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Charles Ballarin (Traducteur)
EAN : 9782070303854
144 pages
Gallimard (09/10/2003)
3.47/5   156 notes
Résumé :
Toujours en quête d'aventures extravagantes, le prince Florizel et son compagnon, le colonel Geraldine, rencontrent un soir un étrange jeune homme qui les convie à une soirée du Club du suicide. Les deux amis découvrent avec horreur et fascination un diabolique jeu de cartes où le seul gain est la mort... Une histoire aussi inquiétante qu'ironique par l'auteur de L'étrange cas du Dr Jekyll et M. Hyde
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
3,47

sur 156 notes
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Myriam3
  19 janvier 2016
Stevenson a imaginé Les Nouvelles Mille et une Nuit, "dans le cadre de la vie anglaise contemporaine[...] sur le ton calme et ingénu de Shéhérazade" (Henry James); le Club du Suicide en est une partie.
Peut-on vraiment dire qu'il s'agit de trois nouvelles, puisqu'elles ne peuvent pas vraiment se lire indépendamment les unes des autres? Mais ce qui est intéressant, c'est que chacune commence sur une perspective différente de la précédente, et les deux personnages de la première, le prince Florizel et son dévoué compagnon le colonel Geraldine, apparaissent plus tardivement dans les suivantes.
Quels personnages extravagants! le prince Florizel s'ennuie de cette vie futile que lui vient de son statut et se jette à corps perdu dans les voyages et les aventures, accompagné de Geraldine. Ainsi, les voilà bientôt sur les pas d'un jeune homme rencontré dans un bar à huîtres, disposé au suicide, et les conduisant dans un lieu bien spécial, sinon inquiétant. D'autres prétendus au suicide y attendent nerveusement leur tour, qui viendra sous le signe de l'as de trèfle. Florizel, qui n'a pas froid au yeux, joue le jeu, et joue de malchance.
Je n'en dirai pas plus, bien sûr, mais nos deux personnages ont une vision si décalée de la vie et de la société que chaque nouvelle est vraiment inattendue et nous entraîne à sa suite, jusqu'à la chute.
Encore une fois, j'apprécie particulièrement le style de Stevenson, distant et ironique mais mêlé d'effroi.
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BazaR
  28 août 2016
Ce petit livre est constitué de trois histoires extraites des « Nouvelles mille et une nuits », un ouvrage méconnu de Robert Louis Stevenson (en tout cas méconnu de moi). Elles mettent en scène deux personnages avenants, polis et aventuriers que l'on aurait bien aimé revoir dans le cadre de romans ; j'ai nommé le prince Florizel de Bohème et son fidèle compagnon le colonel Geraldine.
Florizel est particulièrement bien apprécié par la bonne société d'Angleterre, et aussi par les petites gens. Son charisme est irrésistible. Sa fortune aussi. C'est une sorte de Prince Idéal dont les vertus semblent génétiquement accrochées à son noble titre. Avec Geraldine, il aime bien de temps en temps sortir incognito et se mêler des affaires qui ne le concernent pas. C'est ainsi que tous les deux vont tomber sur un brave jeune homme qui se doit de vendre des tartelettes. Après un bon dîner, voilà que ce jeune homme les emmène dans un club aussi curieux que secret : le club du Suicide, qui porte bien son nom. Ici, on veut se suicider. le président de ce club a senti le marché juteux et proposé de faire ça avec une certaine classe, une dose d'émotions fortes et un soupçon de hasard.
Ainsi, dans les trois nouvelles, le président du club va s'affirmer comme le Moriarty personnel de Florizel. Les deux hommes rivalisent dans l'art de la machination afin de s'éliminer l'un l'autre. Les deux dernières nouvelles montrent les évènements à travers des yeux plus candides — et même carrément naïfs et peureux dans la deuxième — si bien que Florizel y apparait davantage comme ce Prince Idéal auréolé par les dieux.
J'ai franchement apprécié ces nouvelles qui m'ont fait penser à Sherlock Holmes par certains côtés mais possèdent une véritable originalité par d'autres. Dommage que la gloire de Florizel ne se soit pas étendue plus avant. Encore un héros méconnu. Sniff !
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PiertyM
  18 avril 2017
Hé bien, si vous en avez marre de la vie, allez voir du côté du club du suicide, si ce n'est pas de manière mystérieuse que votre vie sera compromise, ce sera alors à travers un jeu de cartes, et celles-ci ont le pouvoir de déterminer le jour de votre mort et de vous révéler votre bourreau! En tout cas, moi, j'y ai fait un tour, au club de suicide, à travers des deux personnages du prince Florizel et de son fidèle serviteur Geraldine qui, assoiffés de nouveautés et d'aventures, vont essayer d'emboiter le pas aux horribles activités du chef de ce club. Et ça nous offre des étranges aventures étendues sur les trois nouvelles qui composent ce recueil...En tout cas, je me suis un peu plus accrochée à la première nouvelle!
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trillian
  14 mai 2012
Le club du suicide est en fait un recueil de trois nouvelles, la première nous présentant le prince Florizel et son fidèle ami Geraldine, qui vont découvrir les tenants et aboutissants du club du suicide, ce club étrange dans lequel un tirage au sort, via des cartes à jouer, permet de désigner le futur mort et le futur bourreaux parmi les participants et ce, tout les soirs.
Dans les deux autres nouvelles, on suit des personnages totalement différents et qui n'ont pas de lien avec les deux héros de la première nouvelle. La seconde nouvelle nous présente Scuddamore, un américain installé dans les quartiers latins de Paris et qui va se faire complètement manipulé par de sombres ennemis (le dirigeant du club), qui vont se servir de sa naiveté pour se débarrasser d'un cadabre encombrant.
En réalité, on apprendra que le directeur du club du suicide est bien plus machiavelique et malin qu'on l'aurait crut, toujours à agir dans l'ombre et toujours recherché par le prince florizel et son ami Geraldine.
Quant à la dernière nouvelle, on retournera à Londres, où un plan se trame contre l'horrible directeur du club du suicide.
Si j'ai aimé lire tout le court recueil, j'ai tout de même préféré lire la première et découvrir en même temps que les deux héros, le fonctionnement maccabre du club du suicide, avec sa distribution de cartes à jouer et la désignation d'un bourreau et du futur "suicidé". L'idée fait assez froid dans le dos, et la distribution des cartes parmi les membres, comme si il s'agissait d'une partie de poker est vraiment bien écrite, on reste tendue à l'extrême dans l'attente de savoir qui sera désignée.
En bref, j'ai beaucoup aimé, l'idée du club du suicide est vraiment flippante et maccabre, c'est vraiment une idée morbide, sans parler de la réaction de ceux qui n'ont pas été "élus", à boire du champagne comme si de rien n'était. Ca m'a donner envie de lire d'autre romans de Stevenson et j'en ai quelques uns dans ma PAL!
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SaveurLitteraire
  05 juin 2019
Après tout ce temps passé auprès d'auteurs contemporains, il est temps de partir faire un tour chez les plumes du XIXème siècle ! Ne vous y fiez pas, malgré son titre bien lugubre, le club du suicide n'est pas qu'une histoire de tragédie, c'est aussi un polar qui se cache par ici, et c'est pourquoi je n'ai pas été dépaysée par ce roman, au contraire. D'autant plus que Robert Louis Stevenson est un auteur de talent, que j'ai déjà eu l'occasion de lire avec son merveilleux et fascinant L'étrange cas du Dr Jeckyll et M. Hyde. On en parle un peu ?
Articulé en trois parties que l'on croit au départ indépendantes mais qui se révèlent finalement être reliées, le club du suicide est de ces romans qui concentre peu de personnages : ils sont extravagants, parlent fort bien, ont le sens de l'honneur, et nous emmènent dans une partie du monde de l'ombre qu'on aurait préféré laisser là où elle était. Aussi absurde que cela puisse paraître par la nature même du sujet, le club du suicide dont il est question ici est amené non pas seulement comme une tragédie, mais comme un jeu criminel et un mystère rempli de noirceur.
La manière dont fonctionne ce fameux club et les méthodes utilisées sont glaçantes et donnent à réfléchir : imaginez donc un instant que l'on retrouve une telle organisation de l'ombre ici, de nos jours. Que l'on suive un inconnu dans un endroit fort bien caché, que l'on mise alors sa vie sur un jeu de cartes avec au bout deux rôles cruciaux : le futur suicidé, et celui qui va le tuer. Deux rôles dont les cartes décident de l'identité, et ce tous les soirs.
La première partie est tout à fait glaçante et macabre, si bien que l'on en voudrait davantage sur cet effroyable club. Mais voilà qu'arrive la seconde partie, où l'on se retrouve aux côtés d'un innocent complot d'une affreuse machination. Si, au début, on se sent perdu par le pauvre jeune homme, on comprend vite que son histoire et celle des téméraires compagnons de début sont en fait liées. L'enquête du prince Florizel et de son fidèle compagnon, Géraldine, nous embarque dans une folie meurtrière délectable, et oui ! Certes, pas autant d'action que ce que l'on peut lire avec nos romans modernes, mais il n'y a pas matière à s'ennuyer, je vous le garantis.
La troisième partie offre une conclusion noble à un conte des plus dérangeants. le club du suicide a en vérité un seul défaut : celui d'être trop court, assurément ! Car j'aurais tant aimé me plonger davantage dans la société de ce club, fondée par un président des plus sinistres, aux motivations floues. C'est certain que l'histoire donne envie d'être approfondie, et le peu de personnages, mais un peu de personnages très complice, rend le tout encore plus attachant.
Pour en finir, je dirais que je ne m'attendais pas à me retrouver face à un polar. L'auteur classique sait procurer de délicieuses sueurs froides par les thèmes qu'il déploie : ici, c'était le malheur qui entraîne l'humain dans un jeu où le seul lot gagnant est la mort. Mais ailleurs, c'était la folie, le côté monstrueux qui sommeille en chacun(e), l'importance du rang social… bref, une plume qui sait écrire sur des sujets parfaitement humains, des sujets noirs traités avec finesse.
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critiques presse (1)
BoDoi   16 juin 2011
Peut-être aurait-il fallu oser trahir plus franchement Stevenson, afin de le rendre plus percutant en bandes dessinées.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   24 août 2016
J'ai reçu une bonne éducation. Je joue presque assez bien du violon pour gagner un peu d'argent avec un orchestre de beuglant. J'en dirai autant de la flûte et du cor d'harmonie. J'ai appris le whist suffisamment pour perdre environ cent livres par an à ce jeu savant. Ma connaissance du français m'a permis de dilapider mon argent à Paris presque aussi facilement qu'à Londres. Bref, je ne manque pas de qualités viriles.
("Histoire du jeune homme aux tartelettes à la crème")
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BazaRBazaR   27 août 2016
-- Mais il y a cela, répliqua Silas en montrant le corps. Il y a cette chose sur mon lit, qu'on ne peut ni expliquer, ni faire disparaître, ni contempler sans horreur.
-- Horreur ? mais non, répondit le docteur. Une fois que ce genre d'horloge a fini de tourner, ce n'est plus à mes yeux qu'un mécanisme qu'il faut examiner au bistouri. Une fois que le sang est figé, ce n'est plus du sang humain ; lorsque la chair est morte, ce n'est plus de la chair que désirent les amants, et que nous respectons chez nos amis. Grâce, attirance, terreur, tout cela s'en est allé avec le souffle de la vie.
("Histoire du docteur et de la malle de Saratoga")
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BazaRBazaR   25 août 2016
Un quatrième déclarait qu'il ne serait jamais devenu membre du club s'il n'avait été persuadé de croire ce que dit M. Darwin.
" Je ne puis supporter, affirmait cet éminent candidat au suicide, l'idée que je descends du singe."
("Histoire du jeune homme aux tartelettes à la crème")
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Myriam3Myriam3   17 janvier 2016
Mes connaissances en français se sont trouvées suffisantes pour me permettre de dissiper de l'argent à Paris presque avec la même facilité qu'à Londres; bref, je suis pétri de talents variés.
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CiryaherCiryaher   19 septembre 2013
- Il y a cinquante-deux cartes, chuchota M.Malthus. Guettez l’as de pique : c’est le signe de la Mort; et c’est l’as de trèfle qui désigne celui de nous qui est chargé d’officier ce soir. Oh, bienheureux jeunes gens ! Vous avez d’assez bons yeux pour suivre la partie. Je ne puis hélas distinguer un as d’un deux à travers la table !
Il entreprit de chausser une seconde paire de lunettes.
- Il faut tout de même que j’observe leurs visages, expliqua-t-il.
Dans un bref aparté, le colonel mit son ami au courant de ce qu’il avait appris du membre honoraire et de la terrifiante alternative qui risquait de s’imposer à eux. Le prince sentit son coeur se serrer, étreint par un frisson mortel; il avala, non sans difficulté, une gorgée de champagne, et regarda en tous sens, comme un homme prisonnier d’un labyrinthe.
- Il suffit d’un coup d’audace, et nous pouvons encore nous échapper.
Mais à cette suggestion, le prince retrouva toute sa détermination.
- Silence, ordonna-t-il. Montrez-moi que vous savez jouer en gentilhomme, quel que soit l’enjeu, si grave soit-il !
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Videos de Robert Louis Stevenson (69) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Louis Stevenson
« Toute lecture digne de ce nom se doit d'être absorbante et voluptueuse. Nous devons dévorer le livre que nous faisons, être captivés par lui, arrachés à nous-mêmes, et puis sortir de là l'esprit en feu, incapable de dormir ou de rassembler ses idées, emporté dans un tourbillon d'images animées, comme brassées dans un kaléidoscope. » Cette citation de Robert Louis Stevenson, l'auteur de L'Île au Trésor, est le début d'un texte qui célèbre l'art du roman épique, et que l'on peut retrouver dans une série d'Essais sur l'art de la fiction, passionnante somme de réflexions sur la littérature d'aventures. Un genre dans lequel excelle notre invité du jour, Pierre Lemaitre, que nous avons eu la chance de recevoir à Dialogues à l'occasion de la parution de son roman le Grand Monde. Au fil de notre échange, il nous fait entrer dans son atelier d'écrivain, évoque la façon dont se construisent ses romans, et nous livre même quelques conseils de lectures ! Et pour terminer cet épisode, nous partons à la rencontre de nos libraires, qui nous parlent de quelques romans d'aventures inoubliables à avoir absolument dans sa bibliothèque.
Bibliographie :
- le Grand Monde, de Pierre Lemaitre (éd. Calmann-Lévy) https://www.librairiedialogues.fr/livre/20145088-le-grand-monde-pierre-lemaitre-calmann-levy
- Les Rougon-Macquart, d'Émile Zola (éd. Gallimard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/247912-les-rougon-macquart-1-le-ventre-de-paris-his--emile-zola-gallimard
- Les Buddenbrook, de Thomas Mann (éd. le Livre de poche) https://www.librairiedialogues.fr/livre/288802-les-buddenbrook-le-declin-d-une-famille-le-d--thomas-mann-le-livre-de-poche
- U.S.A., de John Dos Passos (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/15821178-1-usa-42e-parallele-trilogie-u-s-a-i-john-dos-passos-folio
- Blackwater, de Michael Mc Dowell (éd. Monsieur Toussaint Louverture) https://www.librairiedialogues.fr/serie/blackwater/84979/
- Les Misérables, de Victor Hugo (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/11354695-les-miserables-victor-hugo-folio
- Les Trois Mousquetaires, d'Alexandre Dumas (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/60125-les-trois-mousquetaires-alexandre-dumas-gallimard
- Vingt ans après, d'Alexandre Dumas (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/133400-vingt-ans-apres-alexandre-dumas-folio
- le Vicomte de Bragelonne, d'Alexandre Dumas (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/502953-1-le-vicomte-de-bragelonne-alexandre-dumas-folio
- Ce qu'il advint du sauvage blanc, de François Garde (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/4134896-ce-qu-il-advint-du-sauvage-blanc-francois-garde-folio
- Les Cormorans, d'Édouard Jousselin (éd. Rivages) https://www.librairiedialogues.fr/livre/16461698-les-cormorans-edouard-jousselin-rivages
- Méridien de sang, de Cormac McCarthy (éd. de l'Olivier) https://www.librairiedialogues.fr/livre/18431135-meridien-de-sang-ou-le-rougeoiement-du-soir-dan--cormac-mccarthy-editions-de-l-olivier
- Michel Strogoff, de Jules Verne (éd. le Livre de poche) https://www.librairiedialogues.fr/livre/476214-michel-strogoff-jules-verne-le-livre-de-poche
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