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ISBN : 2757868802
Éditeur : Points (17/08/2017)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Traduit par Marc Amfreville

En 1937, Francis Scott Fitzgerald devient scénariste pour la Metro Goldwyn Mayer. C’est l’Âge d’Or d’Hollywood, du jazz et des parties mémorables. Ses collègues se nomment Dorothy Parker, Humphrey Bogart, Ernest Hemingway, Greta Garbo. Or, loin de sa chère Zelda, internée, et de sa fille Scottie, Fitzgerald est perdu. Il tente de préserver sa vie de famille, mais tombe amoureux de la journaliste Sheilah Graham.

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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Bellonzo
20 septembre 2016
Je n'avais lu de Stewart O'Nan que l'excellent Des anges dans la neige mais me suis précipité dans ma petite librairie qui peine avant même la sortie du roman West of Sunset qui trace le portrait de Scott Fitzgerald lors de ses dernières années. le titre déjà m'enchantait. le mot Ouest à lui seul me fascine, couchant, crépuscule. du coup c'est un bien joli pléonasme que West of Sunset, ou Derniers feux sur Sunset. Même les cinéphiles moyens acquiesceront sur Sunset Boulevard, qui rappelons-le, commence par un cadavre dans la piscine. Mort et luxe sur la Côte Ouest.
Paradoxalement en cette année 1937 c'est le luxe qui est bien mort pour Fitz. Loin, si loin, les triomphes du Great Gatsby, la Côte d'Azur et les palaces parisiens, la folie jazz. Même Hem l'ami rival de la Closerie des Lilas a pris ses distances. Quant à la belle Zelda, elle s'empâte et déraisonne dans un asile de Caroline du Nord. Ruiné, abruti d'alcool, Scott n'est qu'un rameau desséché incapable de payer les soins de Zelda et les études de leur fille Scottie. Prince déchu, il n'a que 40 ans.
Grandeur et décadence ou mieux, enfin pire, gloire et déchéance, resteront les étoiles contraires de Scott Fitzgerald. Et c'est bien à Hollywood la perverse qui dévore ses enfants que se jouera le dernier acte. Il y tente de se refaire une (maigre) santé financière. Pour la santé tout court sait-il qu'il est déjà tard? Vaguement engagé comme scénariste, il n'apparaîtra quasiment jamais dans les génériques. On appelle ça uncredited. Et c'est bien vrai qu'il manque de crédit, de toutes sortes de crédits. Il faut savoir que les moghols du cinéma faisaient retoucher certains films par six ou huit scénaristes différents. Faulkner ou John O'Hara n'ont guère été mieux traités. Mais vous savez tout cela si vous faites partie des nombreux Européens à entretenir la flamme et le culte fitzgeraldiens.
Stewart O'Nan chronique les dernières années de l'ancienne coqueluche jet set avec beaucoup d'humanité, bien loin de l'hagiographie. Sa liaison avec Sheilah Graham, journaliste mondaine ne lui donne pas le beau rôle. Dorothy Parker, l'écrivain Thomas Wolfe (Genius, film récent le fera peut-être un peu plus lire en France), le grand metteur en scène Mankiewicz, mon patron Humphrey Bogart nanti de sa troisième femme, il y a mieux pour la sobriété. Fitz court le cachet, mais le fric n'arrive plus et l'auteur décrit fort bien la spirale des dettes version dernier nabab. Scott, le plus fragile de cette Lost Generation, est en approche finale. le roman est très attachant, très explicite sur le mirage hollywoodien, et sur ce grand boulevard qui mène au crépuscule. C'est un beau livre, Fitz y est ordinaire, c'est un grand compliment.
Pensant à Gstaad et Saint-Moritz, "Pourquoi le passé était-il toujours à double tranchant, ou bien la faute en était-elle au présent, si médiocre et si vide?"
A propos de sa relation avec Sheilah, vacillante, "Il avait du mal à accepter qu'ils ne soient plus un couple divertissant".Tout est dit, non?
Abus de name dropping de la part de Stewart O'Nan, diront certains. Pas faux et les surnoms, les diminutifs de la faune hollywoodienne peuvent alourdir le texte, notamment pour les "un peu moins" cinéphiles. Défaut mineur pour cette histoire d'un écrivain célébré, ignoré. Gatsby était la version Océan Atlantique, dorée mais fragile, destin tragique. Fitzgerald, les yeux vers le Pacifique, ne mourut surtout pas en pleine gloire. Un trajet américain...
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traversay
01 septembre 2016
Quand commence Derniers feux sur Sunset, en 1937, il ne reste plus à Francis Scott Fitzgerald que 3 ans à vivre. Stewart O'Nan, dans une ouvrage d'une tristesse insondable, s'attache aux pas de l'auteur de Gatsby, avec une minutie factuelle et psychologique et un style précis et mélancolique que l'on pourrait aisément qualifier de fitzgeraldien. Loin de sa femme Zelda, internée dans une clinique, et de sa fille désormais étudiante, Fitzgerald revient à Hollywood avant tout pour survivre. Il y côtoie Dorothy Parker, Humphrey Bogart et Ernest Hemingway mais doit surtout se battre pour travailler en rafistolant des scenarii ineptes ou en voyant ses textes mutilés comme pour l'adaptation de Trois camarades. Il est vrai que notre héros n'est pas au mieux de sa forme tant physiquement que moralement et son incapacité à demeurer sobre n'arrange pas son délabrement. Il sait qu'il ne reverra certainement plus Zelda en pleine possession de ses facultés et l'amour de Sheilah Graham, célèbre échotière de Hollywood, est un baume temporaire qui sécurise ce grand séducteur à l'égo bien affirmé. O'Nan n'a pas voulu trop charger Fitzgerald, au comportement parfois erratique, dont la splendeur passée n'est plus qu'un souvenir. On ne peut comme lui qu'éprouver un sentiment de gâchis devant ce que l'écrivain magnifique d'Un diamant gros comme le Ritz est devenu à l'automne avancé de sa vie. A ce titre, Derniers feux sur Sunset est un livre touchant sur l'approche de la mort, la fin des illusions et la nostalgie du passé. Comme l'écrivait Fizgerald "toute vie est une entreprise de démolition." Au bout de la sienne, il n'y avait guère plus que le sentiment d'en avoir joui au-delà de toutes limites.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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LeaTouchBook
05 septembre 2016
Avis de Grybouille (Chroniqueur sur le blog Léa Touch Book) :
Après le mois dernier et le superbe « Des anges dans la neige » nous nous retrouvons pour un nouveau roman de Stewart O'Nan avec « Derniers feux sur Sunset ».
Non, on n'y parle pas d'un incendie.
Non, on n'y parle pas d'un des trois spots du North Shore.
Non, on n'y parle pas de feux tricolores aux intersections.
On y parle de… Francis Scott Fitzgerald, j'en vois un ou deux qui commencent à pianoter sur leur Smartphone pour lancer une recherche « Fitzgerald ? »…
Bon ce n'est pas grave.
Et la génération perdue des écrivains américains ?
Le roman « Gatsby le Magnifique » ? le scénario « Autant on emporte le vent » ?
et j'en passe…
Toujours non ?
Bon là, je ne vous le cache pas, c'est grave ! Mais le p'tit Duc est là alors il y a un peu d'espoir…
Si ces messieurs, dames, veulent bien se donner la peine, c'est par ici que cela se passe avec comme guide Stewart O'Nan.
Nous retrouvons le personnage principal Scott à l'aube de ses 40 ans, derrière lui les années festives avec des dégâts irréparables, son épouse Zelda écrivaine est internée, leur fille Frances « Scottie » est domiciliée chez des amis et lui est ruiné…
Il loge dans un hôtel près de la clinique où Zelda est surveillée, ils vivent à crédit.
« Nous sommes sensés prendre soin l'un de l'autre » et puis tout se dérègle…
Alors l'espoir ? La MGM le recrute comme scénariste (Metro Goldwyn Mayer), « il faut bien que quelqu'un travaille dans cette famille ».
Il faut absolument qu'il trouve de quoi payer l'hôpital pour Zelda qui a des troubles du comportement et pour la scolarité de Scottie, tous les trois séparés, une vie seul avec ses démons.
Alors il part, « Ce qui est perdu est perdu » et il pense être « …un traitre à leur cause ».
La descente a été rude, lui qui a lancé la carrière d'Hemingway, lui qui a connu la gloire jeune, lui qui a connu les fêtes, lui qui a côtoyé le « beau » monde, lui qui a tutoyé les limites de l'alcool et des drogues, maintenant il est sur la corde raide.
Il définit Los Angeles comme dure, sans charme, vulgaire, prospérant sur le dos des émigrés, mi-plage mi-désert…
Arrivé dans les studios de la MGM, bureau, assistante, des têtes connues de ses années fastes, une foule de noms connus (que je vous laisse découvrir le carnet mondain d'Hollywood) et puis la cantine « le restaurant était ouvert à tous, mais les meilleurs places étaient tacitement réservées aux élus ».
Les journées de travail se succèdent, sur des scénarios qui passent de main en main au gré de la volonté des metteurs en scène, des producteurs, des stars, des patrons de la MGM. Il en commence, ne les termine pas tous, tout le monde joue un rôle, il s'y plie. Et puis le soir « Les studios se vidaient comme une ville qu'on évacue ».
Beaucoup de factice, du trompe l'oeil, du copinage, du piston et puis l'alcool pour compenser, le gin cet alcool qui sert aussi à faire les chromes des voitures…
Et puis un soir, lors d'un dîner Sheila Graham, d'origine anglaise, « …la chercheuse d'or avec des obus en guise de poitrine… », fiancée à un vieil aristocrate anglais.
C'est le sosie de Zelda jeune, l'histoire peut commencer…
L'amour, la culpabilité, la jalousie « Je le suis parce que je suis un homme et que tu es une jolie femme… », L'alcoolisme, les voyages dans l'Est « …un devoir regrettable mais nécessaire… », les crises de Zelda « Il avait l'habitude des scènes, les cris, les verres que l'on brise… », leur fille Scottie qui grandit, le temps qui passe, les occasions manquées « …sa punition : Chaque fois qu'il reviendrait, il la trouverait encore et toujours occupée à l'attendre, le coeur rempli d'espoir ».
Un très beau livre qui nous fait réfléchir sur le rapport à la célébrité toujours éphémère, l'absence toujours cruelle, la recherche de soi toujours sous-jacente, les relations avec les « autres », les addictions et ce voyage une fois né que nous sommes tous obligés de faire…
Les personnages,
Connus (célèbres) ou non, tous étonnants…
L'écriture de Stewart O'Nan ? La classe internationale.
Des moments…
A sa fille, « Je suis sûr que tu sais désormais que la vie ne nous offre qu'un nombre restreint de chance… » Scott
« Et que nous réserve le vaste monde, aujourd'hui ? » Scott
« …atteindre cette paix sans laquelle il n'est pas de bonheur » Zelda
« Pourquoi tout le monde lui parlait-il comme à un enfant ? »Scott

En épitaphe sur la tombe de Scott et Zelda dans le Maryland, de nos jours : « Car c'est ainsi que nous allons, barques luttant contre un courant qui nous ramène sans cesse vers le passé ».
Le p'tit Duc ne l'aurait pas lu, il s'en aurait voulu… Merci Monsieur O'Nan.
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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nathalia1307
17 octobre 2016
Je ne suis pas une grande fan des biographies romancées, il s'agissait de Francis Scott Fitzgerzld, alors j'ai ouvert ce roman avec curiosité.
Le roman s'ouvre sur le couple formé par Scott et Zelda, le couple a perdu de sa superbe, Zelda est gravement malade, elle suit des soins dans un hôpital spécialisé, son état mental reste instable. Scott doit pourvoir à ses soins et aux études de sa fille Scottie, interne dans une bonne école. Scott accepte un poste de scénariste à la MGM, à Los Angeles. Il ne faut pas se bercer d'illusion à ce stade de sa vie FS Fitzgerald est en bout de course, endette, ses livres ne lui rapportent plus rien et en poussant la porte des studios, il accède à un emploi dit alimentaire. En arrivant au poumon d'acier, sont réunis la quintessence des auteurs de l'époque devenus scénaristes pour Hollywood. Il retrouve Dorthy Parker et son mari, et les auteurs croisés lors de l'âge d'or dans les années du jazz sur la côte est. Il croise Hemingway, et des acteurs de cinéma.
C'est cette vie que nous raconte avec intensité Stewart O Nan il ouvre un champ inexploré celui de cette étincelle qui pousse à aller jusqu'au bout de soi alors que l'on sait que le meilleur est derrière nous. Surement admiratif de l'écriture de Fitzgerald ne pouvait il trouver meilleur choix pour illustrer la Superbe destinée de l'écrivain, car chez Fitzgerald ombre et lumière cohabitent toujours pour tracer le parcours d'une vie.
Le roman nous plonge également dans les studios hollywoodiens, celle du début de l'industrie cinématographique. Sous les paillettes, un monde d' hypocrites, de cireurs de pompes, de flatteurs cohabitent avec les producteurs et réalisateurs pour s'attirer leur bonne grâce. Rare sont encore les admirateurs de l'écrivain de 'Gatsby The great' seule Joan Crawford, soupçonne le potentiel de Fitzgerald, le réclame, pourtant de nombreux projets sur lesquels il travaille reste sans suite. car si sa carrière de scénariste est loin d'être remarquée, elle ne fut pas réduite à ce sentiment d'échec permanent, grâce à la ténacité de Sheila Graham, une journaliste, son amour de feu et d'indécence, Fitzgerald écrira sans l'achever son dernier Nabab, relatant le déclin de l'âge d'or du cinema. Nul doute Fitzgerald reste mon écrivain Sous la plume de Stewart O'Nan
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DocteurDee
27 décembre 2016
Biographie de fin de vie de Francis Scott Fitzgerald, cette oeuvre est l'occasion d'une belle évocation de l'Hollywood entre deux guerres, de ses rivalités terribles entre producteurs et scénaristes, de l'arbitraire dont ces derniers faisaient les frais. Leur travail était déconsidéré à un point tel qu'on les désaississait à tout bout de champ, que des dizaines de scénaristes se succédaient sur un même film et qu'ils découvraient désolés les coupes, parfois massives réalisés par les producteurs et metteurs dans leurs scripts à la première projection. Bref, un travail ingrat qui a nourri FSF dans ces années-la. On y croise un Hemingway antipathique, porte drapeaux de la cause des républicains espagnole et les mythiques producteurs qui ont lancé Hollywood.
Nous y découvrons aussi et surtout les cas de conscience d'un écrivain, à l'époque encore peu célèbre pourtant aujourd'hui devenu icône, luttant pour subvenir au jour le jour à ses besoins et à ceux de sa famille, sa fille chérie, et sa femme/muse ZELDA, adorée mais schizophrène, tout en entretenant une relation adultère cahotique avec une journaliste plus jeune. A l'image du titre, cette biographie romancée rend bien compte de la déchéance-fin de vie de cet auteur devenu un mythe soumis à une vie personnelle très complexe (femme, belle-famille, alcoolisme) dans un environnement mondial lui-même en déchéance (années 30), l'ambiance paillettes et rêves du cinéma ne parvenant pas à enjoliver la situation et lui rendre un vrai goût de vivre. Bilan : une mort à 44 ans au moment des premiers coups de canon en Europe, à l'apogée des fascismes.
L'écriture classique de l'auteur ne permet pas de rendre ce livre passionnant avec pourtant un matériau, Hollywood, l'entre-deux-guerres, et la schizophrénie de Zelda potentiellement très riche.
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Les critiques presse (5)
Telerama16 novembre 2016
Il parvient surtout à isoler, d'un trait neutre sur ce fond éclatant, l'ombre de celui qui s'efface, lié à jamais au passé qui se défait, se déforme et le hante (magnifiques pages sur Zelda internée).
Lire la critique sur le site : Telerama
LePoint24 octobre 2016
Stewart O'Nan nous entraîne dans le sillage des derniers jours de Francis Scott Fitzgerald.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaLibreBelgique26 septembre 2016
Sur près de quatre cents pages, on est dans l’intimité vibrante d’un homme et d’un auteur. Ce, en toute fidélité avec l’œuvre de Fitzgerald.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress12 septembre 2016
Stewart O'Nan se glisse dans les dernières ombres de Scott Fitzgerald, à Hollywood. Une délicatesse.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro08 septembre 2016
Stewart O'Nan s'attache aux derniers jours, pathétiques, de l'auteur de Gatsby
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
BibaliceBibalice31 mai 2016
Dès qu’il entra dans la résidence Les Jardins d’Allah, il se rendit compte qu’il était déjà venu lors de son dernier voyage. C’était une variation mauresque sur un complexe typique de Los Angeles, un cube formé d’appartements donnant sur un patio intérieur. La piscine, derrière le bâtiment central, avait la forme de la mer Noire, en hommage à Yalta où était née la propriétaire précédente, une actrice aux yeux fardés au khôl qui partageait la vedette avec Rudolph Valentino, réduite aujourd’hui à louer un appartement dans son propre immeuble. Il se rappela Tallula Bankhead, perchée nue à l’extrémité du plongeoir, les lignes de son corps aussi pures que celles des statuettes métalliques qui ornent le capot des voitures, éclusant son Martini et tendant royalement le verre à son assistante avant d’exécuter un saut acrobatique, si pareille à Zelda qu’il avait ressenti douloureusement l’absence de sa femme. Il ne parvenait pas à se rappeler si Benchley ou Dorothy se trouvaient là. Peut-être. Ces années lui revenaient comme des fantômes, nappées de brouillard. Bogart s’avança en sautillant pour saluer Scott dont il serra énergiquement la main en lui décochant son célèbre sourire de mauvais garçon un peu détraqué.

« Eh bien, eh bien… Scott Fitzgerald. Vous ne vous souvenez pas de moi, n’est-ce pas?
− Désolé, dit Scott.
− Vous m’avez laissé ce souvenir. » Il tourna la tête et désigna une cicatrice blanche à la commissure de ses lèvres à peine plus longue qu’un grain de riz.
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ColineselivreColineselivre01 août 2016
"- C'est moi le roi des choses qui se dérèglent.
- Et moi ta reine.
- Assurément", répondit-il parce que même si le trône restait vacant depuis plusieurs années, et que le château, comme le royaume lui-même, s'était effondré, elle l'était toujours. Malgré tout ce qu'ils avaient gâché, jamais ils ne contesteraient qu'ils étaient faits l'un pour l'autre.
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LireEcouterVoirLireEcouterVoir26 août 2016
« Il craignit, de façon absurde, qu’elle ne rebrousse soudain chemin ou, pire encore, qu’elle ne s’approche pour lui demander de cesser de la fixer. Au lieu de ça, comme si elle s’était souvenue de leur première rencontre, elle lui décocha un sourire furtif avant de prendre place à la table de Marc Connelly, vide elle aussi, adoptant exactement la même position que Scott. Durant un long moment, ils demeurèrent ainsi côte à côte à faire tapisserie.
Quand il se tourna vers elle, elle l’imita en une sorte de pantomime. C’était un vieux numéro des Marx Brothers, comme s’il y avait entre eux un miroir imaginaire.
Elle sourit, ce qui le fit sourire à son tour.
» Vous me plaisez bien, dit-il pour tâter le terrain.
– Vous aussi « , répondit-elle, son accent britannique ajourant une note de surprise à cette déclaration. »
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ZarpsZarps21 décembre 2016
Ni Ginevra ni Zelda, elle n'était qu'une fille bercée par la musique sous le ciel étoilé, et il aurait voulu que ce tango ne s'arrête jamais.
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LireEcouterVoirLireEcouterVoir26 août 2016
Chaque ne finissait-il pas par être un monde englouti, et chaque trace, un trésor ? En tant qu'écrivain, il pouvait le ressentir de manière esthétique, mais là, dans la vraie vie, il ne parvenait pas à s'en convaincre. Ce qui était perdu était perdu.
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Vidéo de Stewart O'Nan
Chronique du livre "Speed Queen" de Stewart O'Nan pour France 3.
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