AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782889070251
224 pages
Editions Zoé (25/08/2022)
3.29/5   12 notes
Résumé :
Janvier 1974, Gaza. L’Anglaise Piper emménage avec son mari, délégué humanitaire. Leurs semaines sont rythmées par les vendredis soir au Beach Club, les bains de mer, les rencontres fortuites avec la petite Naïma. Piper doit se familiariser avec les regards posés sur elle, les présences militaires, avec la moiteur et le sable qui s’insinue partout, avec l’oisiveté. Le mari s’absente souvent. Guettée par la mélancolie, elle s’efforce de trouver sa place. Le baromètre... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
sylvaine
  22 octobre 2022
Anne-Sophie Subilia signe avec l'épouse un roman surprenant et atypique. Piper Desarzens est venue retrouver son époux Vivian, lui est délégué à la CICR et en mission à Gaza. nous sommes en 1974 . Israël est l'occupant et impose sa loi ... Piper s'occupe comme elle peut, aménager sa maison, voir Hadj et ses fils donner vie au jardin, et lutter contre le sable qui s'infiltre toujours et encore..; Vivian part souvent en mission plusieurs jours , seule lumière la soirée du Vendredi soir au Beach Club où se retrouvent les expats et où l'alcool coule à flots...
Piper sombre dans la mélancolie ...Le lecteur aussi ! Que retiendrais-je de ma lecture? Quelques très belles pages dignes d'un excellent guide touristique, quelques portraits sur le vif de gazaouis jeunes ou vieux, et un ressenti d'inanité exceptionnelle.
Commenter  J’apprécie          250
Catherinedenanc
  06 novembre 2022
Nous sommes en 1974, Piper, une jeune mariée, originaire d'une grande famille londonienne cultivée, arrive à Gaza conduite par un vieil homme dans une carriole brimbalante vers la bâtisse dans laquelle elle passera une année avec son mari, récent délégué du CICR, un jeune suisse d‘origine sociale modeste, Elle ne s'attendait pas au spectacle offert par le lieu, une habitation sans charme entourée de sable, de vent et de matériaux de construction abandonnés au milieu d'arbustes.
Quelques semaines après leurs retrouvailles, Vivian, s'enquière de l'état d'esprit de son épouse. Elle concède ne pas avoir anticipé cette vie et cet environnement, elle ne se dit pas déçue pour autant malgré les longues journées passées seule la plupart du temps. le délégué étant le plus souvent absent à visiter des prisons quelquefois plusieurs jours d'affilés. Ce qu'il vit loin d'elle a un impact certain sur lui et l'entraîne à consommer de plus en plus d'alcool.
Les loisirs de l'épouse consistent à des achats de babioles dans les marchés alentours pour aménager leur intérieur et des soirées beuveries au Club voisin qui regroupe les expats tous les vendredis soir. La femme du délégué observe la vie des femmes palestiniennes qui font tout de leurs mains de l'aurore au coucher. Elle se sent inutile. Elle est mal à l'aise devant le regard que les hommes posent sur elle quand elle part nager, femme blanche indécente avec ses vêtements occidentaux. Elle ne sait comment rentrer en contact avec les personnes qu'elle côtoie, il y a bien sûr la barrière de la langue dont elle ne connaît que quelques mots, mais surtout le dénuement dans lequel ceux qu'elle rencontre se démènent et qui lui fait ressentir la honte de ne pas être heureuse alors qu'elle a plus que le nécessaire.
Et puis il y a le vieil homme, Hadj, le jardinier providentiel qui fera de la friche sur laquelle est posée la maison, un jardin magnifique et luxuriant dans lequel il fait bon se tenir à la tombée du jour pour y boire de l'alcool (trop). Il y a aussi Naïma, une petite fille pleine de joie de vivre qui la prend par la main en babillant des histoires qu'elle ne comprend pas.
Vivian est un mari amoureux et attentionné qui se rend compte que la vie du couple bat de l'aile, alors il propose des échappées de quelques jours dans les territoires pour faire découvrir à Piper la contrée. Il fait venir une petite voiture qui va permettre à la femme du délégué de lier connaissance avec quelques copines du vendredi soir au Club. Et puis un jour, dans un hôpital dans lequel travaille une femme qu'elle admire, la rencontre dans la nurserie avec une orpheline de quelques mois que le personnel néglige car ce sont les familles qui viennent nourrir et dorloter les enfants. La femme du délégué, émue par l'état sanitaire de l'enfant, sort de sa réserve et prend soin d'elle, la nettoie en lui chantant des comptines en français et le bébé devient réceptif à ses attentions quotidiennes. Mais quand le personnel commence à se poser des questions sur les intentions de la femme avec l'enfant, elle prend peur…
Un très beau roman à l'ambiance douce/amère. L'auteure suisse arrive avec délicatesse à nous faire partager, les émotions, les perceptions, les lieux que découvre l'héroïne. La narration est sans à-coups alors que ce que rencontre la jeune femme est souvent lourd et difficile mais contre balancé par les lieux et les personnages qui croisent sa route et nous font ressentir la beauté de la vie malgré tout et pour toujours.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
mimipinson
  25 août 2022
Nous sommes en 1974, à Gaza. Peper et Vivian vienne d'y arriver. Lui est un délégué humanitaire ; il s'absente souvent pour sillonner la région pour y inspecter notamment les prisons et aider la population. Peper, son épouse n'a pas de métier ; en tout cas, ici, elle ne travaille pas. La semaine, elle s'ennuie ; et le week-end, elle sort en couple et entre amis. Peper n'a pas encore tous les codes de la région.
Voilà un bien étrange roman où il ne se passe pas grand-chose. L'auteur s'attarde à suivre le spleen d'une femme un peu désoeuvrée qui tente par le biais de ses rencontres de combler sa mélancolie, de trouver sa place dans son couple et son pays d'adoption.
Voilà un bien étrange roman où il ne se passe pas grand-chose. L'auteur s'attarde à suivre le spleen d'une femme un peu désoeuvrée qui tente par le biais de ses rencontres de combler sa mélancolie, de trouver sa place dans son couple et son pays d'adoption.
J'aurais aimé que l'auteur s'attarde davantage sur la situation politique et sociale de Gaza, qu'elle mette le doigt sur un sujet trop effleuré à mon sens : le sort des prisonniers à Gaza. Mais peut-être n'étais-ce pas le but de son propos, qui à froid m'a largement échappé. L'ensemble est élégamment écrit et construit, mais sans vraiment de consistance. Un roman qui raconte l'ordinaire, et qui à force de vouloir rester en marge finit par devenir ordinaire. Dommage !
Lien : https://leblogdemimipinson.b..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Marpesse
  20 août 2022
C'est un roman où il ne se passe pas grand chose... très désincarné, d'un point de vue presque externe. L'épouse est la femme d'un délégué de la Croix-Rouge venu à Gaza pour un an afin d'apporter de l'aide humanitaire. Elle remplit peu ses journées, se prend d'affection pour plusieurs personnes autour d'elle : le vieil Hadj, jardinier, et son âne, la petite Naïma, une psychiatre arabe... Elle vit sa vie d'Occidentale... témoin de la méchanceté israélienne, et c'est là que ça se corse... Même si les choses ne sont pas dites ouvertement, tous les Arabes sont gentils et font de la peine (il faut savoir qu'ils croupissent dans les prisons des odieux Israéliens...) et que tous les Israéliens sont désagréables et imbus d'eux-mêmes : au check-point, à l'hôpital, partout, même quand ils ratissent la plage le soir avec leurs 4x4. La bonne pensée européenne s'invite dans ce livre, avec ignorance, comme toujours, prenant en pitié les victimes désignées, transformant l'histoire...
Là, nous sommes en 1974. Les méchants israéliens, tout aussi méchants que les Anglais qui ont favorisé la venue des juifs sur ces terres et s'en sont lavé les mains après, sont les bourreaux des Palestiniens. Ils ont quand même fait déjà trois guerres, vous vous rendez compte? Ah bon... Ils ont déclenché des guerres, ces juifs à qui l'ONU a attribué un pays en 1948... ah oui...?
Ce n'est pas verbalisé autant, mais c'est en creux, et on ne sent que cela dans le récit, à travers un simple détail, par exemple : le mari, bien-pensant de la Croix-Rouge, tique quand sa femme dit que l'hébreu est une belle langue. Quels restes de violence, ces chars brûlés lors de la guerre de Kippour (mais on ne pleure pas sur les juifs, n'ayez pas peur... On est effrayé par un cadavre égyptien !) Quand on utilise dès les premières pages le terme de "Palestine" pour désigner l'endroit où vivent les Gazaouis, c'est déjà tout un programme...
Aux trois quarts du livre, l'épouse s'intéresse au cas d'une orpheline à l'hôpital... mais ce n'est pas plus intéressant et fait tendre le roman vers quelque chose d'encore trop attendu... trop bien-pensant. Mais ouf! Elle ne l'adopte pas, alors qu'on s'y attend.
L'Épouse... titre qui attirait, comme le Mon Mari de Maud Ventura l'an passé, et qui déçoit...
(...)
Lien : https://lemanoirdeslettres.f..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
SaigneurDeLivres
  23 juillet 2022
L'histoire d'une européenne qui déménage à Gaza avec son mari qui travaille pour la Croix Rouge. Je n'ai pas trouvé le récit intéressant, malgré certains passage sympa sur la découverte d'une nouvelle culture. Je n'ai pas été touché par cette femme. J'ai donc trouvé le livre long et sans grand intérêt. Je dirai que je ne suis pas le public pour ce genre d'ouvrage.
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2022
Elle veut chasser ces mouches humaines. N’a pas d’argent, pas de bonbons. Rien. Elle retourne ses poches pour le prouver. Certaines des mères rappellent leurs enfants. Elle continue sa promenade. À un moment donné, de façon inattendue, une fillette en guenilles glisse la main dans la sienne. Comment tu t’appelles ? « Naïma. » Son visage est ensablé, des nattes pleines de poussière, une petite tunique brodée au niveau du col, déchirée près du nombril. Ses sandalettes cassées l’obligent à sautiller bizarrement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2022
La femme sait qu’elle a un visage étrange.
Des cheveux noir de jais, fournis.
Un oeil plus haut que l’autre, vert émeraude.
Des sourcils démesurément épais.
Un nez d’oiseau.
L’air étonné, capricieux.
Sa garde-robe est anarchique, insensée. Mais toujours ajustée à sa taille.
Elle ne craint pas le ridicule.
Elle enfonce souvent ses mains dans les poils des bêtes au marché aux bestiaux de Gaza.
On la remarque, surtout les femmes, qui jettent sur elle quelques regards suspects qu’elle essaie d’ignorer pour ne pas souffrir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2022
La seule chose qu’on puisse faire est continuer de vivre. Rester pour le patron qui s’est donné de la peine pour leur trouver un film récent. On remet les chaises autour des tables, des bougies de cire sortent d’une caisse et sont disposées à gauche et à droite. Les Européens se remettent à boire, à fumer et jouent aux cartes. Juda reprend son service de plus belle. Des cernes sombres et luisants agrandissent son regard. Dans leur dos, Gaza gronde et s’endort sur le ressentiment.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2022
Elle raconte parfois la même chose à plusieurs personnes, elle leur décrit sa vie à Gaza, une anecdote fraîche, la mer où elle ne va pas encore toute seule alors que la plage est en face de la maison ; il suffit de traverser la route.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2022
Chaque page est regardée, on pourrait croire qu’elle déchiffre l’arabe pour de vrai, mais elle lit de gauche à droite. Elle ne peut rien comprendre. Elle sait tout juste dire bonjour, demain, merci, ce sont ses premières journées au Proche-Orient. Que se passe-t-il entre elles deux ? La femme ne sait toujours pas ce que la fillette a entrevu ou attend d’elle. Qu’elle démultiplie les poissons ? Qu’elle fasse venir la paix ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Anne-Sophie Subilia (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne-Sophie Subilia
A l'occasion du Festival le livre sur la place" 2022 à Nancy, Anne-Sophie Subilia vous présente son ouvrage "L'épouse" aux éditions Zoé. Rentrée littéraire automne 2022
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2641395/anne-sophie-subilia-l-epouse
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Linkedin : https://www.linkedin.com/in/votre-libraire-mollat/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Vimeo : https://vimeo.com/mollat
+ Lire la suite
autres livres classés : bande de gazaVoir plus






Quiz Voir plus

Le jeu des titres

Quel animal est élégant pour Muriel Barbery ?

Le chat
Le hérisson
La taupe
L'écureuil

12 questions
8806 lecteurs ont répondu
Thèmes : littératureCréer un quiz sur ce livre