   06 mars 2015
Alors que les valeurs religieuses peuvent être éphémères, les valeurs morales ambiguës et les valeurs esthétiques soumises à la subjectivité de l'observateur, la valeur existentielle d'une chose quelconque est infinie, et étant infinie, égale toutes les autres choses et toutes les vérités.
Commenter  J’apprécie          83
euphemieeuphemie   21 février 2015
Quel vivant peut dire ; " Tu n'es pas poète".
Tu ne peux exprimer tes rêves"?
Tout homme dont l'âme n'est pas une motte de terre
A des visions et voudrait les décrire.
Pour peu qu'il aime et qu'il cultive sa langue natale.

Extrait d'un poème de Keats
Commenter  J’apprécie          80
euphemieeuphemie   22 février 2015
Tout va se disloquer; le centre ne tient plus
Le monde est envahi par la simple anarchie,
Le flux sombre de sang déferle partout
Noie la cérémonie où naissait l"innocence;
Les meilleurs manquent de foi tandis que les pires
Sont animés d'une passion intense.
Commenter  J’apprécie          64
balrogbalrog   20 août 2012
[...] Elle m'entraîna ainsi, à travers les corps entassés, vers l'une des parois de la galerie. Je faisais tout les efforts possible pour ne pas marcher sur les morts, mais je craignais tellement de me faire sectionner le bras que je ne réussissais pas à mettre les pieds ou je voulais. Chaque mort touché tombait aussitôt en poussière. A un moment, je dus marcher en plein sur la poitrine de l'un d'eux, qui s'affaissa aussitôt et garda mon empreinte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Dan Simmons (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dan Simmons
Interview de Dan Simmons.
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2727 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre