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ISBN : 2072406943
Éditeur : Gallimard (14/11/2017)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 599 notes)
Résumé :
Majordome méticuleux, Mr Stevens parcourt la campagne anglaise en automobile. Le ton sur lequel il nous livre ses souvenirs et ses réflexions sur la dignité de sa fonction est, à l'image de son attitude vis-à-vis des événements, parfaitement retenu. Au gré des sous-entendus d'une langue délicieusement fluide et subtile, Ishiguro dresse, au-delà du portrait de toute une classe en déclin, le bilan d'une vie a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (104) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  16 juillet 2015
Ah, que j'aime les romans merveilleusement écrits… !
Quel plaisir de lire des phrases extrêmement bien construites, avec de jolis mots, des tournures stylisées mais pas trop, des sentiments nobles, de la retenue, aucune vulgarité…
Petite parenthèse : j'ai acheté ce livre l'été dernier dans un « village du livre » dans l'est de la France.
Mais qu'est-ce donc qu'un village du livre, vous demandez-vous ? (ou pas).
Ce sont généralement de petits villages dans lesquels on trouve une forte concentration de bouquinistes. Il y a huit en France et on en trouve aussi à l'étranger.
Au Pays de Galles, un de ces villages accueille plus de 35 librairies !
Bref, quand j'ai découvert que près de mon lieu de vacances il y en avait un, je suis allée y faire une razzia de romans, de polars, de classiques, de petites pépites etc...
Mais revenons à ce roman.
Mr Stevens est majordome, cela est plus qu'une profession, à ses yeux, c'est une vocation, c'est le sens de sa vie, c'est ce qui gouverne chacun de ses actes, de ses pensées.
Pendant une semaine, il va effectuer un petit voyage en voiture en Angleterre, et cela va faire rejaillir une foule de souvenirs tous liés à sa condition de majordome.
Il a servi un Lord anglais pendant plus de 35 ans et aujourd'hui, la propriété a été rachetée par un américain, lequel n'a pas les mêmes exigences ni la même façon de concevoir le rôle d'un majordome au sein d'une grande maison.
Entre souvenirs personnels et familial, anecdotes liées au service, rencontres avec des personnes influentes ou soucis dans les rapports avec les autres domestiques, Mr Stevens nous fait pénétrer son univers, ses pensées, ses failles, mais nous montre aussi sa force, sa dignité et laisse finalement apercevoir un homme derrière le majordome.
Une lecture magnifique, à la fois classique et surannée mais très touchante.
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latina
  21 janvier 2018
Fichtre ! Voilà que je vais devoir prendre congé d'un authentique gentleman, rempli de dignité et peu apte au badinage, majordome d'une grande maison anglaise puis vendu « avec le lot » à un Américain s'installant en Grande-Bretagne...
J'ai nommé Mr Stevens, serviteur en tout point maitre de lui, dans tous les cas de figure, même les plus inattendus, même les plus graves, même les plus émouvants.
Ce cher Monsieur Stevens m'a totalement bluffée dès le début de sa narration, qu'il entame en 1956 lors d'un trajet effectué dans l'automobile prêtée par son maitre pour quelques jours de congé.
Il se rend à la rencontre de l'ancienne Miss Kenton, ex-intendante dans le même domaine que lui dans les années 20 et 30, et pour cela doit traverser l'Angleterre.
Sa vision des paysages verdoyants l'inspire et le révèle à lui-même, comme si ceux-ci étaient véritablement le reflet de sa propre intériorité : « C'est justement l'absence de tout caractère dramatique ou spectaculaire qui est le trait distinctif de la beauté de notre terre anglaise. Ce qui compte, c'est le calme de cette beauté, cette retenue. C'est comme si la terre connaissait sa propre beauté, sa propre grandeur, et n'éprouvait aucun besoin de les clamer ».
Car l'absence d'exclamation, l'absence d'effusion, le manque total de spontanéité caractérisent Mr Stevens. Une politesse extrême l'a modelé, ainsi qu'une loyauté à toute épreuve à l'égard de ses maîtres, en particulier de Lord Darlington, expert (ou se voulant expert) dans la politique internationale, qu'il a servi pendant plusieurs dizaines d'années. Une vie entière au service d'un maitre qu'il respecte et révère.
Dignité, maitrise de soi...Ce cher Monsieur Stevens m'a bluffée, oui, dans le sens où mon idée du majordome anglais s'est incarnée en lui d'une façon sublime, quoique discutable à plusieurs reprises.
Discutables. Ceci concerne sa relation avec son père, mais aussi et surtout avec Miss Kenton, dont je ne vous révèlerai rien. Je peux juste vous dire qu'il y aura des larmes refoulées et de la colère à peine montrée.
Une prose distillée avec componction, tout à l'opposé du badinage, mais paradoxalement éclatante dans sa simplicité et où j'ai éclaté de rire à plusieurs reprises, m'a emmenée dans cette sphère à la fois éloignée de mon monde et pourtant très proche puisqu'il s'agit de l'Homme et sa quête d'idéal.
J'ai adoré suivre Mr Stevens dans sa pérégrination laborieuse (plusieurs pannes, plusieurs conversations difficiles avec des autochtones) et dans ses souvenirs, à tel point que je peux qualifier ma lecture d'exceptionnelle. Mr Stevens est un gentleman mais Mr Stevens m'a lestement bousculée !
« le seul fait de s'éloigner en partant en voyage amène à adopter un point de vue nouveau et surprenant sur des sujets qu'on croyait avoir explorés depuis longtemps de fond en comble ».
Effectivement.
Le problème, c'est de pouvoir adapter son comportement à cette remise en question.
Ce cher Monsieur Stevens en sera-t-il capable ?
Le badinage, finalement, n'est pas « un centre d'intérêt si stupide, c'est peut-être la clé de la chaleur humaine »..., n'est-ce pas Monsieur Stevens ?

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Sachenka
  27 décembre 2017
M. Stevens occupe la fonction de majordome dans un château anglais dans la première moitié du 20e siècle. Attaché au service de Lord Darlington, représentant d'une des dernières vieilles familles à entretenir un train de vie dépassé et onéreux, il veille à ce que tout se déroule à la perfection. Rien de moins ! Il connaît l'emplacement de chacun des objets et les habitudes des résidents et de leurs invités. Il attache un très grande importe à la tradition et au protocole, il prend son métier – que dis-je, sa profession ! – très au sérieux. Tellement qu'il n'a pas pris de congé depuis… trop longtemps. Mais parfois méticulosité est synonyme de rigidité. Aussi, il a aussi ses idées sur la dignité. C'est ce qu'il essaie d'inculquer à la nouvelle gouvernante, Miss Kenton.
L'auteur Kazuo Ishiguro a bien rendu le climat dans un château anglais – du moins, tel que je le concevais –, l'atmosphère qui y règne, le va-et-vient des domestiques qui s'affairent (tout en veillant à rester invisibles) et qui, quoiqu'il arrive, doivent conserver leur flegme britannique. Dans ce roman, il ne se passe pas grand chose, il faut se laisser porter lentement, très lentement, par le cycle des jours et des années qui passent, au gré des réflexions de M. Stevens. de toute façon, c'est quoi cette manie de toujours vouloir aller vite ? Je ne m'épancherai pas sur les visées diplomatiques de Lord Darlington (soutenir les efforts de paix, traiter avec les Nazis !), elles ne servent qu'à mettre en valeur le travail et le caractère du personnel, et incidemment des relations entre eux, allant de l'irritation à la collaboration, en passanr par plusieurs stades intermédiaires.
Le roman a été adapté au grand écran au début des années 1990. Je l'avais vu dès sa sortie et, encore à ce jour, le souvenir en est presque intact. À la lecture de beaucoup de passages, les scènes équivalentes me revenaient à la mémoire. Il faut dire que les interprétations d'Anthony Hopkins et Emma Thompson étaient excellentes, rendant bien la relation entre M. Stevens et Miss Kenton qui ne fut pas des plus heureuses au début. Mais, avec le temps, un respect mutuel s'est développé et ça aurait pu devenir davantage si le majordome avait pris son rôle un peu moins au sérieux, oubliait de vivre sa propre vie pour la mettre au service d'un autre. C'est fou les non-dits que j'arrivais à lire dans le comportement de la gouvernante et que M. Stevens n'a pas vu – ou n'a pas voulu voir.
Les vestiges du jour, c'est aussi un roman sur le temps qui passe, et avec les moeurs et bien des traditions. C'est se rappeler comment les choses étaient avant, le bon vieux temps. Et le moins bon. Les majordomes deviennent-ils une relique d'un passé révolu ? C'est ce que l'histoire en a décidé. Dans ce cas, les occasions perdues ne semblent que plus douloureuses et, quand on se met à trop y réfléchir, on voit des tournants dans chaque incident anodin. « Mais à quoi bon s'interroger sans cesse sur ce qui serait arrivé si tel ou tel moment ait tourné tourné différemment ? » Un bon conseil, et M. Stevens doit se le rappeler à quelques reprises s'il ne souhaite pas revivre le passé et désespérer des occasions manquée. En fait, un bon conseil pour tous !
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Gwen21
  15 janvier 2017
Considéré par nos voisins britanniques comme l'un des must de leur patrimoine littéraire, j'avais depuis longtemps le projet de découvrir "Les vestiges du jour" autrement que par la superbe adaptation cinématographique de James Ivory (l'un de mes réalisateurs favoris) avec Emma Thompson (l'une de mes actrices favorites) en tête d'affiche.
C'est désormais chose faite.
A travers le "périple" en automobile dans la campagne anglaise de Mr. Stevens, le majordome plein de dignité de Darlington Hall - l'une de ces demeures aristocratiques anglaises qui n'ont plus de secret pour le grand public depuis la série Downton Abbey -, le lecteur est invité à pénétrer les souvenirs du vieil homme et à entrer ainsi dans la coulisse où s'activaient sans relâche les dizaines de domestiques nécessaires à l'entretien et à l'activité d'une telle maisonnée.
Des poignantes réminiscences tout en nostalgie et en servile fidélité de Mr. Stevens surgissent les enjeux non seulement sociaux mais aussi politiques d'une telle agitation, ou plutôt d'un tel ordonnancement. Si l'Europe continentale a jamais été réputée pour la rigueur de ses étiquettes protocolaires, les traditions anglaises en la matière, soigneusement répercutées dans chaque demeure de gentleman-farmer, squire, baronnet ou lord de l'Empire britannique, n'avaient rien à leur envier.
Par le prisme de Mr. Stevens, c'est toute la mentalité anglaise qui se dévoile pour ainsi dire : le fameux sang-froid (ou "dignité"), le sens de l'honneur (sauce "Shakespeare"), l'humour (à servir froid) et les préjugés (pour assaisonner). Au-delà de ce décor d'office et de cuisine, c'est également le portrait touchant d'un homme qui passe innocemment à côté de sa vie d'homme ; une existence consacrée à son "maître" et qui éclipse d'elle-même les émotions annexes telles que la séduction, la tendresse et l'épanouissement personnel.
Malgré quelques longueurs - notamment sur les considérations de Mr. Stevens quant à son niveau de "dignité" -, on se prend très aisément au jeu et on goûte le style collet-monté, le contexte de l'entre-deux-guerres et l'imagerie marquante de cette horde de subalternes affairée de l'aube au coucher du soleil, telle une ruche en perpétuelle révolution.
Une belle lecture qui, je le pense, me marquera durablement.

Challenge MULTI-DÉFIS 2017
Challenge ABC 2016 - 2017
Challenge ATOUT PRIX 2016 - 2017
Challenge BBC
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Allantvers
  03 novembre 2017
Magnifique et bouleversante confession d'un homme qui, pour l'amour d'un père et la volonté d'approcher, par une perception trompeuse de la dignité, le moyeu de la roue du monde que font tourner les grands hommes, sera passé à côté de l'essentiel de sa vie : amour raté, monde incompris, valeurs dépassées, mais la noble satisfaction toutefois d'avoir tenu son rang.
La langue est somptueuse, l'atmosphère de vieille demeure et de haute aristocratie envoûtante, la construction d'une extrême finesse en allers-retours successifs entre passé et présent, au fil desquels se dévoile peu à peu la sensibilité d'un homme derrière sa raideur compassée. le contexte historique est fascinant, toutes les scènes entre Mr Spencer et Miss Kenton sont d'une justesse parfaite jusqu'à leur dernière rencontre qui tire des larmes.
Les vestiges du jour aura été pour moi un très grand moment de lecture qui justifie pleinement le récent Nobel accordé à l'auteur, et me fait revisiter avec un autre oeil Auprès de moi toujours que j'avais moins apprécié.
Un grand merci à Gwen21 pour cette découverte.
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
SylSyl   09 mai 2013
"En verrouillant la porte, je remarquai que Miss Kenton était toujours là à m’attendre, et je lui dis :
– J’espère que vous avez passé une bonne soirée, Miss Kenton.
– Oui, je vous remercie, Mr. Stevens.
– J’en suis ravi.
Derrière moi, le bruit des pas de Miss Kenton s’arrêta brusquement, et je l’entendis dire :
– Ne vous intéressez-vous absolument pas à ce qui s’est passé ce soir entre ma connaissance et moi, Mr. Stevens ?
– Je ne veux pas me montrer grossier, Miss Kenton, mais vraiment, je dois remonter sans attendre. C’est que les événements d’une importance mondiale ont lieu dans cette maison en ce moment même.
– Comme d’habitude, n’est-ce pas, Mr. Stevens ? Très bien ; si vous devez partir en courant, je vous dirai simplement que j’ai accepté l’offre de ma connaissance.
– Je vous demande pardon, Miss Kenton ?
– Sa demande en mariage.
– Ah oui, Miss Kenton ? Dans ce cas, permettez-moi de vous présenter mes félicitations.
– Merci, Mr. Stevens. Bien sûr, j’effectuerai volontiers mon préavis…
– Je ferai de mon mieux pour assurer votre remplacement le plus tôt possible, Miss Kenton. Et maintenant, si vous voulez bien m’excuser, je dois retourner là-haut…
– Mr. Stevens.
Je me retournais à nouveau. Elle n’avait pas bougé…
… Ce fut donc quelques minutes à peine après ma brève rencontre avec Miss Kenton que je me retrouvai de nouveau dans le couloir… En arrivant près de la porte de Miss Kenton, je vis à la lumière qui filtrait tout autour qu’elle était toujours là. Et c’est ce moment-là, j’en suis maintenant sûr, qui est resté gravé de façon si durable dans ma mémoire, ce moment où je me suis arrêté dans la pénombre du couloir, le plateau dans les mains, une conviction de plus en plus forte se faisant jour en moi : à quelques mètres de là, de l’autre côté de la porte, Miss Kenton pleurait."
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Gwen21Gwen21   15 janvier 2017
- Pardonnez ma curiosité, monsieur, demanda Mr. Andrews, mais quelle sorte d'homme est Mr. Eden ? Je veux dire, au niveau personnel. J'ai toujours eu l'impression que c'était un chic type. Le genre à parler volontiers avec n'importe qui, haut placé ou humble, riche ou pauvre. Est-ce que j'ai raison, monsieur ?
- Dans l'ensemble, à mon avis, c'est une description exacte. Cela dit, je n'ai pas vu Mr. Eden depuis des années, et il se peut que les charges qu'il a dû assumer l'aient beaucoup changé. J'ai constaté que la vie publique pouvait changer les gens en quelques années au point de les rendre méconnaissables.
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GuylaineGuylaine   03 décembre 2017
Les grands majordomes sont grands parce qu'ils ont la capacité d'habiter leur rôle professionnel, et de l'habiter autant que faire se peut ; ils ne se laissent pas ébranler par les événements extérieurs, fussent-ils surprenants, alarmants ou offensants. Ils portent leur professionnalisme comme un homme bien élevé porte son costume : il ne laissera ni des malfaiteurs ni les circonstances le lui arracher sous les yeux du public ; il s'en défera au moment où il désirera le faire, et uniquement à ce moment, c'est-à-dire, invariablement, lorsqu'il se trouvera entièrement seul. C'est, je l'ai déjà dit, une question de "dignité".
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SachenkaSachenka   23 décembre 2017
Mais à quoi bon s'interroger sans cesse sur ce qui serait arrivé si tel ou tel moment ait tourné différemment? Sans doute de telles spéculations pourraient-elles conduire à la folie. En tout cas, on peut bien parler de "tournants", mais ce n'est que rétrospectivement qu'on peut les identifier. Naturellement, quand on regarde en arrière aujourd'hui, ces circonstances peuvent revêtir l'apparence de moments cruciaux, d'un grand prix ; mais évidemment, à l'époque, on n'avait pas cette impression.
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SAINT-JAMESSAINT-JAMES   11 mai 2016
Montrez-moi le volume que vous tenez, je vous en prie, Mr. Stevens, dit Miss Kenton tout en continuant d’avancer, et je vous laisserai aux plaisirs de votre lecture. Qu’est-ce que vous pouvez donc bien vouloir ainsi dissimuler ?
─ Miss Kenton, que vous découvriez ou non le titre de ce volume, cela n’a pour moi pas la moindre importance. Mais sur le plan des principes, je proteste contre votre intrusion dans ma vie privée.
─ Je me demande… est-ce un volume parfaitement respectable, Mr. Stevens, ou avez-vous entrepris de me protéger de ses effets répréhensibles ?
Elle arriva alors jusqu’à moi, et tout à coup, l’atmosphère se modifia singulièrement ─ presque comme si nous avions, tous les deux, été projetés subitement jusqu’à un mode d’existence radicalement autre. Je crains qu’il ne soit difficile de décrire clairement ce que j’entends par là. Tout ce que je peux dire, c’est qu’autour de nous, tout s’immobilisa subitement ; il me sembla que l’attitude de Miss Kenton se modifiait aussi, et tout aussi rapidement ; son expression était empreinte d’une gravité étrange, et j’eus l’impression qu’elle aussi avait peur.
« Je vous en prie, Mr. Stevens, laissez-moi voir votre livre.
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Videos de Kazuo Ishiguro (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kazuo Ishiguro
Kazuo Ishiguro, entretien avec Florent Georgesco .Kazuo Ishiguro est né au Japon en 1954. Il suit son père en Angleterre et y réside à partir de 1960. Ses parents, ne pensant y rester que temporairement, préparent l'enfant à poursuivre son existence au Japon. Ce retour ne se fit pas. Ishiguro suit des études de littérature dans les universités du Kent et d'East Anglia. Il est l?auteur entre autre de : Lumière pâle sur les collines, Un artiste du monde flottant (Whitbread Award, 1986), Les Vestiges du jour (Booker Prize, 1989), L?Inconsolé et Quand nous étions orphelins. Auprès de moi toujours prend place parmi les ?uvres déjà classiques de Ishiguro. Ses livres sont traduits en plus de trente langues.
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