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Les Cantos d'Hypérion tome 4 sur 4
EAN : 9782266152938
347 pages
Pocket (19/12/2005)
4.3/5   714 notes
Résumé :
Johnny Keats est une Intelligence Artificielle construite sur le modèle d'un vieux poète de l'Ancienne Terre. Il voulait échapper au TechnoCentre, investir toute sa conscience dans son corps, être un humain à part entière et partir pour Hypérion. C'est assez pour le faire assassiner. Pourtant : il reçoit un corps de rechange. Cette fois, il demande à Lamia d'assurer sa protection ; et pour plus de sûreté, il la câble avant d'être tué. Quand il ressuscite, le disque ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
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Kalgan
  28 juin 2019
Encore meilleur que le premier tome déjà prometteur, Dan Simmons construit un récit à la structure parfaite, dont la complexité illustre l'étendu de son univers et le génie d'une plume délicate et sublime. le texte dépasse la somme des mots qui le constitue pour s'élever au rang de chef-d'oeuvre de la science-fiction.
L'intrigue, les dialogues, les péripéties, les personnages, l'émotion se fondent pour donner une histoire magique qui ne manque ni d'action, ni d'engagement, ni de beauté. L'auteur réussit à imaginer un récit dont l'immensité des enjeux est impressionnante: guerre spatiale, écologie, religion, luttes de pouvoir, politique, amour, art, intelligence artificielle, problèmes sociaux, destin de l'humanité, esthétique de la diversité et tant d'autres thèmes qui constituent en fait toutes les problématiques d'un futur réaliste de l'homme.
Récit génial et classique de la science-fiction.
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Allantvers
  07 septembre 2022
On accélère au démarrage de ce quatrième tome, dans lequel vont se lever tous les voiles sur les intentions cachées des forces en présence à mesure que la guerre totale se déploie, autour de rien moins que l'avenir de l'humanité.
Reste à savoir quelle humanité sortira de ce conflit universel: intègre, prolongée mais affaiblie par l'intelligence artificielle ou tout bonnement détruite?
Un indice ne trompe pas pour envisager cet enjeu colossal, c'est la mise au second plan, qui parait d'abord paradoxale, de la planète Hypérion et même des pèlerins que nous suivons depuis le début de l'aventure, pour laisser une place prépondérante à John Keats, poète de l'humain et du divin dont la personnalité est par deux fois réincarnée dans des IA afin de lui permettre de continuer de tenir le rôle de Celui qui précède.
Arrivée au bout de cette saga éblouissante d'envergure qui m'a tenue en haleine de bout en bout, je ressors époustouflée par l'ampleur de la construction narrative, la créativité de l'auteur qui vous emmène littéralement dans les mondes qu'il invente, la profondeur de la réflexion proposée, mais aussi par ses prémonitions de génie, dès 1989, sur les impacts potentiels d'internet, à la fois défricheurs d'horizons nouveaux mais aussi facteur d'asservissement et d'individualisme.
Je sens que je vais me laisser tenter par Endymion...
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Fon95
  25 août 2021
Après des vacances absolument pas littéraires, je retrouve avec plaisir le dernier tome du cycle d'Hypérion, après avoir laissé le Retz dans un foutoir innommable.
Les tombeaux s'ouvrent, le conflit évolue très vite, et personne ne sait vraiment sur quel pied danser, que ce soit les protagonistes ou le lecteur. Au milieu de ce brouillard, on est bien en peine de comprendre quelles responsabilités se partagent les différentes factions. Quel rôle jouent les Extros ou le gritche? le techno-centre? ou même l'Hégémonie?
Cet enchevêtrement de rebondissements est-il le simple fruit du hasard, ou tout cela avait-il déjà été calculé dans le passé? Ou peut être dans l'avenir?
Les engrenages s'imbriquent maintenant parfaitement. le rythme s'accélère. Simmons conclue la première partie de son chef d'oeuvre avec brio, reliant tous les éléments entre eux, rétrécissant avec patience le champ des possibles, et donnant tout son sens au moindre battement d'aile de papillon que l'on aurait croisé dans cet univers.
J'insisterai encore une fois sur les personnages hauts en couleur qui subliment le tableau, avec lesquels on a partagé parfois les rires, et souvent les pleurs, les craintes... bref, avec lesquels on a vibré et transpiré tout du long.
Un petit break s'impose avant de m'attaquer aux Voyages D'Endymion, mais j'ai franchement hâte de retrouver ce cycle tant ce premier volet m'a transporté.
Salut, poilu!
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chapochapi
  18 mai 2013
Les deux ouvrages qui composent la Chute d'Hypérion sont beaucoup plus riches que les deux premiers volumes (les Cantos) : ce n'est plus une succession de récits, certes très intéressants et vivants, mais qui retraçaient le passé de chacun des personnages de façon assez statique et répétitive. Au contraire, ici l'action se déroule sous nos yeux et gagne en profondeur. Chaque personnage va devoir faire face à des décisions, à ses voeux aussi, avant l'arrivée du gritche. Bien que formant à l'origine un groupe uni, les pèlerins vont se séparer, soit pour affronter le Gritche, soit pour mettre fin à leurs propres lubies. Comme dans un film d'épouvante, l'individualisation des objectifs permet la dislocation physique du groupe puisque le gritche apparaît à chacun d'entre eux, lorsqu'il s'isole du groupe. Mais le gritche n'apporte pas que la mort et les pèlerins ne connaitront pas tous le même sort.
Dans ces deux derniers volumes, on découvre aussi de nouveaux personnages, qui enrichissent la palette d'Hypérion : le deuxième cybride de John Keats, appelé malicieusement Joseph Severn et Meina Gladstone, présidente de l'Hégémonie. le premier se présente comme une personnalité double : invention des IA qui le laissent librement circuler dans l'infosphère, et créature dont la mémoire modifiée et fortement rattachée au poète du XIXe siècle lui fait ressentir un amour incommensurable pour l'humanité. Créature « entre les deux », sa double identité confine au divin. Meina Gladstone, elle, est une politicienne qui va devoir prendre des décisions lors de la plus grande crise jamais connue par l'Humanité. L'intégration du personnage et les enjeux de ses combats permettent de donner une épaisseur plus philosophique à un récit jusqu'à présent assez mystique.
De fait, le récit nous entraîne dans une épopée bien plus intéressante qu'elle ne le présageait. le rythme est parfaitement maîtrisé et, si les effets sont connus, la plume de Dan Simmons leur procure une intensité remarquable. Les récits ne s'enchaînent plus mais se croisent. La séparation des personnages permet l'éclatement et l'enrichissement du roman qui joue sur les différents points de vue des personnages, les informations qu'ils récoltent chacun de leur côté (le lecteur en apprend alors bien plus qu'eux). Cela permet aussi de jouer avec la chronologie dans ce roman concentré autour des Tombeaux du Temps. Enfin, cela donne une tension à l'ensemble qui fonctionne très bien et qui s'accélère au fil des pages : les chapitres, au départ, se focalisent chacun sur un personnage, mais plus le récit se rapproche de la fin, plus les aventures des pèlerins se mêlent, se succèdent le temps d'une vision. Cette accélération bien menée, doublée de la relecture d'un événement (vécu par deux personnages puis, quelques pages plus loin, par d'autres dont on a suivi les péripéties entre-temps) permet de saisir dans sa globalité la guerre qui se joue dans le Retz.
Si quelques questions et maladresses demeurent, on les oublie vite tant la qualité domine. le récit mêle définitivement religion, mythologie, mythe artistique, récit de science-fiction, presque d'anticipation par certains aspects. La complexité justifiée de ces romans en fait de grands classiques de la littérature de SF.
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Seraphita
  23 octobre 2010
La guerre fait rage non seulement sur Hypérion mais aussi dans tout le Retz. L'Hégémonie est mise à mal qui se heurte aux Extros. La Présidente Gladstone fait tout pour maintenir la cohésion et la survie de ses troupes. Mais un à un les vaisseaux sont décimés par les redoutables Extros. La survie de l'humanité viendra-t-elle de Joseph Severn, « une reconstitution cybride du poète John Keats », capable de suivre en rêve la progression des pèlerins sur Hypérion alors que les Tombeaux du Temps se sont ouverts ? Mais le destin de Keats rattrape Severn : atteint de phtisie, il semble condamné à s'éteindre. Parviendra-t-il à incarner Celui qui Précède ?
J'ai lu avec plaisir ce second tome de « La chute d'Hypérion », avec autant de plaisir que le premier, mais toutefois un peu moins que les deux tomes précédents intitulés « Hypérion ».
Le monde décrit par Dan Simmons est résolument apocalyptique et comprend toute une partie ultra-technologique, à travers le TechnoCentre. le livre s'inscrit donc dans le courant cyberpunk qui aime à décrire des sociétés de haute-technologie dominées par l'informatisation à outrance, la présence d'intelligences artificielles (complétées dans le présent tome par des IU ou intelligences ultimes), d'un vaste réseau virtuel appelé Infosphère, Infoplan, Mégasphère et même Métasphère sur lequel on peut se connecter grâce à une dérivation neurale. Cette surenchère de termes techniques et d'explications alambiquées peut décourager le lecteur néophyte. Dans le second tome d'« Hypérion », j'avais été un peu rebutée par le récit de Brawne Lamia qui portait en elle un jumeau de la personnalité du poète John Keats. Je n'ai pas cherché à tout comprendre au fil des pages, d'ailleurs est-ce possible ? Je me suis laissée plutôt transporter dans l'imaginaire qu'aime à déployer Dan Simmons. Nous apprenons quelques grandes vérités sur le TechnoCentre, notamment à travers des dialogues entre le cybride de John Keats et l'IA Ummon :
« Ainsi, le Centre est vulnérable. Où se trouve-t-il, Ummon ? le TechnoCentre ?
[Je te l'ai déjà dit.]
Répète-le-moi, Ummon.
[Nous habitons la
zone intersticielle/
où nous tissons les singularités
comme un treillis de cristal/
dans lequel nous stockons nos souvenirs et
créons l'illusion de nous-mêmes
à l'intention de nous-mêmes.] » (p. 215)
La typographie est originale et accentue l'artificialité de l'IA. Cette vérité quant à l'emplacement du TechnoCentre nous est révélée de manière codée et assez poétique. D'ailleurs la dimension cyberpunk du présent tome n'empêche pas l'auteur d'adopter un ton poétique, en témoigne l'extrait suivant :
« Lamia avait vu dans le Centre une biosphère active peuplée d'IA, plongeant ses racines dans l'intellect, ancrée dans un sol riche de données, baignée d'océans de connexions, de couches atmosphériques de conscience, et du bourdonnement incessant des échanges. » (p. 211)
Même si l'auteur décrit des technologies pointues qui pourraient sembler dépourvues d'affect, le ton reste assez poétique.
L'auteur cite souvent des poèmes de John Keats, l'écrivain central de toute son oeuvre :
« Je lui parle du poète John Keats, né en 1795, de sa brève existence, souvent malheureuse, de sa mort à la suite d'une « phtisie » en 1821 à Rome, loin de ses amis et de son unique amour. » (p. 176)
Voici un de ses poèmes repris par l'IA Ummon, ce qui donne donc lieu à une mise en forme particulière :
Me faudra-t-il quitter ce havre de repos/
Ce berceau de ma splendeur / ce climat/
Le luxe calme d'un bonheur de lumière/
Les pavillons cristallins / les temples purs/
De tout mon lumineux empire ?
Le voici désert et vide / inhabité de moi \\
Les flammes / la splendeur et la symétrie
Se dérobent à mes yeux /// Je ne vois que du noir / la mort / et puis du noir.] (p. 220)
Dans ce monde de haute-technologie que Dan Simmons se plaît à décrire de manière poétique, les émotions sont toujours proches, en témoigne l'extrait suivant :
« Brawne sentit la caresse de la brise tiède sur ses cheveux. Levant la tête vers le ciel, elle agita la main, sans plus essayer de cacher ses larmes ou de les essuyer. Ses deux bras s'agitèrent bientôt frénétiquement pour dire adieu au splendide vaisseau qui grimpait vers l'espace sur sa traîne bleutée, en les saluant d'un bang sonique qui, comme un cri lointain, se répercuta sur les dunes du désert et sur les lointains sommets. » (p. 345)
Une belle oeuvre, bien écrite, entre poésie et technologie, mais qui reste difficile d'accès et peut parfois rebuter. Je vais d'ailleurs arrêter ma lecture à ce tome, ne souhaitant pas poursuivre dans l'immédiat avec « Endymion ».
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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
lumia
lumia  
Tout cela restait branché en permanence sur la musique de l'info sphère, sous la surveillance de certains éléments de l'info sphère et sous la dépendance de certaines fonctions de l'info sphère. Les humains se résignaient donc à accepter l'absence de vie privée qui en résultait. Un jour, un artiste d'Espérance m'avait confié : - Faire l'amour ou avoir une scène de ménage devant les moniteurs de la maison, c'est comme se déshabiller devant son chien ou son chat. On a un instant d'hésitation, la première fois, et puis on oublie.
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Kalgan
Kalgan  
Abraham avait voulu mettre Dieu à l'épreuve.
En refusant le sacrifice au dernier moment, en arrêtant la main qui tenait le couteau, Dieu avait gagné le droit aux yeux d'Abraham et dans les coeurs de ses descendants - de devenir le Dieu d'Abraham.
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euphemie
euphemie  
Avez vous remarqué que dans un voyage, même très long, c'est souvent la première semaine qui ressort le plus clairement dans votre mémoire? C'est peut être dû à une amplification des perceptions induite par le changement, ou à un réflexe des sens, ou simplement au fait que le charme de la nouveauté s'émousse vite.Toujours est -il que, dans mon expérience personnelle, les premiers jours passés dans un endroit, ou bien la rencontre avec de nouvelles personnes, donne invariablement le ton à tout le reste du voyage.
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gouelan
gouelan  
Mon cerveau capte cet horrible vacarme et le restructure comme de la poésie. Toute la journée et toute la nuit, la souffrance de l'univers afflue et coule dans les corridors enfiévrés de mon esprit sous forme de vers et de métaphores en vers, en une danse de langage complexe et sans fin, tantôt apaisante comme un solo de flûte, tantôt fracassante et stridente et déchaînée comme une douzaine d'orchestres en train d'accorder simultanément leurs instruments. Mais ce sont toujours des vers et de la poésie.

p.198
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euphemie
euphemie  
Alors que les valeurs religieuses peuvent être éphémères, les valeurs morales ambiguës et les valeurs esthétiques soumises à la subjectivité de l'observateur, la valeur existentielle d'une chose quelconque est infinie, et étant infinie, égale toutes les autres choses et toutes les vérités.
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