AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 274279722X
Éditeur : Actes Sud (04/05/2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.17/5 (sur 592 notes)
Résumé :
Incapable de supporter plus longtemps la liaison que son mari, Boris, neuroscientifique de renom, entretient avec une femme plus jeune qu'elle, Mia, poétesse de son état, décide de quitter New York pour se réfugier auprès de sa mère qui a, depuis la mort de son mari, pris ses quartiers dans une maison de retraite du Minnesota. En même temps que la jubilatoire résilience dont fait preuve le petit groupe de pétillantes veuves octogénaires qui entoure sa mère, Mia va d... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (146) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  08 octobre 2014
La Pause, c'est ainsi que Mia, fraichement délaissée par son mari, a surnommé la maîtresse et collègue de ce dernier. Une femme, évidemment plus jeune qu'elle, peut-être plus belle, aura eu raison de ces trente années passées ensemble. Ayant très mal vécu cette séparation momentanée, elle sombrera quelque temps dans la dépression. Internée, elle reprendra pied gentiment. Ne pouvant plus supporter l'appartement de Brooklyn tant chaque recoin lui rappelait Boris, elle décide alors de retourner vivre chez elle, pour l'été, dans le Minnesota, là où elle a grandi et où vit en ce moment sa maman. le docteur était d'accord, des rendez-vous téléphoniques étant fixés toutes les semaines. Sa fille Daisy et sa soeur ont déjà prévu de lui rendre visite. Poétesse auréolée d'un prix et enseignante à l'université, elle compte enseigner la poésie aux jeunes dans le cadre du Cercle artistique local. Entre les adolescentes à la recherche d'elles-mêmes, les vieilles de la maison de retraite à qui elle rend visite, les confidences de sa maman, la voisine délaissée et un peu paumée qu'elle tente de consoler et les lettres de Boris qu'elle reçoit, Mia scrute le monde qui l'entoure et les personnes qui l'animent et qui lui permettent de rester debout...
Siri Hustvedt décrit avec subtilité, tendresse, émotions et poésie ces instants volés à cette femme, ces instants où elle se livre et pose un regard empli de douceur sur ce qui l'entoure. L'on survole presque ces quelques pages, presque gêné de cette intimité, cette pudeur malgré tout exposée et l'on ne peut pour cela s'empêcher d'y entrevoir une certaine part intime de l'auteur. Elle-même poète, ayant connu des périodes de dépression et vivant parfois dans l'ombre de son mari Paul Auster, elle ressemble à Mia. Décrivant le portrait d'une femme à la fois forte et fragile, déboussolée, en proie à certains doutes et blessée au plus profond d'elle-même. L'écriture est d'une grande finesse, poétique, empli d'une tendre douceur et extrêmement maîtrisée. L'on pourra malgré tout regretter parfois la complexité de la trame, rendant cette lecture plus complexe qu'elle ne paraît.
Un été sans les hommes...un automne dans leurs bras...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          802
le_Bison
  16 octobre 2015
Et si on faisait une Pause ? Voilà ce que lui sortit un soir Boris. Après 30 ans de bons et loyaux services, 30 années à lui mitonner sa lunch box, à lui repasser ses chemises, à lui chouchouter sa fille chérie, voilà que ce bon vieux Boris veut faire une Pause, un Interlude. Nul doute que cette Pause a vingt ans de moins avec des seins qui tiennent la forme.
Se retrouver seule la soixantaine approchante à en devenir folle. Hystérique même et follement dépressive à s'en faire interner quelques temps, histoire de se reposer, de retrouver ses moyens, et de pouvoir avancer de nouveau un pas devant l'autre. Boris, tranquille lui, à froufrouter avec sa nouvelle brune sans cheveux blancs, au cul plus ferme. Mais elle… Retour dans le Minnesota pour y rejoindre sa mère, dans une institution pour les encore plus vieux, derrière étape digne avant le mouroir. Là-bas est l'occasion de renouer des liens avec sa vieille mère, de repenser aux premiers émois sexuels (pendant que Boris doit réinventer certaines figures du Kâma-Sûtra avec son Interlude français), de revoir ces premières rencontres parce que Boris elle l'aime encore (malgré sa Pause française). Se reconstruire en faisant le point sur son passé et son présent, et lire sur la terrasse ombragée pendant que le saule pleureur chante sa mélopée à travers la brise du vent. Elle est poétesse, alors la lecture, ça l'émoustille (et pas qu'elle, d'ailleurs).
Elle donne des cours dans un collège à de très jeunes filles, à douze ans la poésie n'intéresse pas vraiment les gars. Une bouffée d'oxygène que de se confronter à cette jeunesse, fraiche et presqu'innocente. Mais n'est-ce pas également un moyen de retrouver la sienne aussi, de se redescendre un petit peu quelques années en arrière, et qu'en même temps de leur prodiguer des ateliers de poésie, n'en profite-t-elle pas pour imager des cours de la vie, au début de l'ère passionnelle, celle où les garçons commencent à rentrer dans le champ de vision de ces demoiselles.
Siri Hustvedt m'énerve à un point inimaginable. Et ça elle ne le sait pas encore. Mais déjà que j'admire en plus haut point son mari, grand maître incontesté de mes lectures et de ma vie passionnante de lecture et de lecteur passionné. Et voilà qu'elle aussi s'y met, à captiver mon attention, à aviver mon intérêt pour cette femme de soixante ans – et le pauvre Boris. Un couple uni avec autant de talent littéraire réuni, cela frôle l'indécence. le pire, c'est que « un été sans les hommes » est clairement destiné à un public féminin, et pourtant je suis happé par ses pensées ses souvenirs ses relations avec sa mère avec son Boris avec ses élèves. le pire, c'est que « un été sans les hommes » ne présente aucune scène lesbienne – la raison principale qui m'a valu d'ouvrir se livre en espérant y égarer ma main pas absolument indispensable pour tenir le format d'Actes Sud.
« Lire est une activité privée, souvent exercée derrière les portes fermées. Une jeune dame pourrait se retirer avec un livre, l'emporter dans son boudoir et là, étendue sur ses draps de soie, tandis qu'elle s'imbibe des passions et frissons manufacturés par la plume d'un écrivain polisson, l'une de ses mains, pas absolument indispensable pour tenir le petit volume, pourrait s'égarer. »
N'empêche que j'aimerai bien voir le cul de cette Pause, sacré Boris.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          694
latina
  13 décembre 2014
Tact, tendresse, humour, dérision : voilà Siri Hustvedt dans « Un été sans les hommes ». C'est peu dire que j'ai adoré !
La narratrice nous raconte quelques petites semaines passées en célibataire...Son mari lui a demandé en effet une pause, ce qu'elle-même a transformé en la Pause, incarnée en la personne d'une jeune et jolie collègue de laboratoire où l'époux grisonnant travaille. Cette pause a bien mal commencé, puisqu'elle s'est retrouvée illico en hôpital psychiatrique, à ramasser ses « tessons de cerveau ». Et quand ceux-ci ont été rassemblés, elle est allée les recoller convenablement dans une petite maison, louée près de l'endroit où vit sa mère en compagnie d'autres amies très âgées. Pour occuper son esprit malmené, elle guide aussi quelques très jeunes adolescentes dans son atelier d'écriture (notre narratrice est poète). Et elle est très attentive à la jeune voisine flanquée d'une petite fille et d'un nourrisson mais malheureusement aussi d'un mari colérique.
La voilà lancée dans un été exclusivement féminin, de l'âge tendre à l'âge sage, en passant par l'âge accaparé. Et cette narration la – et nous – transbahute d'une femme à l'autre, d'une pensée à un coup d'émotion, d'un apprentissage subtil à une découverte étonnante.
En passant, Mia notre narratrice égratigne son mari, adore sa fille, fait un détour par sa propre enfance, se jette dans les bras de sa soeur, pouponne, tend une épaule rassurante à sa voisine d'un été, accède au secret d'une vieille dame un peu iconoclaste, aime sa mère, sauve une jeune fille du désespoir, et se hisse au plus haut d'elle-même, c'est-à-dire au plus profond de son coeur. Tout cela en nous interpellant, nous lecteurs, et en s'excusant de ses détours qui pourtant mènent à l'amour de la vie et à l'extraordinaire capacité qu'ont les femmes – quel que soit leur âge - de faire face.
Hymne à la féminité, ode à la vie, à l'acceptation de ses émotions, rires et larmes... Voilà à quoi peut nous mener un été sans les hommes !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          587
viou1108
  31 mai 2013
Quand elle apprend la liaison de son mari avec une jeunette, Mia, poétesse, la cinquantaine, pète les plombs et se retrouve internée en psychiatrie. Après une période de thérapie, elle part, le temps de l'été, dans sa ville natale se réfugier auprès de sa mère qui vit dans sa maison de retraite.
Mia va peu à peu reprendre le contrôle d'elle-même et de sa vie. L'atelier d'écriture qu'elle accepte d'animer et les 7 adolescentes qui y participent, ainsi que la fameuse équipe formée par sa mère et ses copines lui permettront de redonner un brin de sens à son existence. Elle sera aidée aussi, à distance cette fois, par sa fille et sa thérapeute. Elle soutiendra à son tour sa jeune voisine, débordée par ses deux petits enfants et son mari instable.
Le roman nous décrit Mia qui observe ces générations de femmes, et qui s'observe elle-même.
Un point commun entre toutes: la vulnérabilité. La fragilité physique des plus âgées est souvent à la mesure de leurs regrets et souvenirs, le psycho-drame qui se joue entre les ados montre que cet âge-là peut être cruel, stupide mais aussi pur et tellement fragile.
Le récit n'est pas déprimant pour autant: paradoxalement ce sont les vaillantes octogénaires qui montrent l'exemple et ne se laissent pas abattre par les misères de l'âge. Et la fin de l'été apaisera les tensions...
Soyons clairs, ce roman n'est pas un coup de coeur pour moi, et je ne l'ai pas dévoré. Mais je l'ai apprécié: certains personnages sont touchants, amusants, agaçants (ah ces ados!), et l'auto-dérision de la narratrice est plutôt drôle. Les hommes sont effectivement absents, mais, tout compte fait, on ne peut s'empêcher de parler d'eux.
Le récit n'est pas toujours chronologique, alterne narration classique et échanges d'e-mails, considérations philosophiques et phrases lestes, s'adresse parfois au lecteur, et superpose les épisodes entre Mia et chaque "catégorie" de personnages.
A conseiller à tout qui s'intéresse un tant soit peu à la psychologie des femmes...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          532
palamede
  04 février 2016
Abandonnée par son mari au profit d'une femme plus jeune, Mia sombre dans la folie, puis comme elle n'a pas le choix, se reprend et décide d'aller passer deux mois dans sa ville natale. Cet été-là sera celui des visites à sa vieille mère qui vit désormais dans une maison de retraite entourée d'amies bien vivantes, et des cours de poésie dispensés à des jeunes filles proches de sa propre adolescence. Des femmes qui sont à la fin et au début de leur vie dont la cohabitation va lui apprendre beaucoup sur elle-même, et la libérer, elle, la femme de cinquante-cinq ans.
Un été sans les hommes, qui n'est pas contre les hommes mais se moque gentiment de leurs travers, est un roman du bilan du milieu de la vie. Tendre, intime et subtil, ce très beau récit de femme sur les femmes est aussi agréablement optimiste et judicieusement féministe.
Commenter  J’apprécie          520

Les critiques presse (4)
Actualitte   22 juillet 2011
la thématique centrale de l’œuvre n’est pas tant la question de l’infidélité que celle des effets du temps sur l’unité de l’être et les relations humaines. Prise dans un conflit entre conscience de l’instabilité et fantasme de pérennité, la voix narrative peine à se trouver véritablement.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Liberation   01 juillet 2011
Les lecteurs qui ont aimé ses romans précédents reconnaîtront dans Un été sans les hommes des échos de Elégie pour un Américain ou de Tout ce que j’aimais, mais ils y verront aussi quelque chose de différent, plus fort et plus libre, plus littéraire aussi.
Lire la critique sur le site : Liberation
LePoint   16 juin 2011
Sous couvert d'une histoire attachante, Un été sans les hommes est bel et bien une tentative de définir le féminin sans pour autant l'opposer au masculin.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeMonde   14 juin 2011
Une comédie américaine, une romance salée-sucrée, tantôt crue (le corps, jamais éludé) et tantôt amoureusement cuisinée.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations & extraits (177) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   16 octobre 2015
La chronique de ma sexualité ne me procurait pas la libération que j’en avait tant espérée. Le rappel de mes premiers et furtifs voyages masturbatoires en haut d’une montagne qui s’était soudain présentée comme quelque chose à escalader ; les jeux de langue avec M. B. qui me laissaient au matin la bouche endolorie parce que ni moi ni ledit jeune homme n’avions osé nous aventurer dans des territoires situés plus au sud ; plus tard, les avancées audacieuses de J. Q. sous mes soutiens-gorge et dans mes jeans, où il persévérait en dépit d’une résistance coloniale dont il faut reconnaître que les forces faiblirent avec le temps, tout cela frisait le ridicule, je ne pouvais l’ignorer. Quelle importance ? me demandai-je. Et cependant, pourquoi la femme mûre se retournait-elle sur la jeune fille avec tant de froideur, si peu de sympathie ? Pourquoi la personne vieillissante ne se risquait-elle que dans l’ironie ? N’avait-elle pas gémi et soupiré et langui et pleuré ? N’avais-je pas perdu ma virginité entre passion et confusion, ignorant encore, en dépit de mes aventures avec M. B. et J.Q., comment tout cela marchait ? Je me rappelle l’escalier de bois montant à l’étage, les draps et couvertures roulés en boule, mais ni couleur ni détails. Seulement qu’une faible lueur pénétrait par la fenêtre et que, dehors, les branches de l’arbre bougeaient et que la lumière bougeait avec elles. Cela avait fait un peu mal, mais il n’y avait pas eu de sang, pas d’orgasme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          263
le_Bisonle_Bison   19 septembre 2015
le clitoris demeure une énigme darwinienne. S'il n'est pas nécessaire à la conception, POURQUOI se trouve-t-il là ? Est-il adaptif ou non adaptif ? La théorie du petit pénis rabougri (non adaptif) a une longue histoire. Gould et Lewontin soutiennent que le clitoris, de même que les tétons chez l'homme, est un vestige anatomique. D'autres disent que non, le haricot du plaisir a une utilité évolutionnaire. Les batailles sont sanglantes. Mais, je vous le demande, qu'importent l'adaptation ou la taille si ce bien heureux petit membre fait l'affaire ? Avant de revenir à notre histoire, je vous laisse les mots immortels de Jane Sharp, une anglaise du XVIIe siècle, sage-femme de son état, qui a écrit du clitoris : "Il se dresse et retombe comme le ferait un yard, emplit les femmes de désir et leur rend la copulation délicieuse." (Les femmes et aussi, je le prétends, leurs sœurs simiennes et, dans l'attente de nouvelles découvertes, d'autres mammifères, sans doute. Autre commentaire annexe : l'usage, au XVIIe siècle, de la mesure yard pour désigner le pénis ne vous frappe-t-il pas comme une légère exagération, sauf si le yard n'était pas à l'époque le yard de maintenant ?)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          175
fanfanouche24fanfanouche24   29 mai 2016
Mais c'était en ma mère elle-même que je me sentais à la maison. Il n'y a pas de vie sans un sol, sans un sentiment de l'espace qui n'est pas seulement extérieur mais intérieur aussi- les lieux mentaux. Pour moi, la folie avait constitué une suspension. quand Boris s'en fut de cette manière abrupte promener ailleurs son corps et sa voix, je me mis à flotter. Un jour, il laissa échapper son désir de pause, et ce fut tout. (...)
Après m'être reconstituée grâce à l'aide de "professionnels", je retournai vers un territoire plus ancien, plus fiable, vers le pays de M[aman] (p. 23)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
GwordiaGwordia   14 août 2012
Le temps nous embrouille, ne trouvez-vous pas ? Les physiciens savent jouer avec mais, en ce qui nous concerne, il faut nous accommoder d'un présent fugace qui devient un passé incertain et, si confus que puisse être ce passé dans nos têtes, nous avançons toujours inexorablement vers une fin. En esprit, cependant, tant que nous sommes vivants et que nos cerveaux peuvent encore établir des connexions, il nous est possible de sauter de l'enfance à l'âge adulte, puis en sens inverse, et de dérober, dans l'époque de notre choix, un petit morceau savoureux ici, un autre plus amer, là. Rien ne peut jamais redevenir comme avant, mais uniquement comme une incarnation ultérieure. Ce qui était autrefois l'avenir est maintenant le passé, mais le passé revient au présent à l'état de souvenance, il est ici et maintenant dans le temps de l'écriture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
marina53marina53   15 octobre 2014
Rien n'est répété exactement, même les mots, parce que quelque chose a changé dans celui qui parle et dans celui qui écoute, parce qu'une fois les mots dits et puis redits et redits encore, la répétition elle-même les altère.
Commenter  J’apprécie          460
Videos de Siri Hustvedt (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Siri Hustvedt
Retrouvez le roman Un été sans les hommes de Siri Hustvedt sur Fnac.com : http://livre.fnac.com/a3470426/Siri-Hustvedt-Un-ete-sans-les-hommes
autres livres classés : femmesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
575 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre
. .