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Sophie Mayoux (Traducteur)
ISBN : 2264035854
Éditeur : 10-18 (05/09/2002)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 787 notes)
Résumé :
" Les grands majordomes sont grands parce qu'ils ont la capacité d'habiter leur rôle professionnel, et de l'habiter autant que faire se peut ; ils ne se laissent pas ébranler par les événements extérieurs, fussent-ils surprenants, alarmants ou offensants. Ils portent leur professionnalisme comme un homme bien élevé porte son costume. C'est, je l'ai dit, une question de "dignité". " Stevens a passé sa vie à servir les autres, majordome pendant les années 1930 de l'in... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (143) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  16 juillet 2015
Ah, que j'aime les romans merveilleusement écrits… !
Quel plaisir de lire des phrases extrêmement bien construites, avec de jolis mots, des tournures stylisées mais pas trop, des sentiments nobles, de la retenue, aucune vulgarité…
Petite parenthèse : j'ai acheté ce livre l'été dernier dans un « village du livre » dans l'est de la France.
Mais qu'est-ce donc qu'un village du livre, vous demandez-vous ? (ou pas).
Ce sont généralement de petits villages dans lesquels on trouve une forte concentration de bouquinistes. Il y a huit en France et on en trouve aussi à l'étranger.
Au Pays de Galles, un de ces villages accueille plus de 35 librairies !
Bref, quand j'ai découvert que près de mon lieu de vacances il y en avait un, je suis allée y faire une razzia de romans, de polars, de classiques, de petites pépites etc...
Mais revenons à ce roman.
Mr Stevens est majordome, cela est plus qu'une profession, à ses yeux, c'est une vocation, c'est le sens de sa vie, c'est ce qui gouverne chacun de ses actes, de ses pensées.
Pendant une semaine, il va effectuer un petit voyage en voiture en Angleterre, et cela va faire rejaillir une foule de souvenirs tous liés à sa condition de majordome.
Il a servi un Lord anglais pendant plus de 35 ans et aujourd'hui, la propriété a été rachetée par un américain, lequel n'a pas les mêmes exigences ni la même façon de concevoir le rôle d'un majordome au sein d'une grande maison.
Entre souvenirs personnels et familial, anecdotes liées au service, rencontres avec des personnes influentes ou soucis dans les rapports avec les autres domestiques, Mr Stevens nous fait pénétrer son univers, ses pensées, ses failles, mais nous montre aussi sa force, sa dignité et laisse finalement apercevoir un homme derrière le majordome.
Une lecture magnifique, à la fois classique et surannée mais très touchante.
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Merik
  01 septembre 2018
Suivre un majordome anglais dans ses pensées aveuglées de dévouement envers Sa Seigneurie, prêt à disserter sur la dignité en coupant les poils qui dépassent en quatre (dans le sens de la longueur de préférence), j'aurais jamais cru que ce sujet aurait pu autant me passionner. Et pourtant, quel livre. Difficile de mettre en avant un point fort il me semble, à ce niveau cela ressemble à un petit miracle d'alchimie entre ton, style, narration et consorts. Il doit y avoir des mots pour ça, un peu galvaudé comme chef d'oeuvre, des expressions convenues comme quoi je n'en serai pas sorti indemne. Bon moi ça va, juste un début de p'tit rhume à la fin.
Mr Stevens, par contre, ne semble pas en être sorti indemne, de sa longue plongée rétrospective initiée par la traversée en Ford d'une Grande Bretagne dont on apprendra pourquoi elle est grande (si vous ne le savez pas déjà), pour retrouver des années après son ancienne intendante Miss Kenton, avec qui les interactions étaient si nombreuses, parfois vives et piquantes. Hystériques presque pourrait-on dire, surtout à l'aune de l'univers de réserve feutrée imposée par la servitude dévouée. Un Mr Stevens mis en avant par son rôle de narrateur aveugle, dont l'existence a été formatée à se mettre derrière. Derrière Sa Seigneurie, derrière sa propre vie. L'effet de mise au premier plan est ensorcelant (et oui un majordome ça pense énormément), il est difficile de quitter ce page turner introspectif à l'élégance so british, à l'émotion latente derrière la vitrine lustrée, émotion qui monte qui monte, lente et inévitable. Un superbe roman de 1989, qui ne manque pas en plus d'ancrer la petite histoire dans la grande.
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latina
  21 janvier 2018
Fichtre ! Voilà que je vais devoir prendre congé d'un authentique gentleman, rempli de dignité et peu apte au badinage, majordome d'une grande maison anglaise puis vendu « avec le lot » à un Américain s'installant en Grande-Bretagne...
J'ai nommé Mr Stevens, serviteur en tout point maitre de lui, dans tous les cas de figure, même les plus inattendus, même les plus graves, même les plus émouvants.
Ce cher Monsieur Stevens m'a totalement bluffée dès le début de sa narration, qu'il entame en 1956 lors d'un trajet effectué dans l'automobile prêtée par son maitre pour quelques jours de congé.
Il se rend à la rencontre de l'ancienne Miss Kenton, ex-intendante dans le même domaine que lui dans les années 20 et 30, et pour cela doit traverser l'Angleterre.
Sa vision des paysages verdoyants l'inspire et le révèle à lui-même, comme si ceux-ci étaient véritablement le reflet de sa propre intériorité : « C'est justement l'absence de tout caractère dramatique ou spectaculaire qui est le trait distinctif de la beauté de notre terre anglaise. Ce qui compte, c'est le calme de cette beauté, cette retenue. C'est comme si la terre connaissait sa propre beauté, sa propre grandeur, et n'éprouvait aucun besoin de les clamer ».
Car l'absence d'exclamation, l'absence d'effusion, le manque total de spontanéité caractérisent Mr Stevens. Une politesse extrême l'a modelé, ainsi qu'une loyauté à toute épreuve à l'égard de ses maîtres, en particulier de Lord Darlington, expert (ou se voulant expert) dans la politique internationale, qu'il a servi pendant plusieurs dizaines d'années. Une vie entière au service d'un maitre qu'il respecte et révère.
Dignité, maitrise de soi...Ce cher Monsieur Stevens m'a bluffée, oui, dans le sens où mon idée du majordome anglais s'est incarnée en lui d'une façon sublime, quoique discutable à plusieurs reprises.
Discutables. Ceci concerne sa relation avec son père, mais aussi et surtout avec Miss Kenton, dont je ne vous révèlerai rien. Je peux juste vous dire qu'il y aura des larmes refoulées et de la colère à peine montrée.
Une prose distillée avec componction, tout à l'opposé du badinage, mais paradoxalement éclatante dans sa simplicité et où j'ai éclaté de rire à plusieurs reprises, m'a emmenée dans cette sphère à la fois éloignée de mon monde et pourtant très proche puisqu'il s'agit de l'Homme et sa quête d'idéal.
J'ai adoré suivre Mr Stevens dans sa pérégrination laborieuse (plusieurs pannes, plusieurs conversations difficiles avec des autochtones) et dans ses souvenirs, à tel point que je peux qualifier ma lecture d'exceptionnelle. Mr Stevens est un gentleman mais Mr Stevens m'a lestement bousculée !
« le seul fait de s'éloigner en partant en voyage amène à adopter un point de vue nouveau et surprenant sur des sujets qu'on croyait avoir explorés depuis longtemps de fond en comble ».
Effectivement.
Le problème, c'est de pouvoir adapter son comportement à cette remise en question.
Ce cher Monsieur Stevens en sera-t-il capable ?
Le badinage, finalement, n'est pas « un centre d'intérêt si stupide, c'est peut-être la clé de la chaleur humaine »..., n'est-ce pas Monsieur Stevens ?

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Sylviegeo
  22 janvier 2019
Remarquable. Une écriture tout en finesse, une syntaxe parfaite, clarté, limpidité et un charme totalement maîtrisé. Discret comme son auteur, le majordome de "Les vestiges du jour" se livre au soir de sa carrière plus que de sa vie je dirais. N'est-ce pas un magistral tour de force que de pouvoir, sur plus de 200 pages, intéresser le lecteur aux réflexions d'un majordome qui revient sur ses années de service et sur son quotidien de domestique d'un aristocrate ? Il faut dire que Mr Stevens, le majordome, a servi chez un grand ! Un lord qui entre deux guerres recevait le "grand monde" chez lui dans son domaine de Darlington Hall tel Herr Ribbentrop, Chamberlain, Lord Halifax pour ne mommer que ceux là. Kazuao Ishiguro a su distiller de précieuses et très intéressantes informations sur cette société britannique de l'entre deux guerres. Ces édiles politiques, cette aristocratie qui ont flirté avec le nazisme, cet ennemi connu. L'auteur a su par le biais de l'instrospection de ce majordome sans trop d'états d'âme, nous servir un juste portrait du véritable climat social de cette période des années 1920. Mr. Stevens nous livre ses devoirs de serviteurs, son dévouement, sa compréhension de la dignité et de la loyauté toujours teinté de ce flegme tout britannique, sans conviction ou plutôt sans opinion. Il ne faut pas passer outre cette lecture ne serait-ce que pour la beauté des mots, leur éloquence, leur grâce et leur joliesse.
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Sachenka
  27 décembre 2017
M. Stevens occupe la fonction de majordome dans un château anglais dans la première moitié du 20e siècle. Attaché au service de Lord Darlington, représentant d'une des dernières vieilles familles à entretenir un train de vie dépassé et onéreux, il veille à ce que tout se déroule à la perfection. Rien de moins ! Il connaît l'emplacement de chacun des objets et les habitudes des résidents et de leurs invités. Il attache un très grande importe à la tradition et au protocole, il prend son métier – que dis-je, sa profession ! – très au sérieux. Tellement qu'il n'a pas pris de congé depuis… trop longtemps. Mais parfois méticulosité est synonyme de rigidité. Aussi, il a aussi ses idées sur la dignité. C'est ce qu'il essaie d'inculquer à la nouvelle gouvernante, Miss Kenton.
L'auteur Kazuo Ishiguro a bien rendu le climat dans un château anglais – du moins, tel que je le concevais –, l'atmosphère qui y règne, le va-et-vient des domestiques qui s'affairent (tout en veillant à rester invisibles) et qui, quoiqu'il arrive, doivent conserver leur flegme britannique. Dans ce roman, il ne se passe pas grand chose, il faut se laisser porter lentement, très lentement, par le cycle des jours et des années qui passent, au gré des réflexions de M. Stevens. de toute façon, c'est quoi cette manie de toujours vouloir aller vite ? Je ne m'épancherai pas sur les visées diplomatiques de Lord Darlington (soutenir les efforts de paix, traiter avec les Nazis !), elles ne servent qu'à mettre en valeur le travail et le caractère du personnel, et incidemment des relations entre eux, allant de l'irritation à la collaboration, en passanr par plusieurs stades intermédiaires.
Le roman a été adapté au grand écran au début des années 1990. Je l'avais vu dès sa sortie et, encore à ce jour, le souvenir en est presque intact. À la lecture de beaucoup de passages, les scènes équivalentes me revenaient à la mémoire. Il faut dire que les interprétations d'Anthony Hopkins et Emma Thompson étaient excellentes, rendant bien la relation entre M. Stevens et Miss Kenton qui ne fut pas des plus heureuses au début. Mais, avec le temps, un respect mutuel s'est développé et ça aurait pu devenir davantage si le majordome avait pris son rôle un peu moins au sérieux, oubliait de vivre sa propre vie pour la mettre au service d'un autre. C'est fou les non-dits que j'arrivais à lire dans le comportement de la gouvernante et que M. Stevens n'a pas vu – ou n'a pas voulu voir.
Les vestiges du jour, c'est aussi un roman sur le temps qui passe, et avec les moeurs et bien des traditions. C'est se rappeler comment les choses étaient avant, le bon vieux temps. Et le moins bon. Les majordomes deviennent-ils une relique d'un passé révolu ? C'est ce que l'histoire en a décidé. Dans ce cas, les occasions perdues ne semblent que plus douloureuses et, quand on se met à trop y réfléchir, on voit des tournants dans chaque incident anodin. « Mais à quoi bon s'interroger sans cesse sur ce qui serait arrivé si tel ou tel moment ait tourné tourné différemment ? » Un bon conseil, et M. Stevens doit se le rappeler à quelques reprises s'il ne souhaite pas revivre le passé et désespérer des occasions manquée. En fait, un bon conseil pour tous !
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Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
SylSyl   09 mai 2013
"En verrouillant la porte, je remarquai que Miss Kenton était toujours là à m’attendre, et je lui dis :
– J’espère que vous avez passé une bonne soirée, Miss Kenton.
– Oui, je vous remercie, Mr. Stevens.
– J’en suis ravi.
Derrière moi, le bruit des pas de Miss Kenton s’arrêta brusquement, et je l’entendis dire :
– Ne vous intéressez-vous absolument pas à ce qui s’est passé ce soir entre ma connaissance et moi, Mr. Stevens ?
– Je ne veux pas me montrer grossier, Miss Kenton, mais vraiment, je dois remonter sans attendre. C’est que les événements d’une importance mondiale ont lieu dans cette maison en ce moment même.
– Comme d’habitude, n’est-ce pas, Mr. Stevens ? Très bien ; si vous devez partir en courant, je vous dirai simplement que j’ai accepté l’offre de ma connaissance.
– Je vous demande pardon, Miss Kenton ?
– Sa demande en mariage.
– Ah oui, Miss Kenton ? Dans ce cas, permettez-moi de vous présenter mes félicitations.
– Merci, Mr. Stevens. Bien sûr, j’effectuerai volontiers mon préavis…
– Je ferai de mon mieux pour assurer votre remplacement le plus tôt possible, Miss Kenton. Et maintenant, si vous voulez bien m’excuser, je dois retourner là-haut…
– Mr. Stevens.
Je me retournais à nouveau. Elle n’avait pas bougé…
… Ce fut donc quelques minutes à peine après ma brève rencontre avec Miss Kenton que je me retrouvai de nouveau dans le couloir… En arrivant près de la porte de Miss Kenton, je vis à la lumière qui filtrait tout autour qu’elle était toujours là. Et c’est ce moment-là, j’en suis maintenant sûr, qui est resté gravé de façon si durable dans ma mémoire, ce moment où je me suis arrêté dans la pénombre du couloir, le plateau dans les mains, une conviction de plus en plus forte se faisant jour en moi : à quelques mètres de là, de l’autre côté de la porte, Miss Kenton pleurait."
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Gwen21Gwen21   15 janvier 2017
- Pardonnez ma curiosité, monsieur, demanda Mr. Andrews, mais quelle sorte d'homme est Mr. Eden ? Je veux dire, au niveau personnel. J'ai toujours eu l'impression que c'était un chic type. Le genre à parler volontiers avec n'importe qui, haut placé ou humble, riche ou pauvre. Est-ce que j'ai raison, monsieur ?
- Dans l'ensemble, à mon avis, c'est une description exacte. Cela dit, je n'ai pas vu Mr. Eden depuis des années, et il se peut que les charges qu'il a dû assumer l'aient beaucoup changé. J'ai constaté que la vie publique pouvait changer les gens en quelques années au point de les rendre méconnaissables.
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SachenkaSachenka   23 décembre 2017
Mais à quoi bon s'interroger sans cesse sur ce qui serait arrivé si tel ou tel moment ait tourné différemment? Sans doute de telles spéculations pourraient-elles conduire à la folie. En tout cas, on peut bien parler de "tournants", mais ce n'est que rétrospectivement qu'on peut les identifier. Naturellement, quand on regarde en arrière aujourd'hui, ces circonstances peuvent revêtir l'apparence de moments cruciaux, d'un grand prix ; mais évidemment, à l'époque, on n'avait pas cette impression.
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GuylaineGuylaine   03 décembre 2017
Les grands majordomes sont grands parce qu'ils ont la capacité d'habiter leur rôle professionnel, et de l'habiter autant que faire se peut ; ils ne se laissent pas ébranler par les événements extérieurs, fussent-ils surprenants, alarmants ou offensants. Ils portent leur professionnalisme comme un homme bien élevé porte son costume : il ne laissera ni des malfaiteurs ni les circonstances le lui arracher sous les yeux du public ; il s'en défera au moment où il désirera le faire, et uniquement à ce moment, c'est-à-dire, invariablement, lorsqu'il se trouvera entièrement seul. C'est, je l'ai déjà dit, une question de "dignité".
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lafilledepassagelafilledepassage   03 mai 2018
- Mon Dieu, Stevens. Vous m’avez fait un choc. Je croyais que ça commençait à s’agiter un peu, là-bas.
- Je suis vraiment désolé, monsieur. Mais en fait, je suis chargé de vous dire quelque chose.
- Mon Dieu, sérieusement, vous m’avez fait une belle peur.
- Si vous me permettez d’en venir tout de suite au fait, monsieur. Vous remarquez ces oies, non loin de nous.
- Des oies ? » il regarda de tous les côtés, l’air un peu ahuri. « Ah oui. En effet, ce sont des oies.
- Ainsi que les fleurs et les arbustes. Ce n’est pas, en fait, la meilleure période de l’année pour les voir dans toute leur splendeur, mais vous pouvez vous douter, monsieur, qu’à l’arrivée du printemps, ce lieu tout entier sera l’objet d’un changement – un changement d’un genre bien particulier.
- Oui, je suis certain que le parc, actuellement, n’est pas aussi beau qu’il pourrait l’être.
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Videos de Kazuo Ishiguro (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kazuo Ishiguro
La librairie a présenté son "coup de coeur" dans le cadre de l'émission de RTL "Les Livres ont la Parole" le 12 avril 2015. Gaëtane a évoqué "Le Géant Enfoui" de Kazuo Ishiguro.
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