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ISBN : 2253174998
Éditeur : Le Livre de Poche (09/04/2014)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 187 notes)
Résumé :
Au printemps 1938, l'Autriche n'est plus un havre de paix pour les juifs. Elise Landau, jeune fille de la bonne société viennoise, est contrainte à l'exil.
Tandis que sa famille attend un visa pour l'Amérique, elle devient domestique à Tyneford, une grande propriété du Dorset. C'est elle désormais qui polit l'argenterie et sert à table. Au début, elle se fait discrète, dissimule les perles de sa mère sous son uniforme, tait l'humiliation du racisme, du déclas... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  18 mai 2014
- Dans la série Master and Servant, je demande...
- Depeche Mode ?
- Bien essayé...
- le Marquis de...
- Oulà, tu te calmes...
- Bon, dernière cartouche avec le Manoir de Tyneford alors ?
- Là, tu vois quand tu veux...
Énième resucée d'un thème maintes fois traité, ce récit se situe dans une moyenne moyenne, à des années lumière d'un Oui-Oui Marquise des Anges voire d'un Fantômette Karénine...
Printemps 1938, Manoir de Tyneford, Angleterre.
Elise Landau, jeune fille juive issue de la bourgeoisie Viennoise, vient tout juste de décrocher un prometteur CDD de domestique. le but premier étant provisoirement d'échapper à un contexte particulièrement délicat en Autriche pour finalement rejoindre sa soeur en Amérique ainsi que ses parents artistes en attente, eux, de visas salvateurs. Servir la famille Rivers, voilà son nouveau créneau. Difficile de passer du statut de privilégiée à celui de serviteur déraciné...
Bon, ni mauvais ni transcendant, ce Manoir se visite beaucoup plus par curiosité que par intérêt historique.
Rien de neuf sous le timide soleil Britannique. Les pages se suivent et se ressemblent. le quotidien répétitif d'une jeune femme nostalgique qui fait tout son possible pour s'adapter au mieux à une situation qui la dépasse, forcément. Ajouter à cela une gentille bluette qu'elle se verrait bien conclure avec Kit Rivers, le fils prodigue du manoir. Son petit quatre heures à moteur accompagné d'un thé et son nuage de schnaps. Les chapitres défilent sans passion. le train-train de 22h73 n'est pas loin d'avoir raison de nous Sanedy...
Un léger soubresaut en milieu de parcours, un épilogue aussi larmoyant que surprenant. A y ai, visite terminée. La guide Solomons, dans un style convenu, y aura certainement mis tout son coeur. Pas certain d'lui laisser un gros pourboire...
2.5/5
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Annette55
  22 mars 2019
Voici une récit historique, initiatique et romantique, 445 pages passionnantes sur fond de deuxième guerre mondiale , où l’Histoire et les destins individuels se rejoignent ....
La musique, l’ecriture et la littérature font partie intégrante de ce roman qui ressemble aux atmosphères délicieusement surannées de Brontë et Austen.....
Au printemps 1938, l’Autriche n’est plus un havre de paix pour les juifs.
Élise Landau, jeune fille de la bonne bourgeoisie juive viennoise est contrainte à l’exil tandis que ses parents , la jolie Anna artiste musicienne et son père Julian Ecrivain , attendent un improbable visa pour l’Amérique.
Sa sœur Margot, mariée est déjà partie aux Etats - Unis avec son mari.
Élise devient d’abord domestique dans une grande propriété du Dorset, une demeure aritocatique du Sud de l’Angleterre , où c’est elle désormais qui polit l’argenterie et sert à table ...
Au début , tout lui paraît étranger, elle se fait discrète, dissimule les perles de sa mère sous son uniforme , tait le déclassement, l'humiliation et l’inquiétude pour les siens , ne parle pas du manuscrit de son père , écrivain de renom caché dans son alto...
Mais la guerre gronde, le monde change et transforme Élise l’insoumise.....

Elle s’attache aux lieux , se met à adorer cet endroit : le côté sauvage, la mer battant les rochers noirs, le cri des oies cendrées , les couleuvres lovées dans la lande, les œillets maritimes, les pois de senteur, les rosiers grimpants, le chèvrefeuille, la menthe et le jasmin, les roses et les pois de senteur ....
Elle s’habitue aux rituels des grandes maisons en Angleterre, le fonctionnement suranné, les rituels et les rôles de chacun, la soumission mais aussi le respect des vieux serviteurs envers leur maître . ....
On se laisse emporter de 1938 à 1984 aux côtés d’Elise devenue « Alice ...Land  »..Je n’en dirai pas plus ...
C’est une véritable chronique aussi bien à propos des horreurs de la guerre, ses dangers et ses atrocités que des changements d’un monde aujourd’hui disparu ....

Une ode touchante , une sorte de narration douce- amère sur l’exode , mais aussi pétrie de blessures , de souffrances , de deuils , de perte de ce que l'on est, de reconstruction de soi, de douleur et d’amour .....
C’est un ouvrage plutôt féminin, au style imagé , simple, sensible, poétique , aux titres de chapitres à la fois significatifs et amusants , aux descriptions de la nature bien rendues comme si l’on déroulait les images d’un long film au ralenti et une chronique charmante et prenante , du début à la fin...
Il ne plaira pas à ceux qui ne gardent pas une petite fleur bleue au fond de leur cœur ...comme moi.
Une lecture plaisir entre deux ouvrages compliqués ....
Cela me donne envie de lire le précédent roman de cette auteure ....


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Syl
  02 juin 2014
Avec le vieil âge, la mémoire immédiate s'efface, laissant place à la mémoire lointaine. Et certains souvenirs, les plus anciens, les plus troublants, sont enracinés viscéralement. le domaine de Tyneford est un de ceux-là. Elise se rappelle… elle a dix-neuf ans dans l'Autriche de 1938 et ses parents veulent l'envoyer en Angleterre.
Elise Landau est d'origine juive. Anna, sa mère, est une célèbre cantatrice et Julian, son père, un écrivain reconnu. A Vienne, ils font partie d'une élite et la vie leur est plus que plaisante dans les fastes de la bonne société. 1938, Hitler unifie l'Allemagne à l'Autriche par un coup d'état. le régime nazi a déjà laissé une empreinte et la terreur se répand comme une nappe de brouillard qui grignote petit à petit les libertés. Les parents d'Elise, conscients des menaces, ont décidé de quitter leur pays pour l'Amérique, mais n'ayant pu avoir de visa pour leur benjamine, ils se voient obligés de l'exiler en Angleterre pour une année. Là-bas, dans une riche famille du Dorset, un poste de domestique lui est proposé.
Avec les précieuses perles de sa mère, des bijoux cousus dans la doublure de ses vêtements, et le vieil alto de son père dans lequel il a glissé son dernier manuscrit, un roman autobiographique, Elise part s'installer chez Mr. Rivers en faisant promettre à ses parents et sa soeur Margot, de ne pas l'oublier…
Lorsqu'elle arrive à Tyneford, la beauté du domaine la surprend et on peut penser qu'elle en tombe amoureuse dès ce premier jour. le manoir d'allure gothique a de belles pierres et la propriété s'étend jusqu'à la mer. Accueillie par la gouvernante Mrs. Ellsworth et le majordome Mr. Wrexham, tous deux très solennels, on lui confie aussitôt son costume de domestique, on lui attribue une petite chambre dans les combles et on lui ordonne de couper ses longs cheveux. Une servante doit se rendre invisible et n'avoir aucune coquetterie. Invisible… celui qui souhaiterait qu'Elise se fonde dans le décor ne connaît pas du tout le personnage ! Tout son être brille d'intelligence et de curiosité. Un caractère avide de tout, émotif, parfois théâtral, attentionné et très chaleureux.
Les premiers jours sont durs car sa famille lui manque énormément. Ce n'est pas tant les travaux qu'elle doit exécuter sans rechigner qui lui pèsent, mais plus la frontière qu'on lui impose. Il y a le monde des domestiques et celui des patrons, un univers nouveau dans lequel elle devra s'adapter sans commettre d'impairs. En réponses aux lettres de Margot, elle envoie des courriers enjoués en cachant sa tristesse et en les pimentant de ses frasques. Les extravagances d'Elise agacent beaucoup mais en font sourire d'autres, comme le vieux Art, le palefrenier, et Mr. Rivers, un homme particulièrement taciturne, conscient de son rang et de sa charge. Tyneford est un héritage lourd.
"Vous avez de la chance, Elise. Mr. Rivers appartient à une très bonne famille qui, sans être aristocratique, est néanmoins très ancienne. Vous devez essayer de ne pas décevoir la confiance qu'il place en vous, ajouta-t-elle d'un ton qui indiquait clairement qu'elle jugeait cela impossible. Je ne veux pas vous revoir ici dans une ou deux semaines parce que vous avez trouvé ce travail trop dur. Il y a un mois, une femme qui se disait comtesse, ou quelque chose de ce genre, m'a confié qu'elle n'avait jamais mis ses bas toute seule. Sans la pénurie de domestiques que nous connaissons, je l'aurais envoyée paître. Mais ce matin j'ai reçu un mot de Mrs. Forde m'assurant qu'elle n'avait jamais eu une aussi bonne femme de ménage que cette comtesse."
Passer inaperçue, ne pas faire de bruit, ne pas manifester son avis et récurer cette bâtisse sombre et vide, ne faire que ça, jusqu'au soir où elle s'écroule et s'endort bercée par les eaux… Il y a de quoi réciter tout un chapelet de jurons en allemand et en anglais… et Elise ne s'en prive pas. Face à la mer, elle peut tout crier. Et c'est ainsi, sur une salve de mauvaise humeur qu'elle rencontre pour la première fois Kit, le fils de Mr. Rivers. Kit fait des études à Cambridge et revient chez lui pour fêter ses vingt ans. le manoir va recevoir des invités pour l'occasion et connaître une animation très vive avec cette bouffée de jeunesse délurée. Tyneford assoupi, se réveille.
La guerre est très proche, les journaux annoncent de mauvaises nouvelles, Anna et Julian sont toujours à Vienne prisonniers d'une bureaucratie devenue exigeante et profiteuse, Margot a pu partir en Amérique avec son mari, et à Tyneford chacun se prépare à des temps obscurs. A travers le regard d'Elise empreint encore d'ingénuité, nous sommes témoin de cette nouvelle ère et du déclin de l'ancienne. Elle raconte Kit, leur amitié, leurs rêves, l'amour, sa vie à Tyneford, les sentiments qui la bousculent, la mer, les gens qu'elle a appris à connaître et à aimer, la présence protectrice de Mr. Rivers, son soutien indéfectible… l'attente, ses espoirs et ses désespoirs… Elle se dévoile, fière et courageuse, honnête et fidèle à l'éducation qu'elle a reçue, aimante et libre.
Les souvenirs d'une vieille dame parcourent ce tronçon de vie ; la guerre, Tyneford et deux amours… "On peut vivre plus d'une vie et aimer plus d'une fois."
.
Je vous conseille ce beau roman qui est le deuxième livre de l'auteur.
Elle situe son histoire dans le Dorset, une région qu'elle habite et qu'elle aime. Tyneford est Tyneham, un village qui a été évacué et annexé lors de la Seconde Guerre mondiale, par les armées britanniques et américaines pour implanter leur camp d'entraînement. D'un charmant village, sauvage et préservé, il est devenu un village fantôme peuplé de ruines. Avec ce livre, elle fait renaître une époque et rend hommage aux pierres du manoir élisabéthain… "…l'un des plus beaux d'Angleterre : une exquise demeure en pierre dorée du Purbeck."
Ce livre est aussi l'histoire de sa famille qu'elle évoque avec Elise et tous les autres réfugiés. Sa grand-tante Gabi Landau fut une de ces jeunes filles qui ont fui l'Europe et qui sont venues travailler en Angleterre avec un "visa d'employée de maison". Gabi avait une soeur Gerda qu'elle aimait tendrement… l'une en Angleterre, l'autre en Amérique.
Témoignages, romance, Natasha Solomons décrit de belles façons les émotions et les décors. Dés le début, elle nous invite à faire corps avec la campagne qui s'étire vers la mer. Et comme Elise, nous sommes conquis.
Les personnages qui entourent notre héroïne ont tous des personnalités affirmées. On a plaisir à les lire et on se prend d'affection pour eux. Leurs natures sont franches, originales dans la fantaisie comme dans l'austérité, et offrent à Elise la famille qu'elle a perdue.
La nostalgie a ses bonheurs et ses peines, idéaliste et concrète, les amours sont beaux, passionnés, juvéniles et matures, Elise donne un message positif, plein de force.
A la lecture, on ne peut s'empêcher de faire des rapprochements avec d'autres images… celles d'un magnifique roman d'Eva Ibbotson "Les matins d'émeraude" et celles de la passionnante série télévisée de la BBC "Downton Abbey".
Une lecture que je vous conseille…
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Au_Fil_d_Isa
  07 août 2013
Pour ouvrir cette chronique, permettez-moi de reprendre les mots du Times : il s'agit bel et bien d'une "ode à un monde disparu, profondément touchante et délicieusement romantique." L'auteure évoque d'abord le Vienne de l'entre-deux guerre. Vue à travers les yeux naïfs d'une jeune fille à l'enfance protégée, la ville est enchanteresse. Tout n'est que délicieux goûters à l'hôtel Sacher et soirées prestigieuses à l'Opéra. Il fait bon vivre dans le grand appartement bourgeois de la Dorotheegasse, entre Anna et Julian, les parents artistes, Margot, la soeur musicienne, et Hildegard, l'affectueuse gouvernante. Certes Elise n'a ni le talent ni le physique de rêve de sa mère et de sa soeur, et cela lui pèse, mais c'est la seule ombre au tableau d'une existence par ailleurs idyllique. Mais nous sommes en 1938, Hitler a annexé l'Autriche et les humiliations pleuvent sur les Juifs. Derrière les notes de musique, les bulles de champagne, les bijoux et les belles robes, l'inquiétude ronge la famille et les amis d'Elise. Il faut partir car à Vienne le danger les guette. Les visas pour l'Amérique seront faciles à obtenir pour les artistes de la famille, mais que faire d'Elise qui n'a aucun don particulier ? Une seule solution, lui obtenir un visa d'employée de maison pour aller travailler en Angleterre.
J'ignorais totalement l'existence de ces femmes qui ont pu échapper aux griffes des Nazis en renonçant à leur condition première. Imaginez comme le choc fut rude lorsqu'elles passèrent des dorures de leur propre salon aux chambres de bonne sous les toits (non chauffées en hiver, sinon ça n'est pas drôle). Travailler plus de douze heures par jour lorsqu'on a l'habitude de se faire servir, tout en se rongeant les sangs pour la famille qu'on a laissée derrière soi, il y a de quoi sombrer dans la dépression. Heureusement, Elise possède de sacrées facultés d'adaptation et un caractère bien trempé, si bien qu'elle se fait une place à Tyneford sans toutefois renier complètement qui elle était. Elle qui n'avait jamais vu la mer tombe amoureuse de ce coin de campagne anglaise, sauvage et préservé. Nous aussi, tant les descriptions, jamais ennuyeuses et toujours bien amenées, font véritablement sortir Worbarrow Bay de la page. Je vous conseille d'ailleurs, tant pour les détails géographiques qu'historiques, de lire la note de l'auteure à la fin de l'ouvrage. Natasha Solomons fait la part entre la vérité et la fiction et c'est vraiment très intéressant, après avoir vibré d'émotion avec Elise, de se dire que des gens ont vraiment vécu le même déchirement, le même déracinement. (Et je ne parle pas que des réfugiées viennoises, mais je ne peux pas vous en dire plus pour ne pas spoiler le livre.)
Si vous aimez la petite histoire au sein de la grande, ce livre est fait pour vous. Si vous aimez les récits poignants et romantiques aussi. Je l'ai refermé avec une certaine mélancolie, convaincue que Tyneford et Elise resteront longtemps dans ma mémoire. C'est ce qui fait l'étoffe des grands livres.
Lien : http://www.aufildisa.com/201..
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Bobby_The_Rasta_Lama
  31 août 2016
J'ai acheté le Manoir de Tyneford au vide-greniers, les vacances arrivaient et j'avais envie d'un peu de romantisme dans le style de Jane Austen. le résumé était plutôt prometteur - une jeune Juive de la bonne famille viennoise exilée en Angleterre à cause de la guerre qui arrive, employée comme servante en attendant les visa permettant de rejoindre sa famille aux Etats-Unis. Elle y doit comprendre qu'on peut "vivre plus q'une vie et aimer plus qu'une fois", ce qui m'a d'emblée permis d'anticiper (carrément) cette passage d'abord au fils et ensuite au père. Cela ne serait pas si grave, s'il y avait un peu plus de VIE dans cette histoire (Raison et Sentiments, je le connais par coeur, et c'est toujours aussi bien), mais au fait, ce livre tient le palmarès d'un roman le plus soporifique q' il m'a été donné d'acheter . Notamment le passage décrivant la pêche aux maquereaux; j'ai à peine trouvée la force d'éteindre, et je ne jamais aussi bien dormi.
Il y a, certes, le mystérieux manuscrit de son père caché dans l'alto, et on veut savoir de quoi il s'agit, mais on veut aussi savoir pourquoi ses parents restés à Vienne écrivent à sa soeur Margot en Amérique, mais jamais à Elise, pourquoi Kit, perdu en mer, est d'emblée déclaré comme mort et plus personne n'attend son retour ni ne cherche un renseignement sur lui, pourquoi , quand Elise reçoit une lettre de la vielle servante annonçant la mort de sa mère ne cherche pas de les contacter, et décide que son père doit, lui aussi, être mort. La trame ne tient plus que par le roman caché dans le vieil alto (qui, bourré de papier, permet étrangement à Elise de s'adonner à des longues séances de musique), mais, amis lecteurs, quelle déception qu'après la destruction de l'instrument les pages sont toutes vides, vides...
Le manoir étant réquisitionné par l'armée britannique, tout le monde va chercher fortune ailleurs sans trop rechigner et la fin de l'histoire voit Elise au bras de son mari, père de feu Kit, en 1984 à Vienne, assistant au concert de la fille de sa soeur Margot, Juliana, devenue une grande musicienne en perpétuant la tradition familiale. Je ne peux pas dire pourquoi je n'ai pas arrivé à aimer les protagonistes, à part Wrexham, le majordome, il ressemblent tous aux personnages en carton moulés à la louche.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
SylSyl   02 juin 2014
"Vous avez de la chance, Elise. Mr. Rivers appartient à une très bonne famille qui, sans être aristocratique, est néanmoins très ancienne. Vous devez essayer de ne pas décevoir la confiance qu'il place en vous, ajouta-t-elle d'un ton qui indiquait clairement qu'elle jugeait cela impossible. Je ne veux pas vous revoir ici dans une ou deux semaines parce que vous avez trouvé ce travail trop dur. Il y a un mois, une femme qui se disait comtesse, ou quelque chose de ce genre, m'a confié qu'elle n'avait jamais mis ses bas toute seule. Sans la pénurie de domestiques que nous connaissons, je l'aurais envoyée paître. Mais ce matin j'ai reçu un mot de Mrs. Forde m'assurant qu'elle n'avait jamais eu une aussi bonne femme de ménage que cette comtesse."
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sld09sld09   18 novembre 2017
Cette nuit, je rêverai de Tyneford House. Dans mon sommeil, je verrai le manoir tel qu'il était en ce premier été. Les églantines autour de la porte de service. Le cheval dans la cour qui grince des dents. L'odeur du magnolia et des embruns. Alors je me réveillerai à l'intérieur de mon rêve. Me revoici Elise. Alice se repose et tout le monde est en vie. J'ai les mains douces et blanches, sans tâches brunes. Debout sur la pelouse, j'écoute l'appel de la mer, le heurt des vagues contre les voiliers de la baie. Je cours vers la plage. Mes pieds s’enfoncent dans les galets, l'eau frappe le rivage. Le soleil brille et il y a un garçon sur la grève. Presque un homme. Un anglais. Ses pieds baignent dans l'écume. Il m'attend là, il sourit toujours, il s’apprête à m'embrasser. J'ai un goût salé sur la langue. Un goût de larmes et de longue traversée.
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Annette55Annette55   21 mars 2019
« L’air était chargé du parfum de milliers de fleurs sauvages et le soleil teignait en rose vermillon les gueules- de - loup et les digitales du jardin.
Le paysage tout entier était une palette de couleurs.Le ciel d’un bleu intense vibrait au- dessus des prairies parsemées de boutons d’or .
Au loin , la mer scintillait, de l’écume s’écrasait sur la grève .... »
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thomasbiedingerthomasbiedinger   13 septembre 2015
Plongé au cœur de la grande guerre, Elise une jeune Autrichienne juive de bonne société, fille d'une cantatrice connue et d'un écrivain célèbre, elle se retrouve obligée de fuir son pays pour se protéger de la guerre et des persécutions contre son peuple. Un livre enivrant qui nous plonge dans une confrontation entre deux mondes. Celui de la noblesse et celui où elle devient bonne de maison. Elise est une fille complexée et insolente qui va devoir mesurer combien il n'est pas facile de s'intégrer dans un monde qui n'est pas le sien. Où plutôt dirait-on entre deux mondes où elle ne trouvera jamais sa place. Grâce à son audace et sa force qui est sa volonté de retrouver sa famille, elle va tout faire pour s’intégrer en s’efforçant de respecter convenances et règles de la bonne société Britannique. Mais contre toute attente, la force du destin va l’emmener vers des rencontres inattendues et peut être même surprenantes. C'est l'histoire d'une petite fille meurtrie par l’éloignement de sa famille et de la guerre qui devra tout faire pour devenir une femme forte et combattive malgré les souffrances jusqu’à abandonner sa vraie identité au prix de son amour.


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LaForceduTempsLaForceduTemps   01 novembre 2015
Élise , rappelez-vous qu'on ne dois jamais vous voir de l'extérieur. Quand vous lavez les vitres, baissez-vous et partez si jamais vous apercevez une dame ou un monsieur dehors sur la pelouse ou la terrasse.
Si Mr Rivers entre dans la pièce, vous vous excusez, vous ramassez votre fourbi et vous sortez.

Vous devez vous rendre invisible, vous comprenez ?
- Oui, Mrs Ellsworth, je dois me rendre invisible."
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