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EAN : 9791037502971
406 pages
Les Arènes (07/10/2021)
3.39/5   19 notes
Résumé :
Le corps d'un jeune migrant lituanien est retrouvé pendu à un arbre dans une banlieue populaire de Londres. Pas de signe de lutte, aucun indice qui pourrait infirmer la thèse du suicide.
Sauf peut-être ce mot retrouvé accroché sur le pantalon de la victime : " Les morts ne peuvent pas parler. "
L'inspectrice Manon Bradshaw, toujours aussi attachante et mordante dans ses réparties, se retrouve chargée d'une enquête pour homicide. Entre une communauté... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Troisième tome des enquêtes de Manon Bradshaw, inspectrice anglaise, et tout de suite , on est dans autre chose que le genre thriller/policier. le genre politique, social, quelque chose qui dépasse la police, qui dépasse le citoyen lambda.
Manon, alors qu'elle est dans un jardin public avec son fils de deux ans qui fait du toboggan, aperçoit deux bottes en train de se balancer au vent, dans un marronnier...
Un pendu... le suicide est vraisemblable, mais l'identité du mort amène les policiers jusqu'à une maison occupée par des lituaniens. Officiellement des travailleurs, ouvriers agricoles, mais en réalité : des esclaves modernes. Des conditions de vie atroces, qui m'ont fait frémir, prisonniers de chefs de gangs lituaniens, qui ont "mis à l'abri", cartes d'identité , et cartes bleues. Prisonniers presque volontaires, empêchés par leurs conditions de vie, empêchés par la barrière de la langue, par le manque de sommeil, par la violence , de communiquer avec des anglais, de porter plainte, de s'en sortir.
Une seule main leur sera tendue, une main romantique, une jeune main, une main à côté de la plaque, à mille lieu de se douter de ...
Et on plonge là dans la misère culturelle anglaise. Celle des racistes, des milices de quartier, celle des hommes qui n'aimaient pas les femmes, celles des hommes qui boivent, qui battent...
Et l'on plonge dans la vie de cette inspectrice, désormais maman adoptive d'un adolescent et maman d'un enfant de deux ans. Manon, qui doute de son union, qui n'en peut plus du quotidien, mais qui va se voir rattraper par la vie. La vie qui, parfois, est une chienne et distribue les mauvaises cartes chez des gens biens. Y'a pas de justice !
Manon et son compagnon, qui mangent mal, qui sont crevés, qui grossissent. Manon qui ne pète pas la santé...
Mais Manon au grand coeur, qui est prête à tout pour ses amies. Ah, le passage où elle parle au mari adultère de sa meilleure amie, histoire de le remettre sur le droit chemin. Un discours sur la vie, infiniment réaliste, acide, cynique mais tellement jubilatoire pour nous les feeeemmeees.
On sent que l'auteur a eu tellement de choses à dire, tellement de choses qui lui tenait à coeur qu'elle ne prend pas le temps de présenter Manon Bradshaw pour ceux qui auraient pris le train en route. On sent que tu t'adaptes, ou tu trépasses, elle s'en tamponnes; ce en quoi elle est parfaitement raccord avec son héroïne : brute de décoffrage, entière, aimant passionnément son travail et ses enfants, son petit miracle, son petit bout de tendresse dans ce monde de brutes...
Un roman policier qui va au delà du roman policier...

Merci à la maison d'édition Equinox- Les Arènes et à Babélio pour cette masse critique Mauvais Genres...

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Ce livre est autant un documentaire sur les horribles conditions de vie
et de travail des immigrés baltes en Angleterre qu'une enquête policière .
Une enquête qui s'efface souvent au profit de longs développements
sur la vie personnelle de l'inspectrice Manon Bradshaw , sur ses déboires professionnels , sur l'usure du couple ....
L' intrigue policière fait un peu de surplace .
Bien sûr , comme dans les deux précédents livres , on retrouve de l'ironie dans les dialogues mais ça ne m'a pas empêché du trouver
quelques longueurs .
"Garde le silence" m'a donc moins passionné que les 2 autres romans
de la trilogie de Susie Steiner .
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Alors que Manon Bradshaw est au parc avec son fils de 2 ans, elle découvre des pieds qui pendent du grand chêne. Et commence alors l'enquête. Manon est sûre que ce n'est pas un suicide et il faut à tout prix qu'elle trouve un coupable.
Je n'ai pas lu les deux premières enquêtes de cette inspectrice mais je n'ai pas été emballé par cette troisième enquête.
J'ai l'impression que Susie Steiner a voulu faire passer beaucoup de messages mais en peu de pages. Elle y dénonce le racisme et l'intolérance face aux migrants. Elle souhaite nous rappeler que la maladie peut toucher tout le monde à n'importe quel moment. Elle nous explique que malgré la trahison de son conjoint-et, il faut savoir pardonner... Bref, beaucoup de sujets parrallèles à l'enquête. Certainement trop de sujets qui nous éloignent du sujet principal
Je me permets aussi de faire une remarque sur la traduction. Page 223, il est indiqué " Elle apprend le langage des signes". Dans le cas décrit, c'est certainement de la langue des signes qu'il s'agit. Les personnes sourdes et/ou malentendantes parlent une langue avec une syntaxe précise et non pas un langage. Je sais que la traduction n'est pas chose facile.
En conclusion, je n'ai pas été enthousiasmée par cette lecture. Ce qui ne m'empêche pas de remercier Babelio de m'avoir permis de gagner ce roman lors de la masse critique mauvais genre et les éditions Les Arènes Equinox pour la découverte de ce roman.
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Nouvelle aventure de Manon Bradshaw : un jeune migrant litunanien est mort pendu et c'est Manon qui l'a retrouvé avec son petit garçon Teddy. Tout pointe vers le suicide sauf une note qui ne peut avoir écrite que par un tiers a priori.
Manon s'empare de l'affaire et va plonger dans le quotidien de jeunes gens venus pour une meilleure vie et qui se retrouve coincés dans des logements insalubres, pistés par des gardes chiourmes peu sympathiques, et en butte à des voisins qui refusent la cohabitation. En parallèle, dans elle doit faire face à des problèmes de santé. Plus calme que dans les précédents opus, on sent la fatigue intense qui l'abat par moment même si la trajectoire de ces jeunes la tourmente.
Une belle histoire qui mèle intolérance et racisme ordinaire, qui nous fait partager plus que d'ordinaire les victimes de ces maux aux parcours difficiles. Plus un roman psychologique que pur polar. Et c'est bien!
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Découverte bien agréable que cette série anglaise dont vient de sortir ce 3ème opus. Une série articulée autour d'une inspectrice, Manon Bradshaw, un personnage simple et attachant.

Comme Ed McBain, l'inventeur du genre, Susie Steiner propose un roman policier mettant en scène des flics dans leur métier mais aussi dans leur sphère privée, familiale et amoureuse… (Tiens la boss de Manon s'appelle McBain… quel hasard !) Ce mélange des genres peut être casse gueule mais ça fonctionne plutôt bien ici.

Ça fonctionne bien aussi parce que l'intrigue est solide : Garde le silence est aussi un roman noir, social et politique. Wisbech, petite commune d'Angleterre, ses migrants venus de l'Est, son racisme, sa misère, en est le cadre. Un jeune lituanien est retrouvé pendu… Manon va enquêter.

Si on a parfois l'impression d'avoir affaire à une Bridget Jones flic, on a aussi un regard dur et réaliste de l'Angleterre, une réflexion sur la société, sur le travail, sur le couple…

Au final, « Garde le silence » est un roman qui chronique l'Angleterre contemporaine à travers une intrigue policière et des personnages attachants, un genre à découvrir, moi j'aime !

Merci à Babelio et Les Arènes pour cette lecture !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Ils venaient de recevoir le SMS leur indiquant le point de rendez-vous habituel au garage BP à quatre heures du matin. Dans la chambre, Edikas s’assurait que les hommes se levaient pour aller travailler.
L’un d’eux, Saulius, avait fait une chute la veille du haut d’une plate-forme dans le hangar à poulets. Il gémissait sur son matelas tandis qu’Edikas leur criait de se dépêcher.
Edikas est venu se pencher au-dessus du blessé.
- Tu as mal où, mon ami ? a-t-il demandé.
Recroquevillé sur le côté, Saulius avait les bras croisés sur sa poitrine endolorie. Il a grogné sans ouvrir les yeux.
Se redressant, Edikas a donné un violent coup de pied dans la poitrine de l’homme.
- Là ? a-t-il ri tandis que Saulius hurlait de douleur, le cou renversé. Si tu ne vas pas travailler, tu seras puni, a-t-il poursuivi en prenant son élan pour porter un deuxième coup, lorsque Lukas s’est interposé.
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Certains riches, surtout, semblaient croire qu'ils pouvaient se montrer condescendants avec les " sulbalternes". Un indicateur précieux : la façon dont on s'adresse à quelqu'un qui travaille pour vous. Dont ils traitaient les serveurs, le personnel de ménage, les ouvriers.
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- Je suis tout le temps fatiguée. Je me réveille fatiguée, avait-elle dit à l'infirmière.
- Les femmes de quarante-six ans sont généralement fatiguées parce qu'elles font tout, avait répondu celle-ci, manifestement peu émue par son cas.
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- Les hommes boivent, les femmes font le ménage, lâche Bridget. Comme d'habitude, c'est nous qui écopons du pire.
- Je préfère faire le ménage qu'être un ivrogne.
- Et que dirais-tu d'être une femme de ménage mariée à un ivrogne ?
- Aîe.
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A présent que les techniciens et le photographe judiciaire ont prélevé ce qu’il leur fallait, ils ont retiré le cordon de sécurité.
- Comment l’ont-ils hissé là-haut ? s’interroge Manon, la tête levée vers l’arbre. Si c’est un homicide, il n’a pas pu coopérer. Pas facile de monter un type s’il s’y oppose. Et c’est pas comme s’ils avaient construit un échafaudage.
- Peut-être une échelle, répond Davy. Ensuite ils l’ont enlevée.
- On a trouvé des marques au sol pour les pieds de l’échelle ?
- Non, mais ils ont pu racler la terre pour les couvrir. Et s’ils l’avaient menacé, par exemple en lui braquant une arme sur la tête ?
- Moi je dirais : »Allez-y, tuez-moi. » Plutôt ça qu’être pendu. Si ton cou ne se brise pas immédiatement, tu peux mettre des plombes à mourir.
- Ils l’ont peut-être forcé à grimper à l’arbre.
- Mouais, pas très pratique, tu ne penses pas ? En tout cas, si j’étais un tueur en série, ça ne serait pas mon premier choix de modus operandi.
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