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EAN : 9782258105461
324 pages
Éditeur : Les Presses De La Cite (21/08/2014)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Septembre 2001. Alors que les Twin Towers viennent d'être attaquées à New York, un autre drame, plus intime, se joue à Tombstone, en Arizona. Debbie, la mère de Justin St. Germain, est retrouvée morte dans sa caravane, le corps criblé de balles. Son cinquième mari, Ray, est introuvable.
Dix ans plus tard, Justin revient sur ce tragique événement, redécouvrant les paysages désolés de son enfance et ceux qui les ont peuplés, fouillant le passé pour tenter de co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
gonewiththegreen
  04 mars 2018
Son of a gun est un récit autobiographique . Justin Saint Germain nous raconte la mort de sa mère, tuée par balles tout près de Tombstone , ville de l'Arizona célèbre pour sa fusillade à OK Corral et symbole du wild far west.
Ce récit est en deux parties : la première se déroule au moment du meurtre et la seconde huit ans après , où l'auteur revient à Tombstone et retrace le cours de la vie de sa mère. Si il y a un doute policier dans ce livre , il est très anecdotique , l'auteur le dit lui même : Il sait comment sa mère est morte , il ne sait pas pourquoi.
Pourquoi lire Son of a gun ? Pour l'histoire de Justin ? Peut être .
Pour une vision non édulcorée des USA ? Assurément !
On est bien loin des chansons de Noël à la con dont nous abreuvent les américains , on est loin du rêve , loin de la liberté .
On est au pays des armes , dont le thème est omniprésent ici et pour ma part bien traitée sans vision manichéenne de la question .
On est au pays des habitants du désert, des désespérés qui fuient la société et vivent dans des villes fantômes, un peu comme dans Satan dans le désert de l'excellent Boston Terran.
La came , les armes à feu , l'alcool sont omniprésents.
On est aussi au pays de Wyatt Earp , l'un des plus célèbres héro du far west et protagoniste de la fusillade de Tombstone et qui 112 après joue encore un role fondamental dans ce coin béni des USA, enfin béni pour les crotales !
L'auteur se pose beaucoup de questions pour trouver le pourquoi du décès de sa maman. A travers ses questions , il nous montre son Amérique , celle de son quotidien.
Un livre , qui sans être une surprise pour moi, revêt un grand intérêt pour comprendre une société à la dérive.
PS : le parallèle entre la Californie, ou plutôt San Francisco, et l'Arizona est aussi saisissant.
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MarianneL
  09 juin 2014
Dans ce premier roman autobiographique, publié en 2013 (à paraître en France fin août 2014 aux Presses de la Cité, avec une traduction de Santiago Artozqui), l'Américain Justin St. Germain évoque la vie et le décès brutal de sa mère. Quelques jours après les attentats du 11 septembre 2001, elle fut retrouvée morte dans son mobil home de Gleeson, petite bourgade fantôme à proximité de Tombstone, tuée par arme à feu sans doute par son cinquième mari Ray, un ancien flic aux yeux mornes et à la voix traînante, et qui demeurât introuvable après les faits.
Une décennie plus tard, le retour en arrière s'impose à lui, alors que l'auteur, maintenant trentenaire, sent sa vie qui s'effrite ; il va donc exhumer les souvenirs profondément enfouis, refaire le parcours pour tenter de comprendre, digérer la rage envers l'assassin, envers sa mère morte et sa vie d'écervelée, envers son impuissance à n'être rien d'autre qu'un homme en colère, un inutile de plus, dans une société ou les conflits se résolvent par le feu des pistolets, héritage direct des pionniers du Far West et de Wyatt Earp, célébrité qui a assuré la renommée de Tombstone.
«Cela fait maintenant dix ans qu'elle est morte et il ne reste d'elle que quelques reliques et mes souvenirs douteux. J'en sais plus sur Wyatt Earp que sur ma mère.»
Peinture intéressante, bien que sans surprises, d'une Amérique blanche démunie, à travers la vie fragile d'une femme instable, très loin des rêves des pionniers de l'Ouest américain, - une vie marquée par des divorces multiples, des changements d'emplois et des déménagements incessants, où cette femme ne peut compter que sur elle-même pour rebondir -, roman ambigu sur les armes à feu, révélateur de l'abime qui sépare sur ce sujet l'Europe de l'Ouest rural des Etats-Unis, «Son of a gun» est une introspection impressionnante, sans auto-apitoiement, mais au final un roman décevant, résolution d'un traumatisme avant tout, et qui exploite avec peu de subtilité la figure de Wyatt Earp et l'héritage de l'Histoire des États-Unis.
Finalement la plus belle phrase du livre est celle de James Ellroy citée en épigraphe : «Les morts appartiennent à ceux, parmi les vivants, qui les réclament de la manière la plus obsessionnelle.»
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LeaTouchBook
  14 octobre 2014
Justin St. Germain partage avec James Ellroy une même tragédie à savoir l'assassinat d'une mère. Chose rare qui mérite d'être citée. L'auteur ne recherche-t-il pas dès lors une forme de filiation ?
En ouverture de la deuxième partie de son livre, nous pouvons lire : « les morts appartiennent à ceux, parmi les vivants, qui les réclament de la manière la plus obsessionnelle » de James Ellroy himself.
La barre est placée, très haute, il va falloir sinon la passer du moins l'engager dirait le sauteur en hauteur.
Certains auteurs ont rapidement un style, celui de Justin St. Germain est plaisant. Ce livre vous le lirez avec facilité et si l'histoire n'était pas si noire, j'oserai dire que vous allez passer un bon moment.
Les questions qui y sont délicatement amenées par l'auteur ; sont profondes et courageuses pour un pur produit des States.
Le thème du port d'arme aux Etats-Unis est récurrent, il s'agit du deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d'Amérique qui garantit pour tout citoyen américain le droit de porter des armes. Il fait partie des dix amendements passés le 15 décembre 1791, couramment appelés « Déclaration des Droits » (Bill of Rights).
Dans ce livre, même marqué par cette tragédie Justin ne remet à aucun moment ce droit en cause, c'est la culture d'un peuple qui a dû âprement défendre sa liberté et sa vie dans des espaces sans fin, loin de toute civilisation telle que nous la connaissons. Maintenant au 21 éme siècle est-ce toujours d'actualité, nécessaire, la question est posée ?
Justin, lui a commencé à tirer à six ans….Et en possède, des armes of course !
Lorsque Josh son frère avec qui il vit à Tucson pour ses études, reçoit l'appel signifiant que leur mère a été retrouvée morte criblée de balles, Justin pense tout de suite : « Comme si j'avais toujours su que ce moment viendrait ! ». La rencontre avec Ray, son cinquième et dernier mari, était-elle écrite ?
Grybouille vous invite à un moment de réflexion : « Doit-on avoir peur de ce que l'on pressent ? Tout n'est qu'illusion, nous dit-on. Ce que l'on pense ferait-il arriver les choses, ou est-ce encore cette même vie que nous vivons sans fin qui déclenche des sentiments de déjà vu, ou ces choses étant inévitables s'en accommode-t-on ? Si nous habitons près de la mer, a-t-on plus de chance de mourir noyé ? Pas facile tout cela, chienne de vie ! »
Au décès de leur mère, Justin va aller jusqu'au bout de ce voyage qu'est un deuil :
Recherche des éléments pour comprendre ce qui est arrivé à sa mère ; Reprise de contact avec les hommes qui ont partagé la vie de Debbie (sa mère) afin de vaincre ses démons ; Voyage dans ses sentiments avec le sexe opposé ; Autodestruction avec l'alcool ; La violence qui est exacerbée au plus profond de lui, « La bête a surgi » ; Ses relations avec son frère Josh et ses amis et colocataires ; Sa participation à un groupe de parole de proches de victimes de violence ; Cette mère qui leur a tout donné au risque de s'oublier etc.…
Et puis cette comptine qui revient tout au long du livre : Tombstone, ville où il a vécu avec sa mère et où elle est morte est-elle à l'origine de cette tragédie ? Tombstone, ville mythique du duel à OK Coral, aime-t-elle les meurtres ? Et Wyatt Earp, sheriff de Tombstone, son histoire a-t-elle favorisée la banalisation de l'utilisation des armes à feu ? La seule solution à un conflit doit-elle passer par la violence ? Une aventure qui va couvrir onze ans de sa vie, de l'adolescence à l'âge adulte.
Enfin ce livre j'ai aimé le lire. Non, je l'aime, il est simple, direct, a des choses à dire, un vrai sujet de société à travers une expérience personnel, un voyage intérieur, une Amérique profonde (loin de la bourse, de ses traders, des buildings, du dollar roi…). Moi j'aime mes frères et soeurs humains, ceux qui malgré les écueils avancent encore, s'améliorent et ce livre fait parti de cette grande famille.
Allez au travail Mr Justin St. Germain, un autre, un autre……
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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kathel
  11 novembre 2014
Septembre 2011, alors que tout le monde a encore la tête pleine des images des attentats, Justin St. Germain, alors étudiant, apprend de la bouche de son frère que sa mère vient d'être retrouvée morte dans son mobile-home, tuée de plusieurs coups d'une arme à feu. le principal suspect, son compagnon du moment, Ray, a disparu.
Dix ans plus tard, Justin St.Germain entreprend d'écrire, de faire le récit détaillé de cet assassinat, de son point de vue à lui, et avec ce qu'il sait du drame. Il mène aussi l'enquête, revient dans la ville d'Arizona où il a vécu, retrouve des personnes que sa mère a côtoyées. Rien n'est facile, et l'émotion prend souvent le dessus, et le fait se demander s'il doit continuer. Il prend conscience que sa mère, son frère et lui appartenaient à la « white trash », les petits blancs pauvres, vivant de petits boulots, acceptant en location les appartements les plus minables. Pourtant sa mère, lui semble-t-il, essayait de son mieux d'élever sans père ses deux enfants, tout en n'ayant que peu de stabilité à leur offrir : déménagements, cohabitations, semi-pauvreté… C'est un portrait de cette classe pauvre des petites villes que dresse l'auteur, avec justesse et sans rien cacher. Il s'intéresse aussi, par la force des choses, aux thèmes de la violence domestique (même si ce terme paraît édulcorer ladite violence) et de la culture des armes à feu aux Etats-Unis, et c'est très intéressant. Sa mère a été assassinée à Tombstone, ville où se situe le fameux O.K. Corral, et quelques paragraphes reviennent parallèlement sur les lieux et les circonstances de cette fusillade historique.
De ce récit je retiens surtout le portrait de la mère, qui sonne tout à fait juste, que le fait qu'elle ait été assassinée, et l'écriture de ce jeune auteur qui est vraiment prometteuse. le sujet aurait pu donner lieu à un texte soit trop larmoyant, soit trop documentaire, soit trop nombriliste, à mon avis, tout cela est évité, l'équilibre est gardé, et la lecture en est captivante. Maintenant qu'il a écrit sur sa propre histoire, projet utile de faire à la fois pour lui-même et pour ses lecteurs, j'ose parier qu'il pourra se remettre de nouveau derrière son clavier, et devenir un nom qui compte dans la littérature américaine.
Lien : http://lettresexpres.wordpre..
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TheClo
  20 octobre 2014
Justin rentre de la fac quand son frère lui annonce le décès de leur mère. Celle-ci a été assassinée par arme à feu dans sa caravane, Ray son mari est introuvable.
Dix ans après, Justin cherche encore la vérité, pourquoi sa mère est-elle morte ? Aurait-il pu faire quelque chose pour empêcher ce drame. Il revient dans la ville de son enfance, Tombstone, là où sa mère est morte et là où des années plus tôt a eu lieu la célèbre fusillade d'O.K. Corral.
Justin va fouiller le passé de sa mère, se rendre compte qu'il ne la connaissait pas si bien que ça finalement, il va reprendre contact avec certains maris de sa mère. Cette femme, qui n'a jamais réussi à garder une relation stable avec un homme.
Par ce retour en arrière, Justin espère oublier, enterrer définitivement cette histoire et passer à autre chose, il espère pouvoir commencer sa propre vie dans le présent sans vivre dans le passé.
Tout le long de son récit, Justin va partager avec le lecteur son enfance en Arizona avec une mère aimante, des beaux-pères qui se sont multipliés, certains bons, d'autres moins bons, ses nombreux déménagements jusqu'à ce tragique événement.
J'ai reçu ce roman dans le cadre de l'opération Masse Critique et je remercie Babelio et les éditions Presse de la Cité qui m'ont fait découvrir un livre que je n'aurais jamais pensé à lire de moi-même.
Ce roman autobiographique est une sorte d'exutoire pour l'auteur. Ecrire ce roman est comme une thérapie pour lui. On partage avec lui ses souvenirs, son enquête, son malheur mais surtout sa colère. Sa colère contre l'homme qui a abattu sa mère, sa colère contre sa mère elle-même, contre lui, contre l'état, contre tout le monde.
Dans un roman autobiographique qui traite d'un drame tragique on ne peut pas dire si on aime l'histoire ou non. Personne ne souhaite vivre la même chose que l'auteur. Pourtant celui-ci ne s'apitoie pas sur son sort, ce qu'il écrit est émouvant sans être pathétique.
Justin St. Germain ne nous cache rien, il nous raconte tout avec finesse. Il nous décrit sa mère, une femme fragile qui n'a jamais pu vivre seule mais qui n'a jamais non plus réussi à garder un homme. Il se décrit lui-même, nous partage sa peur de tomber dans le même schéma que sa mère.
Derrière ce tragique événement et l'enquête personnelle qui s'en suit, Justin St. Germain nous fait rentrer dans l'univers far west de l'Arizona, loin du rêve Américain où les armes à feu ont une place importante dans la société.
J'ai bien aimé l'évocation de la fusillade d'O.K. Corral et de Wyatt Earp même si j'ai trouvé que c'était traité un peu trop vaguement, je ne comprenais pas toujours pourquoi il nous parlait de ça maintenant et je ne voyais pas forcement le lien avec son histoire.
Je regrette aussi que la question sur les armes en Amérique n'est pas été plus traitée, bien sûr il en parle, mais seulement en surface.
Malgré une justesse et une finesse dans son écriture et malgré le fait qu'il n'y a pas d'auto-apitoiement, au final, il ne s'agit que d'un roman thérapie qui, on l'espère, aura permis à l'auteur de passer à autre chose et à faire son deuil, mais qui a nous lecteur ne nous apprend pas grand-chose.
Lien : http://www.desmotsetdesparfu..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
gonewiththegreengonewiththegreen   04 mars 2018
J'ai la gueule de bois, je ne suis pas rasé,je porte des lunettes de soleil de designer et je conduis une voiture de sport rouge avec des plaques californiennes: Pour un flic de l'Arizona, je suis le fantasme incarné du type qui devrait se prendre un coup de Taser.
p134
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kathelkathel   11 novembre 2014
Alors, j’ai fait ce que tout étudiant en lettres aurait fait : j’ai cité quelqu’un d’autre.
« Ma mère est morte. La Bête a surgi. »
Ça a marché. Au cours des semaines suivantes, j’écrivais tous les soirs, et à chaque fois, les mots me venaient facilement. Je parcours ces pages de temps à autre, quand j’ai peur de commencer à oublier, mais très vite j’ai envie de prévenir mon ancien moi de ce qui l’attend, de lui dire que la Bête restera toujours avec nous.
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laurannslauranns   18 avril 2018
Ma mère et lui entretenaient une sorte de relation platonique, comme elle en avait souvent avec ce type d'hommes — forts, bons, respectueux, qui n'avaient rien à prouver—, mais elle prenait la tangente et se mariait avec leur exact opposé.
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