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Karla Suárez (Arrangeur)François Gaudry (Traducteur)
EAN : 9782864244325
218 pages
Éditeur : Editions Métailié (28/08/2002)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 33 notes)
Résumé :

À La Havane, une petite fille aux yeux clairs et aux cheveux crépus négocie le difficile tournant de l'enfance à l'adolescence, dans une famille condamnée à la cohabitation par les conditions sociales du pays : un père, officier de toutes les guerres de la Révolution, une mère argentine droguée au tango, une tante amateur d'opéra, un oncle masseur et une grand-mère plaintive, gardienne de la mora... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
christinebeausson
  14 septembre 2020
Tout commence dans les années 70 avec l'histoire de celle qui fut une petite fille ... une famille bien installée dans le régime castriste ... tout va pour le mieux dans cette grande maison où cohabite ... le père, militaire bien intégré dans la nomenclature, qui dort dans le salon ... sa femme qui en était toujours à se chercher ou plutôt à se perdre ... sa mère, digne représentante de la bienséance ... son frère, énergumène qui flirte avec on ne sait qui ... sa soeur, toujours à la limite de l'internement.
Et les années passent ... sous la chaleur des tropiques l'atmosphère se complique ... la gamine n'est pas comme les autres, elle veut vivre comme elle l'entend ... les liens se font et se défont.
Nous assistons dans l'intimité de la tête d'une gamine à une lente évolution ... une lente détérioration du paysage politique et des rêves de justice, de liberté et de fraternité révolutionnaires ... une lente désagrégation d'un régime où s'écrit une histoire où "pour les uns la jeunesse communiste c'était de la merde, pour d'autres Miami était un refuge de frustrés qui n'avaient pas de couilles" ... pour finir nous serons les spectateurs de la suite de la manifestation du 5 août 1994, quand Fidel Castro décide d'annuler l'interdiction d'émigrer ... ( plus de trente mille Cubains essayent de fuir Cuba pour gagner les côtes des États-Unis à bord de radeaux et d'embarcations de fortunes, appelés les balsas. Certains réussissent, d'autres sont conduits en centre de rétention sur la base américaine de Guantanamo, enfin de nombreux balseros disparaissent en mer. Au bout d'un mois, La Havane et Washington trouvent un accord. Les États-Unis autorisent l'entrée à plus de demandeurs d'asile cubains soit 20 000 par an. En contrepartie, le régime cubain s'engage à freiner les départs illégaux en mer).
Laissons nous bercer par la vie, par les souvenirs de cette petite fille qui aimait tant ... jeter des cailloux dans la mer depuis le Malecon ... écouter Silvio Rodríguez Domínguez (musicien, poète et compositeur cubain faisant partie de la nueva trova ) nous chanter "Óleo de Una Mujer Con Sombrero" ... ou Rodolfo "Fito" Páez (chanteur de rock, compositeur, pianiste et réalisateur argentin) interprétant "Yo Vengo A Ofrecer Mi Corazo" ".. à vous de choisir la musique !
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boubili
  15 mars 2020
Cette histoire commence aux 6 ans de la narratrice dans les années 70 : son père part dormir dans le salon de leur maison à la Havane. Sa mère, une argentine, sombre dans la dépression et écoute des tangos à longueur de journée. Dans cette maison vit aussi la tante, une folle, un oncle, et la grand-mère qui passe son temps à regarder la télévision.
La narratrice grandit au fil des chapitres, on découvre son passage de l'enfance à l'âge adulte, en passant par l'adolescence. La vie de cette fille est émaillée de rencontres avec des personnages hauts en couleur : Quatre son ami d'enfance, le Poète ou encore Dieu un vieil alcoolique féru de poésie française.
En parallèle de la vie personnelle de la narratrice, on voit se dévoiler en filigrane la situation politique et économique de Cuba qui évolue, pas forcément pour le meilleur. La fin de l'URSS, les difficultés pour s'approvisionner, tout n'est rose dans les années 90. On sent la dégradation des conditions de vie par rapport aux années 80.
J'aime beaucoup l'histoire cubaine, j'ai lu plusieurs livres sur cette période. Mais j'ai été dérouté par ce livre, je ne comprends pas vraiment l'intention de l'autrice. La narratrice semble étrangère à ce monde, toujours en retrait, silencieuse, sans but dans la vie. J'ai eu du mal à m'intéresser à elle, et par conséquent la lecture a parfois été laborieuse.
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Astazie
  25 septembre 2012
"J'avais six ans quand mon père décida d'aller dormir dans le salon ."
Une petite fille aux yeux clairs et aux cheveux crépus nous entraîne dans sa vie à La Havane. Elle vit chez sa grand-mère, avec celle-ci qui présente une addiction à la télévision. Son père ne vient qu'épisodiquement, sa mère argentine écoute des tangos toute la journée. Sa tante est souvent cloîtrée dans sa chambre , fanatique d'opéra. Elle cohabite avec toutes ses personnes. Elle passe de l'enfance à l'adolescence.
Elle découvre que la vie est basée sur le mensonge. Ses cheveux crêpus lui dévoilent la faute cachée de sa grand-mère, le jour où un homme noir se présente chez eux. Son oncle est homosexuel et son père mène une double vie.
"Dans la grande maison, j'inventais mon propre monde. Je m'enfermais dans ma petite chambre pour écouter de la musique et écrire tout en jouant avec Frida*, un peu perturbée à ce moment-là, qui réclamait sans cesse de l'amour. Papa, qui avait tout de l'officier à la retraite, passait ses journées en pyjama et savates à lire le journal ou autre chose dans sa chambre. Maman avait retrouvé un peu de joie car la correspondance avec sa soeur de Buenos Aires était devenue quotidienne, elle allait voir sa tante dans sa chambre pour lui montrer les photos et lui parler, je ne sais trop comment car la tante n'était plus qu'une ombre. »
Frida est une petite chatte siamoise *
L'auteur nous entraîne dans cette mésaventure, semblable à l'image de l'économie cubaine des années 80/90. J'ai aimé les chapitres courts, les réflexions suscitées par la lecture de ce livre, sur ce pays que je ne connais pas bien ; Cuba.

Lien : http://passion-de-lectures.o..
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Parmigianlu
  25 juin 2008
Une écriture vive, incisive, lucide, sans fioriture pour décrire les réalités, les non dits et les limites de la société cubaine jusqu'au pire des années 90.
Le livre est construit en chapitres courts qui se répondent les uns les autres et sont en même temps une histoire à eux tous seuls.
C'est brillant et parsemé de réflexions intelligentes et cyniques.
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gromit33
  16 avril 2018
Une jeune fille raconte sa vie quotidienne dans le Cuba des années 70 à nos jours. Elle décrit avec délicatesse sa famille, un père militaire de carrière, une mère argentine ; journaliste, une grand-mère qui règne sur sa maison, un oncle homosexuel, une tante névrosée et des amis, étudiants comme elle.
Un livre très personnel et qui décrit bien l'ambiance cubaine.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
tipimenttipiment   06 août 2011
- Si j'avais dix ans de moins, quel bonheur ...- je le dévisageais sans vouloir comprendre, il termina son verre et continua de parler: Ma muse préférée, la plus parfaite, celle qui se cache, joue à la petite fille et se déguise, je vais t'aimer, si vieux que je sois, bien que je sois éteint et ne sois plus que cendres je continuerai d'aimer tes yeux , ton corps de cristal , ton printemps...Combien d'hommes t'ont aimée?
Je m'appuyai contre la porte, bras croisés, en souriant.
-Aucun, parce que je porte des pantalons...(Dieu sourit de ma blague, puis nous redevînmes sérieux.) Je ne sais pas si quelqu'un m'a aimée et d'ailleurs ça m'est égal, moi je n'aime personne...J'aime ton amitié et j'aime l'idée de ne pas avoir à m'en passer...
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tipimenttipiment   06 août 2011
Les images de cette nuit restent encore très floues. Je sais que nous avons beaucoup parlé mais je ne saurais dire exactement de quoi, je sais seulement que j'ai fondu en larmes. Je le sais. Je m'en souviens, bien que je ne puisse remonter dans le temps pour fixer l'image et la faire disparaître. Je sais qu'à un moment je l'ai pris dans mes bras et que j'ai pleuré, il m'a embrassé les cheveux et serrée à son tour, et à vrai dire c'était tout ce que je voulais. Une étreinte, c'est tout, une étreinte et qu'on me laisse pleurer un peu, de temps en temps, sans que personne le sache et sans savoir pourquoi, sans même vouloir comprendre. Pleurer et rester propre, vide et prête à continuer.
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Caro29Caro29   22 décembre 2012
Dieu parlait et j'avais l'impression que cet espace, cette petite pièce pleine de livres et de papiers m'appartenait depuis longtemps et je sentais cet homme de la génération de mes parents, un peu hippie et rêveur, aussi proche de moi que Dieu de ses disciples. (...) Je ne parlai à personne de cette rencontre, pas même à Quatre, car je savais très bien que cela ne lui plairait pas. Il voulait toujours le meilleur pour moi sans comprendre que le meilleur n'est pas toujours le plus pur et que la pureté ne porte pas toujours des tons clairs.
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AstazieAstazie   25 septembre 2012
Dans la grande maison, j'inventais mon propre monde. Je m'enfermais dans ma petite chambre pour écouter de la musique et écrire tout en jouant avec Frida*, un peu perturbée à ce moment-là, qui réclamait sans cesse de l'amour. Papa, qui avait tout de l'officier à la retraite, passait ses journées en pyjama et savates à lire le journal ou autre chose dans sa chambre. Maman avait retrouvé un peu de joie car la correspondance avec sa sœur de Buenos Aires était devenue quotidienne, elle allait voir sa tante dans sa chambre pour lui montrer les photos et lui parler, je ne sais trop comment car la tante n'était plus qu'une ombre.
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JulitjubileJulitjubile   03 avril 2013
« Quand on n’est pas conforme au monde dans lequel on vit, il est parfois utile de s’inventer un monde différent, de se créer un autre visage, de changer d’identité, cela n’efface pas notre histoire, quelqu’un naît quand on le connaît, qui se soucie de l’avant si seul l’après est à construire ? Nous vivons dans un décor géant peuplé de masques ; il suffit d’avoir conscience que l’on en porte un sans se confondre avec lui et de se dénuder peu à peu, au bon moment. Il y a toujours un moment pour chaque chose, l’important est de le découvrir avant que le décor n’explose. »
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