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ISBN : 2234082552
Éditeur : Stock (10/05/2017)

Note moyenne : 2.05/5 (sur 10 notes)
Résumé :
La vie d’Anna vole en éclats quand Davide la quitte. Incapable d’accepter la séparation, elle pirate son compte Facebook, suit ses moindres mouvements à l’aide de son portable, et scrute de façon obsessionnelle ses échanges avec sa nouvelle conquête. Très vite, Anna ne dort plus et maigrit de façon alarmante. Prise au piège dans ce vertige virtuel de suppositions et de fantasmes, elle décide d’élaborer un scénario implacable pour humilier sa rivale…
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
motspourmots
  11 mai 2017
Voilà une lecture qui m'a laissée perplexe.
Je ne connaissais pas du tout l'auteure qui n'en est pas à son coup d'essai et j'étais curieuse de découvrir son univers. Sur un thème déjà largement et souvent traité par les romanciers, la rupture amoureuse, la folie et la jalousie, c'était l'occasion de voir comment Elena Stancanelli allait l'aborder, le renouveler espérais-je.
J'avoue que je me suis très vite lassée des états d'âme d'Anna, persuadée d'être liée à Davide alors que tous les signaux envoyés par ce dernier indiquent que leur relation est certainement basée sur un malentendu. Davide est un gros macho qui saute sur tout ce qui ressemble à une femme et passe à sa portée. Dès le début on se demande comment Anna qui semble être une femme équilibrée, forte, qui s'assume peut s'accrocher à ce type et se mettre dans un état pareil lorsqu'il la quitte.
Même la surveillance qu'elle entreprend, la façon dont elle le piste, s'accroche à ses moindres faits et gestes, se fait souffrir en refusant de passer à autre chose a quelque chose de factice. On a l'impression que tout ça est uniquement épidermique, c'est la peau qui réagit et impulse au cerveau des actions qu'il n'aurait certainement pas entrepris dans son état normal.
Dans le genre, je préfère les approches qui privilégient la psychologie. Par exemple "Celle que vous croyez" de Camille Laurens est autrement plus convaincant.
Bref, une déception en ce qui me concerne.
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hcdahlem
  14 août 2017
Dans La Chair de Rosa Montero une femme qui commence à sentir le poids des ans entend ne pas renoncer à son pouvoir de séduction et veut continuer, coûte que coûte, à faire «fonctionner » son corps. Elena Stancanelli explore ici une variante plus jeune, mais tout autant obsessionnelle.
Les deux romans ont cette autre similitude: ils commencent tous deux par une rupture. Lorsque Davide oublie de raccrocher son téléphone, Anna va brutalement se rendre compte de son infortune. Elle entend en effet celui qui partage sa vie se vanter de son charme, de ses conquêtes et de ses relations sexuelles. Face à un tableau de chasse aussi impressionnant, on comprend la rage d'Anna et son désir de se venger de ses rivales, à commencer par la principale d'entre elles qui sera affublée du surnom «Chien».
Pour oublier son corps «blessé mortifié, violé, utilisé, puni», il lui faut tout décortiquer de la vie de sa rivale, la suivre chez elle, à son travail, sur les réseaux sociaux et lui faire rendre gorge. Mais il lui faut tout autant essayer de masquer sa dépression en ayant recours à tous les expédients: nourriture, pilules, alcool, drogue et sexe. Autant de solutions qui n'en sont pas et qui vont au contraire l'entraîner dans un jeu pervers plutôt que de lui permettre de se reconstruire. La plaie reste béante.
Elena Stancanelli ne cache rien de cette quête douloureuse, de cette brûlure. Son style est à l'image du traumatisme : dur, cru, sec. Avec cette interrogation qui sourd tout au long du livre: existe-t-il une issue à ce genre de drame, surtout lorsqu'il est vécu d'abord comme un échec personnel ? L'espoir peut-il trouver un point d'ancrage dans ce naufrage ? Je vous laisse le découvrir dans cette nouvelle exploration de la nature humaine et de ses tourments.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Marionrey
  20 mai 2017
Je suis plutôt mitigée quant à l'héroïne de cette histoire. Je n'ai pas réussi à la cerner, à comprendre ses réactions, à m'attacher à elle.
Davide quitte Anna, alors qu'ils vivaient ensemble depuis plusieurs années. Après cette rupture, Anna sombre dans une profonde dépression. Elle ne fait plus rien, perd le goût de vivre et perds du poids très rapidement et de façon alarmante. Alors qu'elle se laissait complètement aller, quelque-chose de nouveau s'impose à elle : la nouvelle conquête de son ex compagnon. de la dépression Anna passe alors à la paranoïa, à l'obsession, la fixation concernant cette femme. Elle se perd et commence à fouiller dans la nouvelle vie de Davide et quoi de mieux que les réseaux sociaux pour s'insinuer discrètement dans le quotidien de l'homme qu'elle aime toujours ? En faisant cela, elle trouvera des éléments concernant cette femme, qu'elle appellera « chien » tout au long du roman, traduisant le dégoût et le mépris profond qu'elle ressent pour elle. Elle trouvera des conversations, des photos et de simple obsession liée à la jalousie, elle fera une nouvelle fixation concernant la vie sexuelle de son ancien conjoint avec « chien« . Elle ne pense qu'à ça, ne cesse de les imaginer ensemble lors de relations charnelles. Ça en devient maladif, comme si Anna se faisait du mal presque volontairement.
Une fois encore, et comme souvent dans le sujet concernant les ruptures amoureuses difficiles, l'auto-destruction de l'être quitté est mis en avant. Ça a toujours été un thème que je trouvais intéressant et que j'aimais retrouver dans les romans. Sauf qu'ici, ça ne l'a pas fait. Oui, une personne quittée, malgré l'amour qu'elle porte encore à l'autre, a tendance à vouloir garder ce lien à tout prix en fouillant, en cherchant à connaître la vie de l'autre, même si ça fait mal, c'est plus fort que tout. Mais j'ai trouvé le comportement d'Anna très extrême, parfois choquant. Cette obsession touchant à la sexualité de Davide et de sa nouvelle petite amie en devient gênant, oppressant. Anna instaure une compétition imaginaire entre elle et « chien« , comparant son corps au sien.
J'ai tenté à maintes reprises de comprendre cette folie qui s'insinuait chez ce personnage et je n'y suis pas parvenue. Je pense que ce n'est pas une question de qualité du roman, mais de ma sensibilité personnelle vis à vis du sujet de la rupture et des comportements qui peuvent se rattacher à la douleur.
L'écriture de l'auteure reste fluide, agréable bien qu'étouffante à cause de la psychologie du personnage principal. le côté extrême d'Anna reste tout de même intéressant car ce n'est pas un simple chagrin d'amour qui la fait agir comme ça, mais un réel problème psychologique qui la poussera à aller très loin pour s'immiscer dans la vie de Davide afin de ne jamais rompre ce lien et d'humilier cette femme qu'elle déteste. La haine qu'elle ressent envers cette femme est telle que parfois je trouvais ça très dérangeant.
Le sujet du chagrin d'amour et des réactions désespérées que cela peut entraîner est traité de façon différente dans ce roman et c'est un aspect qui reste intéressant. Malheureusement la personnalité d'Anna et son comportement a rendu ma lecture éprouvante et difficile tant je ne la comprenais pas. Je voulais qu'à un moment elle ait un déclic, qu'elle se relève, qu'elle se batte et ce moment n'est pas venu à mon sens, ou alors trop tard et dans des circonstances qui m'ont déplus. Un roman fort et violent qui aurait pu me plaire davantage si son héroïne avait été plus ancrée dans la réalité et plus pondérée.
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Entournantlespages
  30 mai 2017
À certains moments où je referme un livre, je me demande pourquoi de bons romans auto-édités n'arrivent pas à intéresser les maisons d'éditions, alors que d'autres qui ne représentent que peu d'intérêt reçoivent une grande publicité. Je me suis réellement questionné sur la publication de la Femme nue, en me disant après coût que ça devait être mes goûts ou mes envies qui n'étaient pas en adéquation avec ce style, cette histoire. Puis, je suis allée lire quelques autres avis déjà publiés sur internet, et je me suis rendue compte que je n'étais pas seule à ne pas m'être retrouvée dans ce roman, ou tout du moins à l'apprécier. Je n'ai pas réussi pour le moment à collecter une chronique un tant soit peu positive et je vais essayer ici d'en expliquer la raison.
Le résumé intrigue, laissant place à un thème plus d'une fois utilisé, la rupture amoureuse, et ce qu'elle peut entraîner pour les deux parties, avec ici, un traitement sur l'obsession, que beaucoup peuvent posséder, à "traquer" la moindre miette laissée par la personne que l'on épie sur internet. Les travers humains en adéquation avec l'évolution du rapport que l'on entretient avec les réseaux sociaux, ça pourrait vous tenter, non ? Moi en tout cas, j'ai foncé. Jusqu'à me prendre un bon gros mur en béton. Car dès le début, j'ai dû reprendre mes esprits en découvrant la relation catastrophique entre Anna et Davide. Ces derniers sont en couple depuis cinq ans et ne partagent plus rien. Lui est un gros macho qui saute sur tout ce qui bouge et qui ne s'embête plus pour cacher les preuves, même s'il continue de tout nier. Et elle est la femme naïve qui un jour va apprendre de la bouche-même de son homme, qui avait oublié de raccrocher après leur bref échange, qu'il ne se limite pas à quelques conquêtes. de là, on peut se demander la raison pour laquelle Anna décide de continuer cette relation vouée irrémédiablement à l'échec.
Elle connaît Davide, le met parfois devant le fait accompli, sait qu'il ne changera pas, mais continue malgré tout à faire durer ce qui n'aurait peut-être jamais du commencer. Mais découvrant ses réflexions très pessimistes sur l'amour et la relation avec autrui, on peut facilement comprendre mieux son comportement, mais pas forcément l'accepter, tout comme sa vision de la vie en couple. Elle n'est évidemment pas toute blanche de son côté, seulement Anna s'occupe à raconter sa version des faits et à finalement toujours pleurer sur son sort, s'auto-flageller. Que Davide la trompe ne semble pas la déranger outre mesure, ayant franchi elle-même la ligne quelques fois, mais qu'il tombe amoureux de "Chien", ça, elle ne peut pas l'accepter... même si elle attend que ce soit lui qui parte de lui-même. de ce moment-là, Anna ne va cesser de le traquer sur son Facebook personnel, lisant une par une ses conversations sans équivoque avec la gente féminine, et surtout avec Chien, de le suivre grâce au système de localisation du portable de David, de se comparer à Chien, que ce soit physiquement ou lors de ses relations sexuelles, ce qui devient de plus en plus malsain. Anna sait qu'elle se fait du mal toute seule, qu'au début même, son ex fait exprès de laisser traîner des indices. Néanmoins, elle tombe toujours dans le panneau, étant toujours prête à se morfondre, tout ça dans un rythme lent du début à la fin.
J'ai eu l'impression qu'à un moment donné, une certaine dynamique apparaissait, afin de me faire apprécier au moins une chose dans ce roman, mais tout retombe comme un soufflé, ne laissant encore place uniquement qu'aux jérémiades d'Anna. Les quelques dernières pages se révèlent positives mais tellement différentes du ton général de l'histoire que ça ne fonctionne pas. Et l'idée de raconter cette histoire à une personne particulière m'a semblé une bonne idée, sauf qu'au final, on n'apprend pas qui est cette Val, et j'aurais aimé davantage de précisions de ce côté là. Donc, vous l'aurez compris, ça a été une catastrophe pour moi, entre le récit lent et affligeant de cette femme, l'écriture qui n'a pas relevé le niveau, et une fin qui aurait pu être convaincante si elle ne prenait pas un virage à 360 après tout ce que l'auteure a construit au préalable. Je suis donc très déçue, surtout qu'il m'a été possible de lire ce roman grâce aux éditions Stock et à NetGalley que je remercie néanmoins. Je ne vous conseille absolument pas La Femme nue, tout en espérant de mon côté trouver un roman de cette maison d'édition qui compensera mon avis désastreux d'aujourd'hui.
Lien : http://entournantlespages.bl..
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carnetdelecture
  12 juillet 2017
La femme nue est une sorte de monologue où la narratrice détaille sa descente aux enfers suite à la découverte de l'adultère de son mari. Elle raconte ses manoeuvres d'espionnage (facebook, mails, etc.) et ses tentatives pour approcher sa rivale mais, en fin de compte, je n'ai pas compris pourquoi elle tient tant à cet homme qui la méprise et ne l'a peut-être jamais aimée.
Il s'agit d'un roman très répétitif tant les pensées obsessionnelles de la narratrice tournent en boucle, avec un accent particulier mis sur les questions sexuelles.
Le récit à la première personne a souvent pour objectif d'interpeller directement le lecteur mais, personnellement, je n'ai pas été touchée par le personnage principal ni par sa situation.
D'un point de vue littéraire, j'ai trouvé que ce récit de la déchéance d'une femme trompée était particulièrement linéaire et sans intérêt.
Je m'attendais à un roman avec de la matière, des émotions et du peps, finalement je suis loin du compte. Dommage.
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critiques presse (1)
LePoint   02 juillet 2017
Elena Stancanelli conte la jalousie au temps des réseaux sociaux. Caustique et savoureux.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   14 août 2017
Je pense qu’il ne se doutait de rien. Avant tout parce que, comme toi, il n’avait pas la moindre idée de ce que je manigançais. Et même quand il découvrait quelque chose, il ne pouvait pas imaginer qu’il ne s’agissait que de la partie émergée d’un iceberg de mesquinerie. Personne ne l’aurait pu, lui moins que quiconque.
Davide ne m’a jamais vraiment comprise, et réciproquement, en vertu de quoi les cinq années de notre histoire ont été certes chaotiques, mais amusantes. Comme je te le disais, nous n’étions pas de ces couples éclairés qui se parlent et trouvent des solutions. Même dans les périodes où ça marchait bien entre nous. Nous ne partagions aucun centre d’intérêt. Si peu de choses nous réunissaient que je ne saurais même pas dire lesquelles. Si nous avions répondu à un questionnaire sur les affinités dans le couple, nous serions arrivés bons derniers.
On vivait une histoire d’amour, point barre, sans grands discours, sans projets.
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JoyceGJoyceG   09 juillet 2017
Les gens à qui il arrive un sale coup, un accident, une maladie, ou un truc stupide mais incroyablement douloureux, comme dans mon cas, restent endommagés. Pour toujours. Je suis comme un appareil qu’on a fait tomber. On le répare, il marche à nouveau, mais le traumatisme de la chute est inscrit. On ignore quand , on est même pas sûr que ce sera le cas, mais la panne pourrait revenir. Et ce serait toujours une conséquence de cette ancienne chute.
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LadoryquilitLadoryquilit   06 juillet 2017
Peut-on juger les gens à ce qu'ils écrivent sur Facebook ? Je dirais que non. Tout comme on ne pouvait pas nous juger, dans le monde d'avant Facebook, à nos sacs de cours : à leurs slogans au marqueur noir, leurs badges, leur marque, notre façon de le porter. Ou je me trompe ?
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LadoryquilitLadoryquilit   06 juillet 2017
Le corps fait le tri. Il tombe malade, vous lâche en pleine rue, vous prive de connaissance. Mais parfois, à votre insu, il vous emmène très loin, en sécurité.
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