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ISBN : 2283030668
Éditeur : Buchet-Chastel (24/08/2017)
Résumé :
" Sur cette île, la vie privée est comme l'hiver ou la neige, juste une illusion. " Cléo est une poétesse et écrivaine reconnue partout dans le monde sauf sur son île, à Cuba. Là, on la soupçonne de pactiser avec l'ennemi, on la surveille. Ailleurs — à New York, à Mexico — les Cubains en exil se méfient aussi : elle pourrait bien être une infiltrée. Partout où elle cherche refuge, refusant de renier qui elle est – une femme cubaine, une artiste — on la traque.
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
08 août 2017
« Personne ne devrait rester très longtemps dans un endroit où on le rejette, mais je navigue en cercles, sombrant dans l'étang de ma propre défaite sociale. Je me sentais sur le point de me noyer dans mes larmes, mes propres vers, écoeurée par ma propre écriture blablabla (...) ».
Tel est le destin cornélien de Cleo, la narratrice, poétesse et écrivaine cubaine, publiée et primée à l'étranger, mais censurée dans son propre pays. Pourquoi ? On ne sait pas trop, mais ses écrits sont sans doute jugés trop subversifs. Pourquoi alors ne quitte-t-elle pas définitivement son île-prison, puisque apparemment elle arrive de temps à autre à obtenir des visas pour l'Espagne, le Mexique ou les Etats-Unis ? Probablement parce que, d'une part, à l'étranger, les Cubains exilés la suspectent d'être une espionne du régime castriste (sinon pourquoi finit-elle toujours par rentrer à Cuba?). Et d'autre part, parce qu'on devine qu'elle est viscéralement attachée à sa patrie, quitte à passer pour une masochiste. Peut-être aussi parce qu'elle semble profondément dépressive et n'a pas la force de volonté nécessaire pour s'arracher une fois pour toutes à cette dictature où les vexations, les menaces, les perquisitions et les violations de vie privée sont pourtant insupportables.
Peut-être aussi parce que c'est le pays de ses parents, elle qui est dévastée par leur mort dans un accident de voiture un an auparavant. Enfin, ça c'est la version officielle. Parce qu'un beau jour débarque à La Havane un certain Geronimo, acteur d'Hollywood qui prépare un film. Et qui révèle à Cleo que son père n'est pas son père, qu'elle est née aux USA et que l'accident de voiture de ses parents n'en était donc peut-être pas un. D'où tient-il ces informations, qui connaît-il en (très) haut lieu pour obtenir ce genre de quasi secret d'Etat ? Entre la paranoïa ambiante et les manipulations à tout-va, on s'étonne que Cleo ne se pose pas plus de questions. Comme on s'étonne qu'elle admire à ce point Gabriel Garcia Marquez qui, tout prix Nobel qu'il soit aujourd'hui, n'en a pas moins fait copain-copain avec Fidel dès 1959.
Tout cela aurait pu être très intéressant, mais, comme Cleo elle-même, j'ai été « écoeurée par [son] écriture blablabla ». Rien n'est clair, tout n'est que sous-entendus et faux-semblants, « apocryphe » même, selon Cleo. Comment voulez-vous tirer ça au clair ? Trop lyrique et elliptique, ce récit, en plus, ne provoque pas d'empathie envers Cleo, qu'on observe se vautrer dans ses pleurnicheries et sa dépression.
Bref, beaucoup de questions que l'auteure ne se donne pas la peine de résoudre. Evidemment, me direz-vous, dans un régime aussi insécurisant, déclinant et absurde que la dictature cubaine, il n'y a peut-être pas de réponses. Possible, mais d'autres en ont beaucoup mieux parlé.
Merci aux éditions Buchet-Chastel et à Masse critique de Babelio pour cette découverte.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Woland
31 juillet 2017
Etoiles Notabénistes : **
Domingo de Revolución
Traduction : Marianne Millon
ISBN : 9782283030660
Merci à Babélio et aux Editions Buchet-Chastel qui, dans le cadre d'une opération "Masse Critique", m'ont expédié à titre gracieux un exemplaire du nouveau roman de Wendy Guerra. ;o)
Le livre terminé, on en tire cette conclusion navrante : "Tout est triste à Cuba" et l'on en vient presque à regretter la république bananière qui y précéda la "révolution" de Fidel Castro. Il faut dire que l'héroïne, Cleo (diminutif de Cleopatra), en principe porte-parole de l'auteur, est fortement dépressive et qu'elle ne croit plus que la révolution, quelle qu'elle soit, soit possible à Cuba. Morte et enterrée, la Révolution contre l'oligarchie, castriste ou autre. le gouvernement est trop bien noyauté et, ce qui est pire, les Cubains ont trop bien appris à marcher ... au pas de l'oie, à se trahir l'un l'autre, à espionner, à fabriquer de fausses preuves, à ...
Mais, comme ceux qui y sont restés alors qu'ils avaient les moyens de partir (ou comme ceux qui ont quitté l'île sans grand chose avec eux), Cleo a Cuba dans le sang. Poétesse, elle se veut tantôt île, tantôt île de Cuba. Ses parents sont morts dans un accident d'auto sans doute voulu par les autorités. Après ça, elle est demeurée recluse chez elle, ne se souciant plus de rien, pendant près d'une année entière. Sans compter que ses livres, qui ont du succès à l'étranger, sont interdits de parution à Cuba.
Par nature (et parce que je connais bien la dépression), j'ai une horreur quasi physique des déprimés qui goûtent un plaisir malsain à ressasser leurs malheurs. Or, Cleo, que l'auteur l'ait voulu ou non, m'a semblé appartenir à cette déplorable catégorie. Oh ! Je ne nie pas l'existence de ces malheurs mais pourquoi, toujours, se plaindre ? Certes, on peut craquer à certains moments - il le faut d'ailleurs - mais enfin, sortir des Kleenex à tout bout de champ en insistant bien sur le fait qu'on les utilise, ce n'a jamais été mon genre. Se cacher pour pleurer et ressortir ensuite, tout (e) pimpant (e) d'humour noir, ça, par contre, ça me plaît. C'est vous dire que la pauvre Cleo était plutôt mal partie avec moi ... Je ne lui trouvais aucun ressort (je ne lui en trouve toujours aucun, je me permets de le préciser ;o) ) et je me demandais simplement si, comme elle n'était capable de gaieté qu'après avoir fumé de l'herbe, elle ne ferait pas mieux de se suicider ou alors, je ne sais pas moi, de filer au Mexique ou ailleurs pour se faire religieuse ! Un truc utile, vous voyez.
J'en étais là de mes cogitations quand se pointe un certain Géronimo, star hollywoodienne et internationale, désireux de réaliser son premier film sur le père de Cleo. Attention ! Pas le père parti en fumée dans l'explosion de la voiture mais le vrai père, un certain Mauricio, qui aurait été un espion de Castro, voire un agent double ou triple.
Ah ! ça se corsait ! Super !
Bien entendu, Cleo n'a jamais entendu parler de tout cela. Elle ne sait pas non plus qu'elle est née en réalité aux USA. Sa défunte mère qui, comme son deuxième "père", était une scientifique qui travaillait sur des expériences biologiques dans l'intérêt de la Cuba communiste, l'a soigneusement gardée dans l'ignorance. Sur ordre ? Par peur ? Ma foi, ça, l'auteur ne nous en pipe pas mot . Toutes les pistes sont ouvertes, d'autant plus largement que, dans une dictature, le flou est de rigueur, les archives disparaissent ou sont retouchées, les preuves finissent aux oubliettes et les juges exercent la volonté du dictateur suprême.
Dans une dictature, pointe émergée de cet iceberg qu'est la Politique mondiale, tout le monde manipule et tout le monde est manipulé, mes petits amis. (Et là, je suis tout à fait d'accord avec l'auteur.)
Si l'amour porté par Wendy Guerra à son pays natal m'a touchée, j'ai le regret de dire que, pour le reste, je n'ai vu dans ce livre - mais ce n'est que mon avis - que clichés et intrigue très mal ficelée. Quant à tous ces ressassements dépressifs ... Par le Ciel et le Diable confondus, ce n'est pas comme ça qu'on s'en sort, dans la vie ! Et c'est avec un soulagement indéniable que, à la toute fin du livre, j'ai vu les autorités cubaines interdire à Cleo, retour de Cannes, de reposer le pied sur un sol dont je ne sais toujours pas, manipulation oblige, s'il s'agit de son sol natal ou pas.
Ca et là, insertions de poèmes, pas tous d'ailleurs de Cleo. Et le livre est dédié à Gabriel Garcia-Marquez, visiblement un saint pour tant de Latino-américains et de Cubains en particulier, lesquels ne semblent ne s'être jamais étonnés que ce défenseur des Droits de l'Homme se soit complu à fréquenter Fidel et ses séides.
Moi, vous m'excuserez, ça me choque et ça me choquera toujours.
Mais enfin, lisez vous-mêmes, faites-vous votre opinion. Vous m'en voyez désolée mais je ne donnerai aucun extrait, fait assez rare chez moi pour que je le souligne. Vous comprenez, j'ai envie d'aller ressasser mes propres malheurs dans mon coin ... Curieux, non ? ... ;o)
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PauseEarlGrey
18 août 2017
Merci aux éditions Buchet-Chastel et Babelio pour la découverte de ce livre de la rentrée littéraire.
J'ai découvert les éditions Buchet-Chastel il y a un an tout juste, pour la rentrée littéraire 2016. J'avais pu lire Celui-là est mon frère, une lecture dont je me souviens encore tant la plume de l'auteure et la construction du récit était particulière. Cette année encore, j'ai eu l'occasion de lire un de leur titre. Ayant eu une bonne surprise l'an dernier, je m'en réjouissais. Mais comme les dragées surprises de Bertie Crochue, on ne tombe pas toujours sur le parfum fraise…
Quand on est un peu trop curieux, comme moi, on tombe parfois sur de très bonnes surprises… et parfois on se brûle les ailes. C'est un peu ce qui est arrivé avec ce roman dont le résumé était prometteur.
Pour être tout à fait honnête avec vous, le roman n'est pas mauvais. Mais, je ne sais pas pourquoi, ça n'a pas prit avec moi. Je m'attendais à une narration spéciale, mais je ne m'attendais pas à une narratrice aussi étrange. Je m'explique, on se retrouve avec une jeune femme, écrivaine-poêtesse, qui écrit à la première personne du sujet. Jusque-là tout va bien. Là où ça devient étrange, c'est lorsque « je » est si froid, si distant, si impersonnel qu'il en rend le personnage principal peu attachant. C'est bien ce qui se produit ici. Et malheureusement, même si je comprends le symbolisme par rapport à l'état totalitaire dans lequel elle vit qui la dépouille, finalement, de sa propre personnalité (voire de sa vie), le résultat ne m'a pas convaincue du tout.
Il y a de ces oeuvres d'art que l'on regarde avec intensité et bonne volonté, on perçoit qu'il y a quelque chose, qu'elle veut nous dire un truc, mais ça ne prend pas. Et c'est terriblement frustrant à la fois pour le lecteur, mais également pour l'auteur j'imagine.
C'est bien dommage, car à côté de ça, Wendy Guerra montre un état totalitaire, les dérives et les conséquences sur la population. Pire que tout, elle nous montre la censure terrible mise en place et pourtant, cette soif, cet amour pour un pays qui n'est plus ce qu'il a été. J'ai trouvé cette lecture intéressante mais à mon grand malheur, j'ai fini par compter le nombre de pages qui me séparaient de la fin.
Je ne peux que vous conseiller de vous faire votre propre opinion si vous êtes curieux. Je serai d'ailleurs ravie d'en discuter avec vous si vous l'avez lu/le lisez/comptez le lire. Malheureusement pour moi c'est une déception. Des propos qui se voulaient révolutionnaires qui passent pour de la paranoïa à l'état pur. Des scènes de sexes inutiles, même si c'est son moyen de fuir la réalité, une fois ça suffit pour comprendre. D'ailleurs, cette manie de mettre des scènes de sexe de partout même en littérature contemporaine, ça commence à me fatiguer un peu. Je dis pas pour la romance érotique et tout ça, mais le lecteur le sait déjà quand il l'achète. Il l'achète pour ça. Aujourd'hui, on en trouve de partout, et pas forcément utile, intéressant ou bien écrit en plus de ça… Bref, vous l'avez compris, Un dimanche de révolution n'est pas si révolutionnaire que ça....https://pauseearlgreyblog.wordpress.com/2017/08/18/rentree-litteraire-2017-un-dimanche-de-revolution-wendy-guerra/
Lien : https://pauseearlgreyblog.wo..
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Crazynath
08 août 2017
C'est dans le cadre d'une opération Masse critique de Babelio que les Editions Buchet-Castel m'ont envoyé Un dimanche de révolution de Wendy Guerra. Encore merci à eux !
Je sors un peu mitigée de cette lecture qui me laissera un gout d'inachevé...
J'ai apprécié cette plongée à Cuba , mais j'ai eu plusieurs fois l'impression que l'auteur s'éparpillait et qu'il manquait des éléments qui permettraient peut être au lecteur de mieux appréhender la lecture de ce livre.
On suit la narratrice Cleo, vivant à La Havane. Cette jeune femme qui se relève d'une dépression ( si j'ai bien compris ), pour un motif que je n'ai pas très bien compris ( peut être la mort de ses parents ), est reconnue comme poète de talent dans d'autres pays mais pas à Cuba. Elle est persécutée par les autorités en place . Est ce seulement à cause de ses écrits ou faut-il chercher la raison dans son passé et ses parents ?
J'ai eu l'impression tout au long de ma lecture que l'auteur, qui semble avoir une plume de qualité assez inégale, ne savait pas exactement où elle allait...
Un peu dommage, car je pense que le postulat de base est vraiment intéressant....
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oblo
08 août 2017
Livre reçu grâce à l'opération Masse Critique.
Être isolée sur une île : sous le pléonasme se cache une réalité : celle vécue par Cléo, une poétesse cubaine, déclarée dissidente par son gouvernement après que l'un de ses recueils ait été primé en Espagne. Cleo vit donc quatre isolements : un isolement géographique, (celui de l'île), un isolement politique (celui incarné par le régime castriste), un isolement social (personne ne veut être vu en compagnie d'une dissidente et même lors d'un voyage au Mexique, où elle retrouve des exilés cubains, ces derniers la suspectent d'être une espionne à la solde du gouvernement) et un isolement volontaire, personnel et salutaire : car cette capacité qu'a Cleo de se renfermer sur elle-même est une manière de se protéger.
Il faut préciser que Cleo a perdu ses parents quelques temps plus tôt, dans un accident de voiture qui ressemble fort à une manoeuvre du gouvernement pour faire taire à jamais deux scientifiques qui avaient travaillé pour l'Etat. Dans ces conditions, la mélancolie de Cleo s'explique aisément. La poétesse subit aussi la censure puisqu'aucun de ses écrits n'est publié à Cuba. La situation est a priori incompréhensible, puisque les poèmes de Cleo ne revendiquent rien politiquement mais la poésie, par son caractère trouble et mystérieux, presque chamanique, recèle probablement, en sa nature même, un danger pour le régime.
Le Cuba que décrit Cleo - et donc Wendy Guerra - est pourtant le Cuba contemporain : un Cuba que les Etats-Unis d'Obama font revenir dans la communauté internationale, un Cuba dont les artistes s'exportent, un Cuba qui fascine donc par son histoire et son caractère désuet. Mais derrière la carte postale d'une La Havane éternelle surgissent les dérives d'un régime toujours autoritaire : les perquisitions qui ne laissent rien derrière elles, les caméras cachées qui espionnent la vie privée, la figure très cubaine du seguroso, cet ami de la famille qui sert d'intermédiaire entre le citoyen et le gouvernement, sorte d'espion autorisé par les familles, rapporteur dont on supporte la présence pour éviter celle des agents gouvernementaux.
Au milieu du livre apparaît Geronimo, un acteur hollywoodien d'origine cubaine, qui annonce une nouvelle bouleversante pour Cleo : elle serait la fille d'un certain Mauricio Rodriguez, sote d'homme insaisissable, travaillant pour le gouvernement cubain et, peut-être, pour le gouvernement américain. Geronimo souhaite faire un film sur cet homme. Entre Geronimo et Cleo s'établit une relation amoureuse et sexuelle. Partagée entre cette relation, la quête d'un nouveau père, l'écriture de ses poèmes, la conservation de ses poèmes et ses voyages à New York et Paris, Cleo se perd et, il faut bien le dire, Wendy Guerra nous perd un peu. Peut-être le roman reste-t-il trop en surface des choses et des multiples sujets qu'il aborde.
Quoique l'on dise du style (sans crier au génie, le roman est écrit dans un style simple, se perdant certes parfois en conjectures qui paraissent très personnelles, mais tout est parfaitement intelligible), Un dimanche de révolution a le mérite de dessiner le portrait d'une Cubaine tiraillée entre les soubresauts d'un régime encore assez puissant pour contrôler ses citoyens et ses désirs d'artiste et de citoyenne du monde. le livre jette un regard critique, voire pessimiste, sur Cuba : au moins l'avertissement est salutaire, d'autant plus que l'ouverture récente de Cuba pourrait faire penser que l'île a définitivement tourné le dos à la dictature. Une erreur qu'Un dimanche de révolution nous permet d'éviter.
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
AtasiAtasi15 août 2017
Je suis une femme qui écrit, parle seule et voyage ainsi à travers la planète, est lue dans cet autre monde dont nous ignorons ici l'existence. Je veux juste être écoutée. Pas en tant qu'auteure, pas en tant qu'intellectuelle. Je veux entamer un dialogue avec quelqu'un qui ne prenne pas peur quand je m'approche de lui. Puis-je faire confiance à quelqu'un ?
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Caro44Caro4412 août 2017
L’enfance est la saison la plus solitaire et injuste du monde, tout le monde dispose, décide et intervient dans ton existence.
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Caro44Caro4412 août 2017
La faculté qu’a la littérature de voler, de voyager seule, de naviguer libre, est incroyable, même si je l’emprisonne entre mes mains nerveuses aux veines apparentes et l’étrangle, elle refuse de devenir une de mes multiples chaînes à perpétuité, vole avec sa personnalité propre, prend son indépendance vis-à-vis de moi, de mes bâillons, et si elle revient, c’est avec un autre accent.
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Caro44Caro4412 août 2017
Le vert kaki constant de cette île et le rouge vif, le jaune profond, les orangés fumants sur la gamme des bleus, le blanc écarlate et violacé des nuages saigne au coucher du soleil, résistant goutte à goutte au dernier moment du jour chaud et épuisant, définissant la patine sentimentale d’un pays qui crie ce qu’il ressent.
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Caro44Caro4412 août 2017
Elle utilisa la cocotte-minute qui, en une demi-heure, avait déjà inondé la maison d’une intense odeur de haricots rouges. Le son de la cocotte est le son de la cubanité. la bande sonore contre la faim de toutes les maisons du pays. Un son asthmatique, entrecoupé et éternel, le son de la réalité.
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Videos de Wendy Guerra (5) Voir plusAjouter une vidéo
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Wendy Guerra Arbre à Lettres Mouffetard .rencontre à l'Arbre a Lettres mouffetard mercredi 14 mai avec Wendy Guerra
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