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René de Ceccatty (Traducteur)Ryôji Nakamura (Traducteur)
EAN : 9782869306356
177 pages
Éditeur : Payot et Rivages (17/03/1993)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 25 notes)
Résumé :

Durant deux mois de l'année 1915, Sôseki raconte au jour le jour sa vie d'écrivain, avec les troublantes réminiscences et obsessions qui ont hanté son oeuvre. Plus qu'un journal intime, ce récit autobiographique, écrit entre deux crises d'ulcère, dont la dernière devait l'emporter un an plus tard, est une rêverie où les anecdotes poétiques alternent avec des réflexions profondes et brillante... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
polarjazz
  27 juin 2017
Je ne connais pas cet auteur japonais. Il est assez ambigu jusque dans son écriture. J'ai aimé le titre " à travers la vitre". L'accroche m'a convaincu puis l'intérêt s'est réduit au fur et à mesure de la lecture. le jeu entre l'écriture et les souvenirs n'a pas fonctionné. J'ai trouvé le texte plat et sans musicalité malgré quelques passages (notamment les haïkus) venant atténuer ses défauts. C'est regrettable.
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tynod
  16 septembre 2017
Une des dernières oeuvres de Natsumé Sôseki.
Le grand écrivain japonais,fatigué, peu mobile, note, à son bureau, des anecdotes croustillantes, des souvenirs éparpillés,des réflexions philosophiques.
Un court récit qui pourrait paraître insipide et sans intérêt, sans le talent et l'intelligence du célèbre romancier.
Une parenthèse agréable entre deux romans de la rentrée littéraire.
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isuire
  14 mars 2011
Petite déception sur ce livre. Certes, le style est magnifique et Sôseki sait comme personne décrire ces petits riens qui font le quotidien. Mais je l'ai trouvé malgré tout moins inspiré que dans les sublimes « La porte » ou « Je suis un chat », pour ne citer qu'eux.
La fait qu'il s'agisse d'un journal entrave aussi un peu la fluidité de l'ensemble, le thème abordé par l'auteur pouvant changer du tout au tout entre deux chapitres. Cela n'est d'ailleurs pas forcément une critique, mais c'est vrai que je préfère quand il y a une vraie unité dans l'histoire.
J'ai malgré tout passé un excellent moment de lecture, plein de charme et de poésie !
Lien : http://missplumette.canalblo..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
art-bsurdeart-bsurde   23 février 2014
Elle avait le cœur si profondément déchiré qu'elle était inguérissable. En même temps, cette blessure, transformée en un beau souvenir que les gens ordinaires ne pourraient jamais éprouver, rendait son visage radieux. Elle désirait garder éternellement au fond d'elle-même cette beauté comme un joyau. Le malheur voulait que cette beauté fut la blessure même qui la faisait souffrir plus que la mort. Les deux éléments étaient indissociables comme le recto et le verso d'une feuille de papier.
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polarjazzpolarjazz   27 juin 2017
Mon attitude à l'égard d'autrui vient d'abord de l'expérience qui jusqu'ici a été la mienne. Puis elle est liée aux circonstances et à l'environnement. Et enfin, ceci est ambigu, l'intuition que j'ai reçue du ciel tient également sa petite part. Ainsi, tantôt, je suis dupe des autres, tantôt je les dupe, et plus rarement je leur accorde un juste rôle.
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isuireisuire   14 mars 2011
Une brise agitait de temps à autre les feuilles longues de l'orchidée en pot. Dans les branches du jardin, par intermittence, les rossignols chantaient maladroitement. A force de rester assis tous les jours, derrière la vitre, j'avais cru que c'était toujours l'hiver, mais le printemps commençait à remuer mon coeur.
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KotoMalhabileKotoMalhabile   30 août 2019
On doit se dire : “Maintenant c’est mon tour.” Vous ne croyez-pas ?
- Apparemment non.
- Pourquoi ?
- Parce qu’il semble qu’on soit dominé par la psychologie inverse. On doit se dire : “Lui bien sûr, il est tombé. Mais moi, je ne crains rien.” C’est sans doute grâce à cet état d’esprit que nous gardons un calme relatif. Et pour cause. Tout le monde est vivant jusqu’à sa mort.
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KotoMalhabileKotoMalhabile   30 août 2019
Si, en ce monde, un dieu omniscient et omnipotent existait, je m’agenouillerais devant lui, le priant de m’offrir une intuition si claire qu’il ne demeurerait pas en moi une ombre de doute et de me délivrer de ces tourments. Ou encore je le prierais de métamorphoser toutes ces personnes opaques qui me font face, en des êtres transparents et honnêtes, et de me procurer ainsi un bonheur tel que mon âme et la leur soit en totale harmonie. En ce moment, je suis si bête que je n’ai qu’une alternative : je suis trompé par les autres ou ma méfiance est si grande que je ne peux pas accepter autrui. Je suis au comble de l’inquiétude, de l’opacité et du désagrément. Si cela doit durer toute une vie, combien l’homme est malheureux !
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Video de Natsume Soseki (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Natsume Soseki
Bonjour et bienvenue dans le monde de notre Vie Intérieure. Nous parlons aujourd?hui de la mort?
« Il cessa de pleurer, et, le visage tourné vers le mur, il se mit à réfléchir, l?esprit obsédé par cette unique pensée : Pourquoi, pourquoi cette chose épouvantable ? Mais quoi qu?il fît, il ne trouvait aucune réponse. Et quand l?idée qu?il n?avait pas vécu comme on doit vivre se dressait devant lui, il chassait cette idée bizarre en se rappelant aussitôt la parfaite correction de son existence. Presque toujours le visage tourné vers le mur, il souffrait, seul, de ses souffrances insolubles, il se plongeait, seul, dans ses pensées insolubles. « Qu?est-ce donc ? Est-ce vraiment la mort ? » Et la voix intérieure répondait : « Oui, c?est la mort ». ? « Mais pourquoi ces souffrances ? » Et la voix intérieure répondait : « Comme ça, pour rien. » Tolstoï, La mort d?Ivan Illitch.
Comme tous les êtres vivants, nous allons mourir un jour. Mais à la différence des autres êtres vivants, nous en sommes conscients. Ce qui fait dire à Woody Allen : « Depuis que les humains se savent mortels, ils ont du mal à être tout à fait décontractés ». Alors, pour nous décontracter, nous nous efforçons de ne pas trop y penser : « L?homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée », écrit Paul Valéry.
Mais la mort parfois nous tire par la manche. Nous sommes impliqués de loin, par la disparition d?une connaissance ou d?une célébrité ; nous sommes en présence du corps sans vie d?un ami, près d?un cercueil, à côté d?une tombe? Ou, plus déstabilisant encore, nous sommes impliqués dans notre propre chair, au travers d?une maladie menaçante diagnostiquée chez nous.
Alors, nos illusions s?envolent. le temps de l?insouciance et des fausses croyances est terminé : nous ne pouvons plus faire comme s?il nous restait un temps illimité à vivre. Non, le temps qu?il nous reste n?est pas illimité. Pire, il est incertain, et peut-être serons-nous morts demain.
Face à la mort et au cortège de peurs qu?elle pousse devant elle, c?est notre vie intérieure qui peut nous donner force et lucidité. Sans un salutaire travail de l?âme, notre crainte de la mort influence et parasite notre vie. Les recherches scientifiques ont montré qu?en activant la peur de la mort, on pousse les humains à plus de matérialisme, plus d?égoïsme, plus de rigidité psychologique. A l?inverse, s?entraîner à un abord lucide, apaisé et réaliste, de l?idée de sa mort apporte peu à peu une forme d?apaisement et d?équanimité, envers une perspective qui ne réjouit, tout de même, personne ! C?était le conseil de Montaigne : « Otons-lui l'étrangeté, pratiquons-la, accoutumons-la, n'ayons rien si souvent en la tête que la mort. »
Alors, de notre mieux, accueillons les irruptions de la mort dans nos vies : devant les faire-part de décès, à l?écoute du glas de l?église voisine? Immobilisons-nous, et laissons toutes les images, les pensées et les souvenirs liés à la mort se répandre en nous ; efforçons-nous, simplement, de rester reliés à notre respiration, au souffle de la vie en nous et autour de nous.
Rendons-nous, de temps en temps, dans les cimetières ; prenons le temps d?y marcher dans les allées, de nous y asseoir ; et là encore, sans rien chercher, sans rien poursuivre, laissons-nous habiter par ces instants, observons cet environnement de vie et de mort mêlés. Restons là, à écouter le chant des oiseaux, le pas des visiteurs sur le gravier? J?ai souvent fait cet exercice avec certains de mes patients qui souffraient d?une anxiété de la mort, et nous en avons gardé, eux et moi, des souvenirs d?expériences très fortes, et paradoxalement très douces.
Connaissez-vous ce haïku du poète japonais Natsume Sôseki ? « Sans savoir pourquoi / J?aime ce monde / Où nous venons pour mourir. ». le contraire de la mort, c?est la naissance. Nous sommes entrés, nous allons sortir. Et entre les deux il y a la vie. Vous ne trouvez pas qu?elle est belle ?
À demain, et ne perdez jamais le lien? avec vous-même.
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