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Karla Suárez (Arrangeur)François Gaudry (Traducteur)
ISBN : 2864244322
Éditeur : Métailié (28/08/2002)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 29 notes)
Résumé :

À La Havane, une petite fille aux yeux clairs et aux cheveux crépus négocie le difficile tournant de l'enfance à l'adolescence, dans une famille condamnée à la cohabitation par les conditions sociales du pays : un père, officier de toutes les guerres de la Révolution, une mère argentine droguée au tango, une tante amateur d'opéra, un oncle masseur et une grand-mère plaintive, gardienne de la mora... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Astazie
  25 septembre 2012
"J'avais six ans quand mon père décida d'aller dormir dans le salon ."
Une petite fille aux yeux clairs et aux cheveux crépus nous entraîne dans sa vie à La Havane. Elle vit chez sa grand-mère, avec celle-ci qui présente une addiction à la télévision. Son père ne vient qu'épisodiquement, sa mère argentine écoute des tangos toute la journée. Sa tante est souvent cloîtrée dans sa chambre , fanatique d'opéra. Elle cohabite avec toutes ses personnes. Elle passe de l'enfance à l'adolescence.
Elle découvre que la vie est basée sur le mensonge. Ses cheveux crêpus lui dévoilent la faute cachée de sa grand-mère, le jour où un homme noir se présente chez eux. Son oncle est homosexuel et son père mène une double vie.
"Dans la grande maison, j'inventais mon propre monde. Je m'enfermais dans ma petite chambre pour écouter de la musique et écrire tout en jouant avec Frida*, un peu perturbée à ce moment-là, qui réclamait sans cesse de l'amour. Papa, qui avait tout de l'officier à la retraite, passait ses journées en pyjama et savates à lire le journal ou autre chose dans sa chambre. Maman avait retrouvé un peu de joie car la correspondance avec sa soeur de Buenos Aires était devenue quotidienne, elle allait voir sa tante dans sa chambre pour lui montrer les photos et lui parler, je ne sais trop comment car la tante n'était plus qu'une ombre. »
Frida est une petite chatte siamoise *
L'auteur nous entraîne dans cette mésaventure, semblable à l'image de l'économie cubaine des années 80/90. J'ai aimé les chapitres courts, les réflexions suscitées par la lecture de ce livre, sur ce pays que je ne connais pas bien ; Cuba.

Lien : http://passion-de-lectures.o..
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Parmigianlu
  25 juin 2008
Une écriture vive, incisive, lucide, sans fioriture pour décrire les réalités, les non dits et les limites de la société cubaine jusqu'au pire des années 90.
Le livre est construit en chapitres courts qui se répondent les uns les autres et sont en même temps une histoire à eux tous seuls.
C'est brillant et parsemé de réflexions intelligentes et cyniques.
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profdoc72
  15 janvier 2016
J'ai lu ce récit après en avoir lu les critiques sur Babelio. le livre se lit bien, et le destin de la petite fille emporte le lecteur. Néanmoins, le côté tragique finti par l'emporter, et lasse quelque peu. La seconde partie, centrée sur l'adolescence et les années de jeune femme, m'a peu attirée, peut-être étais-je lassée.
Je n'ai par ailleurs pas bien compris les intentions de l'auteur.
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gromit33
  16 avril 2018
Une jeune fille raconte sa vie quotidienne dans le Cuba des années 70 à nos jours. Elle décrit avec délicatesse sa famille, un père militaire de carrière, une mère argentine ; journaliste, une grand-mère qui règne sur sa maison, un oncle homosexuel, une tante névrosée et des amis, étudiants comme elle.
Un livre très personnel et qui décrit bien l'ambiance cubaine.
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veronique55
  06 janvier 2013
Une petite fille passe de l'enfance à l'adolescence à la Havane dans les années 80. Dans une famille foldingue et son lot de mensonge avec cynisme et un peu trop de d'alcool et de drogue à mon goût.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Caro29Caro29   22 décembre 2012
Dieu parlait et j'avais l'impression que cet espace, cette petite pièce pleine de livres et de papiers m'appartenait depuis longtemps et je sentais cet homme de la génération de mes parents, un peu hippie et rêveur, aussi proche de moi que Dieu de ses disciples. (...) Je ne parlai à personne de cette rencontre, pas même à Quatre, car je savais très bien que cela ne lui plairait pas. Il voulait toujours le meilleur pour moi sans comprendre que le meilleur n'est pas toujours le plus pur et que la pureté ne porte pas toujours des tons clairs.
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tipimenttipiment   06 août 2011
- Si j'avais dix ans de moins, quel bonheur ...- je le dévisageais sans vouloir comprendre, il termina son verre et continua de parler: Ma muse préférée, la plus parfaite, celle qui se cache, joue à la petite fille et se déguise, je vais t'aimer, si vieux que je sois, bien que je sois éteint et ne sois plus que cendres je continuerai d'aimer tes yeux , ton corps de cristal , ton printemps...Combien d'hommes t'ont aimée?
Je m'appuyai contre la porte, bras croisés, en souriant.
-Aucun, parce que je porte des pantalons...(Dieu sourit de ma blague, puis nous redevînmes sérieux.) Je ne sais pas si quelqu'un m'a aimée et d'ailleurs ça m'est égal, moi je n'aime personne...J'aime ton amitié et j'aime l'idée de ne pas avoir à m'en passer...
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tipimenttipiment   06 août 2011
Les images de cette nuit restent encore très floues. Je sais que nous avons beaucoup parlé mais je ne saurais dire exactement de quoi, je sais seulement que j'ai fondu en larmes. Je le sais. Je m'en souviens, bien que je ne puisse remonter dans le temps pour fixer l'image et la faire disparaître. Je sais qu'à un moment je l'ai pris dans mes bras et que j'ai pleuré, il m'a embrassé les cheveux et serrée à son tour, et à vrai dire c'était tout ce que je voulais. Une étreinte, c'est tout, une étreinte et qu'on me laisse pleurer un peu, de temps en temps, sans que personne le sache et sans savoir pourquoi, sans même vouloir comprendre. Pleurer et rester propre, vide et prête à continuer.
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AstazieAstazie   25 septembre 2012
Dans la grande maison, j'inventais mon propre monde. Je m'enfermais dans ma petite chambre pour écouter de la musique et écrire tout en jouant avec Frida*, un peu perturbée à ce moment-là, qui réclamait sans cesse de l'amour. Papa, qui avait tout de l'officier à la retraite, passait ses journées en pyjama et savates à lire le journal ou autre chose dans sa chambre. Maman avait retrouvé un peu de joie car la correspondance avec sa sœur de Buenos Aires était devenue quotidienne, elle allait voir sa tante dans sa chambre pour lui montrer les photos et lui parler, je ne sais trop comment car la tante n'était plus qu'une ombre.
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tipimenttipiment   06 août 2011
Sous le regard de Quatre, je sentis mon regard se nouer, je pensais à tant de choses, je pensais que demain il ne serait plus là et que ce serait très triste car cela allait durer cinq ans, et comme l'a dit Whichy :
Le temps ne s'arrête pas, ne regarde pas en arrière, ne revient pas.
Le temps allait nous rendre différents, je le savais parfaitement.
- Quatre, je voudrais te prendre dans mes bras.
Mon ami se leva brusquement et me serra très fort. Je voulus lui dire plein de choses, mais je me retins. Il est des espaces que les mots ne remplissent pas.
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